vendredi 7 novembre 2014

La famille, lieu de l’éclosion de toute vocation?une réflexion du Frère Vincent Kiyé


S’il est vrai que le véritable philosophe est celui qui est à même de transcender le monde sensible jusqu’au monde des idées pour y contempler le bien dans toute splendeur, et comme un peintre, redescendre pour nous en faire une reproduction, nous pouvons nous aussi, faire un saut qualitatif pour oser vous parler de la famille non pas en tant qu’expert mais en tant qu’un curieux qui s’intéresse à la recherche.Ceci dit, nous ne saurons comprendre la famille comme le lieu de l’éclosion de toutes les vocations sans comprendre avant tout ce qu’elle est en son essence, mais aussi en ses fonctions multiples. 
 
Le mot famille vient du mot latin fama qui veut dire réputation, laquelle réputation découle du fait que les membres d'une même famille portent le même nom et jouissent d'un crédit et d'un honneur qu'ils doivent mordicus défendre et entretenir ensemble.

Jusqu'à une période très récente, la famille s'était toujours caractérisée par la possession d'une personnalité collective exercée par un chef de famille, dont la suppression marque la fin de son existence comme structure d'organisation juridique autonome. Ainsi donc, le chef de famille doit incarner l’idéal attendu d’une famille pour lui donner de répondre à sa vocation d’être le lieu où « chacun de nous construit sa personnalité (…), grandissant avec sa mère et son père, ses frères et ses sœurs, respirant la chaleur de la maison… le lieu où nous recevons notre nom, le lieu des affections, l’espace de l’intimité, où l’on apprend l’art du dialogue et de la communication interpersonnelle[1]…».
 
 Pour l'anthropologueClaude Lévi-Strauss, la famille est « une communauté d'individus réunis par des liens de parenté existant dans toutes les sociétés humaines .» Elle est dotée d'un nom, d'un domicile et crée entre ses membres une obligation de solidaritémorale et matérielle (notamment entre époux et entre parents-enfants, laquelle obligation est censée les protéger et favoriser leur développement social, physique et affectif. La famille devient pour ainsi dire, le lieu de l’accomplissement humain.

Comme on peut le remarquer, ces deux illustrations sont incontestablement vraies ; cependant, poussant plus loin notre réflexion, nous osons croire que tout cela risque de sombrer dans le sentimentalisme creux s’il manque l’amour dans la vérité dans la constitution de la famille, donnant à ses différents membres de s’interpeller mutuellement en vue de la croissance de chacun et de l’ensemble. Ces obligations de solidarité doivent se vivre dans la vérité pour les libérer de toutes les pesanteurs culturelles.

De nos jours, remarquons-nous avec grand regret, beaucoup de familles semblent être perçues comme ne remplissant qu’une seule fonction, celle de la reproduction de l’espèce sans un lendemain meilleur. Cette vision contribue largement à vider la famille de son contenu réel. La famille doit aussi et surtout être le lieu d’éclosion de l’ « excellence humaine » de l’homme par un saut qualitatif, le lieu où on apprend à être un homme accompli, capable de faire face aux impératifs de temps et de l’espace. Car Le monde dans lequel nous nous trouvons contient de la violence. Ainsi, le Dasein que nous représentons ou que nous incarnons en nous, se saisissant comme l’être-là dans le monde, saisit également la facticité de son existence ; une existence qu’il ne s’est pas choisi mais qu’il est appelé à assumer de manière rationnelle pour lui donner sens. C’est là, l’origine de toute vocation : travailler à donner sens à son existence. La famille humaine, cette cellule de base qui accueille, héberge et conduit à sa perfection cette existence humaine, a un rôle non négligeable dans le devenir meilleur de l’homme en tant qu’une première instance de l’existence.

Aujourd’hui, la plupart de nos familles ressemblent, si pas à la Jérusalem céleste, à la Babylone. Beaucoup de familles accueillent la vie, quelques unes l’hébergent et rare la conduisent complètement à sa perfection. Ainsi, au lieu d’être des lieux d’éclosion des vocations, beaucoup de familles sont devenues des lieux des recherches incessantes, sans doute, par manque d’inspiration et d’orientation dès le départ. Pour que la famille remplisse pleinement son rôle de lieu d’éclosion des toutes les vocations, elle doit avant tout, être la structure de base de l’existence humaine et de l’éducation, bref, de la formation qualitative de l’homme sous toutes ses dimensions. Jésus que nous célébrons aujourd’hui comme Christ et Seigneur, fut élevé dans un tel contexte, lui donnant de bien discerner sa vocation propre, différente de celle de ses parents. Sans influence ni favoritisme, il avait choisi son chemin conformément à son éducation. La famille doit aussi être un foyer d’amour et d’amour dans la vérité qui échappe à tout sentimentalisme[2] creux, une instance où l’on apprend à être humain, c’est-à-dire où l’on apprend à appréhender le jeu des forces qui existent dans le monde pour en faire face. La famille devient ici, l’horizon d’une humanité authentique qui crée de l’émulation et libère les consciences, de sorte que les potentialités individuelles donnent du tonus à des aspirations saines. La famille ne doit pas être cette société où les potentialités individuelles sont perçues comme une menace contre le système au risque de ressembler à une machine à vapeur qui polie sans cesse l’environnement. Mais un lieu où les membres trouvent les raisons de décider et un élan pour un lendemain meilleur que chacun s’est choisi en âme et conscience. C’est ici où le terme Famille peut s’appliquer, par analogie, à plusieurs structures à la fois de sorte qu’on peut parler de famille religieuse, politique, de frères d'armes, etc. Des entreprises ont également ce type de politique : mettre les employés dans une atmosphère et des relations telles qu'ils se sentent appartenir à la même famille que les autres employés et leurs dirigeants.

Afin de poursuivre notre réflexion sur La famille, comme le lieu de l’éclosion de toutes les vocations, nous avons choisi comme paradigme, la sainte famille de Nazareth à quel que exception prêt. Nous sommes ici en face d’une famille qui transcende toute idéologie partisane. Une famille où le poids de l’existence n’a pas été une utopie mais une réalité. Chaque membre de famille se sait une volonté, un esprit à part entière mais inscrit dans la dynamique d’ensemble. Une famille où chaque membre évangélise et se laisse évangéliser (Lc 2, 48-52). Voilà une famille qui s’offre à la conscience de l’homme du XXIème siècle comme une « Eglise domestique » ; une famille où l’enfant évangélise les parents par une sagesse exprimée dans cette réponse de Jésus : « … Ne savez-vous pas que je dois être chez mon Père ? » ; Une réponse qui incite à la foi par un discernement digne de ce nom de la part des parents et vice versa. Voilà le modèle de famille que les pères du synode spécial des évêques pour l’Afrique, Ecclesia in Africa au n° 25, conçoivent comme une « Eglise domestique », entendu par là une « famille (qui) se doit d’être un espace où l’Evangile est transmis et d’où l’Evangile rayonne. Au sein d’une famille consciente de cette mission, tous les membres de la famille évangélisent et sont évangélisés.[3]

Nous voulons ici, comprendre le concept évangéliser dans un sens large incluant l’annonce de la Bonne Nouvelle certes, sens que lui concèdent les pères synodaux mais aussi aller au-delà de l’exégèse classique pour anticiper dans la conscience du lecteur, la finalité même de l’évangélisation. Il s’agit ici pour nous, de partir de la parole de Dieu dans toute sa richesse bien sûr, comme un pied à terre en vue de donner sens à l’anthropologie existentielle. Une inspiration de la parole qui donne de rendre la vie des hommes meilleure. L’urgence de toute famille, cellule de base, reste ici, une catéchèse anthropologique qui permet de comprendre le mécanisme sociologique de toute société aussi élémentaire qu’elle soit, en vue de libérer les consciences, donnant ainsi à la La famille d’être, aux dires du Saint Père François, « une brique qui construit la société en tant que lieu où nous nous formons en tant que personne. [4]»

C’est lorsque les membres de la famille prennent conscience de leur humanité avec leurs limites et leurs qualités qu’ils pourront opter pour des vocations qui répondent aux exigences de leur nature et de leur compétence, plutôt que de s’orienter par favoritisme, par fanatisme etc. « La grâce ne supprime pas la nature », disaient les théologiens de Tübingen. Une bonne connaissance de soi est un préalable pour un choix judicieux. Les jeunes doivent, dès la famille déjà, avoir une vraie image de ce qu’ils sont et peuvent devenir sans complaisance pour se lancer dans une aventure qui leur donne de travailler pour leur propre croissance et pour celle du monde dans lequel ils vivent. Nous comprenons ici que la famille doit préparer les enfants à cette entreprise pour l’avènement d’un monde meilleur. C’est à cette seule condition que la famille pourra réellement être appréciée comme « le moteur du monde et de l’histoire » tel que le souligne le pape François et lieu d’éclosion des vocations authentiques et cela en tant que « première école des vertus sociales dont aucune société ne peut se passer », soulignent les pères du deuxième concile du Vatican dans la déclaration Gravissimum Educationis, n° 3. Les parents devront ici, enchaîne ladite déclaration, " tenant compte du progrès des sciences psychologique, pédagogique et didactique, aider les enfants et les jeunes gens à développer harmonieusement leurs aptitudes physiques, morales, intellectuelles, à acquérir graduellement un sens plus aigu de leur responsabilité (…) pour bien conduire leur vie personnelle (…), en surmontant courageusement et généreusement tous les obstacles.[5] » Une telle famille travaille progressivement et efficacement à former les consciences droites et offrir aux enfants, de quoi faire face aux réalités du monde, les préparant ainsi, à assumer leurs responsabilités dans les simples limites de la raison avec courage et optimisme. C’est là un impératif de tout temps et de toute famille que Saint Jean Chrysostome conçoit comme une nécessité de former la conscience de l’homme dès l’enfance déjà, car estime-t-il, « c’est précisément aux premiers instants de la vie de l’homme que se manifestent les inclinations pour le vice et pour la vertu … (et) que pénètrent réellement dans l’homme, les orientations qui mettent l’existence dans une juste perspective.»[6] 
Conférence tenue au CFMA par Vincent KIYE,
Etudiant Miss. d’Afrique G3 Théologie

jeudi 6 novembre 2014

"Rescrit" du pape François sur l'âge de la retraite pour les évêques et les membres des dicastères

