mercredi 9 décembre 2015

Homélie du Pape hier 8 décembre à l'occasion de l'ouverture du Jubilé de la Miséricorde au Vatican

Frères et sœurs,

D’ici peu, j’aurai la joie d’ouvrir la Porte Sainte de la Miséricorde. Nous accomplissons ce geste, comme je l'ai fait à Bangui, aussi simple que fortement symbolique, à la lumière de la Parole de Dieu que nous avons écoutée, et qui place au premier plan le primat de la grâce. Ce qui revient plusieurs fois dans ces Lectures, en effet, renvoie à l’expression que l’ange Gabriel adresse à une jeune fille, surprise et troublée, indiquant le mystère qui l’envelopperait : « Je te salue, comblée-de-grâce » (Lc 1, 28).

La Vierge Marie est appelée surtout à se réjouir de ce que le Seigneur a accompli en elle. La grâce de Dieu l’a enveloppée, la rendant digne de devenir mère du Christ. Lorsque Gabriel entre dans sa maison, le mystère le plus profond qui va au-delà de toute capacité de la raison, devient pour elle motif de joie, de foi et motif d’abandon à la parole qui lui est révélée. La plénitude de la grâce est en mesure de transformer le cœur, et le rend capable d’accomplir un acte tellement grand qu’il change l’histoire de l’humanité.

La fête de l’Immaculée Conception exprime la grandeur de l’amour de Dieu. Il est non seulement celui qui pardonne le péché, mais en Marie, il va jusqu’à prévenir la faute originelle, que tout homme porte en lui en entrant dans ce monde. C’est l’amour de Dieu qui devance, qui anticipe et qui sauve. Le début de l’histoire du péché dans le jardin de l’Eden se conclue dans le projet d’un amour qui sauve. Les paroles de la Genèse renvoient à l’expérience quotidienne que nous découvrons dans notre existence personnelle. Il y a toujours la tentation de la désobéissance qui s’exprime dans le fait de vouloir envisager notre vie indépendamment de la volonté de Dieu. C’est cela l’inimitié qui tente continuellement la vie des hommes pour les opposer au dessein de Dieu. Pourtant, même l’histoire du péché n’est compréhensible qu’à la lumière de l’amour qui pardonne. Si tout restait cantonné au péché, nous serions les plus désespérées des créatures, alors que la promesse de la victoire de l’amour du Christ enferme tout dans la miséricorde du Père. La Parole de Dieu que nous avons entendue ne laisse pas de doute à ce sujet. La Vierge Immaculée est devant nous un témoin privilégié de cette promesse et de son accomplissement.

Cette Année Sainte extraordinaire est aussi un don de grâce. Entrer par cette Porte signifie découvrir la profondeur de la miséricorde du Père qui nous accueille tous et va à la rencontre de chacun personnellement. C'est Lui qui nous cherche, c'est Lui qui vient à notre rencontre. Ce sera une Année pour grandir dans la conviction de la miséricorde. Que de tort est fait à Dieu et à sa grâce lorsqu’on affirme avant tout que les péchés sont punis par son jugement, sans mettre en avant au contraire qu’ils sont pardonnés par sa miséricorde (cf. Augustin, De praedestinatione sanctorum 12, 24) ! Oui, c’est vraiment ainsi. Nous devons faire passer la miséricorde avant le jugement, et dans tous les cas le jugement de Dieu sera toujours à la lumière de sa miséricorde. Traverser la Porte Sainte nous fait donc nous sentir participants de ce mystère d’amour. Abandonnons toute forme de peur et de crainte, parce que cela ne sied pas à celui qui est aimé ; vivons plutôt la joie de la rencontre avec la grâce qui transforme tout.

Aujourd’hui, ici à Rome et dans tous les diocèses du monde, en franchissant la Porte Sainte, nous voulons aussi rappeler une autre porte que, il y a cinquante ans, les Pères du Concile Vatican II ont ouverte vers le monde. Cette échéance ne peut pas être rappelée seulement pour la richesse des documents produits, qui jusqu’à nos jours permettent de vérifier le grand progrès accompli dans la foi. Mais, en premier lieu, le Concile a été une rencontre. Une véritable rencontre entre l’Église et les hommes de notre temps. Une rencontre marquée par la force de l’Esprit qui poussait son Église à sortir des obstacles qui pendant de nombreuses années l’avaient refermée sur elle-même, pour reprendre avec enthousiasme le chemin missionnaire. C’était la reprise d’un parcours pour aller à la rencontre de tout homme là où il vit : dans sa ville, dans sa maison, sur son lieu de travail… partout où il y a une personne, l’Église est appelée à la rejoindre pour lui apporter la joie de l’Évangile, apporter la Miséricorde et le pardon de Dieu. Une poussée missionnaire, donc, qu’après ces décennies nous reprenons avec la même force et le même enthousiasme. Le Jubilé nous provoque à cette ouverture et nous oblige à ne pas négliger l’esprit qui a jailli de Vatican II, celui du Samaritain, comme l’a rappelé le bienheureux Paul VI lors de la conclusion du Concile. Franchir la Porte Sainte nous engage à faire nôtre la miséricorde du bon samaritain

lundi 7 décembre 2015

Les abbés Narcisse et Francis ont reçu l’ordination presbytérale le samedi 5 décembre 2015

Depuis le samedi 5 décembre 2015, le clergé diocésain de Maradi compte deux membres de plus. En effet, après 8 ans au séminaire, les abbés Narcisse Ayéda et Francis Ilboudou ont été ordonnés prêtres à la Cathédrale Notre Dame de Lourdes de Maradi par Monseigneur Ambroise Ouédraogo entourés pour la circonstance des prêtres du Niger et du Burkina Faso. Les deux prêtres rejoignent ainsi le petit groupe des prêtres diocésains de Maradi qui sont désormais au nombre de cinq au service des fidèles catholiques de ce pays très majoritairement musulmans. La cérémonie proprement dite, a commencé par l’appel des deux candidats. C’est le curé de Maradi qui a eu la charge d’appeler les deux élus " Que ceux qui vont être ordonnés prêtres s'avancent ". Et à l’appel de leur nom, les ordinands ont répondu : " Me voici ! "

Après donc le rite de présentation, et l’approbation de l’assemblée qui s’est levée et a approuvé le choix des deux jeunes prêtres par un chant d'acclamation, les deux prêtres ont été invités à prendre place à l’autel en tant que diacre. La cérémonie s’est poursuivie par la liturgie de la Parole et l’homélie. Et au début de son homélie, Mgr Ambroise Ouédraogo a rendu grâce à Dieu pour tous les biens qu’il fait à son Eglise-Famille de Dieu qui est à Maradi. Cette ordination se déroule à quelques jours de l’ouverture officielle de l’année de la miséricorde et l’Evêque y voit ainsi un signe de la miséricorde : "Soyez forts dans la foi, n’ayez pas peur ! . C’est le message que Dieu nous donne, en nous donnant la joie d’ordonner nos deux diacres : Francis ILBOUDO et Narcisse AYEDA, au seuil de l’ouverture de l’année de la MISERICORDE voulue par sa Sainteté le Pape François et qui s’ouvrira le 8 décembre en la fête de l’Immaculée Conception". 


S’adressant aux jeunes prêtres, l’Evêque de Maradi leur a demandé de ne pas être des bergers mercenaires : "Narcisse… Francis…. Vous avez choisi l’Evangile du Bon Pasteur comme texte central pour votre ordination. Savez-vous que le prophète Ezéchiel avait maudit les chefs d’Israël en les qualifiant de mauvais bergers parce qu’ils ne cherchaient qu’à exploiter leur peuple ?.... Alors, ne soyez pas des bergers mercenaires et ne fuyez pas devant le danger en abandonnant votre troupeau. A l’image du Christ devenez chaque jour le berger selon le cœur de Dieu, c'est-à-dire imitez la vie du Bon Pasteur : le Christ. Il connaît ses brebis et ses brebis le connaissent". Il leur a ensuite demandé de se laisser guider par l’esprit de leur devise, de faire des communautés chrétiennes de vrais témoins de l’amour de Dieu au Niger et d’éviter "d’être objet de scandale pour vos frères et sœurs baptisés par votre comportement. Ne soyez pas des bergers mercenaires".

Après l’homélie, l’invocation à l'Esprit Saint, place à la liturgie de l'ordination
Après l'invocation à l'Esprit Saint, Mgr Ambroise Ouédraogo a invité les candidats au sacerdoce à exprimer publiquement leur volonté de recevoir l'ordination presbytérale, pour le ministère de la Parole, des sacrements, de la prière et de la charité pastorale.
Les abbés Francis et Narcisse ont ensuite prononcé leur vœu de fidélité et d’obéissance à l’Evêque. Ils se sont approché de l'évêque et, agenouillé devant lui, ont mis leurs mains jointes entre les mains de l'évêque pour signifier cette obéissance. 
Le peuple de Dieu a prié pour les ordinands en chantant la litanie des saints. L’Eglise de Dieu qui est à Maradi en prière, a supplié la Sainte Mère de Dieu, les anges et tous les saints de s'unir à sa supplication pour ceux qui, humblement prosternés, ont été présentés pour exercer le ministère presbytéral.
Ensuite, l’Evêque a imposé les mains sur la tête des jeunes prêtres suivis des autres prêtres. Ainsi donc la mission qui vient de Dieu est transmise à Narcisse et à Francis et l’œuvre de Dieu demeure transmise de génération en génération. 
Les jeunes prêtres ont ensuite reçus l'étole sacerdotale et la chasuble et l’Evêque de Maradi a oint leurs mains avec le saint Chrême en ces termes : "Que le Seigneur Jésus Christ, lui que le Père a consacré par l'Esprit Saint et rempli de puissance, vous fortifie pour sanctifier le peuple chrétien et pour offrir le sacrifice eucharistique." Narcisse et Francis ont ensuite reçu une patène et un calice qu'ils présenteront à Dieu au nom de tout le peuple fidèle dans leur célébration eucharistique.
Ils ont été accompagnés à la sacristie par le Curé de Maradi et sont revenus sous l’ovation de l’assemblée vêtus de leurs habits liturgiques. Ils sont désormais prêtres à jamais selon l’ordre du roi Melchisédech. L’évêque de Maradi leur a ensuite donné le baiser de paix suivis des autres prêtres, des familles et des fidèles. 

