lundi 14 avril 2014
dimanche 30 mars 2014
La politique en Afrique: Exigence d'une philosophie de l'humain, Une réflexion de Vincent KIYE
La politique en Afrique relève
d’une philosophie de ces pères qui abandonnent leurs fils. C’est autour de
cette problématique que je voudrais articuler cette réflexion qui se veut le
cri d'un fils abandonné par son père.
Il vous arrive certes, comme moi,
de lire régulièrement dans les journaux comment nos chefs d'Etats africains et
des chefs des gouvernements s’en vont régulièrement en Europe pour les soins
médicaux ; pour une intervention chirurgicale, quel qu’en soit le cas que pour
un malaise quelconque, laissant derrière eux, leur peuple souffrant des graves
maladies et mourant dans des maisons par mangue d'argent, faute de salaire
insuffisant ou inexistant. J’avoue que les journaux ne nous racontent pas tout
si ce n’est l’essentiel. Le contraire peut-il un jour, être possible, que les
chefs d’Etats occidentaux viennent aussi se faire soigner ici en Afrique ?
Quand est-ce que le président Hollande, Obama viendront-ils en Afrique pour les
soins médicaux? Ils le font peut-être pour venir consulter, non pas les
médecins africains mais le sol et le sous-sol du continent.
Avec
cette façon de faire, quelle image de leurs pays, nos chefs d'Etats donnent-ils
en Occident, ces pays dont ils président le destin.
Trahisons!
A qui laissent-ils ces hôpitaux africains qui
ne leur inspirent pas confiance, s'ils ne peuvent pas les rehausser au standing
des hôpitaux européens pour s'y faire soigner un jour? Comment comprendrez-vous
cette politique des nos dirigeants africains? Quelle conclusion tirez-vous de
leur façon de faire? Quelle image de nos éminents et vaillants intellectuels
donnent-ils à l’étranger, s'ils ne peuvent pas se confiez à eux tant pour les
soins médicaux que pour leur confier leurs enfants qu’ils envoient toujours
étudier à l’étranger? Quelle valeur accordent-ils à nos médecins, à nos
systèmes d'éducation en Afrique? Quelle image de l'homme africain
présentent-ils à l'étranger, cet homme qu'ils laissent mourir à la maison, en
Afrique lorsque eux s'en vont cherchez le salut en Occident? Peut-on encore
parler de la dignité de l'homme africain devant les Occidentaux qui voient nos
chefs d'Etats nous mépriser, nous abandonner à notre propre sort? Quelle
conception de l’homme africain ont-ils, quel regard portent-ils sur l’homme
africain?
Un
véritable chef ne meurt pas à l'étranger sinon au milieu de son peuple. Combien
de nos chefs traditionnels sont morts à l'étranger? Nous pensons quant à nous,
que le vrai développement en Afrique doit partir du regard sain et positif que
nous porterons sur les autres et voudrons par ce fait, mettre en exergue ce qui
pourrait constituer un accélérateur pour le développement intégral en Afrique.
Depuis
toujours, l’invitation à une prise de conscience n’a cessé d’être un refrain à
toute réflexion sur le devenir meilleur du continent africain. Nous pensons
quant à nous que l’heure a sonné pour nous de faire cette diagnostique que nous
concevons comme une exigence du renouveau de la conception de l’autre que le
pape François évoque lorsqu’il parle de l’eucharistie qui fait grandir
l’ouverture aux autres. Ainsi,
souligne-t-il, que « La « façon de
regarder et de considérer les autres » est en effet « un indice qui nous dit si
nous vivons bien l’Eucharistie, ou si nous ne la vivons pas très bien [1]» Le
développement de l’Afrique osons-nous le dire, se doit de partir d’un regard
sain que nous portons sur l’autre comme valeur indéfectible dans le processus
du progrès intégral, lequel regard, ouvre sur les autres et crée un univers
axiologique insondable. Qu’il me soit loisible d’évoquer ce fait dans le monde
occidental, notamment en France que j’intitule sous ici l’anthropologie
politique occidentale
De
l’anthropologie politique occidentale
J'ai
toujours été marqué de l'attention que la France mieux l’Etat français porte
envers ses ressortissants lorsqu'un seul est tombé dans les mains des
ravisseurs en Afrique ou en Syrie. L’impression que les médias nous donnent
reste celle d’une « nation française » qui se mobilise à travers les médias
pour la libération de son fils ; et lorsqu'il est libéré, sauf erreur de ma
part, le chef de l'Etat Français lui-même vient l'accueillir aux pieds de
l'avion comme pour lui témoigner de son patriotisme, de son affection et de sa
sympathie. Ce ne sont pas des pièces à convictions qui manquent pour confirmer
cette vérité. Le dernier en date serait le cas du prêtre français Georges
enlevé au nord Cameroun. Chose rare en Afrique et peut être même inexistant.
Combien de nos nations africaines connaissent les nombres de leurs ressortissants
dans tel ou tel pays étranger ? D'où, la nécessité de réformer l'homme africain
dominé par les appétits du pouvoir, pour lui imprimer le sens de l'autre.
Je
réalise que jusque là nous sommes toujours en retard et que notre développement
ou le décollage de l'Afrique serait à situer avant tout et de façon logique au niveau du regard sain que
nous devons porter sur les autres que j'appelle ici, la philosophie de l'humain
comme cette philosophie centrée sur l'être humain, le moteur de tout
développement. Ainsi, l'autre ne sera plus une menace mais plutôt un partenaire
existentiel, un partenaire du développement. C'est à cette seule condition que
nous pourrons réduire l'afflux des africains à la CPI pour une
"civilisation de l'amour" dont parlait le pape Paul VI, pour bâtir
une nation des frères. Dieu ne nous a-t-il pas donné l’exemple en prenant notre
condition humaine afin de nous relever ? Qu’en fut-il de la mission du Christ
si ce n’est un retour radical sur l’homme pour le relever et le tenir debout.