ROME, 5 novembre 2014 (Zenit.org) - L’âge de la retraite s’applique à 75 ans aux évêques comme aux membres des dicastères romains, souligne un « rescrit » du pape François en date du 3 novembre 2014, qui rappelle les normes en vigueur depuis Paul VI, en matière de renonciation à une charge pastorale, y compris que le pape peut demander à un évêque de renoncer à sa charge plus tôt, après un "dialogue fraternel".
Le pape a accordé une audience au cardinal secrétaire d’Etat Pietro Parolin, le 3 novembre, et il a approuvé de nouvelles dispositions quant à la renonciation des évêques à leur charge pastorale à 75 ans: une norme voulue par le Concile, établie par Paul VI, confirmée par Jean-Paul II, que le pape François élargit aussi aux titulaires d’offices par nomination pontificale.
Cette norme entre en vigueur dès ce 5 novembre 2014, avec sa parution sur L’Osservatore Romano et successivement dans les Acta Apostolicae Sedis (AAS).
Voici l’essentiel de cette réforme qui comprend une introduction – qui rappelle l’esprit de Vatican II et les décisions de Paul VI et de Jean-Paul II - et 7 articles.
Il s'agit d'une "nouvelle et forte proposition des normes déjà connues et une invitation à mettre en pratique l'invitation du pape à considérer l'épiscopat comme un service et non un honneur", a commenté le vice-directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le P. Ciro Benedettini.
Les sept articles de la réforme
Le premier article confirme la discipline en vigueur dans l’Eglise latine et les différentes Eglises orientales sui iuris : les évêques diocésains et des éparchies et tous ceux qui ont une charge équivalente, comme, par exemple, les coadjuteurs ou les auxiliaires - cf. canons 381 §2 Code de droit canon de l’Eglise latine (CIC) et 313 du Code pour les Eglises orientales (CCEO) -, sont invités à « présenter la renonciation à leur charge pastorale une fois accomplis 75 ans ». Et le deuxième réaffirme que cette renonciation n’entre en vigueur que quand elle est acceptée par « l’autorité légitime ».
L’acceptation de la renonciation concerne aussi, indique l’article 3, toute autre charge au niveau national qui aurait été conférée pour « un temps déterminé » en raison de la charge à laquelle on renonce.
L’article 4 salue le geste de qui, « poussé par l’amour et par le désir d’un meilleur service à la communauté « considère nécessaire » – « pour maladie ou pour tout autre motif grave » -, de renoncer à une charge de Pasteur avant d’atteindre 75 ans.
« Dans ces cas, insiste cet article, les fidèles sont appelés à manifester leur solidarité et leur compréhension à qui a été leur Pasteur, en l’assistant ponctuellement selon les exigences de la charité et de la justice », comme l’indique le canon 402 §2 du CIC.

Quand le pape demande à un évêque de renoncer à sa charge
Autre cas évoqué dans l’article 5 : « l’autorité compétente » peut « considérer nécessaire de demander à un évêque de présenter la renonciation à sa charge pastorale, après lui avoir fait connaître les motifs de cette requête et après avoir écouté attentivement ses raisons, dans un dialogue fraternel ». Des cas se sont déjà présentés, notamment sous le pontificat de Benoît XVI.
L’article 6 en vient aux chefs des dicastères de la curie romaine et aux autres cardinaux qui exercent des charges par nomination pontificale : « ils sont également tenus », à leur 75e anniversaire, de « présenter au pape la renonciation à leur charge » : ce sera alors au pape de « peser » tous les éléments avant de décider.
Enfin, le 7e et dernier article concerne aussi les chefs des dicastères romains qui ne sont pas cardinaux, mais aussi les « secrétaires » - numéros deux – et les évêques qui « exercent d’autres charges de nomination pontificale : leur charge est caduque à leur 75e anniversaire. Mais la limite d’âge est fixée à 80 ans pour les « membres » des dicastères nommés par le pape. L’article précise cependant que ceux dont la charge est caduque et qui font partie d’un dicastère comme « membres » du fait de leur charge cessent aussi d’être membres à 75 ans.

vendredi 31 octobre 2014

Niger, le parlement vote l’interdiction la production, l'importation, la commercialisation, l'utilisation et le stockage des sachets et des emballages en plastique souple à basse densité

Le Parlement nigérien a approuvé mardi 28 octobre le projet de loi portant interdiction de la production, de l'importation, de la commercialisation, de l'utilisation et du stockage des sachets et des emballages en plastique souple à basse densité au Niger. C’est l’aboutissement d’un processus qui a débuté il y a deux ans. L’utilisation des sachets plastiques a des répercussions graves sur l’environnement. 

Les plastiques constituent les premiers déchets visibles à tout bout de rue au Niger. Hormis cet aspect, les sachets plastiques engendrent des dégâts énormes sur l'environnement, l’agriculture. Les sachets plastiques déciment les plantes et les animaux. Selon les experts 36% du cheptel des pays de la sous-région sahélienne sont décimés par une maladie causée par les sachets plastiques.

La loi nouvelle loi ne sera pas tout de suite mise en application. Un moration de 6 mois a été prévu pour que tout le monde s’y conforme.

Niger, 9 morts dans une attaque terroriste hier.

Le Niger est en deuil. 9 éléments des forces de défense et de sécurité sont morts hier dans la région de Tillabéri à la frontière avec le Mali. Les assaillants ont attaqué simultanément tôt le matin, la prison civile de Ouallam, une patrouille de l’armée nigérienne et un camp de réfugies maliens dans le village de Mangaizé.

Plusieurs détenus dont des terroristes se sont évadés à la prise civile de Ouallam. Selon le porte parole de l’armée nigérienne qui a lu un communiqué hier soir à la télévision nationale, 3 éléments des forces de Défense sont portés disparus. L’attaque a également fait 2 blessés dans les rangs des militaires. Les assaillants seraient venus en motos du mali. La même source précise que l’armée nigérienne a aussitôt engagé les poursuites et a pu déjà neutraliser plusieurs assaillants.
Le Niger a décrété 3 jours de deuil national et les drapeaux mis en berne.

Triple actions de grâce à Zinder

Le lancement de l’année jubilaire de la paroisse de Zinder a été une triple action de grâce. C’est le curé de Zinder lui-même qui l’a annoncé dans son mot de bienvenue durant la messe.

La première action est l’événement qui a réuni les fidèles autour de l’Evêque c'est-à-dire l’ouverture de l’année jubilaire des 75 ans de la Paroisse. Cet événement coïncide avec les 25 ans de vie religieuse de sœur Edith FAGBEDJI GBAGUIDI, religieuse de l’Assomption et ensuite les 49 ans de présence des religieuses de l’Assomption au Niger. La 3ème action de grâce est la célébration des 25 ans de l’arrivée des missionnaires d’Afrique à Zinder. Le Curé a donc déclaré que tous ces événements et bien d’autres, constituaient des merveilles pour la vie de chacun, de chacune des paroissiens de Zinder.

Le jubilé sera clôturé en octobre 2015. La paroisse a prévu plusieurs actions durant ce temps et nous vous informerons au fur et à mesure.

Photos de la messe d'ouverture de l'année jubilaire de la Paroisse Sainte Thérèse de Zinder




 





jeudi 30 octobre 2014

Le frère Yahaya a été inhumé ce matin à Maradi

Le frère Yayaha décédé hier soir à l’hôpital de Maradi et a été inhumé ce matin. Âgé de 45 ans, le frère est demeuré un serviteur zélé du Christ. Malgré les péripéties de la vie, il a tenu jusqu'au bout dans la foi chrétienne. Il était un choriste et aimait aussi beaucoup plaisanter. Il aimait la musique Reggae et il aimait saluer par le signe des Reggae Boys "Peace and Love". Ce matin dans l'homélie, le père Justin Bado a vanté les mérites du frère. Le frère Yahaya faisait tout à l'extrême nous disait-il ce matin. Et il fallait l'aimer comme tel. Dieu l'a rappelé hier soir des suites d'une courte maladie. 

Le miraculeux comme il aimait s'appeler lui-même, a rejoint la demeure du Père Céleste hier. Miraculeux, il l'était vraiment. En effet, né drépanocytaire SS, les médecins lui prédisaient un bref séjour sur la terre. Mais Dieu l'a toujours aidé à traverser les épreuves jusqu'à son rappel ce mercredi 29 octobre. Seul catholique de sa famille, le frère Yahaya s'en est allé. Et la cérémonie de ce matin a révélé un caractère très œcuménique. Ensemble, les croyants qui l'ont connu, sont venus massivement lui rendre ce dernier hommage dans la Cathédrale Notre Dame de Lourdes avant de l'accompagner dans sa dernière demeure au cimetière chrétien de Maradi.
Peace and Love frère Yahaya. Rest in Peace.
Serge Xavier OGA

mardi 28 octobre 2014

Le Niger confronté à une épidémie de choléra

51 personnes décédées de choléra et près de 1 365 cas officiellement recensés depuis le début de l’année, c’est le bilan de l’épidémie de choléra qui frappe le Niger. 4 régions sont particulièrement touchées : Diffa (40 cas) Maradi (128 cas) Tahoua (531 cas) et Zinder (40 cas).