Désormais prêtres, les Pères Narcisse Ayeda et Francis Iboudou ont ensuite été invité à prendre place à l’autel pour la liturgie de l’Eucharistie. Pour la première fois, ils ont concélébré au côté de l'évêque et ont rendu grâce à Jésus Christ et offrir en sa mémoire, le sacrifice qui réconcilie l'humanité avec Dieu.


Ils sont devenus pasteurs et travailleront à la propagation de la Bonne Nouvelle aux côtés des Pères de la Société des missionnaires d'Afrique (Pères Blancs) et de la Congrégation du Très-Saint-Rédempteur (Rédemptoristes des Sœurs Notre Dame des Apôtres, des Filles de Saint Cœur de Marie, des Sœurs de Saint Joseph de Cluny et de la Fraternité des servantes du Christ.
L’ordination de deux prêtres intervient presque 7 ans après la dernière ordination dans le diocèse de Maradi. 
Serge Xavier Oga


vendredi 4 décembre 2015

Qui est l'Abbé Narcisse Ayeda?



« La moisson est abondante mais les ouvriers sont peu nombreux (Luc 10, 2) Avec Marie avançons dans l'espérance ». C’est la devise sacerdotale de l’abbé Narcisse Ayeda qui sera ordonné  à Maradi prêtre ce samedi 5  décembre 2015 par Mgr Ambroise Ouédraogo. Fils de Laurent AYEDA et de DEDONOUGBO Thérèse, l’abbé Narcisse est né le 29 octobre 1984 à Maradi au Niger. Il est entré au grand séminaire le 15 octobre 2007 et a été ordonné diacre le 24 juin 2014 à Ouagadougou.





mercredi 2 décembre 2015

Qui est l'abbé Francis Patindé IlBOUDO?

Ce samedi 5 décembre 2015, l’abbé Francis Patindé IlBOUDO sera ordonné prêtre par Mgr Ambroise Ouédraogo, Evêque de Maradi. Fils de ILBOUDO Kamsongo Alphonse et de ROUAMBA Tanga Martine, l’abbé Francis est né en 1978 à Zambanéga/Tanghin Dassouri au Burkina Faso. Il est entré au séminaire le 15 Septembre 2002 et a été ordonné diacre le 21 Juin 2015 à Koumi au Faso. Sa devise est : Tout à Jésus Roi d'Amour par Marie Notre Dame du Perpétuel Secours.

Caritas Dakar lance un projet d’appui à la lutte contre la pauvreté et l’émigration clandestine des jeunes dans la banlieue

Caritas Dakar lance un projet d’appui à la lutte contre la pauvreté et l’émigration clandestine des jeunes dans la banlieue de Pikine, le 08 décembre 2015, sous la présidence de Monseigneur Benjamin Ndiaye, Archevêque de Dakar. La cérémonie de lancement est prévue à partir de 09h00 au siège de la Mairie de Diamaguéne Sicap Mbao, en présence des autorités administratives, religieuses et coutumières de la localité

Financé par le diocèse de Rothenburg Stuttgart en Allemagne, pour un coût global de 145 273 000 F.CFA, ce projet, réalisé en collaboration avec le Secrétariat National de Caritas Sénégal, intervient au niveau de quatre Communes d’Arrondissement de Thiaroye (Diamaguéne Sicap Mbao, Thiaroye Gare, Tivaoune Diaksao, Thiaroye sur Mer), pour une durée de deux ans.

Il contribuera à la réduction de la pauvreté dans la banlieue de Dakar et du phénomène de l’émigration clandestine des jeunes, par l’ amélioration de la situation socioéconomique des ménages vulnérables dans quatre communes d’arrondissement de Thiaroye, département de Pikine et la conscientisation des jeunes sur les dangers liés à l’émigration clandestine et ses conséquences sur la société et l’économie nationale.

Ce projet vise directement cent (100) ménages qui bénéficieront des distributions de vivres ; cent (100) femmes chefs de ménages pour des financement et le renforcement des capacités de gestion de cent (100) femmes chefs de ménages. Il portera également un volet animation/sensibilisation sur les méfaits de l’émigration clandestine ciblant 97.500 personnes

A terme, Caritas Dakar cible une population estimée à 194.985 personnes.

mardi 1 décembre 2015

Message du président nigérien à la Cop 21 "Paris ne sera pas une conférence de plus mais « la conférence » où les dirigeants du monde auront pris, dans un esprit de solidarité, les décisions qu'il faut".

« Excellence Monsieur François Hollande, Président de la République française,
Majestés, Mesdames et Messieurs les Chefs d'Etat et de Gouvernement,
Monsieur le Secrétaire General des Nations Unies,
Mesdames, Messieurs,

Permettez- moi, avant tout propos, d'exprimer ma profonde compassion au peuple Français, suite aux attaques terroristes perpétrées par des individus lâches et barbares, le 13 Novembre dernier à Paris, qui ont fait malheureusement de nombreuses victimes innocentes.
Aujourd'hui, les dirigeants de toutes les nations du monde se retrouvent à Paris, mobilisés autour d'un seul thème, la sauvegarde de notre bien commun : la planète terre.
Les peuples du monde entier, en particulier les plus jeunes, inquiets de l'avenir de la planète, attendent avec anxiété et impatience les décisions que nous pendrons pour inverser un scénario catastrophe, que toutes les observations, analyses, et études scientifiques confirment comme inéluctable.
Nous n'avons pas le droit de les décevoir. Nous n'avons pas le droit de trahir leur espérance.
Les décisions qui seront prises par la conférence pour atténuer et ralentir l'élévation de la température du globe, cause principale du changement climatique, doivent être accompagnées de mesures visant à s'adapter aux effets des variations climatiques qui du reste, sont déjà tangibles dans certains pays comme le Niger. Dans mon pays les effets du changement climatique se traduisent non seulement par l'augmentation des températures extrêmes, mais aussi, dans la même saison, par des périodes de sécheresse suivies de périodes d'inondations provoquant dans les deux cas des pertes et dommages considérables et mettant à mal la résilience des populations. Je peux aussi parler du Lac Tchad qui se meurt et du Fleuve Niger qui s'ensable.
Le Niger et tous les pays du Sahel attendent par conséquent des pays partenaires développés et émergeants, un signal fort sur leurs engagements, notamment celui de mobiliser 100 milliards de dollars par an jusqu'en 2020 pour financer les politiques climatiques à travers les fonds verts, ce montant devant être revu à la hausse au-delà de cette période.
A l'instar des autres Etats parties à la Convention Cadre sur les Changements Climatiques, mon pays le Niger, pleinement conscient du devoir qui est le sien, a présenté sa contribution prévue déterminée au niveau national (CPDN) comportant des actions d'atténuation et des actions d'adaptation.
Les actions d'atténuation concernent l'accroissement des capacités d'absorption des puits de carbone et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ainsi des mesures sont envisagées sur l'ensemble des zones écologiques pour augmenter la résilience des écosystèmes et des ménages, séquestrer le carbone, aménager durablement les formations forestières, améliorer le taux d'accès à l'électricité, réduire la demande de bois énergie, promouvoir les énergies renouvelables notamment par la construction du barrage hydroélectrique de Kandadji, améliorer l'efficacité électrique dans l'industrie et l'habitat.
Les actions d'adaptation concernent la restauration des terres agro-sylvo-pastorales, la régénération naturelle assistée, la fixation des dunes, l'aménagement des forêts naturelles, la plantation de haies vives et des espèces à usages multiples, et la promotion de la foresterie privée.
Les projections du 5ème Rapport du Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC), nous indiquent que sans actions ambitieuses sur les réductions des émissions mondiales de gaz à effet de serre, l'augmentation moyenne de la température mondiale risque de s'accélérer au cours de ce siècle, pour dépasser le seuil de basculement irréversible des écosystèmes qui est de 2°C.
Le Niger engage vivement les Etats membres que nous sommes à agir dans le cadre d'un accord que nous voulons complet solidaire et contraignant, pour réduire fortement les émissions mondiales, de façon à contenir l'élévation de la température moyenne du globe en dessous de 1,5°C à l'horizon 2100, car de l'avis des experts, le seuil de 2°C en moyenne communément annoncé se traduirait en fait, pour l'Afrique par une élévation moyenne de température de 3,5°C, et de 5°C pour le Niger.
Mais le Niger attend évidemment de voir cet accord réserver une place de choix aux questions importantes notamment la prise en compte, de manière équilibrée, des actions d'atténuation et des actions d'adaptation en ce qui concerne le financement, ainsi que la définition de mécanismes clairs pour garantir ce financement.
Majestés, Mesdames et Messieurs les Chefs d'Etat et de Gouvernement,
Il est en définitive temps, que la Communauté internationale s'accorde autour d'un accord universel assorti d'un agenda de solutions, reposant sur le principe de responsabilité collective mais différenciée. L'Afrique avec une contribution aux émissions de 2% se présente comme une victime subissant les effets des émissions à effet de serre des pays développés et émergeants. Il faut que les pollueurs payent suivant le principe universellement admis du pollueur payeur.
Je fonde l'espoir que Paris ne sera pas une conférence de plus mais « la conférence » où les dirigeants du monde auront pris, dans un esprit de solidarité, les décisions qu'il faut. Et en cela, j'en suis confiant, au vu de la détermination qui nous anime tous.

Je vous remercie de votre attention./. ».

vendredi 27 novembre 2015

La promotion du vivre-ensemble au Niger au cœur d’une rencontre au centre Siloé

La Commission "Jeunes" et la Commission pour le "dialogue islamo-chrétien" de l'Eglise catholique au Niger ont tenu une rencontre conjointe, du 11 au 12 novembre 2015, au centre Siloé (à 20 km de Niamey). Objectif : œuvrer ensemble pour le vivre-ensemble entre jeunes catholiques et musulmans au Niger. 15 prêtres, religieuses et laïcs des diocèses de Niamey et de Maradi ont pris part à cette rencontre d'échanges et de réflexion.