Je
vous remercie !
Fraternellement,
vincentkiye@yahoo.fr
Tél.
00225 03 47 45 92
________________________________________
[1]
Pape François, Audience générale du mercredi 12 février 2014 à la place
Saint-Pierre, texte tiré de http://www.zenit.org le 13/02/2014.
jeudi 6 mars 2014
Homélie de la messe des Cendres : Il y a quelque chose ne va pas en nous: il faut se convertir
ROME, 5 mars 2014 (Zenit.org) - Le carême est l’occasion de « se réveiller, de sortir de la torpeur », de « revenir à Dieu » car « quelque chose ne va pas bien en nous, dans la société, dans l’Eglise » et chacun a « besoin de changer, d’opérer un tournant, de se convertir », exhorte le pape François. Il fustige les luttes de pouvoir et il invite à choisir une culture de la sobriété et de la gratuité.
Le pape a présidé la messe des Cendres au cours de laquelle il a béni et imposé les cendres, ce 5 mars 2014, à 17h, en l’église Sainte-Sabine, à Rome.
Le mercredi des Cendres étant traditionnellement aussi la première « station » de carême, le pape a présidé la procession pénitentielle de l’église bénédictine Saint-Anselme, avant de se à Sainte-Sabine.
L’attention au frère, début de la conversion
La présence des femmes dans les lieux de décision de l'Eglise ne suffit pas
Le Conseil pontifical pour les laïcs a entrepris une réflexion en profondeur
ROME, 5 mars 2014 (Zenit.org) - La femme « peut et doit être plus présente dans les lieux de décision dans l’Eglise », affirme le pape François.
Dans son entretien publié par le Corriere della Sera et La Nacion ce 5 mars, le pape fait cependant observer qu’il s’agit là d’une « promotion de type fonctionnel » et que cela ne fait pas tellement « avancer » les choses.
Il souligne donc le « besoin de penser plutôt que l’Eglise est « féminine depuis l’origine ».
Il cite le grand théologien suisse Hans Urs von Balthasar : « Le principe marial guide l’Eglise à côté du principe pétrinien. La Vierge Marie est plus importante que n’importe quel évêque et que n’importe quel apôtre. L’approfondissement théologal est en cours. Le cardinal Rylko, avec le Conseil des laïcs, est en train de travailler dans cette direction avec de nombreuses femmes expertes dans différents domaines ».
Anita Bourdin
mercredi 5 mars 2014
Message du pape François pour le Carême en 2014, Il s’est fait pauvre pour nous enrichir par sa pauvreté (cf 2 Cor 8, 9)
Chers frères et sœurs,
Je voudrais vous offrir, à l’occasion du Carême, quelques réflexions qui puissent vous aider dans un chemin personnel et communautaire de conversion. Je m’inspirerai de la formule de Saint Paul : « Vous connaissez en effet la générosité de notre Seigneur Jésus Christ : lui qui est riche, il est devenu pauvre à cause de vous, pour que vous deveniez riches par sa pauvreté » (2 Co 8, 9). L’Apôtre s’adresse aux chrétiens de Corinthe pour les encourager à être généreux vis-à-vis des fidèles de Jérusalem qui étaient dans le besoin. Que nous disent-elles, ces paroles de saint Paul, à nous chrétiens d’aujourd’hui ? Que signifie, pour nous aujourd’hui, cette exhortation à la pauvreté, à une vie pauvre dans un sens évangélique ?
La grâce du Christ
Le jeûne… pour donner soif et faim de Dieu et de sa parole
Le jeûne a pour but de donner soif et faim de Dieu et de sa parole. Il n’est pas seulement un geste de pénitence, mais aussi un geste de solidarité avec les pauvres et une invitation au partage et à l’aumône.
« L’abstinence de viande ou d’une autre nourriture, selon les dispositions de la conférence des Evêques, sera observée chaque Vendredi de l’année, à moins qu’il ne tombe l’un des jours marqués comme solennité ; mais l’abstinence et le jeûne seront observés le Mercredi des Cendres et le vendredi de la Passion et de la Mort et de notre Seigneur Jésus Christ. » Can.1251, code de droit canonique.
Sont dispensés du jeûne, les personnes de plus de 60 ans, les jeunes de moins de 18 ans accomplis et les femmes enceintes.
Qu’est-ce que le Carême ?
Le Carême est le temps de préparation à la fête de Pâques, cœur de la foi chrétienne, qui célèbre la résurrection du Christ.
Le Carême commence le Mercredi des cendres - mercredi 5 mars 2014 - et s’achève le Samedi saint au soir, veille de Pâques - samedi 19 avril 2014.
La Semaine sainte - dernière semaine de Carême - qui commence avec le dimanche des Rameaux, commémore la Cène, la Passion et la mort du Christ sur la Croix. Le Samedi saint au soir et le dimanche de Pâques, les chrétiens célèbrent la résurrection du Christ.
Un temps de conversion
Bénin : visite du card. Tauran au Bénin, rencontres officielles, dialogue interreligieux
ROME, 4 mars 2014 (Zenit.org) - Le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, est actuellement en visite au Bénin (2-5 mars 2014).
Un communiqué de ce dicastère indique qu'il rencontrera le président de la République M. Thomas Boni Yayi et le ministre des Affaires étrangères M. Nassirou Bako Arifari.