La situation est devenue très préoccupante. 38 personnes sont décédées ce mois de septembre selon un décompte de l’Office de Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies OCHA. Selon les spécialistes, cette épidémie de choléra est causée en partie par les inondations qui ont frappé encore cette le Niger.

Le choléra est une maladie infectieuse intestinale très contagieuse. Il est transmis par l’ingestion d’eau et d’aliments contaminé par le bacille du choléra. Les symptômes du choléra sont les diarrhées liquides et les vomissements entrainant une déshydratation sévère et rapide pouvant entrainer la mort.
Serge X Oga

lundi 27 octobre 2014

Ouverture de l'année jubilaire de la Paroisse Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus de Zinder

Mgr Ambroise Ouédraogo, Evêque de Maradi a présidé hier dimanche 26 octobre 2014 à Zinder, la messe d’ouverture de l’année Jubilaire de la paroisse Ste Thérèse de l’Enfant Jésus de Zinder. Cette messe d'ouverture de l'année jubilaire des 75 ans de la paroisse est une action de grâce qui va au-delà des murs la paroisse. C’est une action de grâce pour tout ce que le Seigneur a permis d’accomplir dans cette cité et en même temps un hommage et une reconnaissance des actions de tous les missionnaires qui ont travaillé à Zinder autrefois capital politique du Niger.

La Paroisse Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Zinder a été fondée le 10 janvier 1940 par les Pères de la Société des Missions Africaines. Ils ont été relayés par les Pères de la Congrégation du Très Saint Rédempteur (CSSR). La paroisse aujourd’hui est confiée aux Pères Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs). 
Sr Josée Myriam, Religieuse de l'Assomption rendant visite à une famille dans un quartier précaire de Zinder
Sr Julie, Religieuse de St Joseph de Cluny et son assistante assistent une femme dans leur dispensaire de Zinder
Au niveau des œuvres sociales, l’Église Catholique au Niger a, au niveau de la Paroisse de Zinder plusieurs activités. Il y a trois écoles pour participer à la formation intégrale des enfants du Niger, 2 dispensaires pour soigner les plus démunis. Les Sœurs de Saint Joseph de Cluny et les Religieuses de l’Assomption s’occupent des œuvres sociales au niveau de la paroisse de Zinder. 14 religieux et religieuses vivent en permanence dans la cité du Damagaram et partagent les joies et les peines des habitants. La Caritas Développement Niger agit aussi niveau local à travers un Comité de Solidarité et de Développement.

vendredi 24 octobre 2014

Les familles, des briques pour construire la société

ROME, 23 octobre 2014 (Zenit.org) - « Chaque famille est une brique qui construit la société », affirme le pape François dans un tweet publié sur @Pontifex_fr ce 23 octobre 2014, quelques jours après la clôture du synode sur la famille :

« La famille est le lieu où nous nous formons en tant que personne. Chaque famille est une brique qui construit la société. »

La famille « est le lieu où l’on apprend à aimer, le centre naturel de la vie humaine. Elle est faite de visages, de personnes qui aiment, dialoguent, se sacrifient pour les autres et défendent la vie, surtout celles des plus fragiles et des plus faibles. On pourrait dire, sans exagérer, que la famille est le moteur du monde et de l’histoire », avait-il affirmé devant les participants à la XXIe Assemblée plénière du Conseil pontifical pour la famille, le 25 octobre 2013.

« Chacun de nous construit sa personnalité en famille, grandissant avec sa mère et son père, ses frères et ses sœurs, respirant la chaleur de la maison. La famille est le lieu où nous recevons notre nom, le lieu des affections, l’espace de l’intimité, où l’on apprend l’art du dialogue et de la communication interpersonnelle. Dans la famille, chacun prend conscience de sa dignité et, surtout si l’on y reçoit une éducation chrétienne, reconnaît la dignité de toute personne, en particulier de celle qui est malade, faible, marginalisée », avait ajouté le pape.

mardi 21 octobre 2014

Journée Mondiale de l’alimentation : le Pape demande de repenser les politiques d’aide


En relançant le « cri de tant de nos frères et sœurs qui sont privés d’une nourriture quotidienne », le Pape François invite « à réfléchir sur l’immense quantité d’aliments gaspillés, sur les produits détruits, sur les spéculations sur les prix au nom du dieu profit ». Dans le message envoyé au directeur général de la FAO, à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation célébrée jeudi 16 octobre, l’Évêque de Rome élève à nouveau la voix contre ce qu’il définit « l’un des paradoxes les plus dramatiques de notre temps auquel nous assistons avec impuissance et indifférence ». 

En dépit des progrès dans de nombreux pays, en effet, « les récentes statistiques continuent de présenter une situation inquiétante, à laquelle a contribué la diminution générale de l’aide publique au développement ». En particulier, le Pape observe « un aspect du problème qui n’a pas encore reçu toute la considération qui lui est due », c’est-à-dire le fait que ceux « qui souffrent de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition sont des personnes et non des chiffres, et précisément pour cela leur dignité de personnes vient avant tout autre calcul et projet économique ». Donc – telle est la requête du Pape François – « Pour vaincre la faim, il ne suffit pas d’assister. Il faut plutôt changer le modèle des politiques d’aide et de développement, modifier les règles internationales ». En somme, a-t-il souhaité, « le moment est venu de penser et de décider en partant de chaque personne et communauté, et non pas de l’évolution des marchés ». Parce que « c’est sans doute l’unique possibilité de construire un authentique avenir de paix, aujourd’hui menacé également par l’insécurité alimentaire ».
Dans son long message, le Pape commente également le thème proposé par la FAO pour la Journée: Agriculture familiale: nourrir le monde, préserver la planète. Qui – explique-t-il – souligne la nécessité de « reconnaître toujours plus le rôle de la famille rurale » et développer toutes ses potentialités. Notamment parce qu’elle « est en mesure de répondre à la demande d’aliments sans détruire les ressources de la création ». Mais, à cette fin, avertit le Pape François, il faut « porter notre attention à ses nécessités, non seulement techniques, mais également humaines, spirituelles, sociales » en apprenant « de ce lien d’amour, de solidarité et de générosité qui existe entre ses membres et qui est appelé à devenir un modèle pour la vie sociale ».

article relayé publié par L’Osservatore Romano et relayé sur :

Le Synode livre sa feuille de route pour un an de réflexion

(RV) La dernière Congrégation générale du premier Synode des évêques sur la famille, convoqué par le Pape François, a été consacrée samedi soir au vote de la Relatio Sinodi, le texte final de cette assemblée. 183 pères synodaux, ayant droit de vote, étaient présents. Le texte a été voté point par point. La majorité des deux tiers était requise. Trois articles sur 62 ne l’ont pas obtenue. A la demande du Saint-Père, le texte a été rendu public dans son intégralité, accompagné des résultats du vote. Il sera envoyé aux conférences épiscopales du monde entier et servira de « Lineamenta » (document préparatoire) au deuxième Synode sur la famille qui aura lieu en octobre 2015.

La Relatio Sinodi est le fruit du remaniement du rapport d’étape présenté le 13 octobre, remaniement effectué à partir des 470 amendements présentés par les « circuli minores », les groupes linguistiques au sein desquels avaient été répartis tous les participants au Synode. Certains chapitres ont été entièrement réécrits, d’autres ont été légèrement modifiés. Certains contiennent de nombreux ajouts, d’autres ont été supprimés. Plusieurs articles énoncent une série de propositions sans tirer de conclusion. Ainsi, la partie consacrée aux divorcés remariés présente les différents points de vue qui se sont exprimés et indique que ce dossier doit être ultérieurement approfondi en prenant soin de faire la distinction entre les différentes situations. Le chapitre consacré aux personnes homosexuelles a été largement remanié. Dans un autre chapitre, l’expression « gradualité dans l’histoire du salut » a été remplacée par « pédagogie divine dans l’histoire du salut ». Le titre « aspects positifs dans les unions civiles et les concubinages » devient « soin pastoral de ceux qui sont mariés civilement ou en concubinage ».

La présence des « Semina Verbi » dans les cultures (cf Ad Gentes, 11) pourrait être appliquée, d’une certaine manière, aux réalités familiales des personnes non chrétiennes. Le nouveau texte reconnaît la présence d’éléments valables en dehors du mariage chrétien, à condition que ces formes soient fondées sur une relation stable et authentique entre un homme et une femme et orientées vers le mariage chrétien. Le chapitre sur les familles blessées traite aussi, dans le nouveau texte, des familles monoparentales. Un chapitre consacré à la famille dans les documents de l’Église a été ajouté. Le nouveau texte tient à remercier les familles chrétiennes qui répondent avec une fidélité généreuse à leur vocation et mission. Il insiste sur l’importance du pardon et interpelle les États quant à leur responsabilité à l’égard des familles.

Prenant la parole à la fin des travaux, le Pape François a souligné que ce texte était la synthèse fidèle et claire des débats en assemblée plénière et au sein des carrefours linguistiques. Le Souverain Pontife réaffirme qu’il n’a jamais été question de remettre en cause les vérités fondamentales sur le Sacrement du Mariage : l’indissolubilité, l’unité, la fidélité et l’ouverture à la vie. Mais l’Église ne regarde pas l’humanité de l’intérieur d’un château de verre pour juger les personnes. Ses portes sont grandes ouvertes pour les nécessiteux et les repentis et pas seulement pour les justes et pour ceux qui se croient parfaits. Le Pape François souhaite que l’année qui nous sépare du prochain synode favorise un vrai discernement spirituel des idées proposées pour que soient trouvées des solutions concrètes aux difficultés et aux innombrables défis auxquelles les familles sont confrontées.