Dans son mot d'ouverture, Mgr Ambroise Ouédraogo, Président des 2 Commissions, a dit que « la rencontre a été organisée pour trois raisons. D'abord, parce que les 2 commissions ont une même cible : la jeunesse. Ensuite, parce qu'après les événements tragiques qu'a vécu l'Eglise au Niger les 16 et 17 janvier 2015, il est devenu impératif que les 2 commissions travaillent en synergie pour promouvoir un vivre-ensemble réussi au sein de la jeunesse nigérienne. Pour cela, la CADEV-Niger est prête à nous accompagner, a ajouté Mgr Ambroise. Enfin, il existe à Niamey une organisation de jeunes pour le dialogue interreligieux. Il nous faut les appuyer, a-t-il conclu ».

Niger, une attaque à la roquette fait 18 morts dans le village de Gogone

Dix-huit personnes tuées dont le grand Iman du village égorgé par son propre neveu, onze blessés et une petite fille de trois ans portée disparue, c’est le bilan d’une énième attaque des éléments de Boko Haram dans le village de Gogone à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Bosso dans la région de Diffa dans la nuit de mercredi, 25 novembre 2015. Le village de Gogone a été attaqué à la roquette à l’heure de la prière du soir avant de venir égorger certaines victimes. Hormis les pertes en vie, les assaillants ont brûlé 76 habitations, 2 véhicules, plusieurs motos et des moulins,…

Le Niger en cette douloureuse circonstance, invite l'ensemble des Ulémas du Niger à saisir l'occasion de la Grande prière de Juma'a de ce vendredi pour réciter des prières pour le repos éternel des armes des martyrs, pour la victoire des Forces de Défense et de Sécurité qui, fidèles à leur serment, continuent de traquer Boko Haram, dans tous les coins et recoins du Lac Tchad.

Dans une interview à l’édition en ligne de Jeune Afrique, M. Mohamed Bazoum, ministre d'État à la Présidence du Niger, avait déclaré au sujet de la lutte contre Boko Haram, "tant que le Nigeria n'aura pas déployé son armée le long de notre frontière et occupé durablement les villes de Damasak et de Malam Fatori, nous serons vulnérables à des incursions de Boko Haram".
Serge Xavier Oga.

jeudi 26 novembre 2015

L'Evêque de Maradi ordonne ce 5 décembre 2015 deux prêtres diocésains


Cinquième journaliste arrêté en l'espace de 10 jours

Les temps sont durs pour les journalistes nigériens durant cette période de pré campagnes électorales. Depuis le 23 novembre 2015, Souleymane Salha, directeur de publication du Courrier est en garde à vue à la police judiciaire de Niamey. Il est cinquième journalistes interpellées en l’espace de 10 jours au Niger. L’arrestation du directeur de publication du Courrier serait liée à la dernière Une du journal en date du 19 novembre « Un ordre illégal » parlant de l’arrestation de Hama Amadou. 

D’autres journalistes nigériens dans l’exercice de leur profession ont été brièvement interpellés par la police toujours à Niamey. Le 14 novembre 2015, le journaliste Alou Aboubacar de TV Niger 24 et son cameraman Abdoulaye Souley, le journaliste de Sidikou Harouna et son cameraman Luc Oga de TV Bonferey  ont été arrêtés et ont passé une journée dans les locaux de la police judiciaire. Leurs téléphones portables et leurs matériels des journalistes ont été confisqués.

Le 19 octobre dernier, cinq journalistes couvrant une manifestation de scolaires nigériens avaient été également interpellés. Ils ont été libérés et leurs matériels leurs avaient été restitués le lendemain.

Cette situation préoccupe les organisations de défense de liberté de presse à l’intérieur comme à l’extérieur du Niger. Cette semaine, Reporters sans frontières a dénoncé l'arrestation de Souleymane Salha qui selon elle a été effectué en « totale violation de la loi nigérienne sur la liberté de la presse ».

Le Niger a été le premier pays en Afrique qui a signé la Déclaration de la Montagne de la Table dépénalisant les délits de presse en 2011.

Serge Xavier Oga

mardi 24 novembre 2015

Le FIMA 2015 reporté par craintes d'attentats terroristes

La dixième édition du Festival International de la Mode Africaine "FIMA" n’aura pas lieu. Initialement prévu du 25 au 29 novembre à Niamey, ce rendez-vous des amateurs de la mode a été reporté par craintes d'attaques terroristes. C’est le styliste nigérien et organisateur du festival, Seidnaly Sidhamed alias Alphadi qui a annoncé la nouvelle ce jour lors d’une conférence de presse à Niamey. Le FIMA est un festival de la mode qui se tient au Niger depuis 1998 tous les deux ans. 


Un incendie fait 18 morts dans un centre d’hébergement de migrants en Algérie

Dix-huit migrants subsahariens dont deux enfants et trois femmes sont morts ce mardi en Algérie dans l’incendie de leur centre d’accueil à Ouargla à 800 km au sud d’Alger. Selon les autorités de la protection civile algérienne, l’incendie sans doute d’origine accidentelle s’est déclaré à 02 H00 GMT. Hormis les décès, une cinquantaine de migrants sont blessés. Un court-circuit serait à l’origine de ce drame selon la présidente du Croissant Saïda Ben habiles.
Serge Xavier Oga



lundi 23 novembre 2015

Message du Président du Niger à son homologue malien suite à l’attaque terroriste au Radisson de Bamako

"Monsieur le Président et Cher Frère,

Le terrorisme djihadiste vient de se manifester une fois de plus au Radisson Blu de Bamako, à travers l'attaque et la prise d'otages de ce vendredi 20 novembre 2015, qui s'est malheureusement soldée par la mort d'une vingtaine de victimes innocentes.

Le Niger condamne de la manière la plus forte ces actes ignobles, qui sont en marge de toute forme de civilisation et, surtout, en marge de la religion musulmane dont se réclament leurs auteurs.

Les considérables efforts engagés par le Gouvernement du Mali pour consolider la paix, promouvoir la réconciliation nationale et améliorer les conditions de vie des maliens sont pour le Niger et, j'en suis convaincu, pour l'ensemble des pays de notre sous-région, des bases propices à l'affirmation d'une nation stable et prospère, qui jouera pleinement le rôle qui est le sien dans l'approfondissement du processus d'intégration qui mobilise aujourd'hui nos gouvernements.

Le Niger reste plus que jamais solidaire des actions légitimes du peuple malien contre la barbarie et l'obscurantisme et réaffirme son engagement dans le partenariat solide qui le lie au Mali et aux partenaires du Mali à ce sujet. 

En vous renouvelant l'expression de la solidarité du Niger au Mali et, tout en félicitant les Forces de Défense et de Sécurité maliennes pour leur travail dans le dénouement de cette prise d'otages, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président et Cher Frère, l'assurance de ma très haute considération".

François prie pour les victimes de l'attentat de Bamako

Le Pape François condamne fermement la violence aveugle. Après le tragique attentat survenu dans un hôtel de Bamako, au Mali, il a fait parvenir un message à l’archevêque de la ville, Mgr Jean Zerbo.

Le Radisson Blu de Bamako, établissement chic fréquenté par des diplomates, hommes d'affaires et autres expatriés, a été attaqué le matin du vendredi 20 novembre 2015 par des hommes armés qui y ont retenu en otage quelque 170 clients et employés. Les forces maliennes sont intervenues avec l'appui de forces de l'ONU de la France et des États-Unis. L’assaut a été revendiqué par un groupe djihadiste.

Le bilan est de 21 à 27 morts selon les sources. Le Saint-Père se dit consterné par cette violence aveugle et implore de Dieu la conversion des cœurs et le don de la paix. Le Pape François s’associe par la prière à la peine des familles endeuillées et à la tristesse des Maliens. Il confie toutes les victimes à la miséricorde de Dieu, le priant de les accueillir dans sa lumière. Il exprime sa profonde sympathie aux personnes blessées et à leurs familles, demandant au Seigneur de leur apporter réconfort et consolation dans leur épreuve. Il invoque enfin l’abondance des Bénédictions divines sur toutes les personnes touchées par ce drame.

Selon l’AFP, les enquêteurs sont sur plusieurs pistes dans leurs recherches sur les commanditaires, complices éventuels et auteurs de l’attaque meurtrière de vendredi. L’état d’urgence a été décrété pour dix jours dans l’ensemble du pays qui observera à partir de lundi 23 novembre 2015 un deuil national de trois jours.

jeudi 19 novembre 2015

Messe de lancement des activités des jeunes de Niamey

De nombreux jeunes venus de toutes les paroisses de Niamey se sont retrouvés à la paroisse saint Augustin pour célébrer ensemble une messe, le dimanche 08 novembre 2014, à 16 heures. Présidée par l'Archevêque de Niamey, Mgr Laurent Lompo, cette messe marque le lancement des activités des jeunes au niveau sectoriel. Journée de fraternité, marche de carême, olympiades, formation des jeunes sur la politique en prélude aux élections présidentielles, législatives et municipales... 
Telles sont entre autres activités annoncées par l'aumônier sectoriel des jeunes, père Flavien Lawali Idi, pour cette année pastorale.

Dans son homélie, Mgr Laurent a recommandé aux jeunes de prendre à cœur ces activités et de s'engager dans leurs paroisses respectives. Selon lui, les jeunes sont l'avenir de la société et de l'Eglise, et ils doivent y jouer pleinement leur rôle. Il leur a aussi demandé de ne pas se laisser influencer par « la culture de l'image qui pousse de plus en plus de personnes à paraître plutôt qu'à être ». Profitant de l'occasion, l'Archevêque de Niamey a souligné qu' « aujourd'hui, l'Evangile nous met en garde contre une attitude que chacun de nous porte consciemment ou inconsciemment en lui : l'hypocrisie. » Et de mettre chacun face à sa conscience en ces termes : « à l'écoute de la Parole de Dieu aujourd'hui, chacun doit se poser cette question : qu'est-ce qui passe en premier chez moi ? Le souci de l'être ou celui du paraître ? » Poursuivant, le Pasteur de l'Eglise de Niamey a dénoncé « les relations humaines aujourd'hui empreintes de fourberie et de mensonge ». Et de déclarer : « cela devient plus grave si le croyant s'installe dans cette attitude sans se laisser interroger par la Parole de Dieu », avant d'enseigner : « Dieu veut que nous soyons toujours vrais dans ce que nous sommes et faisons ». Mgr Laurent a également exhorté les jeunes à être fier d'être chrétiens et à vivre leur foi sans peur ni honte, pour transformer la société dans laquelle ils vivent. « Pour ce faire, soyez des jeunes : qui agissent au lieu de critiquer ; qui sont enracinés dans la foi, afin de transmettre le feu de l'amour du Christ aux autres ; qui sont engagés dans la vie de leurs paroisses ; qui se démarquent de la masse qui veut vivre sans repères », a-t-il conclu.