Son séjour aura également un caractère interreligieux : il rencontrera les membres des commissions épiscopales régionales pour le dialogue interreligieux, les évêques catholiques du Bénin et les représentants des diverses religions.
mardi 4 mars 2014
Devant l'échec du mariage, accompagner sans condamner
ROME, 3 mars 2014 (Zenit.org) - L’Eglise est appelée à « sentir la souffrance » de ceux qui ont vécu l'échec de leur mariage, à les « accompagner », à « marcher avec eux » et à « ne pas condamner », souligne le pape : « Que d’amour, que de proximité devons-nous avoir pour nos frères et sœurs qui ont connu l’échec de l’amour dans leur vie… »
Lors de la messe du 28 février 2014 à Sainte-Marthe, le pape a commenté l’Evangile du jour (Mc 10,1-12), où les docteurs de la loi cherchent à piéger Jésus pour « Lui ôter son autorité morale ». Les pharisiens se présentent avec le problème du divorce : « leur style est toujours le même : la casuistique, le petit cas… est-ce licite ou pas ? » « "Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ?". Et Jésus répond en leur demandant ce que dit la loi et leur expliquant pourquoi Moïse a fait cette loi ainsi. Mais il ne s’arrête pas là : de la casuistique, il va au centre du problème et il renvoie aux jours de la Création. »
mercredi 26 février 2014
Lettre du Pape François aux familles : "chères familles, votre prière pour le Synode des Évêques sera un précieux trésor qui enrichira l’Église"
Chères familles,
Je me présente au seuil de votre maison pour vous parler d’un événement qui, comme cela est connu, se déroulera au mois d’octobre prochain au Vatican. Il s’agit de l’Assemblée générale extraordinaire du Synode des Évêques convoquée pour discuter sur le thème « Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation ». Aujourd’hui, en effet, l’Église est appelée à annoncer l’Évangile en affrontant aussi les nouvelles urgences pastorales qui concernent la famille.
mardi 25 février 2014
Mouvements de populations dans le sud est du Niger, plus de 1500 personnes se réfugient à nouveau dans la région de Diffa
Les mouvements de populations vers la région de Diffa, au sud-est du Niger se poursuivent en raison de la dégradation continuelle des conditions sécuritaires dans les zones frontalières au nord du Nigeria.
Ces mouvements sont directement liés aux regains épisodiques des violences liées aux
affrontements entre l'armée nigériane et les militants de la secte Boko Haram. Ainsi, plus
de 1 500 milles personnes seraient-elles arrivées autour de Guésséré, les 24 et 25
janvier, révèlent les organisations humanitaires opérant sur place.
Les enfants de différentes confessions religieuses célèbrent la paix à Maradi
mercredi 19 février 2014
La région de Maradi fait face à une épidémie de choléra.
La région de Maradi est en proie à une épidémie de choléra depuis janvier. 11 cas confirmés ont été enregistrés à la date du 17 janvier 2014. Au total trois districts sanitaires sont touchés dans la région de Maradi : Aguié, Madarounfa et la Communauté Urbaine de Maradi.
Depuis la déclaration des cas, les autorités sanitaires ont pris de mesures drastiques pour éviter la propagation de l’épidémie notamment l’interdiction de la vente d’aliments dans les écoles pendant la récréation, la désinfection de plusieurs maisons et d’effets personnels. La situation est sous contrôle en ce moment.
Selon les autorités sanitaires régionales, les cas confirmés de choléra ont sans doute un lien avec l’épidémie de Choléra qui sévit au Nigéria voisin. Les mouvements de populations entre le Niger et le Nigéria sont quotidiens ce qui favorisent la circulation de plusieurs maladies dont le choléra. Les facteurs qui favorisent le choléra sont la faible couverture en latrines occasionnant les défécations en plein air, les problèmes d’hygiène, l’insalubrité, les difficultés d’accès à l’eau potable, …
Dans un entretien à l’hebdomadaire gouvernemental Sahel Dimanche du 14 février 2014, M. Mano Aghali, ministre de la Santé Publique a déclaré que le Niger connait depuis le 6 mai 2013 une épidémie de choléra avec un total de 605 cas dont 15 décès, soit un taux de létalité de 2,5%. Cinq régions sont touchées à savoir Tillabéry, Niamey, Tahoua, Maradi et Zinder.
Non au cléricalisme dans les paroisses
ROME, 18 février 2014 (Zenit.org) - Le pape invite à inclure les laïcs dans les paroisses, pour éviter le « cléricalisme » : l’Eglise n’est pas « une firme ».
Après la messe qu’il a célébrée en la paroisse Saint-Thomas Apôtre, dans le quartier Infernetto de Rome, le 16 février 2014, le pape François a rencontré les membres du Conseil pastoral.
Le cléricalisme déracine de l’Eglise
Selon Radio Vatican, il a notamment souligné l’importance du Conseil pastoral et du Conseil des affaires économiques, qui permettent de bénéficier des idées et de l’expérience des laïcs.
Sans cela « un prêtre risque de conduire une paroisse de façon cléricale », et ressemblerait à un « responsable de firme ». « Le cléricalisme ne fait grandir ni la paroisse ni les laïcs et il déracine de l’Eglise », poursuit Radio Vatican qui donne une synthèse des propos du pape.
Le pape a aussi exhorté, comme il l’avait fait durant son homélie, à ne pas céder à la tentation des bavardages et médisances (cf. Zenit du 16 février 2014) : il s’agit d’exprimer ses objections « non pas dans le dos de la personne », mais « directement auprès elle, avec franchise », pour préserver l’unité de la paroisse.
Anne Kurian
vendredi 14 février 2014
Saint-Valentin : plus de 20.000 fiancés auprès du pape
Pour la Saint-Valentin, plus de 20.000 fiancés sont attendus à l’audience qui leur est réservée avec le pape François, ce vendredi 14 février 2014, sur la place Saint-Pierre.
La rencontre, organisée par le Conseil pontifical pour la famille, devait avoir lieu dans la salle Paul VI du Vatican. Mais face à la forte affluence, l’audience aura finalement lieu sur la place Saint-Pierre, malgré les températures hivernales.
Selon un communiqué du dicastère, les fiancés « proviennent de 28 pays du monde, et ils ont en commun de se marier dans les prochains mois ».