Romilda Ferrauto
 

lundi 20 octobre 2014

Fin du premier round du synode sur la famille

Le premier Synode des évêques convoqué par le pape François et consacré aux "défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation" s’est achevé ce week end à Rome. En attendant le second round prévu pour 2015, ce synode s’est achevé après un débat sincère entre frères et sœurs d’une même foi appelée à réfléchir sur les défis pastoraux de la famille dans l'Eglise Catholique. Comme on l’a constaté durant les débats, certains sujets délicats méritent encore plus de réflexion. Mais comme à l’heure habitude, les journalistes ont tiré des conclusions hâtives notamment sur la question des divorcés mariés, … comme si c’était les seuls défis de la pastorale de la famille en ce moment. A Rome, il ne s’était pas agit d’une course aux réformes mais d’un examen minutieux des défis de la famille catholique. Ce n’était pas une assemblée nationale qui doit voter des lois mais d'un synode qui est appelé à murir des réflexions.

Les cardinaux, les évêques et les auditeurs laïcs participant ont eu parfois des points de vue divergents sur certains sujets. Et c’est d’ailleurs une très grande avancée pour nous jeunes de constater que le débat a été franc, utile et vrai. Les participants ont rempli leur "contrat" et sont restés dans la droite ligne. Ils ont mené des réflexions sur les réalités d’aujourd’hui et ont chacun proposé des pistes de solutions sur certains sujets notamment la question des divorcés remariés, des couples homosexuels, … A l’issue de cette semaine de réflexions, ce qui est important à présent, c’est la prière. Il faut prier afin que l’Esprit Saint, puisse nous inspirer à faire les bons choix. Il faut éviter que la presse opère les choix à notre place. Et il me semble que les journalistes ont vite fait de s’emballer et parfois posé les problèmes autrement. Les familles ne se limitent pas seulement aux réalités occidentales mais universelles. Ce synode avait une mission et elle l'a remplie.

Le pape François à la clôture du synode a, résumé l'essentiel à retenir et en même temps le travail qui reste à faire. Dans un discours d’une vingtaine de minutes, ponctué par des applaudissements debout, le pape a énuméré 5 tentations qu’il a d’ailleurs expliquées lui même. La première tentation est : " la tentation du raidissement hostile, c’est-à-dire de vouloir s’enfermer dans la lettre (...), à l’intérieur de la loi, avec la certitude de ce que nous connaissons et non de ce que devons encore apprendre et atteindre. A l'époque de Jésus, c’est la tentation des zélotes, des scrupuleux, des impatients et aujourd'hui de ceux qu’on appelle aujourd’hui des "traditionalistes" ou aussi des "intellectualistes". La seconde tentation nous dit le saint père est « la tentation d’un bonisme destructeur, qui, au nom d’une miséricorde traîtresse, met un pansement sur les blessures sans d’abord les soigner, qui traite les symptômes et non les causes et les racines. C’est la tentation des timorés, et aussi de ceux qu’on nomme les progressistes et les libéraux». La troisième est « la tentation de transformer la pierre en pain pour rompre un long jeûne, pesant et douloureux (Lc 4, 1-4) et aussi de transformer le pain en pierre et de la jeter contre les pécheurs, les faibles, les malades (Jn 8,7), c’est-à-dire de les transformer en un fardeau insupportable (Lc 10, 27)". La quatrième tentation est de "descendre de la Croix, pour contenter les gens, de ne pas rester à accomplir la volonté du Père, de se plier à l’esprit du monde au lieu de le purifier et de le plier à l’Esprit de Dieu". La cinquième tentation  est "de négliger le dépôt de la foi en se considérant non comme des gardiens mais des propriétaires et des maîtres ou, de l’autre côté, la tentation de négliger la réalité en utilisant un langage minutieux et un langage pour dire tant de choses et ne rien dire. Nous appelons cela du "byzantinisme" je crois".
Le pape François a ensuite déclaré que nous avons un an " pour mûrir les idées proposées , avec un vrai discernement spirituel, et pour trouver des solutions concrètes a tant de difficultés et d'innombrables défis que les familles doivent affronter, à donner des réponses à tant de découragements qui entourent et suffoquent les familles. Un an pour travailler sur la "Relatio synodi" qui est le résumé fidèle et clair de tout ce qui a été dit et discuté dans cette salle, et dans les carrefours. Et qui est présenté aux conférences épiscopales comme les "Lineamenta". " Les lineamenta sont le document de base d'un synode qui doit ensuite servir au Secrétariat du synode pour élaborer un "instrument de travail" (Instrumentum laboris)".

Serge Xavier OGA

vendredi 17 octobre 2014

L’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola menace la sécurité alimentaire régionale dans l’espace sahélien.

L’Afrique de l’Ouest est confrontée depuis plus d’un an à une épidémie de virus à Ebola. Cette épidémie inquiète tout le monde et fait trembler toutes les nations. Aujourd’hui, le foyer de l’épidémie est circoncis entre la Sierra Leone, le Liberia et le Guinée. Mais c’est tout le monde qui tremble. Et cette situation risque d’avoir hormis les morts, d’autres impacts très négatifs notamment sur la sécurité alimentaire déjà fragile en Afrique de l’Ouest
Dans un communiqué publié le 24 septembre 2014 à Ouagadougou, le Comité Permanent Inter-Etats de Lutte Contre la Sécheresse dans le Sahel exprime son inquiétude sur les conséquences de l’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola sur la sécurité alimentaire régionale. L’organisation régionale affirme que l’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola qui affecte plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest « risque d’entrainer une grave crise alimentaire et nutritionnelle dans notre espace si des mesures énergiques ne sont pas prises pour la stopper ». Pour étayer son argumentation le CILSS affirme que dehors des nombreux morts dénombrés à ce jour, l’épidémie a des impacts sur les productions agricoles, les marchés et de manière globale, sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle régionale selon les informations partielles reçues des pays ».
L’épidémie à virus Ebola aura aussi des impacts néfastes sur la production agricole qui pourrait sur le plan agricole. Le Comité Permanent Inter-Etats de Lutte Contre la Sécheresse dans le Sahel indique que la « la production globale pourrait drastiquement chuter dans les zones touchées en Guinée, au Libéria et en Sierra Léone et au niveau des zones frontalières à ces pays ». En effet, le développement de l’épidémie depuis le mois de mai 2014, a coïncidé avec la saison pluvieuse occasionnant un manque de main d’œuvre important notamment « lors des travaux de préparation, d’entretien des champs et de récolte ». Le CILSS fait le même constat pour l’intérieur des pays touchés puisque « la limitation des déplacements ne facilite pas la poursuite des transactions commerciales avec des conséquences néfastes prévisibles pour l’ensemble des acteurs (déficit d’accès aux aliments pour les acheteurs ; baisse des prix et des revenus pour les producteurs) ». Au Libéria, l’épidémie à Virus Ebola va perturber l’importation vers la sous région du riz Libérien, l’huile de palme, du café et des fruits au Sud du Sénégal.

Le CILSS pense que toutes ses situations vont conduire également à une « situation de chômage pour de nombreux acteurs le long des filières de commercialisation des produits agricoles dans la région ».

Le Comité pour donner des orientations claires sur les actions à mener pour prévenir et ou lutter contre l’insécurité alimentaire dans l’espace sahélien a décidé « en collaboration avec l’ensemble de ses partenaires, de conduire des évaluations plus approfondies pour mesurer l’impact de cette épidémie sur la situation alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l’Ouest ».

Serge Xavier Oga

mercredi 15 octobre 2014

L'expérience orthodoxe sur la question du mariage

(RV) Lors des débats de la première semaine du synode, la question du mariage a bien sûr été abondamment abordée. Certains pères synodaux ont évoqué l’expérience de l’Eglise orthodoxe qui permet aux couples mariés de divorcer, et n’empêche pas la communion. Ce point particulier a été abordé dans la relatio post disceptationem et a provoqué de nombreuses réactions parmi les pères synodaux.

L’Église orthodoxe a toujours reconnu que l’homme a aussi ses faiblesses. Déjà Saint Basile le Grand qui vivait au 4-5°siècle, qui était l’archevêque de Césarée en Cappadoce, un grand Père de l’Église d’Orient disait par exemple que si un homme était trompé par sa femme et qu’il voudrait se remarier, il serait pardonnable et donc, à excuser. Dès le début déjà, les Pères de l’Église étaient soucieux du salut de l’homme. Et finalement, comme pasteurs, nous devons accompagner toutes ces ouailles dans leur cheminement, le chemin du Christ.

Vous pensez que la doctrine orthodoxe en la matière peut être transposable au sein de l’Église catholique ?
Dès le début, les règles étaient les mêmes mais l’Église orthodoxe a aussi appliqué une façon plus souple ce qu’on appelle dans l’Église orthodoxe, « l’économie », c’est-à-dire cette souplesse qui existe au sein de la pastorale orthodoxe. D’un côté, il y a « l’acribia», l’application stricte du canon, de la règle et de l’autre côté, « l’économie ». C’est-à-dire qu’on doit aussi être conscient que parfois, les règles sont trop strictes pour les hommes. Alors, quand il y a un échec dans la vie personnelle de l’homme ou de la femme, c’est à l’évêque de voir s’il n’y a pas une possibilité de donner une deuxième chance. C’est ce que l’Église orthodoxe applique mais ce n’est pas une règle. Il se peut que l’évêque donne la possibilité à quelqu’un de se remarier et d’avoir une nouvelle chance dans sa vie privée.
Comment réussissez-vous à faire passer ce message auprès de vos frères catholiques ? 
Nous avons déjà eu une semaine de travail. Nous, les délégués fraternels, nous avons eu la chance de pouvoir exprimer notre point de vue vendredi dernier. Et déjà, avant ça, nous avons entendu les pères synodaux eux-mêmes parler de la façon orthodoxe dans la pastorale. Ça veut dire que l’Église catholique est consciente que l’Église orthodoxe a quelque chose à dire dans ce domaine-là. Et donc, ce n’est pas tellement difficile de faire passer le message. Je sais que le Saint-Père lui-même est très intéressée à cette approche orthodoxe dans la pastorale.