Après la messe célébrée dans une ambiance de grande joie, les jeunes se sont retrouvés dans la cour de l'église pour un temps d'animation et d'échange autour d'un pot.

Les membres du Comité Mixte de Dialogue Inter religieux du Diocèse de Maradi à l'école de la Communication.

Du 16 au 19 novembre 2015 a eu lieu à Birni Konni une session de renforcement de capacités en communication culturelle croisée et en communication religieuse croisée dans le cadre du Projet pour le Renforcement de Capacités pour l’Action Communautaire Inter religieuse. Ils sont une dizaine de participants, musulmans et chrétiens venus d’Agadez, de Zinder, Maradi, Tahoua et de Birni Konni à prendre part à cette rencontre en présence de l’Evêque de Maradi, Mgr Ambroise Ouédraogo. Cette session de 4 jours a permis d’outiller les participants sur différents aspects communicationnels dans le cadre du dialogue inter-communautaires et inter religieux. 

En ouvrant la session le lundi 16 novembre 2015, l’Evêque de Maradi a remercié les participants pour leur disponibilité à travailler ensemble dans le respect de leur chemin particulier pour la construction de la paix au Niger. Au Niger, chrétiens et musulmans doivent travailler ensemble pour que la cohabitation et la coexistence demeurent pacifiques. Au cours de cette session les participants ont été formés sur la communication culturelle croisée et la communication religieuse croisée. La formatrice Shamsia Ramadhan, Program Manager au Projet de Renforcement de Capacités pour l’Action Communautaire Inter religieuse de Catholic Relief Services Kenya dans son premier exposé a d’abord défini la communication avant d’aborder les différents processus de communication, les freins à la bonne communication, les caractéristiques d’une communication efficace,... Elle  a ensuite abordé le concept de culture et de religion pour permettre aux participants de bien comprendre les différences entre la culture et la religion et les interactions entre les deux concepts. S’agissant de la communication dans le cadre du dialogue interreligieux, elle requiert patience et courage, une ouverture d’esprit, une disponibilité qui permet de se familiariser avec l’autre, de comprendre sa culture et partager.

Cette formation qui s’inscrit dans le cadre d’un module de formation en plusieurs étapes est organisée dans le cadre du projet de Renforcement de Capacités pour l’Action Communautaire Inter religieuse, un projet qui intervient dans 6 pays africains : l’Egypte, la Tanzanie, l’Ouganda, le Kenya, le Nigéria et le Niger. La première formation a parlé de justice et la paix confessionnelle, la sensibilité aux conflits pour l’action interreligieuse, la seconde a été consacrée au partenariat et à la collaboration, le leadership transformatif et la gestion du changement, la troisième formation qui est l’actuelle est consacrée à la communication.

Tout ce processus vise la prévention des conflits dans l’espace nigérien. D’ores et déjà à Konni un embryon de vivre ensemble est en gestation. 24 jeunes, 44 femmes catholiques et musulmans mutualisent leurs efforts et s’engagent à œuvrer ensemble pour la prévention des conflits et pour la coexistence pacifique. Les participants ont visité un projet connecteur de jeunes et femmes catholiques et musulmanes de Konni. La passerelle d’échanges et de connexion voulues, se fera via   un projet de 19 mois à travers le projet Paix, Réconciliation et Développement à travers le Dialogue Inter Religieux dans la ville de Birnin N’Konni. Les jeunes ont décidé hormis des activités d’intérêts communautaires et de sensibilisation, de disposer de matériels qui leur permettront de générer de l'argent pour supporter leurs différentes actions. Le projet a mis à leur disposition des réfrigérateurs, des chaises de location et une sonorisation de location. Ensemble jeunes musulmans et chrétiens ont construit un local pour tenir leurs réunions et se retrouver régulièrement pour échanger. Avec les femmes les échanges se poursuivent pour trouver les points de connexions pour des activités d’intérêts communautaires. 

Serge Xavier Oga

mardi 17 novembre 2015

Attentats de Paris, le Président du Niger présente les condoléances à la France

« Monsieur le Président,
La France vient d'être victime d'attentats terroristes particulièrement meurtriers impliquant des dizaines de victimes innocentes, dans la nuit du 13 au 14 novembre 2015.
En ces très graves moments, je tiens à exprimer à la France et, en particulier aux victimes et à leurs familles, nos sincères condoléances et notre solidarité. Le Niger et son Gouvernement sont particulièrement consternés par ces actes inqualifiables, qui viennent malheureusement confirmer de la manière la plus criante, l'absurdité, la cruauté et l'aveuglement des acteurs du terrorisme, tout autant que leur imprévisibilité.
Parce qu'il est si pernicieux, le terrorisme est un défi permanent à toutes les nations du monde et je tiens à saluer l'engagement courageux et volontaire du Gouvernement français, dont les actions concluantes ont permis de mieux le combattre, aussi bien en France que dans d'autres théâtres où son aide a été opportunément sollicitée.
En vous renouvelant l'expression de la solidarité et de la compassion du Niger à la France, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'assurance de ma très haute considération./. ».

lundi 16 novembre 2015

Hama Amadou en prison au Niger depuis samedi

L'opposant et candidat à la présidentielle de 2016, Hama Amadou exilé à Paris depuis septembre 2014 est arrivé à Niamey le samedi 14 novembre 2015. Sous le coup d’un mandat d’arrêt national, Hama Amadou et sa seconde épouse sont accusés d’avoir « importé » du Nigeria, des enfants dont ils se sont attribué la paternité. L’opposant candidat dès sa descente d'avion a été déposé à la prison civile de Filingué à l’ouest du pays. 

Toute la journée du samedi, des heurts ont opposé les militants du parti de Hama Amadou aux forces de l’ordre aux abords de l’aéroport de Niamey. Plusieurs militants et hauts cadres du parti ont été arrêtés par la police.

Niger : Urgence Diffa, Caritas Développement Niger poursuit ses actions en faveur des populations victimes de la secte Boko Haram dans la région de Diffa

Dans la région de Diffa au Niger, depuis le 3 novembre 2015, les équipes de la Caritas Développement Niger mènent plusieurs activités sur le terrain en faveur des déplacées et des populations hôtes dans les communes de Goudoumaria, Mainé Soroa et Diffa. Pendant 3 mois, Caritas Développement Niger va aider 1000 ménages déplacés du Nigéria et 1000 ménages hôtes de la région de Diffa et former 200 jeunes filles et garçons des communes cibles sur plusieurs thématiques. 

En ce moment sur le terrain chacun des 1000 ménages déplacés nigérians a reçu 2 couvertures, 2 nattes, 3 moustiquaires, 2 marmites, 1 louche et 1 plateau pour repas ainsi que la somme de 27500 F CFA en cash. Ils sont 50 ménages à Goudoumaria, 300 à Mainé Soroa et 650 à Diffa concernés par cette action de solidarité de la Caritas en faveur des déplacés du Nigéria qui ont trouvé refuge dans plusieurs localités de la région de Diffa. Les 1000 ménages recevront en décembre 2015 et janvier 2016 une autre assistance constituée de 27500 F CFA, de 5 morceaux savons, d’un litre d’eau de javel, de 30 comprimés Aqua Tabs et d’un récipient de conservation d’eau de boisson.

Faisant écho à la générosité des communautés hôtes de la région de Diffa qui accueillent les déplacés qui ont fui les violences au nord-est Nigéria en détresse, Caritas Développement Niger va également aider 1000 ménages hôtes dont 325 à Diffa, 325 à Mainé Soroa et 350 à Goudoumaria. Cette assistance sur 3 mois (novembre, décembre 2015 et Janvier 2016) est constituée de 27500/mois, 5 morceaux savons, 1 litre d’eau de javel, 30 comprimés Aqua Tabs pour la purification de l'eau d'alimentation et un récipient de conservation d’eau potable.

Le choix porté sur ces activités se justifie par les entretiens avec les déplacés et les populations hôtes lors de l’évaluation initiale des besoins, réalisée par le bureau diocésain de Maradi, mais aussi par les résultats des autres évaluations réalisées aussi bien par le gouvernement que par la communauté humanitaire de Diffa.

Cette aide d’urgence de la Caritas Développement Niger vise à renforcer les capacités de résilience des personnes déplacées du Nigeria et les populations des villages d’accueil vivant dans une extrême vulnérabilité. A travers le cash transfert, la CADEV Niger veut donner aux populations hôtes et aux déplacées des revenus leur permettant de prendre en charge une partie de leurs besoins alimentaires en achetant sur les marchés locaux ce dont ils ont besoin. Cette aide humanitaire de la Caritas Développement Niger va touchera indirectement 14500 personnes.

Aujourd’hui plus qu’hier, les populations hôtes et déplacées de la région de Diffa demeurent confrontés aux énormes difficultés d’accès aux vivres et aux autres moyens de subsistance. C’est pourquoi CADEV Niger a sollicité et obtenu de ses partenaires du réseau Caritas Internationalis (Caritas Espagne, Caritas Italiana, Caritas Japon, Caritas Danemark, Caritas Corée du Sud, Développement et Paix Canada, Secours Catholique Caritas France, Caritas Belgique, Caritas Angleterre et Pays de Galles CAFOD, Caritas Luxembourg, Catholic Releif Services Niger) le financement d’un projet d’Urgence en faveur des déplacées et des populations hôtes qui ont accueilli avec humanisme et respect leurs et sœurs du Niger malgré la situation de précarité dans laquelle elles végètent depuis quelques années.

Pour rappel, la Caritas Développement Niger est présente aux côtés des populations de la région de Diffa depuis février 2015 grâce à l’appui financier de la Caritas Allemagne et de CRS/Niger. Ils étaient 600 taxi motos et 200 ménages déplacés du Nigeria à bénéficier des vivres et des non vivres durant mai, juin et juillet 2015.