La rencontre, organisée par le Conseil pontifical pour la famille, devait avoir lieu dans la salle Paul VI du Vatican. Mais face à la forte affluence, l’audience aura finalement lieu sur la place Saint-Pierre, malgré les températures hivernales.
Selon un communiqué du dicastère, les fiancés « proviennent de 28 pays du monde, et ils ont en commun de se marier dans les prochains mois ».
jeudi 13 février 2014
Père Gilbert Yougbaré, 1 an déjà "célébrer une présence-absente’’
La vie continue à vivre !
La vie allait s’enfuir, à un moment où personne ne s’y attendait. Par cette blessure, ont jailli tant de questions. La foi a pris un coup. Et les cœurs ont été attristés. Comment faire durer la vie ? Comment faire durer l’instant ? Le psaume ne dit-il pas ‘‘Qu’il est bon pour des frères de vivre ensemble et d’être unis, on dirait un baume précieux, un parfum qui descend sur la barbe d’Aaron’’. Mais en fait, nous sommes tous des pèlerins sur cette terre…et donc le temps s’est vidé, pour faire place au silence. Le vide d’un silence qui parle plus que la présence : le Père Gilbert s’en est allé !
mardi 11 février 2014
Il y a un an, la renonciation du pape Benoît XVI
Une présence spirituelle forte qui accompagne, qui apaise
ROME, 10 février 2014 (Zenit.org) - Il y a un an, le 11 février 2013, le pape Benoît XVI annonçait sa décision de renoncer à la charge de Successeur de Pierre et fixait la "sede vacante", la vacance du Siège apostolique au 28 février: un "geste historique accueilli avec une immense surprise dans l’Église et dans le monde entier", explique le P. Federico Lombardi, directeur de la salle de presse du Vatican et de Radio Vatican dans cette intervention en italien à Radio Vatican.
Des cours de théologie, de philosophie et de sciences religieuses en formation à distance.
Nous vous amenons cette semaine à la découverte de l'Université Domuni, une initiative de l'Ordre des Prêcheurs (Frères Dominicains) au service de l'Eglise Universelle.
"L’université Domuni est une université dominicaine multilingue offrant des formations diplômantes à distance, partout dans le monde. Fondée en 1998, l’université dispose d’une expérience de plus de 15 ans dans les Moocs (massive open online ressources) et est aujourd’hui la seule à proposer aussi bien des diplômes d’état que des diplômes canoniques ainsi que des formations courtes et des cours à la carte en pas moins de quatre langues.
Philosophie, théologie, sciences sociales… licences, masters, brevets et certificats… l’équipe professorale de l’université (plus de 120 professeurs venant d’une trentaine de pays) forme des étudiants de tout âge et de toute nationalité entièrement à distance.
Offrant une formation 100% en ligne, encadrée par une forte communauté pédagogique, l’université Domuni est une solution adaptée aux étudiants souhaitant, pour des raisons professionnelles ou familiales, bénéficier d’une flexibilité de formation.
Le début des études est immédiat, l’inscription ayant lieu à tout moment de l’année sans attendre les rentrées universitaires et l’université fonctionne 24h/24h sans fermeture estivale.
Le rythme de progression dépend de chacun. Il est par exemple possible de ralentir ou d’accélérer le processus de formation en cours de route, sans incidence ni pédagogique ni financière.
Pour ceux qui souhaitent approfondir ou découvrir certains points, il est possible de suivre les enseignements philosophiques ou théologiques au coup par coup sans entamer de cursus complet. L’université Domuni propose une offre de cours à la carte (plus de 350 cours disponibles). Là encore la flexibilité est totale puisque l’université propose de suivre ces cours ou bien en autoformation ou bien en étant accompagné, avec un suivi pédagogique et une validation.
Domuni, c’est une communauté de recherche vivante et internationale qui compte un institut de recherche, plus de 70 enseignants, une maison d’édition, une revue (Telos), des ressources en lignes payantes mais aussi gratuites et enfin l’accès au réseau des bibliothèques dominicaines, présentes un peu partout dans le monde.
La communauté dominicaine s’est historiquement construite comme un ensemble d’entités autonomes mais reliées, en échange permanent du fait d’un gouvernement commun et de voyages nombreux, qui aboutit aujourd’hui à l’existence d’un réseau dominicain international très dense, implanté partout dans le monde. L’université Domuni s’appuie sur ce réseau mondial puisque sa spécificité 2.0 lui permet de former et d’échanger avec des étudiants sans aucune forme de frontière. L’université dispose d’une formation quadrilingue (français, anglais, espagnol, arabe) qui la dote d’un caractère interculturel rare. L’université, comme le mot l’indique, honore ainsi pleinement sa vocation d’universalité.
L’université Domuni propose l’accès à une tradition de 8 siècles de formation théologique et philosophique à tous ceux qui sont pauvres en lieux d’enseignement (loin des grands centres universitaires) ou en temps (profession, vie de famille…). La pédagogie offerte par l’université a été pensée pour encadrer ceux qui n’auraient pas pu bénéficier d’une formation initiale suffisamment structurante (cours de méthodologie, tutorat, séminaires…). Multilingue, son offre de formation est accessible de partout dans le monde.
Pour plus de renseignements: http://www.domuni.eu/fr
mardi 28 janvier 2014
Notre vivre ensemble, est-ce une richesse ou une incidence de parcours ?
Notre vivre ensemble, est-ce une richesse ou une incidence de parcours ?