Il y a-t-il d’autres positions de l’Église orthodoxe qui peuvent servir à l’Église catholique dans le domaine général de la famille ?
Je plaide aussi pour un retour à une prêtrise mariée. Je suis moi-même un fils d’un prêtre marié, j’ai un frère prêtre marié et j’ai un beau-frère marié. Et maintenant que je suis métropolite du diocèse pour le Benelux, je n’ai que des prêtres mariés. Ça veut dire que nous avons gardé cette ancienne pratique et que je pense qu’en Occident, vu que l’Église catholique a trop peu de prêtres, ce serait une bonne chose de retourner à cela. Et le prêtre marié est celui qui a déjà une expérience de la vie familière. Il peut être aussi le meilleur Père spirituel pour ceux qui se trouvent dans des problèmes familiaux.


Pour Mgr Louis Portella, la polygamie n’est pas une exclusivité de la famille en Afrique

News de Radio Vatican
La première semaine de l’Assemblée extraordinaire du synode des évêques sur le thème : « les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l'Évangélisation » s’est achevée avec un sentiment de satisfaction de par la qualité et la liberté des interventions ainsi que par le respect du programme établi.

Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala, Président de la Conférence épiscopale du Congo et de l’Association des conférences épiscopales de la région de l’Afrique centrale (ACERAC) et Vice-président du Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique et Madagascar (SCEAM), a lui aussi estimé que les travaux de ce synode respectait le contenu de l’Instrumentum laboris.

Dans un entretien accordé à Radio Vatican, Mgr Portella a évoqué la famille en Afrique dans sa particularité : des traditions qui ont traversé des siècles avec de soubassement social, communautaire, cosmique et même religieux. Le mariage est en effet conçu comme une réalité qui vient du Créateur, à travers les traditions, les ancêtres qui nous ont légué leur expérience. Il y a une certaine cohérence entre cette particularité africaine et la Doctrine de l’Eglise. Et pour l’évêque de Kinkala, malgré la dissonance de cas de polygamie, l’idéal pour l’africain c’est d’abord la monogamie et cela a été attesté. « En Asie, en Europe, la question de la polygamie se pose aussi d’une certaine manière. En Afrique, la polygamie n’est pas la règle générale. Cela relève de cas particuliers. La polygamie s’est installée par un besoin de procréation, mais aussi pour la question (qui a fait rire plusieurs Pères Synodaux) de ce qu’on a appelé ‘la force de travail’, etc. », a estimé Mgr Portella.

Mgr Portella s’élève aussi contre le matraquage médiatique qui impose aux familles africaines des valeurs occidentales, tout comme l’agression culturelle dont sont sujets les africains à qui on voudrait imposer, à travers les puissances occidentales, la pensée unique de la contraception, de la théorie du genre.

En sus, Mgr Portella affirme que les africains sont comme écartelés entre le mariage coutumier, civil et religieux qu’il faudrait un jour harmoniser avec la doctrine de l’Eglise. « C’est un travail nécessaire et urgent pour nos familles », a-t-il souligné.

article relayé depuis le portail  http://fr.radiovaticana.va/

Fin de l'assemblée pastorale diocésaine: "Famille chrétienne, Eglise domestique, Vis ta Foi et sois témoin de la Miséricorde de Dieu"

L’assemblée pastorale diocésaine a pris fin samedi. A l’issue des réflexions, les participants ont retenu pour l’année 2014-2015 l’objectif suivant : "Famille chrétienne, Eglise domestique, Vis ta Foi et sois témoin de la Miséricorde de Dieu". Chaque paroisse a présenté son programme autour de l’objectif. Les commissions diocésaines ont été formées. 

Mais bien en avant et pour mieux préparer les paroisses à vivre cette année, Mgr Ambroise Ouédraogo a invité le Père Jean Marie Konkobo du diocèse de Koudougou au Burkina Faso. Son intervention pendant 48 heures a été axée sur la famille dont il est le spécialiste. Dans son intervention, le père Konkobo a abordé plusieurs aspects du mariage chrétien. Parlant de l'amour conjugal, le conférencier a déclaré qu'il "est le prototype de l'amour humain. Il n'est pas un simple transport d'instincts et de sentiments, mais un acte de volonté libre". Et c'est donc pour cela "que les époux sont appelés à s'éduquer mutuellement pour accorder leurs violons". Le père Koncobo a rappelé le rôle parfois néfaste que jouent les médias et leur influence négative sur la vie conjugale avant d'aborder le sacrement de mariage, les étapes de la vie conjugale. 

Abordant la thématique "Famille comme Eglise domestique, il a d'abord rappelé que dans l'Ancien Testament, il y a avait une liturgie domestique qui "montre que Dieu est au cœur de la famille dans la tradition juive². Et dans le Nouveau Testament, Jésus est né dans une famille et partait dans des familles pour les amener les bénédictions ou pour manifester la gloire de Dieu comme ce fut le cas à Cana, chez Simon ou encore à Béthanie. C'est fort de ce constat que le Père Koncobo dira aux participants que "la famille occupe bien une place de choix dans le plan salvifique". Et après Jésus, les apôtres ont continué à se retrouver dans les familles. La famille doit vivre les valeurs de l'Eglise dira-t-il. Et pour étayer son argument, il cite saint Augustin qui compare les pères de familles aux évêques. 

Le Père conférencier a insisté sur le fait que la "famille est le lieu où règnent les valeurs évangéliques. Il a également rappelé les textes de l'Eglise qui parlent de la famille comme Eglise domestique, un lieu saint et de sanctification. La famille est donc missionnaire et c'est une vocation dira le conférencier. 

Dans son entretien avec les participants le Père Konkobo a aussi abordé d'autres aspects du sujet notamment les défis auxquels fait face la famille à notre ère, l'accompagnement dans le cadre des mariages mixte,... 

Rappelons que l’objectif de cette année s’inscrit dans la vision 2012-2017 du diocèse à savoir :" enracinés en Jésus Christ, Parole de Dieu et Pain de Vie, construisons une Eglise famille de Dieu, missionnaire, témoin de la réconciliation, de la justice et de la paix ".

lundi 13 octobre 2014

Mgr Laurent Lompo, nouvel archevêque de Niamey

Monseigneur Laurent Lompo a été nommé Archevêque par le pape François ce 11 octobre 2014. Il succède sur le siège de Niamey à Mgr Michel Christian Cartatéguy qui a demandé à être déchargé de sa responsabilité d'Archevêque de Niamey.

Mgr Laurent au milieu entouré de ses futurs consécrateurs (à droite archibishop Rouamba et à droite Archibishop Cartateguy) lors de son ordination épiscopale.
Monseigneur Laurent Djalwana Lompo a été officiellement ordonné Evêque auxiliaire de Niamey le dimanche 9 juin 2013 au Palais du 29 juillet à Niamey. titulaire du siège de Niamey et de Buffada, il est né le 1er Janvier 1967 à Koulbou dans la paroisse de Makalondi. Il a été ordonné prêtre le 20 septembre 1997 à Niamey. Il est le premier prêtre nigérien à devenir Archevêque. Il sera consacré bientôt par Michel Christian Cartatéguy, Archevêque de Niamey, Séraphin François Rouamba, Archevêque de Koupéla et Mgr Ambroise Ouédraogo, Evêque de Maradi.

mercredi 8 octobre 2014

Vaincre la faim d'ici 2025, c'est possible

ROME, 7 octobre 2014 (Zenit.org) - Le pape François appelle les catholiques à se joindre à la campagne des Caritas avec l’objectif de vaincre la faim d’ici 2025.

Les 160 Caritas nationales du monde organisent en effet une semaine d’action du 12 au 19 octobre, sur le thème : « Une seule famille humaine, de la nourriture pour tous » : en finir avec la faim dans le monde est leur priorité, indique un communiqué de Caritas Internationalis. La campagne a été lancée par le pape François lui-même en décembre 2013 et elle durera jusqu’en mai 2015. « J’encourage les fidèles à prendre part à la campagne de Caritas "De la nourriture pour tous" et à faire entendre une voix en faveur des affamés, en particulier durant la Semaine d’action », dit le pape dans son message, qui évoque cette phrase de Jésus :"J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger". « Ces paroles de Notre Seigneur s’adressent à nous aujourd’hui, ils nous disent de ne pas tourner le dos, indifférents, quand nous savons que notre voisin a faim », insiste le pape dabs un message vidéo.

La campagne veut aussi faire pression sur les gouvernements pour que les lois défendent les droits des paysans, et en particulier des femmes paysannes, que l’on en finisse avec la spéculation sur les denrées alimentaires, et que des filets de sécurité adéquats empêchent la malnutrition infantile. 

Pour le Secrétaire général de Caritas Internationalis, Michel Roy, « c'est un scandale que 800 millions de personnes aillent au lit sans avoir assez à manger. Nous avons les instruments pour en finir avec la faim d’ici 2025, agissons maintenant. »

Les Caritas se mobilisent dans plus de 50 pays, notamment pour venir en aide aux agriculteurs démunis, pour dénoncer les lois injustes qui nuisent aux petits propriétaires, et partager des expériences pour nourrir les familles.

Au Malawi, Caritas apportera des messages aux chefs gouvernementaux sur des changements qui aideraient les paysans. 

Caritas Pakistan organise une compétition culinaire pour les femmes qui ont fait pousser leur propre nourriture dans le cadre de programmes Caritas. 

Au Sri Lanka, des paroisses organiseront des repas communautaires avec les pauvres. Des diocèses du Panama vont approcher le gouvernement sur le droit à l’alimentation.