La Région de Diffa (diocèse de Maradi) au sud-est du Niger est située à 1360 km de Niamey. Les populations subissent fortement depuis février 2014 les conséquences de la crise engendrée par les éléments de Boko Haram.

Serge Xavier Oga

mardi 10 novembre 2015

10e édition de la Journée Nationale de Solidarité de l'Eglise Catholique au Niger, Miséricordieux comme le Père

Logo officiel de l'année de la Miséricorde, 
œuvre du Père Jésuite Marko I. Rupnik
Le dimanche 29 novembre 2015 sera célébrée dans toutes les paroisses du Niger la 6ème édition de la Journée Nationale de Solidarité. Le thème de cette année est « Miséricordieux comme le Père ! » Ce thème a été choisi lors de l’Assemblée Générale de la CADEV Niger le 6 juin 2015 sur proposition des Évêques en lien avec l’Année de la Miséricorde qui sera officiellement lancée par le Pape François le 8 décembre 2015. 

Le thème « Miséricordieux comme le Père » tiré de l’Evangile de Luc, 6,36 propose de vivre la miséricorde à l’exemple du Père qui demande de ne pas juger ni condamner, mais de pardonner et de donner l’amour et le pardon sans mesure (cf. Luc, 6,37-38). Au lendemain des événements des 16 et 17 janvier 2015, plusieurs fidèles se sont interrogés sur les actions que mène l’Eglise Catholique au Niger et se demandaient s’il fallait continuer à aider ceux qui persécutent les chrétiens. 

L’Année de la Miséricorde décrétée par le Pape vient donc à point nommé pour éclairer les fidèles catholique du Niger sur l’attitude à adopter en tant que chrétiens. Comme l'a écrit le pape François le 11 avril 2015 dans la bulle d'indiction du Jubilé Extraordinaire de la Miséricorde "l’Eglise a pour mission d’annoncer la miséricorde de Dieu, cœur battant de l’Evangile, qu’elle doit faire parvenir au cœur et à l’esprit de tous. L’Epouse du Christ adopte l’attitude du Fils de Dieu qui va à la rencontre de tous, sans exclure personne. De nos jours où l’Eglise est engagée dans la nouvelle évangélisation, le thème de la miséricorde doit être proposé avec un enthousiasme nouveau et à travers une pastorale renouvelée. Il est déterminant pour l’Eglise et pour la crédibilité de son annonce de vivre et de témoigner elle-même de la miséricorde. Son langage et ses gestes doivent transmettre la miséricorde pour pénétrer le cœur des personnes et les inciter à retrouver le chemin du retour au Père". Le pape précise également que "la vérité première de l’Eglise est l’amour du Christ. L’Eglise se fait servante et médiatrice de cet amour qui va jusqu’au pardon et au don de soi. En conséquence, là où l’Eglise est présente, la miséricorde du Père doit être manifeste. Dans nos paroisses, les communautés, les associations et les mouvements, en bref, là où il y a des chrétiens, quiconque doit pouvoir trouver une oasis de miséricorde". Cette année, les fidèles auront la chance d'être entretenu sur la mésirécorde et ils se rendront compte "qu'autant la profondeur du mystère renfermé est insondable, autant la richesse qui en découle est inépuisable".

Les Comité de Solidarité et de Développement des paroisses catholique du Niger sous la conduite de leur Curé sont invités à animer plusieurs séances de sensibilisation à l’endroit des communautés sur le devoir de charité envers tous qui incombe à tout chrétien 

Cette année, la journée de solidarité sera couplée au 10 ème anniversaire de la création de la Caritas Développement Niger chargée d’animer la pastorale sociale de l’Eglise. Ce sera une occasiion d’action de grâce et les catholiques du Niger à la suite de Mère Thérésa réaliserons que ce que nous accomplissons n'est qu'une goutte dans l'océan. Mais si cette goutte n’existait pas, elle manquerait au Niger. 

Serge Xavier Oga

Incendie marché de légumes "Kassoua-dolli" d’Agadez

Le vendredi 6 novembre 2015, vers 3 heures du matin, un incendie a ravagé le marché de légumes d’Agadez. Cet incendie d’origine inconnu a ravagé plusieurs boutiques et les pertes sont énormes. Le bilan officiel des dégâts n’a pas encore été établi. Aucune perte en vie humaine n’est à déplorer. 


Présidentielles de 2016 au Niger, le président Mahamadou Issoufou investit candidat.

A l’issue de son congrès extraordinaire tenu ce samedi 7 novembre 2015 à Niamey, le Président Mahamadou Issoufou a été investi candidat pour les prochaines élections présidentielles de 2016 du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme PNDS Tarraya. La cérémonie d’investiture s’est déroulée en présence des membres des cadres du Comité exécutif national du parti, des délégations régionales venues de toute le pays et de plusieurs délégations membres de l’Internationale Socialiste du Burkina Faso, de la Cote d’Ivoire, de la Mauritanie,…

En février 2016, Issoufou Mahamadou ira à l’assaut des suffrages des électeurs nigériens afin de rempiler pour un nouveau mandat de 5 ans à la tête du Niger. Il avait été élu démocratiquement président du Niger pour la première fois le mars 2011 avec 57,95 % des voix. 

Le premier de l’élection présidentielle couplée aux législatives aura lieu le dimanche 21 février 2016.

Elections de 2016 au Niger, l’Association Nigérienne pour la Défense des Droits de l’Homme monte au créneau.

Le Niger est en ce moment en période pré-électorale. Dans les écuries politiques, le temps est au choix des candidats. A la date d’aujourd’hui, ils sont déjà 4 candidats qui ont annoncé leur envie de briguer la magistrature suprême. 

Au niveau de la Commission Électorale Nationale Indépendante CENI, l’heure est à l’affichage officiel des listes électorales provisoires à travers tout le pays conformément aux dispositions de la loi, ceci pour permettre aux citoyens qui se sont faits enrôler de voir si leurs noms ont été correctement inscrits, de relever les irrégularités et les signaler aux agents d’affichage pour les corrections en cas d’irrégularités vérifiées et acceptées.

Et c’est justement le résultat de cette action qui inquiete le Bureau de l’Association Nigérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (ANDDH) qui s’est réuni en session ordinaire à Niamey le samedi 6 novembre 2015. L’ANDDH s’est penchée sur la situation préélectorale telle qu’elle prévaut dans notre pays, notamment la question du fichier électoral et de l’accès aux médias publics.  Dans le communiqué qu’il a rendu public à l’issue de cette réunion ; l’ANDDH dit constaté "avec regret, le manque de professionnalisme criard, voir la négligence dans la préparation du fichier électoral que reflète la nature des imperfections relevées ici là ". L’Association Nigérienne pour la Défense des Droits de l’Homme ne comprend pas "l’incapacité du CFEB à gérer de simples opérations de saisie de liste de recensement ". Et c’est pourquoi elle demande au comité chargé du fichier électoral de "saisir la portée de la mission qui lui a été confiée par les nigériens et corriger toutes les malformations du fichier électoral pour donner à chaque nigérien remplissant les conditions, l’occasion d’exercer son droit fondamental de citoyen".

S’agissant de l’accès aux médias publics en cette période préélectorale , le BEN/ ANDDH exprime « son inquiétude face au choix fait par Télé- sahel de privilégier le camp des formations politiques au pouvoir, au détriment des formations politiques qui n’en font pas partie, faussant ainsi gravement le principe d’égalité de chance dans la compétition électorale et le jeu démocratique ». 

L’association estime que la télévision nationale qui "appartient à l’ensemble des nigériens doit assurer l’accès équitable à ses antennes". Face à cette situation, l’Association Nigérienne pour la Défense des Droits de l’Homme interpelle le Conseil Supérieur de la Communication "sur la mission qui est la sienne et l’engagement pris par ses membres devant le peuple nigérien, de remplir leur mission avec loyauté. Le tient pour responsable du déficit d’équité dans l’accès aux médias publics des formations politiques et des organisations de la société civile, tant pendant la période préélectorale que pendant la période électorale".

L’Association Nigérienne pour la Défense des Droits de L’homme lance un appel au Conseil Supérieur de la Communication dans son communiqué " réitère son appel à toutes autorités impliquées à un titre ou à un autre dans la conduite des opérations électorales et la gestion des droits et libertés, pour qu’elles se ressaisissent, en vue d’épargner à notre pays les épreuves découlant d’un processus électoral mal conduit et inéquitable ».

Serge Xavier Oga

mercredi 4 novembre 2015

Laudato si’ sous le regard du Père Eric Mèdagbé

A l'heure où tout le monde parle des effets des changements climatiques et où, décideurs politiques et économiques, ONG et personnes de bonne volonté soucieuses de la protection de l'environnement se préparent à la Conférence de Paris sur le climat (COP 21), qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre 2015, les participants à la traditionnelle Assemblée diocésaine de Niamey, qui s'est tenue du 08 au 10 octobre 2015, ont relu et médité l'encyclique du Pape François, Loué sois-tu, sur la sauvegarde de la création. Dans ce sens, nous vous proposons une réflexion, sous forme de regard d'un africain sur l'encyclique, à partir de 3 questions : Que dit l'encyclique ? Que nous dit l'encyclique ? A quoi nous engage l'encyclique ?

1. Que dit l'encyclique ?
Dans Laudato si', publiée le 18 juin 2015, le Pape François nous invite, en substance, à prendre soin de la création que Dieu nous a confiée. « La destruction de l'environnement humain est très grave, parce que non seulement Dieu a confié le monde à l'être humain, mais encore la vie de celui-ci est un don qui doit être protégé de diverses formes de dégradation. » (n°5). Sans peut-être y faire attention, notre existence est liée à la nature, et notre survie dépend, d'une certaine manière, d'une nature saine. C'est certainement ce que le Pape veut nous faire comprendre lorsqu'il dit que « notre propre corps est constitué d'éléments de la planète, son air nous donne le souffle et son eau nous vivifie comme elle nous restaure. » (n°2).