Nous vivons ensemble sans être unis. C’est par cette note que j’ai voulu ouvrir cette page au regard des multiples visages que le vivre ensemble nous offre comme une richesse mais aussi comme une croix et obstacle au dynamisme des individualités. Face à cette complexité, nous pouvons, sans peur d’être contredit, avouer que notre vivre ensemble est une incidence de parcours qui doit trouver son plein sens et sa raison d’être dans la dynamique d’être ensemble comme couronnement du sens de la vie fraternelle. Je m’excuse, je suis certain que si chacun se posait la question de savoir quel sens le vivre ensemble a pour lui, le titre de cette réflexion nous rattraperait.
lundi 9 décembre 2013
Campagne "Droit à l’alimentation" de Caritas Internationalis
Caritas estime qu’il est scandaleux que, aujourd’hui, sur une planète qui a les ressources nécessaires pour nourrir tous ses habitants, près d’un milliard de personnes souffrent de la faim. Nous relisons ainsi la parabole de la multiplication de pains : là où il y a abondance de nourriture, il est de notre devoir de la partager. Les 164 organisations nationales qui constituent Caritas Internationalis se réunissent à l’occasion de leur première campagne mondiale pour mettre un terme à la faim d’ici 2025.
Nous croyons que la meilleure façon d’y parvenir, c’est d’obtenir que les gouvernements garantissent à tous une alimentation suffisante dans le cadre des législations nationales, en respectant le droit humain fondamental d’accès à la nourriture.
Le droit à l’alimentation est un droit humain, légal et clairement défini, dont découle l’obligation pour les gouvernements de réduire à la fois la sous-alimentation chronique et la malnutrition.
Le droit à l’alimentation protège le droit de chaque être humain de vivre dans la dignité, préservé de la faim, de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition. Le droit à l’alimentation, ce n’est pas « faire la charité », mais veiller à ce que chacun puisse se nourrir dans la dignité.
Caritas Internationalis lance la campagne le 10 décembre 2013, à l’occasion de la Journée mondiale des droits de l’Homme.
En octobre 2014, une semaine d’action mondiale rassemblera les organisations membres de Caritas et les paroisses autour de différents événements et actions à travers le monde, exhortant les gouvernements nationaux à adopter le droit à l’alimentation.
En mai 2015, Caritas Internationalis tiendra son Assemblée générale quadriennale à Rome, au cours de laquelle l’accent sera mis sur l’élimination de la faim. Immédiatement après, Caritas participera à l’Expo 2015 à Milan sur le thème « Nourrir la planète, énergie pour la vie ».
Pour les dates principales au niveau national, veuillez contactez la Caritas de votre pays.
Ouvrez les yeux, les oreilles et les cœurs pour comprendre les effets de la faim dans le monde. Regardez votre propre attitude envers la nourriture et les déchets – que pouvez-vous changer ?
Rejoignez la « vague de prière » que Caritas prévoit pour le lancement de cette campagne.
Les Caritas nationales organiseront des actions dans le cadre de cette campagne au niveau local. Entrez en contact avec elles et participez à leurs activités. Joignez-vous à elles sur Facebook et Twitter. Nous espérons que la multiplication de toutes ces actions à travers le monde créera une vague de soutien en faveur du droit à l’alimentation.
Prière de la campagne de Caritas contre la Famine
Prière de la campagne
Seigneur notre Dieu, Tu nous as confié les fruits de toute la création afin que nous puissions prendre soin de la terre et être nourris de sa générosité.
Tu nous as envoyé ton Fils pour partager notre chair et notre sang et nous enseigner ta loi d’Amour. Par sa mort et sa résurrection, nous sommes devenus une seule famille humaine.
Jésus a montré une grande attention à ceux qui n’avaient pas de nourriture – allant jusqu’à transformer cinq pains et deux poissons en un banquet qui a rassemblé cinq mille personnes et bien plus encore.
Nous nous présentons devant Toi, Seigneur notre Dieu, conscients de nos fautes et de nos défaillances, mais remplis d’espérance, pour partager la nourriture avec tous les membres de la grande famille humaine.
Dans ta sagesse, inspire les responsables des gouvernements et des entreprises, ainsi que tous les citoyens du monde, afin qu’ils trouvent des solutions justes et solidaires pour mettre un terme à la faim en s’assurant que tous les peuples aient droit à l’alimentation.
Ainsi, nous Te prions, Seigneur notre Dieu, pour que quand nous serons devant Toi, nous puissions nous présenter comme "une seule famille humaine " avec " de la nourriture pour tous ".
Amen
Caritas Internationalis lance demain une campagne contre la faim. A cette occasion, il est demandé à toutes les Caritas du monde entier, de prier à 12 heures de leur localité.
Notre site participe à l'action et nous vous envoyons quelques dossier pour participer pleinement à cette chaîne de solidarité.
Ce que vous pouvez faire:
Organiser une réunion de prière à midi le 10 décembre.
Réfléchir aux raisons qui expliquent la faim, à son impact sur les gens, aux gestes posés dans une région du monde qui affectent la vie des gens d’une autre région. Lire le texte sur la faim dans le monde qu’a rédigé le président de Caritas, le cardinal Oscar Rodríguez Maradiaga, à l’intention des évêques présidents des organisations Caritas du monde entier. http://food.caritas.org/campaign-toolkit/
Télécharger la prière de Caritas contre la faim ainsi que la célébration de prière.
Penser à ce que vous pourriez changer dans votre vie et aux changements qui devraient se produire à l’échelle nationale et internationale pour que personne n’ait plus à souffrir de la faim.
Joignez-nous: Facebook: IAmCaritas Twitter: #Food4All
Notre site participe à l'action et nous vous envoyons quelques dossier pour participer pleinement à cette chaîne de solidarité.
Ce que vous pouvez faire:
Organiser une réunion de prière à midi le 10 décembre.
Réfléchir aux raisons qui expliquent la faim, à son impact sur les gens, aux gestes posés dans une région du monde qui affectent la vie des gens d’une autre région. Lire le texte sur la faim dans le monde qu’a rédigé le président de Caritas, le cardinal Oscar Rodríguez Maradiaga, à l’intention des évêques présidents des organisations Caritas du monde entier. http://food.caritas.org/campaign-toolkit/
Télécharger la prière de Caritas contre la faim ainsi que la célébration de prière.