Au Japon, Caritas a combat le gaspillage alimentaire, tout en contribuant à acheter des semences pour les agriculteurs d’Afrique de l’Est. 

Au Canada, les catholiques sont incités à signer une pétition soutenant les droits des petits agriculteurs familiaux d’utiliser, de sauvegarder et d’échanger leurs semences. 

En Italie et à Chypre, Caritas participera à des courses contre la faim.

Anita Bourdin

mardi 7 octobre 2014

Diocèse de Maradi - Niger: Ouverture de l'assemblée pastorale 2014 du diocèse...

Diocèse de Maradi - Niger: Ouverture de l'assemblée pastorale 2014 du diocèse...: Une trentaine de participants laïcs et consacrés prennent part depuis ce matin à l’assemblée pastorale du diocèse de Maradi. Pendant troi...

Ouverture de l'assemblée pastorale 2014 du diocèse de Maradi

Une trentaine de participants laïcs et consacrés prennent part depuis ce matin à l’assemblée pastorale du diocèse de Maradi. Pendant trois jours, les participants venus des paroisses de Maradi, Zinder, Agadez, Tchirozérine, Arlit, Tahoua et Birni N’konni vont réfléchir et adopter un nouvel objectif pastoral pour l'année pastorale 2014-2015. Ce matin, en ouvrant la session, l’Evêque du diocèse, Mgr Ambroise Ouédraogo après avoir souhaité la bienvenue à tous, a décliné les objectifs visés à travers les 3 jours de rencontre. « Nous sommes là ce matin pour réfléchir et nous donner un objectif afin de toujours parvenir à réaliser notre vision pastorale 2012-2017 en nous donnant des actions pertinentes et réalistes après avoir visité ce que chaque paroisse a pu faire l’année passée » a-t-il déclaré.

Durant cette première journée, chaque paroisse va donc présenter le fruit de sa moisson c’est à dire les actions menées durant l’année pastorale écoulée sur le thème : "Famille chrétienne, Église domestique, vis ta foi et va annoncer l’Evangile".

Cette année, pour entretenir l’assemblée sur le thème de la famille, le diocèse a invité le Père Jean Marie Koncobo, responsable de la pastorale de la famille du diocèse de Koudougou au Burkina Faso. Il partagera pendant deux jours son expérience et son enseignement sur le sujet.

Fête de la Tabaski 2014: amitié de l'Eglise catholique au Niger à toute la communauté musulmane

Les Evêques catholiques du Niger, unis à leurs communautés chrétiennes, sont heureux de manifester leur amitié à toute la communauté musulmane du Niger en lui souhaitant d'un cœur sincère, une bonne, sainte et heureuse fête de la Tabaski. Les fêtes religieuses musulmanes, chrétiennes ou autres sont toujours des occasions favorables pour se rapprocher davantage de Dieu qui nous gratifie abondamment des grâces de bénédiction lorsque ces fêtes sont célébrées dans l'amitié et la fraternité.
Le fête de la Tabaski a la particularité de rapprocher encore davantage musulmans et chrétiens car elle nous relie à notre ancêtre commun Abraham, le Père des Croyants comme les différentes branches d'un arbre sont reliées à un même tronc.

Abraham nous apprend à faire en tout la volonté de Dieu dans une grande soumission faite non pas, d'asservissement comme certains le pensent, mais de liberté et d'amour. En cela il est le modèle incontesté et reconnu de tous les croyants qu'ils soient musulmans ou chrétiens. Cette sève commune qui irrigue nos vies de croyants nourrit nos relations de tous les jours en produisant des fruits de tolérance et de respect mutuel.

Au moment où des usurpateurs du nom de Dieu, s'engouffrent dans l'horreur de la terreur, que notre prière se fasse pressante pour que l'exemple d'Abraham qui se laisse guider humblement par la volonté de Dieu, détourne leur arme et leur haine pour un sacrifice qui plaise vraiment à Dieu.

Que Dieu le Clément, nous unisse dans un même esprit de famille et nous accorde la joie de vivre dans l'harmonie des cœurs.
Bonne et heureuse fête à toutes et à tous.

jeudi 25 septembre 2014

Interview de Mgr Stephen Dami Mamza sur la situation au Nord est du Niger "La situation au nord-est du Nigeria est très critique, surtout dans le sud du Borno et au nord d’Adamawa"

Zenit – Pouvez-vous nous expliquer ce qui se passe ?
Mgr Stephen Dami Mamza – La situation au nord-est du Nigeria est très critique, surtout dans le sud du Borno et au nord d’Adamawa. Ces régions, à dominance chrétienne, ont été envahies par des membres de Boko Haram. Mon village natal, Bazza, est occupé par la secte depuis environ deux semaines. Les plus chanceux ont réussi à fuir vers les montagnes et à s'y cacher, d’autres n’ont pas réussi à fuir et ont été tués par les terroristes. D’autres encore ont été forcés à se convertir à l’islam. Les personnes prises au piège dans les montagnes sont sans nourriture et sans eau potable et beaucoup meurent de faim. Beaucoup de réfugiés sont arrivés à Yola et vivent maintenant dans des conditions de personnes déplacées. Toutes les paroisses de Yola sont pleines de ces personnes. Rien que dans ma cathédrale, nous accueillons plus de 5.000 personnes déplacées et enregistrées qui ont besoin de produits de première nécessité pour vivre.
Quel est le dangers pour les communautés chrétiennes du Nigéria ?
Les communautés chrétiennes, présentes dans tout le nord-est du pays, courent le risque d’être exterminées.
Comment se fait-il qu’il n’y ait aucune résistance locale ou nationale contre Boko Haram ?
On craint qu'il n'y ait aucune assistance de la part de la communauté internationale. Et notre armée ne semble pas prendre au sérieux cette révolte car elle a peur de Boko Haram et préfère fuir... Personnellement je ne sais pas qui soutient Boko Haram, mais il semblerait qu'il soit financé par des groupes et des individus locaux et internationaux.
Quel est votre appel à la communauté internationale ?
Je demande à la communauté internationale de venir à notre secours avant que nous soyons complètement exterminés. Notre armée devrait être aidée pour contenir la situation. Nous avons aussi besoin de matériels de secours pour les personnes déplacées. Les gens meurent de faim, de maladies, et n’ont pas d’abri…

Nigeria: appel à l'aide de Mgr Stephen Dami Mamza

ROME, 24 septembre 2014 (Zenit.org) - Mgr Stephen Dami Mamza, évêque du diocèse nigérian de Yola, capitale de l’État d’Adamawa au nord-est du pays, appelle la communauté internationale à l'aide, pour lutter contre l'élimination des chrétiens dans la région et améliorer la situation humanitaire des réfugiés.
Depuis 2009, un génocide se poursuit en effet au Nigeria, orchestré par la secte terroriste islamiste Boko Haram (dont la tradition littéraire signifie « l’éducation occidentale est un péché ») créée en 2002 à Maiduguri par le religieux islamique Mohammed Yusuf.
Selon les statistiques, les attentats terroristes ont causé plus de 20.000 morts lors d'attentats visant pour la plupart des assemblées de prières chrétiennes. Depuis début 2014, on déplore 2.053 civils tués dans quelque 95 attaques. La peur des atrocités commises par le groupe terroriste – très bien armé – a entraîné la fuite de populations entières qui ont du quitter leurs villages, comme en témoigne le P. Michael Walsh, missionnaire de l’Ordre de Saint Augustin, au Nigeria depuis 18 ans.
En mai dernier, le Saint-Siège avait exprimé son « horreur » après l’enlèvement par Boko Haram de plus de 200 jeunes filles, âgées de 12 à 18 ans, au lycée de Chibok, dans l'État de Borno le 14 avril. 

Robert Cheaib

mercredi 24 septembre 2014

L'Eglise a besoin d'évêques à genoux

ROME, 23 septembre 2014 (Zenit.org) - « L'Eglise a besoin d’évêques qui sachent se mettre à genoux devant les autres pour leur laver les pieds », déclare le pape François qui invite les pasteurs à être « des pères et des frères doux, proches des gens, patients et miséricordieux ».

Le pape François a reçu les évêques participants à un séminaire organisé par la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, samedi dernier, 21 septembre 2014, au Vatican. Soulignant « l’impérieuse nécessité d’une Conversion missionnaire » de l’Église, le pape a appelé « en premier » les évêques « à ordonner leur vie et leur ministère épiscopal dans l’optique de cette transformation missionnaire ». « L’Église, en tant que communauté évangélisatrice, est appelée à grandir dans la proximité, à raccourcir les distances, à s’abaisser jusqu’à l’humiliation si cela est nécessaire et à assumer la vie humaine, en touchant la chair souffrante du Christ dans le peuple », les a-t-il exhortés.

Enfin, le pape a exprimé la solidarité de l’Église aux évêques chinois qui « peuvent avoir l’impression d’être seuls », leur rappelant « que leurs souffrances porteront des fruits – de grands fruits ! ».

Ebola: le pape rend hommage aux missionnaires et soignants

ROME, 23 septembre 2014 (Zenit.org) - Le pape François prie pour la fin de l'épidémie d'Ebola qui sévit en Afrique de l'Ouest, rendant hommage aux missionnaires et aux soignants qui se dédient aux malades. 
En rencontrant les évêques de la Conférence épiscopale du Ghana, ce matin, 23 septembre 2014, au Vatican, le pape a en effet évoqué l'épidémie, qui fait rage en particulier au Liberia, en Guinée et en Sierra Leone. Selon les derniers rapports de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 5500 personnes ont été infectées par le virus et plus de 2500 sont décédées, mais ces chiffres « sont bien en deçà de la réalité ».
Le pape a salué « les nombreuses activités caritatives, médicales et éducatives de l’Église » du Ghana « mais aussi dans toute l'Afrique de l'Ouest, qui souffre en ce moment de l'épidémie d'Ebola ». « Je prie pour le repos des âmes de ceux qui sont morts dans cette épidémie, parmi lesquels des prêtres, des religieux, des religieuses et des soignants qui ont contracté cette terrible maladie en prenant soin de ceux qui souffrent », a-t-il déclaré. Le pape a formulé le voeu que Dieu renforce les efforts des soignants et « qu'il mette un terme à cette tragédie ». 

mercredi 6 août 2014

Le pape François maintient le signe de la paix avant la communion et donne des indications pour éviter la “confusion“.