Assemblée nationale du Niger : Le ministre de la Défense Nationale expose les actions entreprises par le gouvernement et les partenaires humanitaires suite à son interpellation sur la situation humanitaire dans la Région de Diffa

Le ministre de la Défense nationale Karidjo Mamadou a été interpellé par l’assemblée nationale le samedi 31 octobre 2015 en séance publique sur la situation humanitaire qui prévaut dans la région de Diffa en ce moment. Des explications fournies par le ministre aux députés, il ressort qu’à la date du 05 Août 2015, la Direction Régionale de l'Etat Civil et des Réfugiés de la région de Diffa a recensé dans 135 sites 138 321 déplacés du Nigeria dont 94 152 réfugiés et 44 169 retournés, 46988 déplacés internes recensés dans 34 villages. Il apparaît aujourd’hui dans la région de Diffa, qu’une personne sur 3 est déplacée. Le ministre de la défense a annoncé aux députés le nombre total des déplacés dans la région de Diffa qui est de « 185309 pour une population globale de 593 821 personnes ». Il a ensuite précisé que cette situation ne prend pas en compte les victimes des récentes attaques des éléments de Boko Haram à Diffa, Ngourtaoua, Baroua, Tchoukoujani, Alla, Dallamaram et Boulangouri. En octobre 2015, les différents attaques de Boko Haram ont obligé plus de 6000 déplacés internes. Le ministre de la défense a reconnu que la psychose qui prévaut dans certaines localités de la région de Diffa, entraîne des déplacements préventifs des populations en particulier celles riveraines de la Komadougou Yobé, vers des localités plus sûres. 

Malheureusement, ces départs précipités dans un contexte de vulnérabilité accrue préoccupent tout le monde surtout que la région de Diffa a enregistré un déficit céréalier et fourrager. Sur le terrain la situation humanitaire des déplacés nigérians qui ont fui Boko Haram et des populations hôtes de Diffa est préoccupante. Au niveau des populations hôtes, 405 sur les 606 villages agricoles de la région villages ont été déficitaires lors de la campagne agricole 2014. Malheureusement, la campagne agricole de cette année 2015 s'annonce aussi difficile que celle de 2014 dans la région de Diffa compte tenu des contraintes sécuritaires liées aux exactions de Boko Haram. Selon une estimation du Programme des Nations Unies pour le Développement, entre janvier et juillet 2015 les dégâts et pertes occasionnés par les actions de la secte Boko Haram sont estimés à plus de 19 milliards de FCFA uniquement pour la région de Diffa.

Devant ce tableau on ne peut plus préoccupant, le ministre de la Défense a annoncé aux députés les différentes mesures prises par le gouvernement et les partenaires humanitaires pour soutenir les vulnérables. Karidjo Mamadou a annoncé qu’entre décembre 2014 et octobre 2015, « environ 27 milliards de FCFA ont été mobilisés spécifiquement pour la réponse humanitaire dans la région de Diffa dont environ 3 milliards de FCFA sur fonds propres de l'Etat, le reste financé par les donateurs et les Partenaires Techniques et Financiers ». Cette manne financière a permis de prendre en charge sur le plan humanitaire « 463 000 réfugiés, retournés, déplacés internes et populations autochtones en insécurité alimentaire » a souligné le ministre de la défense qui a aussi précisé que « pour les mois de Novembre et Décembre 2015 une assistance alimentaire pour 475000 personnes est acquise pour un besoin de 463.000 personnes ». Caritas Développement Niger met en œuvre actuellement un programme dans la région de Diffa en faveur de 2000 ménages soit près de 14.000 personnes grâce au soutien financier de plusieurs Caritas membre du Réseau mondial Caritas Internationalis. 

Ce conflit a aussi des répercussions sur la scolarisation des enfants dans la zone. Le ministre de la défense a annoncé que les Ministères en Charge de l'éducation ont élaboré un programme d'urgence pour la relocalisation de plus de 12500 élèves dans des sites plus sécurisés. Ce programme d'environ 4 milliards de FCFA a eu l'adhésion des partenaires pour sa mise en œuvre incessamment. 

La lutte contre Boko Haram se poursuit sur le terrain. Les insurgés règnent en maître le long des 250 km de frontière entre le Niger et le Nigéria dans la région de Diffa. L’armée nigériane a depuis longtemps plié bagages en abandonnant ses armes aux mains des insurgés qui ont infesté le versant nigérian de la rivière Komadougou Yobé notamment les environs de Baroua où de nombreux jeunes du village ont rejoint les rangs des combattants de Boko Haram. 

Serge Xavier Oga

La communauté chrétienne du collège Mariama lance ses activités

« Unis dans l'amour fraternel, œuvrons pour une jeunesse de paix et d'unité ». C'est le thème choisi par la communauté chrétienne du collège Mariama pour lancer ses activités de cette année scolaire 2015-2016. Pour ce faire, ils ont animé une messe, présidée par l'Archevêque de Niamey, Mgr Laurent Lompo. Messe à laquelle ont pris part les chrétiens du complexe scolaire Bon Berger, situé à côté du collège Mariama.

Dans son homélie, Mgr Laurent a exhorté cette jeunesse en liesse à travailler de toutes ses forces pour construire une communauté fondée sur l'amour fraternel, entre eux et avec leurs frères et sœurs du collège qui appartiennent à d'autres confessions religieuses. « Pour cela, a-t-il ajouté, vous devez être des artisans de paix, de tolérance et d'unité ». Poursuivant, l'archevêque a indiqué que « la paix comme l'unité ne doivent pas être de simples mots que vous répéterez à longueur de journée ». Et, citant le président Félix Houphouët Boigny, il a dit que « la paix n'est pas un mot, c'est un comportement ». Selon lui, c'est par l'effort d'aimer les autres, quels qu'ils soient, et de promouvoir la paix que l'on peut construire l'unité avec eux. Mgr Laurent a aussi conseillé aux élèves de travailler, au lieu de rechercher les notes et le gain faciles. Pour lui, « ce n'est que par le travail que nous pouvons construire un monde meilleur ».
lire la suite sur http://eglisecatholiqueauniger.org

samedi 31 octobre 2015

La paroisse de Zinder se met en marche

La communauté chrétienne de paroisse de sainte Thérèse de l’enfant Jésus de Zinder a célébré ce 25 octobre 2015 sa fête patronale. Cette fête devait être célébrée le 1er octobre, jour de la fête de sainte Thérèse de l’enfant jésus ; mais les circonstances aidant, la fête a été programmée sur le 25 de ce mois. En effet, trois semaines durant, et sur proposition du père curé de la paroisse, le père Léo, la communauté s’est ardemment activée pour que cette fête apothéose marquant la fermeture de l’année jubilaire de notre paroisse ait lieu. Des répétitions de chants par la chorale, des tractations du président de la communauté pour assurer le rafraîchissement, des efforts de Mr Fréderic pour assurer la sonorisation, les femmes à l’œuvre à la cuisine, bref tout pour une fête sans précédente.

La veille du grand jour, le père curé accompagné de son vicaire le père Ghislain et du père Patrice représentant du curé de konni, revenant d’un long voyage, rapporte du matériel pour renforcer les installations de Mr Fréderic. Une petite délégation de la communauté chrétienne Tessaoua aussi se pointe, et une famille originaire de Diffa y est présente.

La communauté s’active autour de son curé pour assurer l’entretien des ruines de la paroisse, trois appâtâmes sont alors installés sous le grand arbre de l’ancienne bibliothèque et un autel de cérémonie monté sur les ruines de l’ancien bureau du père curé. Le lendemain matin très tôt, le curé accompagné de l’équipe de Fréderic s’activent pour les derniers réglages, les sœurs de Cluny dont la sœur Marie venue de Niamey assurent la décoration de l’autel, et après un petit retard, la cérémonie peut enfin débuter.

Tout débute par la récitation d’une dizainnée, afin de confier les activités de la journée sous la couverture de sainte vierge Marie en ces temps de rosaire ; après quoi toute la communauté s’est regroupée devant l’ancien dortoir des pères. L’angélus fut dit et toute la communauté marcha en procession vers l’autel, en commençant par les enfants suivis de la chorale qui chantait « levons nous en ce jour, proclamons l’évangile », ensuite suivait le reste de la communauté et les pères fermaient la boucle. La liturgie de la parole (He 5 : 1-6 ; Mc 10 :46-52) fut dite et ce fut le tour du maitre de cérémonie le père Patrice de braver le soleil dans son ardeur, pour un enseignement axé sur la persévérance dans la foi, la générosité, l’éducation et la fraternité avec toutes les autres communautés. En action de grâce, toute la communauté a chanté et dansé la grandeur du seigneur et sa protection immense.

Apres la messe, ce fut le temps de convivialité. Tout ce qui avait été apporté par les familles pour le déjeuner fut mis en commun et partagé en fraternité, les sucreries et les bières faisant des vas et viens dans les mains. La fête continua par des pas de danse des diverses communautés ; de la danse salsa des béninois à la danse nigériane des anglophones pour arriver à la danse songhaï des burkinabé. Les danses se terminent par le bal poussière de la communauté kabyè du Togo.

La fête s’est achevée sans incident majeur, dans une grande convivialité. Et la communauté riche de 195 personnes présentes à la fête a célébré ce jour avec toute la confiance d’un enfant, et montrer que sa foi n’était en rien ébranlée mais plutôt renforcer par ce qu’elle a vécu. Qu’il plaise à Dieu de renforcer notre foi, d’ouvrir d’avantage notre charité et que grandisse notre espérance en ce temps du rosaire.

Julien 

vendredi 30 octobre 2015

Au moins 16 villageois abbatus par Boko Haram

Au moins seize villageois ont été tués mardi 27 octobre 2015 dans la soirée à Ala localité située à une trentaine de kilomètres de Diffa. Les combattants de Boko Haram qui ont perpétré cet énième crime ont traversé en pirogue la rivière Komadougou Yobé qui sépare le village de leur position. Ils ont tué par balle 13 personnes et égorgé 3 autres, pillé les magasins avant de brûler voitures, maisons, ...
C'est dans ce climat que l'assemblée nationale du Niger a reconduit  du 29 octobre 2015 jusqu'au 26 janvier 2016 l'Etat d'urgence "en vigueur dans la région depuis février. 

Billet retour à Diffa, une ville qui espère contre toute espérance!