Penser à ce que vous pourriez changer dans votre vie et aux changements qui devraient se produire à l’échelle nationale et internationale pour que personne n’ait plus à souffrir de la faim.
Joignez-nous: Facebook: IAmCaritas Twitter: #Food4All
mercredi 4 décembre 2013
Syrie: enlèvement de religieuses orthodoxes à Maaloula
ROME, 3 décembre 2013 (Zenit.org) - Des religieuses orthodoxes ont été enlevées en Syrie, à Maaloula, dans la nuit du 1er au 2 décembre, la nouvelle a été confirmée le 2 décembre par le patriarcat grec-orthodoxe et par le nonce apostolique à Damas. Les otages seraient au nombre de cinq (et non pas 12), a indiqué ce mardi 3 décembre, Mgr Audo au micro de Radio Vatican.
Les rebelles syriens sont entrés dans le monastère orthodoxe Sainte-Thècle (Mar Takla) de Maaloula et ils ont emmené de force un groupe de religieuses.
Maaloula est un village chrétien, dans la montagne, à 55 km au nord-est de Damas. La population parle encore la langue de Jésus, l’araméen. Un tiers de la population est musulmane sunnite. Le monastère abritait 40 sœurs et des orphelins.
Le nonce apostolique, Mgr Mario Zenari a déclaré le 2 décembre qu’il s’agissait de « religieuses syriennes et libanaises » et qu’il semble que « les rebelles djihadistes les aient emmenées dans le nord, vers Yabroud ». Il ajoute que « l’on ne connaît pas encore les motifs de cette action : comme otages ou pour s’emparer du monastère et contrôler tout le village ».
Malgré le danger, dit-il, les soeurs avaient choisi « de rester et de témoigner ». Mgr Zenari, espère qu’elles soient bien traitées et en lieu sûr : « c’est notre souhait et notre prière ».
« C’est très inquiétant ce qui se passe actuellement », déclare Mgr Zenari, préoccupé pour toute la population syrienne, notamment les chrétiens, après de nombreuses attaques: il n’est pas rare que des rebelles entrent dans un village et contraignent les chrétiens à fuir. Les églises sont souvent profanées, les objets religieux détruits, résume Radio Vatican.
Mgr Antoine Audo, évêque d’Alep des Chaldéens et président de Caritas Syrie précise, toujours à Radio Vatican, ce 3 décembre, qu’il s’agit de la supérieure des sœurs et de quatre religieuses. Il confirme qu’elles ont été emmenées en otage à Yabroud, mais qu’aucune nouvelle n’est parvenue depuis. « J’espère que les sœurs soient libérées rapidement », ajoute Mgr Audo.
Il souligne que Maaloula est un « symbole important non seulement pour les chrétiens mais aussi pour les musulmans de Syrie et du Moyen-Orient parce qu’ils savent qu’on y parle encore aujourd’hui la langue du Christ, un dialecte araméen, c’est pourquoi les gens sont frappés par cet événement ».
L’évêque précise que les religieuses appartiennent à un « monastère orthodoxe traditionnel » c’est-à-dire où l’on « pratique beaucoup la miséricorde », d'où l'accueil des orphelins. Le pèlerinage, ajoute-t-il, « est très fameux » : « En Syrie, tout le monde va en pèlerinage à Maaloula et Saidnaya. Surtout pour la fête de la Croix, le 14 septembre, sur la montagne de Maaloula »
Pour ce qui est des raisons de l’enlèvement, il est dû « à la guerre » : « Nous, en tant que chrétiens, comme Eglise en Syrie, nous ne voulons pas que ce soit une guerre contre les chrétiens, parce que nous voulons être une présence de réconciliation et de cohabitation. Voilà notre vocation. Nous ne voulons pas de provocation avec les musulmans ».
Pourtant, les chrétiens se sentent « menacés » désormais parce que attaquer Maaloula c'est « toucher à un lieu saint de la chrétienté » et « personne, jusqu’à aujourd’hui, depuis des siècles, n’a jamais fait une chose semblable à Maaloula, un lieu chrétien, saint pas seulement pour les chrétiens, mais aussi pour tous les autres ».
Les rebelles ont conquis le village, après cinq jours de combats, dans la nuit de dimanche à lundi, à l’aide d’explosifs notamment. Ce seraient des djihadistes du Front al-Nusra lié à Al-Qaïda. Un premier assaut, le 9 septembre dernier, avait été repoussé par l’armée syrienne qui avait repris le contrôle du village.
Le patriarche melkite, catholique, Gregorios III Laham est lui aussi inquiet après la prise de Maaloula. Lors de la rencontre, samedi, 30 novembre, au Vatican, avec le pape François, il avait déclaré: « Nous sommes décidés à rester sur cette terre bénie même au prix du martyre et du martyre par le sang. C’est ce qui est déjà arrivé à certains de nos fidèles, comme les trois hommes de Maaloula, Michael Taalab, Antonios Taalab et Sarkis Zakhem : ce sont des vrais martyrs qui ont été tués après avoir refusé de renier leur foi » (cf. Zenit de ce 3 décembre pour le texte intégral).
Radio Vatican fait état de 9 millions de déplacés parmi la population syrienne, dont plus de 1, 2 million au Liban, dont 42 000 chrétiens. Les chrétiens seraient – toutes confessions confondues - 450 000 à avoir choisi de partir à l’étranger. Plus de 1200 auraient perdu la vie et 60 églises auraient été endommagées.