Dans une lettre approuvée par le pape François, la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements indique aux évêques du monde entier que le signe de la paix doit être maintenu juste avant la communion et donne plusieurs indications pour éviter la “confusion“ à ce moment de la messe. Cette missive, datée de juin 2014 mais diffusée brièvement par le site du diocèse espagnol de Lérida le 31 juillet avant d’être retirée, apporte ainsi une réponse au débat qui avait été ouvert lors du Synode des évêques sur l’eucharistie, en 2005.

Dans son exhortation apostolique post-synodale Sacramentum caritatis, publiée en 2007, Benoît XVI (2005-2013) avait ainsi invité les congrégations compétentes à se pencher sur la question du rite de la paix. Dans la lettre du préfet de la congrégation en charge de la liturgie, le cardinal Antonio Cañizares Llovera, à laquelle I.MEDIA a pu avoir accès, il est précisé que le dicastère s’est ainsi adressé aux conférences épiscopales pour étudier cette problématique. Il s’agissait d’avoir leur avis sur le maintien ou non du signe de la paix avant la communion, “afin d’améliorer la compréhension et le déroulement de ce geste“. “Après une profonde réflexion, il est apparu convenable de maintenir le rite de la paix à sa place traditionnelle et de ne pas introduire de changements structurels dans le missel romain“, lit-on dans cette circulaire.

Plusieurs autres “dispositions pratiques“ sont également mentionnées, afin de “mieux exprimer“ ce signe et “de modérer les excès qui suscitent de la confusion dans l’assemblée liturgique juste avant la communion“. La lettre souligne ainsi que ce geste n’est pas obligatoire, qu’il peut être “omis“, et qu’il doit même l’être dans certains cas. La paix doit se donner par des “gestes appropriés“ et il convient au besoin de changer les nouvelles éditions du missel dans les pays où des gestes “profanes“ auraient été adoptés pour le signe de la paix. D’autres “abus“ devront être évités : la missive demande ainsi de ne pas introduire de chant de paix, que les fidèles ne se déplacent pas au moment de ce geste ou encore que le prêtre ne quitte pas l’autel pour aller donner la paix à quelques fidèles.

“Cette lettre est pour tout le monde“, a précisé à I.MEDIA un membre de la congrégation, “elle fait partie de la messe“. Mais certains devraient pouvoir continuer à échanger le signe de la paix avant l’offertoire, comme les fidèles du diocèse de Milan (Italie), qui célèbre en rite ambrosien, ou encore les membres du Chemin néocatéchuménal, qui ont reçu l’autorisation de procéder ainsi dans les différentes lettres qui leur ont été adressées par le Saint-Siège.

jeudi 31 juillet 2014

Camp National des Jeunes Catholiques du Niger à Maradi:"Foi Chrétienne face aux aspirations profondes des Jeunes"

C’est parti pour l’édition 2014 du Camp National des Jeunes Catholiques du Niger. Ils sont plus de 200 jeunes garçons et filles des diocèses de Niamey et de Maradi à prendre part depuis lundi et ce pendant une semaine à cette édition sous le thème : "Foi Chrétienne face aux aspirations profondes des Jeunes".
Durant toute la semaine, les jeunes vont débattre sur le thème afin de trouver ensemble des solutions pour garder toujours allumer leur foi en toute circonstance. Ils vont suivre également des formations, participer à des conférences débats,… 

Hier mercredi 30 juillet, ils ont été initiés à la rédaction de la lettre de motivation et à la rédaction d’un Curriculum Vitae. Les jeunes participants au camp sont en majorité des élèves et des étudiants et seront donc bientôt confronter à l'épreuve de la recherche d'un emploi...Plusieurs sujets liés à leur vie d'aujourd'hui et de demain seront abordés afin de leur donner les bagages nécessaires pour suivre le Christ dans leur vie quotidienne.
Le camp national des jeunes catholiques du Niger se tient tous les deux ans. Cette année, c’est la paroisse de Maradi qui les accueille.

vendredi 25 juillet 2014

Formation des Femmes de la Paroisse de Maradi en Santé de la Reproduction: Régulation Naturelle des Naissances pour une procréation responsable.

Sr Bernadette Yougbaré (Sage femme de formation), de l’Institut Séculier Caritas Christi anime depuis lundi à la Paroisse de Maradi une session de formation sur la santé de la reproduction à l’endroit des femmes de la paroisse. Elles sont une quarantaine de jeunes filles et garçons la matinée et une trentaine de femmes en soirée à prendre part à cette formation qui s’étale sur toute la semaine. Sage femme de formation, Bermadette Yougbaré durant la formation utilise un langage direct avec les participants. Le but est d’apprendre aux mariés à espacer les naissances suivant une méthode naturelle conforme aux prescriptions de l’Eglise Catholique. Il est donc important de maîtriser son corps et le fonctionnement des organes reproducteurs et pouvoir naturellement apprendre à détecter les périodes de fertilité chez la femme. Il est possible naturellement de faire un enfant quand on le désire et d’espacer sans pour autant recourir aux pilules qui à court et moyen terme ont plusieurs conséquences néfastes sur la santé de la femme et même la fertilité. 

Les femmes de Maradi ont sollicité cette formation pour pouvoir régulier naturellement les naissances dans leur couple. La régulation naturelle des naissances est un mode de vie qui doit être bien compris par le couple et cette formation a été une bonne opportunité pour l'internaliser.

A travers cette formation, la paroisse de Maradi relaie dans ce domaine l’enseignement de l’Eglise comme le recommande l’encyclique Humanae Vitae (28) « Chers fils prêtres... votre première tâche est d'exposer sans ambiguïté l'enseignement de l’Église sur le mariage. Soyez les premiers à donner, dans l'exercice de votre ministère, l'exemple d'un assentiment loyal, interne et externe, au Magistère de l’Église... Ne diminuer en rien la salutaire doctrine du Christ est une forme éminente de charité envers les âmes ».

lundi 21 juillet 2014

Décès de Malam Manzo


Malam Manzo, le « Patriarche » du diocèse de Maradi a rejoint la maison du Seigneur. Il a été rappelé à Dieu dans la nuit du jeudi au vendredi à l’hôpital de Maradi des suites d’une courte maladie. En début de cette année, le vieux Manzo sentant ses forces diminuées, à demander à se rapprocher de ses frères dans la foi. Il s’est installé à 50 Km de Maradi. Semaine passée, sa santé s’était dégradée et Dieu l’a rappelé.

Le vieux Manzo est un catholique au parcours atypique. Après avoir terminé ses études au Nigeria, à l’écoute du prologue de St Jean " Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement en Dieu. Tout par lui a été fait, et sans lui n'a été fait rien de ce qui existe,…", il sentit l’appel du Seigneur et se convertit non sans difficulté. Il s’exile à la paroisse de Dogondoutchi où il a suivi la catéchèse et a été baptisé par le P Jacques Pardon à Pâques 1983.

 Depuis sa conversion et malgré les obstacles, Malam Manzo est resté fidèle à l’Eglise. A Noel comme à Pâques, il descendait de son lointain village participé avec ses frères aux célébrations.  Parfois, un prêtre lui rendait visite et il était tout joyeux de participer à l'Eucharistie.

Dieu a exaucé ses frères parce qu’il est mort parmi ses frères catholiques comme il l'avait souhaité et a eu droit aux obsèques suivant les rites de l’Eglise. C’était son dernier vœu : mourir et être enterré parmi ses frères catholiques.

vendredi 27 juin 2014

Prêtres, faites le choix de la fraternité.

ROME, 26 juin 2014 (Zenit.org) - Le pape exhorte les prêtres à « faire le choix de la fraternité » c'est-à-dire à « être des prêtres ensemble, à suivre le Seigneur non pas seuls, non pas un par un, mais ensemble, dans la grande variété des dons et des personnalités ».
Au cours de sa visite pastorale à Cassano all’Jonio, dans la province de Cosenza en Calabre, le 21 juin 2014, le pape François a en effet rencontré les prêtres diocésains à midi, en la cathédrale de la ville.
Il les a invités à choisir « la beauté de la fraternité », face à « un certain individualisme pastoral » dans les diocèses. La fraternité « ne saurait être une chose laissée au pur hasard, aux circonstances favorables », elle est « un choix, qui correspond au don de la communion du clergé en Jésus Christ, autour de l’évêque ».
« Quand Jésus dit : "À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres" (Jn 13,35), il le dit certes pour tout le monde, mais avant tout pour les Douze, pour ceux qu’il a appelés à le suivre de plus près », a souligné le pape.
Il a également témoigné de « la joie d’être prêtre », « d’être appelé par le Seigneur Jésus à aller vers les autres pour apporter sa parole, son pardon ». Pour être toujours des « canaux » de son amour et non des « écrans », le pape leur a conseillé « de rester devant le Seigneur dans le silence de la prière ».
Enfin, il les a encouragés à « faire sentir la proximité de Dieu » aux familles, qui traversent « un moment difficile » : les prêtres sont « appelés à être des témoins, des médiateurs de cette proximité avec les familles et de cette force prophétique pour la famille ».

A.K.