Camp de Gagamari à 30 km de Diffa
Il est 17 h 30 ce dimanche 11 octobre 2015 quand le chauffeur qui nous conduit, s'immobilisa à l'entrée de Diffa. Les derniers travailleurs se pressent à pied pour rentrer dans leur maison. Diffa vit depuis février 2015 sous un état d’urgence. Il n’est plus possible de rouler à motos dans toute la région. Le couvre-feu débute à 20 heures pour les voitures et à 22 heures pour les piétons. Diffa a connu plusieurs attentats kamikazes. Le dernier attentat remontait seulement au dimanche 4 octobre dernier. Ce jour-là, sous une pluie fine, dix personnes dont un gendarme et cinq civils ont été tuées dans quatre attentats-suicides perpétrés par des kamikazes du groupe islamiste Boko Haram au cœur de la ville de Diffa.

C’est dans ce climat que nous arrivons dans cette ville qui respire difficilement. Le soir, tout le monde se réfugie chez lui. Et nous avons fait pareillement. En ce moment à Diffa, il fait tôt nuit et la nuit devient vraiment une nuit noire. Durant cette nuit du dimanche 11 octobre, quelques bruits de coup de fusils ont raisonné au loin. Il est impossible de savoir d’où viennent les échanges. Une chose est sure, ce sont des échanges de coup de feu entre militaires et éléments présumés de Boko Haram. 

Le lundi12 octobre, les enfants nous prennent pour des Boko Haram.
Le lundi 12 octobre, il est 9 heures et le soleil brule déjà la peau. N’ayant pas encore appris les codes de la ville, nous sortons avec nos sacs d’ordinateurs. Alors que mon collègue et moi nous nous approchions d’une bande de jeunes enfants qui jouaient dans le sable, l’un d’eux s’exclama : « courons courons, ce sont des boko haram, ils ont la bombe dans leurs sacs ». Le groupe se disperse instinctivement. Ce premier incident nous replonge dans les réalités d’une ville qui vit avec des kamikazes, une ville où chacun semble se méfier de l’autre. Dans la journée, un tour en ville nous permet de prendre le pouls de la ville. Malgré la peur, la vie est presque normale à Diffa. Les élèves de la ville vont à l’école mais les gros sacs d'écoliers ont disparu. Dans les villages la situation est plus nuancée. Certaines écoles sont fermées. Dans les quartiers de la ville de Diffa, les interminables huttes faites de branches, de matériaux de récupération rappellent la présence de population déplacée. Diffa située à la lisière du Nigéria le long de la rivière Komadougou Yobé accueille du monde depuis novembre 2014 suite aux attaques de Malam Fatori, Baga, Damasaq,… La région de Diffa pauvre et régulièrement déficitaire sur le plan agricole se retrouve hôte de population qui fuie une grave crise humanitaire. C’est précipitamment que les réfugiés prennent la route de la région de Diffa. Ils arrivent et sans trop savoir où aller, se réfugient dans des familles. Chaque fois qu’un village est plein, les réfugiés progressent. Le long de la route qui mène à Diffa tout comme dans la ville, les camps s’étendent à perte de vue. Ces populations sont le signe visible d’un conflit qui tue sans distinction homme, femme, enfants. Personne n’est épargné et personne ne comprend cette barbarie. On égorge, on fusille bref on tue dans le silence. En ce moment toute la région accueille 94.152 personnes réfugiés et le conflit à obliger 138321 personnes à fuir leur terre. Des nigériens sont presque devenus des réfugiés à l'intérieur de leur pays. Ils sont obligés de quitter leur village pour se mettre en sécurité ailleurs sinon les éléments de Boko Haram viennent les tuer comme ce fut le cas du village de Alla dans la nuit du 26 au 27 octobre où 13 personnes ont été lâchement abattu ou encore du village de N’Gourtouwa où dans la nuit du 24 au 25 septembre, Boko Haram est venu tuer pour le simple vilain plaisir de tuer. A la suite de cette attaque au moins 6000 personnes ont été contrait de fuir leur propre village et devenir de sans-abris. 

Malgré la pauvreté, la solidarité est réelle entre voisins. Les populations paient un lourd tribut. Elles subissent les assauts répétés de Boko Haram qui règne en maitre derrière la frontière. Il faut dire que sur la presque totalité des 300 km de frontières entre le Nigéria et le Niger dans la région de Diffa, ce sont les éléments de Boko Haram qui font la loi du côté du Nigéria. Il faut selon un notable de Diffa parcourir au moins 100 km à l’intérieur du Nigéria pour espérer croiser un soldat nigérian. Le Nigéria n’a pas déployé d’hommes à la frontière et les nigériens et les tchadiens attendent vainement l’arrivée de cette armée qui n’offre plus de stratégies véritables. Les combattants de Boko Haram ne sont jamais loin et règne comme des lions sur un territoire que l'armée du Nigéria leur a abandonné.
Dans la ville de Diffa, les patrouilles se font aussi à pied. Les militaires malgré le maigre moyen travaillent pour protéger la population. L’armée essaie de protéger la frontière mais le terrain à protéger est immense. Les kamikazes s’infiltrent facilement dans la ville. Et dans la nuit du mardi au mercredi 21 octobre, certains éléments de Boko Haram ont réussi à entrer dans les faubourgs de la ville. La nuit a été ponctuée de coups de feu et déflagration. Diffa vit et respire ainsi depuis février. La situation est atroce sur tous les plans. Selon le PNUD, depuis le 6 février 2015, les attaques de Boko Haram auraient occasionné plus de 19 milliards de Francs FCA de perte à la région de Diffa.

Le mardi 20 octobre, Diffa a acceuilli dans la liesse son nouveau gouverneur. Pour la première fois au Niger, un général est nommé à la tête d’un gouvernorat.  Et le mercredi 21 octobre, la nuit a été ponctuée de coups de rafales. Le matin, radio trottoir annonce que quatre combattants présumés de Boko Haram qui ont voulu prendre le poste avancé de Boulongori à trois kilomètres à l’est de Diffa ont été abattus par l’armée. Selon dame rumeur, les insurgés auraient réussi à entrer à l'intérieur du camp et ont réussi à actionner leur charge. Deux valeureux soldats ont été tués et les trois kamikazes ont été abattus. L’hélicoptère a décollé tôt ce mercredi signe que des opérations sont toujours en cours.

Malgré les attentats, malgré le bruit des armes, Diffa vit mais respire péniblement. La vie semble figer à une corde que personne ne maitrise. Tout le monde attend impatiemment l’entrée en guerre de la force mixte qui doit à terme neutraliser la menace terroriste. Les populations ne comprennent plus l’agenda militaire du Nigéria dont les soldats fuient au combat et qui abandonnent leur arsenal à l’ennemi. Et ce mois d’octobre, des militaires du Nigéria selon dame rumeur auraient abandonné leur position à Abadam. Le Nigéria se concentre autour de la forêt de Sambisa et oublie une partie de son territoire à un groupe armé qui selon des indiscrétions vient parfois dans les herbes harceler les militaires nigériens. Que veut fait le Nigéria dans cette guerre ? Aujourd’hui, sans le Niger et le Tchad, cette secte qui a recruté dans tous les villages seraient régent d’une terre vaste comme la France.

Au moment de quitter cette ville, je rends hommage à tous ses humanitaires qui ont mis parfois une vie normale entre parenthèses et qui inlassablement aident les populations de Diffa à admirer la beauté de la vie. Ils sont des hommes mais aussi des femmes qui vivent et travaillent dans des conditions difficiles pour témoigner de la solidarité internationale dans une région pauvre et qui sans l'aide de la communauté internationale ne pourrait plus vivre. Grâce au travail de ces héros anonymes, Diffa n'a pas été oubliée.

A Diffa, il est difficile de prédire l’avenir, de savoir de quoi demain sera fait. A diffa, la vie semble une action quotidienne. 
Serge Xavier Oga

mardi 13 octobre 2015

Début de l'assemblée diocésaine de Maradi: bilan de 2015 et perspectives pastorales

Ouverture ce matin à Maradi de l’assemblée diocésaine de Maradi. Ils sont une quarantaine de délégués prêtres, religieux, religieuses et laïcs venus des paroisses de Zinder, Maradi, Agadez, Tahaoua, Birnin N'konni et Arlit à prendre part à cette rencontre annuelle autour de l’Evêque du diocèse de Maradi. Cette assemblée se tient au moment où les pères synodaux de l’Eglise Universelle sont réunis à Rome pour se pencher sur les réalités de la famille humaine aujourd’hui. Et dans son mot de bienvenue de ce matin, Mgr Ambroise Ouédraogo a demandé aux participants d’accompagner par la prière les pères synodaux présents à Rome.
Cette rencontre diocésaine de Maradi sera également une occasion pour les paroisses de faire le bilan de l’année pastorale écoulée. Tirant un bilan global de la vie du diocèse, Mgr Ambroise a rappelé que la vie du diocèse a été faite de joies et de peines. La joie, c’est d’abord l’ouverture de l’année jubilaire des 75 ans de la Paroisse de Zinder le dimanche 26 octobre 2014. « Nous étions dans la joie et la joie se lisait sur tous les visages » a dit l’Evêque  avant d’ajouter et « le temps s’est figé le 16 janvier 2015 soit seulement trois mois plus tard ». En effet ce jour-là, la paroisse de Zinder a été attaquée et détruite. Dieu était avec son peuple a poursuivi le prélat dans son mot de bienvenue. Il a exhorté les paroisses à persévérer car « le Seigneur qui nous a appelée à sa suite sera toujours avec nous pour partager nos souffrances humaines ».

Monseigneur Ambroise Ouédraogo a ensuite demandé aux participants à la présente rencontre de tirer du bien sur ce qui peut paraitre un mal. Mgr Ambroise a invité chaque paroissien du diocèse à être vigilant, à prier et à discerner tous ces événements.

Pour accompagner les participants, l’Evêque a fait appel au Père Adrien Mamadou Sawadogo, islamologue et directeur de l’Institut de Formation Islamo-Chrétienne de Bamako. Avec lui, l’Eglise de Dieu qui est à Maradi va analyser sa mission d’Evangélisation dans le contexte caractérisé par l’intégrisme. Avec le Père Adrien, l’accent sera également mis sur le dialogue islamo chrétien et voir comment ce dialogue peut apporter une compréhension mutuelle en vue d’une cohabitation pacifique entre croyants.