Anita Bourdin
mardi 3 décembre 2013
Cameroun : prière pour la libération du père Georges Vandenbeusch
La Conférence épiscopale du Cameroun appelle les fidèles camerounais à intensifier les prières pour la libération des otages détenus dans le monde et plus particulièrement pour la libération du Père Georges Vandenbeusch, enlevé dans la nuit de mercredi 13 à jeudi 14 novembre 2013 dans le nord du pays.
Le Père Georges Vandenbeusch Fideï Donum, 42 ans de nationalité française Curé de la Paroisse de Nguetchewe dans le diocèse de Maraoua Mokolo au Cameroon a été enlevé et probablement conduit au Nigéria par des ravisseurs circulant à moto.
Journée Nationale de Solidarité Caritas sous le signe "Foi et Charité"
| Mgr Ambroise récoltant les dons des fidèles au cours de la messe |
La 4ème édition de la Journée Nationale de Solidarité a été célébrée dans toutes les paroisses du diocèse de Maradi. Cette journée a été instaurée par les Évêques pour mieux organiser une solidarité locale dans une dynamique d’auto prise en charge.
A la cathédrale de Maradi, c’est Monseigneur Ambroise Ouédraogo qui a présidé l’Eucharistie. Et dans son homélie, il a rappelé l’importance de cette journée. Il a invité les paroissiens a toujours plus de solidarité au nom de leur foi. « La foi n’est pas seulement un acte doctrinal » a déclaré Mgr durant l’homélie. Il a invité les chrétiens pour mieux comprendre cet engagement, à relire la lettre de saint Jacques (Jc 2 14-26). En effet, dans ce passage, saint Jacques met en lumière le lien étroit entre foi et charité dans la vie du chrétien. La foi doit se prouver par des actes.
Et la journée nationale de solidarité se veut être un engagement des croyants catholiques du Niger à poser des actes concrets de charité, de solidarité, et de compassion. La quête a permis de récolter cette année la somme de 182.000 CFA.
Depuis 2010, le premier dimanche de l'Avent a été choisie pour célébrer la Journée de Solidarité des Fidèles envers la Caritas Développement Niger.
jeudi 14 novembre 2013
Le Père Georges Vandenbeusch enlevé dans sa paroisse à Nguetchewe au Cameroon
Le Père Georges Vandenbeusch Fideï Donum, 42 ans de nationalité française Curé de la Paroisse de Nguetchewe dans le diocèse de Maraoua Mokolo au Cameroon a été enlevé dans la nuit de mercredi à jeudi au nord du Cameroun. Les ravisseurs circulant à moto parlant anglais et haoussa se sont rendus d’abord au domicile des sœurs à qui ils ont demandé de l’argent en monnaie locale ou en devises étrangères. N’ayant rien trouvé, ils se sont dirigés vers la résidence du Père Vandenbeusch qu’ils ont enlevé et amené à moto vers la frontière nigériane.
Malgré les alertes rouges des autorités françaises qui avaient classé en zone rouge cette région du Cameroun, le Père qui a quitté à l'été 2011 sa paroisse de Sceaux, dans les Hauts-de-Seine en France, avait décidé de rester. Comme lui, beaucoup de missionnaires ont aujourd’hui fait le choix de demeurer dans des zones dites "rouges " pour l'exercice de leur mission.
Commentant l’évangile du dimanche 31 octobre 2013, l’Abbé Àngel Eugeni PÉREZ i Sánchez de Barcelona, Espagne écrivait : « Aujourd'hui, nous admirons la fermeté de Jésus dans l'accomplissement de la mission qui lui a été confiée par le Père. Rien ne l'arrêtera: «Aujourd'hui et demain, je chasse les démons et je fais des guérisons» (Lc 13,32). Avec cette attitude, le Seigneur donne le ton de la conduite que devront suivre les messagers de l'Évangile face aux persécutions au cours des siècles: ne pas se plier aux pouvoirs temporels. Saint Augustin disait, qu'en temps de persécutions, les pasteurs ne doivent pas délaisser leurs fidèles: ni ceux qui souffrent le martyre ni ceux qui le survivront, tel le Bon Pasteur, qui quand vient le loup n'abandonne pas ses brebis mais au contraire les défend. Mais vu l'ardeur avec laquelle les pasteurs de l'Église étaient prêts à verser leur sang, il indique que le mieux c'est de tirer au sort ceux qui parmi le clergé suivront le martyre et ceux qui se mettront à l'abri pour ensuite s'occuper des survivants.
De nos jours, on nous informe, malheureusement assez fréquemment, qu'il y a des persécutions religieuses, des violences tribales ou des révoltes ethniques dans les pays du Tiers Monde. Les ambassades des pays occidentaux conseillent à leurs citoyens d'abandonner le pays en question et rapatrient leur personnel. Les seuls à rester sont les missionnaires et les membres des organisations bénévoles, car cela leur semblerait une trahison d'abandonner les "leurs" en temps de malheur ».
Le Père Georges a été courageux et nous prions Dieu pour qu’il soit libéré sain et sauf pour continuer sa mission de paix.
Des milliers de personnes fuyant les affrontements dans le Nord Nigéria se refugient au Niger
Selon l’office des Affaires humanitaires des Nations Unies OCHA, environ 37 332 personnes fuyant les affrontements entre l’armée nigériane et les éléments présumés de Boko Haram se sont réfugiés au Niger. Les affrontements devenus permanents se déroulent des les Etats de Borno, de Yobe et de l’Adamaoua au nord du Nigeria. A l’heure actuelle, 28 947 ressortissants nigériens qui vivaient au Nigéria ont fui pour se mettre à l’abri au Niger ainsi que 8 385 nigérians. Ces personnes rejoignent la région de Diffa au Niger. Ces chiffres ont été communiques par la Direction Régionale de l’Etat Civil et des Réfugiés (DREC).
La région de Diffa est desservie par les pères de la paroisse de Zinder qui s’y rendent régulièrement pour célébrer la messe au moins une fois par mois avec les quelques familles chrétiennes qui vivent dans la ville de Diffa.