Ordination samedi 5 juillet 2014 de l'abbé Flavien Lawali Idi de l'archidiocèse de Niamey


mercredi 25 juin 2014

Ordination diaconale de l’Abbé Narcisse Ayeda

Ab Narcisse, 3è à partir de la droite© DR
Le mardi 24 juin 2014 en la solennité de la nativité de Saint Jean Baptiste, l’abbé Narcisse Ayéda de notre diocèse a été admis dans l’ordre sacré du diaconat tout comme 51 autres séminaristes des grands séminaires de Koumi et de Saint Jean Baptiste de Wayalgê au Burkina Faso. La messe d’ordination des nouveaux diacres a eu lieu dans leur grand séminaire. C’est Modeste KAMBOU évêque de Gaoua qui a présidé la cérémonie au Séminaire St Jean Baptiste. Et dans son homélie, Mgr Modeste a invité les nouveaux diacres a quotidiennement invoqué l’Esprit Saint pour tenir aux engagements. Le prélat a aussi demandé aux fidèles de prier pour les nouveaux diacres afin que Dieu leur accorde la grâce de se donner entièrement à son service et à celui de l’humanité et qu’à l’exemple de Saint Étienne, ils soient des signes vivants, des icônes vivantes du Christ-Serviteur par leur spiritualité du service. Le prélat a insisté sur la mission du diacre qui est signe du Christ serviteur. 

lundi 23 juin 2014

Conférence-débat du Comité Mixte de Dialogue Islamo-Chrétien à Maradi sous le thème : "Culture de la Paix en Islam, dans le Christianisme et la Tradition".

Le Comité Mixte de Dialogue Islamo-Chrétien a organisé ce samedi à Maradi une conférence-débat sous le thème : "Culture de la Paix en Islam, dans le Christianisme et la Tradition".
C’est le gouverneur de la Région de Maradi qui a présidé la cérémonie d’ouverture en présence de l’évêque du diocèse de Maradi, de plusieurs autres responsables religieux (Imans, Pasteurs et Prêtres) et d’un public venu nombreux. Dans son discours, le gouverneur de la région de Maradi M. Abdou Moumouni s’est réjoui de cette initiative qu’il qualifie de " démarche de Foi". Le gouverneur a aussi précisé que l’engagement du comité est une "est une cause nationale" qui participe "d’un désir ardent de construire un monde de paix, de justice, pour un monde plus juste et plus solidaire".

mardi 17 juin 2014

Fête de fin d'année et ouverture de l'année jubilaire de l'Ecole Mission Catholique Centre de Maradi


Les élèves des écoles missions du diocèse de Maradi ont clôturé l’année scolaire à l’exception des classes de CM2 qui sont en composition depuis ce matin. A l’école Mission Centre de Maradi, la fête de fin d’année a été célébrée le samedi 7 juin en présence de Mgr Ambroise Ouédraogo et de plusieurs autres invités. Les élèves ont présenté différentes prestations sous le regard admiratif de leurs parents. Les trois premiers de chaque classe ont été primés. Cette fin d'année lance également l’année du jubilé de diamant de l'école Mission Catholique Centre de Maradi fondée par les Sœurs de Notre Dame des Apôtres en 1954 avec 30 élèves. Cette année, l’école Mission Catholique de Maradi Centre compte cette année 281 enfants à la maternelle dont 129 filles et 152 garçons et 679 enfants au primaire dont 359 filles et 320 garçons soit au total 960 élèves.
Cette fête de fin d’année a également revêtu un caractère spécial. C’est en effet la première fois que les élèves du CM2 ne feront pas d’examen national de passage au collège. Le Niger a décidé de supprimer le Certificat de Fin d’Etudes du Premier Degré et d’organiser le passage au collège au moyen de compositions au cours de l’année scolaire. Durant cette fête, cette future promotion de collégien a défilé pour dire au revoir à leurs jeunes frères et sœurs. 

jeudi 22 mai 2014

Prière de toute l'Eglise pour les chrétiens de Chine le 24 mai

Zenit.org
Le pape François demande que le 24 mai, samedi prochain, toute l’Eglise se mobilise pour prier pour les chrétiens de Chine.
Dans sa Lettre aux catholiques de République populaire de Chine du 27 mai 2007, Benoît XVI avait en effet exprimé le vœu de voir la fête de Marie, Auxiliatrice des chrétiens, devenir une journée de prière pour l'Église en Chine, à l’occasion de la fête de Notre Dame de Sheshan.
« Nous célébrerons le 24 mai la mémoire liturgique de la Bienheureuse Vierge Marie Secours des chrétiens, vénérée avec une grande dévotion au sanctuaire de Sheshan, à Shanghai », a rappelé le pape François en italien à la fin de l’audience de ce 21 mai.
Le pape a appelé à la mobilisation dans la prière : « Je demande à tous les fidèles de prier afin que, sous la protection de notre Mère, Marie Auxiliatrice, les catholiques en Chine continuent de croire, d’espérer et d’aimer, et qu’ils soient, en toutes circonstances, le ferment d’une coexistence harmonieuse au milieu de leurs concitoyens».

Voici la prière de Benoît XVI à Notre Dame de Sheshan, publiée dans sa Lettre aux catholiques de Chine:
Vierge Très Sainte, Mère du Verbe incarné et notre Mère,
vénérée dans le sanctuaire de Sheshan sous le vocable d'« Auxiliatrice des chrétiens »,

mardi 20 mai 2014

Nécrologie : Décès de la mère de l'Archevêque de Niamey

Nous avons appris dimanche le décès de la Mère de Mgr Michel Cartateguy Archevêque de Niamey.
En notre nom à tous, nous lui présentons nos condoléances et partageons sa peine en ce moment de deuil.Que Dieu accorde à sa mère le repos éternel et qu'Il fasse briller sur elle la lumière sans fin. Qu'elle repose en paix. Amen

mardi 13 mai 2014

Grande mosquée de Paris: ferme condamnantion du rapt des lycéennes du Nigeria

La grande mosquée de Paris condamne et dénonce l'enlèvement de lycéennes au Nigeria, et la "barbarie" avec laquelle elles sont traitées, dans un communiqué parvenu à Zenit ce 13 mai, signé du recteur de l'Institut musulman de la grande mosquée de Paris, M. Dalil BOUBAKEUR, président du Conseil français du culte musulman (CFCM).
Il affirme qu'on ne peut se servir du prétexte de la religion musulmane pour de tels actes "odieux".
"La grande mosquée de Paris dénonce et condamne avec vigueur la barbarie avec laquelle sont traitées les lycéennes nigérianes et les violences qu’elles subissent de la part de leurs ravisseurs", dit le communiqué.
Il condamne sans équivoque le terrorisme : "Les actes terroristes de la secte Boko Haram commis sous le prétexte de l’islam stupéfient le monde musulman et toutes les personnes qui respectent un minimum d’humanité".

L'Eglise Catholique au Niger a pris part en Algérie à la célébration du centenaire de la restauration de la Basilique St Augustin

Répondant à l'invitation du Recteur de la Basilique St Augustin d'Hippone, une délégation de la Communauté St Augustin de Niamey, composée de Mme Damienne Nouhou Goundété, Mr Antoine Souroumpo et le Père Claude Nachon, s'est rendue en Algérie du 29 avril au 02 mai 2014. Le diocèse de Constantitine et hippone célébrait le centenaire de la restauration de la Basilique St AUGUSTIN et avait invité le Pape François à présider cette Fête. Ne pouvant y aller lui-même il a délégué le Cardinal Jean-Louis TAURAN, Président de la Commission Pontificale pour le Dialogue inter-religieux.

Nigériens abandonnés par leurs passeurs dans le désert : 13 corps sans vie retrouvés près d'In-Guezzam.

Selon le journal algérien El Watan, les 47 nigériens abandonnés depuis vendredi dernier par leurs passeurs dans le désert sont tous probablement morts de soif et de faim près de la frontière. De sources sécuritaires, 13 corps ont été retrouvés dans la matinée du samedi 10 mai 2013 près de la frontière avec le Niger, à moins de 50 km de la localité de In-Guezzam siutée (envriron 450 km au sud de Tamanrasset).

vendredi 9 mai 2014

Une cinquantaine de migrants nigériens perdus dans le désert

De sources officielles, les armées algérienne et nigérienne tentent depuis dimanche dernier de retrouver plus de 50 migrants clandestins. Ces derniers ont été abandonnés par leurs passeurs dans une zone désertique située à la frontière entre les deux pays.

lundi 5 mai 2014

Inquiétude des Evêques du Niger face à la situation politique tendue dans le pays

Nous, Evêques Catholiques du Niger, prenons la parole pour nous adresser aux hommes et femmes de bonne volonté et spécialement à tous ceux et celles qui exercent des responsabilités politiques au nom du peuple nigérien qui les a élus mettant en eux toute leur confiance. Nous prenons la parole car il nous semble que la situation politique actuelle est grave et que le climat démocratique que nous pensions serein après les dernières élections réussies, se détériore de jour en jour. Nous pensons qu'il est honorable de s'engager dans la vie politique pour servir le peuple en répondant favorablement à ses aspirations profondes.
Nous sommes reconnaissants à ceux qui se donnent corps et âme dans un esprit de générosité et de gratuité à la cause des populations sans nourriture, sans travail, sans soins, sans instruction et sans reconnaissance. Nous saluons ceux qui oeuvrent dans la discrétion sur le terrain de la vie quotidienne pour promouvoir l'unité des esprits, la réconciliation des coeurs, le respect de la différence culturelle, politique et religieuse et le sens du bien commun. 
Nous nous inquiétons devant ceux qui utilisent leur mandat politique comme un temps propice pour régler les comptes personnels tout en interprétant à leur guise et en leur faveur les textes qui régissent le vivre ensemble démocratique.