A l’ouverture de cette session, le père Evêque est également revenu sur le nouveau visage du diocèse. Cette année, la carte d’identité du diocèse a complètement changé. La jeune église missionnaire vit au gré des arrivées et des départs. Cette année, plusieurs prêtres, religieux et religieuses des Eglises sœurs du Sénégal, Inde, Burkina Faso, Bénin, Togo, Tanzanie,…ont accepté suivre le Christ avec leurs frères et sœurs diocésains de Maradi. La paroisse d’Arlit qui était sans prêtre va accueillir dans quelques jours le père Pascal Nikiéma de l’Archidiocèse de Ouagadougou. À Zinder, les Père Léo et Ghislain sont de retour. Sans presbytère, ils résideront chez les sœurs de Saint Joseph de Cluny qui n’ont plus de sœurs résidentes à Zinder. Toujours à Zinder, la Communauté des Sœurs de l’Assomption n’est pas encore revenue. Les élèves assomptionnistes sont hébergés temporairement à l’Ecole Saint Joseph le temps de reconstruire leur école complètement détruite. Au niveau de Tchirozérine, les pères rédemptoristes ont fermé leur maison et c’est désormais à partir d’Agadez qu’ils iront dire la messe dominicale à Tchrirozérne.

La paroisse de Tahoua accueille le Père François Azouma prêtre Fidei Denum de l’Archidiocèse de Niamey et la paroisse de Maradi accueille le Père Sébastien Dassi.

L’Evêque a également appelé tous les acteurs à travailler pour l’avènement progressif d’un clergé diocésain. Il a annoncé à l’assistance l’ordination sacerdotale des abbés Narcisse Ayeda et Francis Somé le 5 décembre prochain.
Serge Xavier Oga

vendredi 9 octobre 2015

L’archidiocèse de Niamey en session : ensemble pour définir les nouvelles priorités pastorales

"Eglise Famille de Dieu, enracinée dans les réalités du Niger, sois attentive aux diverses pauvretés autour de toi et sors témoigner de ta foi pour que le Règne de Dieu grandisse". C’est le thème de la session de l’assemblée des permanents de l’archidiocèse de Niamey qui a débuté hier à Niamey. C’est l’archevêque Mgr Laurent Lompo qui a ouvert les travaux en présence des prêtres, religieux et religieuses et des délégués des laïcs de l'archidiocèse. Le prélat dans son mot de bienvenue a insisté sur le dialogue qui selon lui doit nous permettre de faire "un choix judicieux des actions concrètes d’animation de nos communautés paroissiales".

Durant les trois jours d’échanges, les participants vont procéder à une lecture spirituelle de l’Encyclique Laudate Si du Pape François, de la Bulle du Pape François sur l’Année de la Miséricorde grâce au Père Mauro, le Docteur Moulaye Hassane exposera sa lecture de la société nigérienne en mutation au niveau de l’Islam et son impact sur la jeunesse. Cette société nigérienne est en transformation et c’est pourquoi les permanents dans le diocèse doivent comprendre tous ces enjeux . C’est pourquoi l’assemblée fera également appel à l’expertise du professeur Mamoudou Djibo pour une lecture de la société nigérienne en mutation au niveau sociologique. 

Comme on le voit, à travers les exposés proposés, l’archidiocèse de Niamey tente de mieux comprendre les événements du 17 janvier 2015. Cette lecture est fondamentale pour comprendre les défis à relever.

L’assemblée abordera également d’autres sujets relatifs à l’éducation de la Foi dans les familles ; l’éducation de la jeunesse et le dialogue avec les autres croyants.

Vous pouvez aussi retrouver l'actualité de l'archidiocèse sur sa page facebook : https://www.facebook.com/Eglise-Catholique-au-Niger-ECAN-766651153411310/timeline/

Serge Xavier Oga



mardi 6 octobre 2015

Profession Perpétuelle de Sr Mireille Sossou à Niamey


L’Eglise catholique qui est au Niger est très heureuse. Cette joie vient des vœux perpétuels de la sœur Mireille Sossou dans la Congrégation des Sœurs de l’Immaculée Conception de Ouagadougou (SIC) . C’était le dimanche 4 octobre 2015 à la paroisse Saint Gabriel de Garbado de Niamey au cours de la messe présidée par Mgr Laurent Lompo archevêque de Niamey assisté de Mgr Ambroise Ouédraogo Évêque du diocèse de Maradi.

Devant ses supérieures, ses consœurs et devant l’assemblée, la sœur Mireille a déclaré son appartenance définitive à la Congrégation des Sœurs de l’Immaculée Conception de Ouagadougou par la profession Perpétuelle. L'assemblée très heureuse d'être témoin de ce moment inoubliable pour une église brûlée en février dernier a chanté sa joie et remercié l’Éternel pour cette grâce. 

Il faut préciser que la Congrégation des Sœurs de l’Immaculée Conception de Ouagadougou est une congrégation apostolique et missionnaire fondée en 1924 par Mgr Thévenoud. Elle est la première congrégation religieuse autochtone du Burkina Faso. Au quotidien, les sœurs vivent et témoignent de Jésus-Christ dans leurs milieux de vie et de travail à travers la catéchèse, la scolarisation, l’animation liturgique, la santé, les œuvres caritatives et dans les Associations et Mouvements d’action catholique d’enfance, de jeunesse et d’adultes. Au Niger, les SIC ont une maison à Niamey et c’est en voyant vivre ses sœurs que Mireille Sossou a décidé de devenir religieuse comme elles. Aujourd’hui Dieu a permis l'accomplissement de ses rêves en devenant désormais membre à part entière de cette famille religieuse.

Serge Xavier Oga

Début des travaux du Synode sur la Famille à Rome

La première séance plénière de l’acte II du Synode sur la Famille a débuté hier lundi 5 octobre 2015 au Vatican. Après le coming out très grave et irresponsable du Père Krysztof Olaf Charamsa qui le samedi dernier a révélé son homosexualité, le discours du pape était très attendu. Et ce lundi matin le pape comme à son habitude a été très clair.
 
Devant l’assemblée, le pape a rappelé la vocation première de cette rencontre fraternelle. Le Synode a dit le pape François "n’est pas un congrès, un parloir, ni un parlement ou un sénat". Il s’agit d’une expression ecclésiale, c’est-à-dire l’Eglise qui chemine ensemble pour lire la réalité avec les yeux de la foi et avec le cœur de Dieu. "C’est l’Eglise qui s’interroge sur la fidélité au dépôt de la foi, qui ne représente pas un musée à garder ni à sauvegarder, mais une source vive à laquelle l’Eglise se désaltère" a poursuivi le pape.

Pour le pape François, il ne s’agit donc pas d’un parlement où les décisions doivent être trouvé en misant sur le compromis mais plutôt d’un arbre à palabre où les discussions seront franches.

Le pape a également dans son discours plaidé pour que le synode demeure "un espace protégé où l’Église fait l’expérience de l’action de l’Esprit-Saint". Ce Synode ne pourra être un espace pour l’action de l’Esprit-Saint que si les participants se revêtent "de courage apostolique, d’humilité évangélique et d’oraison confiante" a insisté le pape.

C’est désormais clair, le pape a tracé le sentier à suivre pour que la famille soit au cœur de l’action comme toujours. Le Synode est pastoral et pas doctrinal. Et l’Afrique portera sa voie pour partager ses préoccupations sur la famille. Les préoccupations africaines sont présentées dans un document du Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique et Madagascar

Avec l’Afrique, les pères synodaux au cours des trois semaines de réflexion, vont dans notre contexte actuel, dégager une pastorale adéquate pour que la famille demeure cette institution divine voulue par Dieu, rappelée par Jésus et confirmé par l’Eglise à la suite des apôtres. C'es donc fidèles à l’enseignement du Christ, que le Synode va regarder la réalité de la famille aujourd’hui dans toute sa complexité, avec ses lumières et ses ombres.
Serge Xavier Oga

Niger recrudescence des attentats kamikazes à l’Est.

Après Diffa dimanche matin, c’est autour de la ville de Bosso de connaitre une nouvelle vague d’attentats kamikazes le soir du même dimanche 4 octobre 2015. Heureusement cette fois ci, les attentats n'ont fait d'autres victimes que leurs auteurs. Il était 20h00 GMT quand quatre éléments de Boko portant des ceintures d’explosifs ont tenté de se faire exploser dans différents endroits de la ville après qu'ils aient été repérés par l'armée qui a réussi à les neutraliser.

Selon le maire de Bosso qui avait été attaquée simultanément avec Diffa le 6 février 2015, les assaillants sont venus du Nigéria à pied.
Depuis fin 2014, l’armée nigériane a déserté tout le long de la frontière avec le Niger. Ce vide profite aux éléments de la secte qui dispose d’une vaste étendue du territoire. Le Président du Nigeria, Muhamadu Buhari a déclaré après son investiture en mai dernier de faire de la lutte contre Boko Haram une priorité. Le 13 août 2015, le président Nigérian avait donné 3 mois aux nouveaux chefs de l’armée pour en finir avec Boko Haram.

Diffa à nouveau la cible de Boko Haram

La ville de Diffa a été la cible de plusieurs attentats Kamikazes le dimanche 4 octobre 2015. Le bilan est de dix morts : cinq civils, un gendarme et les quatre kamikazes qui ont réussi à se faire exploser. Selon plusieurs sources au niveau local, aux environs de 8h00 GMT, alors qu’une pluie fine s’abattait sur Diffa, quatre éléments de Boko Haram infiltrés dans la ville et ont tenté de prendre pour cibles des sites militaires. Le premier kamikaze a été intercepté par le gendarme qui a été malheureusement tué avec le Kamikaze. Les forces régulières ont engagé une poursuite contre deux autres kamikazes qui ont été neutralisés sans faire de victimes. Malheureusement le dernier kamikaze a réussi à se faire exploser non loin d’une épicerie. 

Ce matin, un travailleur humanitaire joint dans la ville de Diffa a affirme avoir entendu des échanges de coup de feu une partie de la nuit dans l'un des quartiers de la ville.

Depuis quelques jours, la région de Diffa est la cible de Boko Haram qui a multiplié les attentats suicides et les actions de terreur. Pour rappel, le jeudi 1er octobre, près de la frontière nigériane, une embuscade tendue par les éléments de Boko Haram a coûté la vie à deux soldats nigériens. Le 25 septembre dernier, 15 civils ont été tués dans le village de N’gartoua.