La région de Diffa est située dans le diocèse de Maradi à 1400 km à l'Est de Niamey. En raison de l’insécurité, le 13 novembre 2011, 4 petites Sœurs de Jésus (sœurs du Père de Foucauld) ont quitté la région de Diffa. Les Petites sœurs de Charles de Foucauld ont vécu pendant de longues années dans la région notamment à Nguigmi.
vendredi 8 novembre 2013
72 migrants secourus dans le désert nigérien
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| Un camion de migrants © Serge Xavier OGA/Caritas Niger |
Quelques jours après le drame ayant coûté la vie à au moins 92 migrants nigériens, 72 autres migrants tous de nationalité nigérienne rentrant de l’Algérie ont échappé à la mort. Ils ont été secourus par une délégation officielle du gouvernorat d’Agadez partie se recueillir sur la tombe des 92 migrants morts en octobre et enterrés en plein désert. Le convoi des 72 chanceux composé de 20 femmes et de 52 enfants s’est immobilisé après la crevaison de leur dernier pneu.
Pour rappel, au moins 92 nigériens en route pour l’Algérie sont morts dans le désert de soif et de la faim. Ils étaient 98 personnes à prendre le départ d’Arlit le 2 octobre à bord de 2 Pickup à destination de Tamanrasset en Algérie. 52 enfants, 33 femmes, 7 hommes tous de nationalité nigérienne ont trouvé la mort. Le gouvernement nigérien a décrété un deuil national de 3 jours à partir du vendredi 1er novembre 2013.
Selon le témoignage de Sadabiyu, un rescapé du convoi du 2 ocotobre âgé de 39 ans recueilli par un journal local à Agadez, les familles avaient quitté le département de Kantché dans la région de Zinder et se rendaient en Algérie pour mendier. Leur malheur a commencé seulement à la sortie de la ville d’Arlit. Les 2 pickups surchargés ont connu des éclatements de pneus à répétition et les chauffeurs n’avaient plus de pneus secours après avoir parcouru 150 km. Le convoi manquait d’eau et les hommes étaient partis à la recherche d’un puits d’eau. Ce qu’ils ont réussi à avoir après deux jours de marche. « A notre retour, nous avons retrouvé nos compagnons morts de soif, d’autres ont creusé des trous pour mourir dedans, d’autres vivaient encore mais n’avaient plus de mémoire. A notre arrivée, tous les enfants étaient morts. J’en ai vu une cinquantaine couchés, morts de soif et de faim. C’était insoutenable ! Ces enfants étaient âgés de 10 ans à quelques mois seulement » a déclaré Sadabiyu à Aïr Info. Lui aussi a perdu 3 frères dans ce drame. « Les deux véhicules étaient surchargés puisque nous étions entassés comme des animaux » poursuit-il avant d’ajouter « Avant d’être secourus par un chauffeur, je peux confirmer la mort de 82 personnes et une dizaine de personnes qui se sont égarées dans le désert. Ils seraient morts de soif aussi. C’est ce chauffeur qui a donné l’alerte et informé les autorités algériennes et plus tard nigériennes pour qu’on nous rapatrie à Arlit puis à Agadez ».
Les autorités nigériennes ont décidé depuis le drame d’intensifier les contrôles. Au moins 150 migrants qui s’apprêtaient à prendre la route pour les frontières algériennes ont été arrêtés vendredi et samedi dans le nord du Niger. Selon des sources sur place à Arlit, quelques 100 autres nigériens ont été arrêtés le samedi 5 novembre en plein désert et ramenés à Arlit par la gendarmerie. Il faut dire que les nigériens après la fin de la saison agricole se rendent dans les pays voisins pour de petits boulots ou la mendicité avant de revenir au pays. Par contre les autres nationalités transitant par ici ont pour ambition finale de rallier l’Europe.
Plus de 5000 migrants ouest-africains, selon les Nations Unies ont transité par Agadez chaque mois entre mars et août 2013.
mercredi 6 novembre 2013
Document de préparation du synode des Evêques "Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation "
SYNODE DES ÉVÊQUES
LES DÉFIS PASTORAUX DE LA FAMILLE DANS LE CONTEXTE DE L’ÉVANGÉLISATION
Voici le lien pour télécharger le document de préparation
Synode sur la famille : publication du document préparatoire
ROME, 5 novembre 2013 (Zenit.org) - Les Conférences épiscopales du monde se mettent au travail pour le prochain synode : le Vatican publie en effet le « document préparatoire » du synode « extraordinaire » des évêques convoqué par le pape François du 5 au 19 octobre 2014 au Vatican, sur le thème : « Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation ».
D'après l'article 23 du Règlement du synode, la préparation donne lieu à des va-et-vient entre le Vatican et les Conférences épiscopales locales.
En effet, les questions à débattre, choisies par le pape, doivent être « soigneusement étudiées par les synodes des évêques et les Conseils des hiérarques des Églises orientales catholiques, par chaque Conférence épiscopale, par les dicastères de la Curie romaine et par l’Union des supérieurs généraux ».
Chaque épiscopat doit donc exprimer « son opinion commune sur ces questions ». C'est dans ce contexte qu'est envoyé le document préparatoire, appelé « Lineamenta » - d’un mot latin qui signifie « grandes lignes » - avec l'approbation du pape.
Ce document de 8 pages, qui situe le thème du synode et propose un questionnaire, a pour but de « susciter, au niveau local, étude, discussion et prière en rapport avec le thème » afin de rassembler à Rome « un grand nombre d’observations et de réactions ».
Le Règlement précise que « bien que les premiers destinataires de ce document soient les évêques et les Conférences épiscopales, ceux-ci ont toute liberté d'élargir leur base de consultation ». Les évêques d'Angleterre, par exemple, ont choisi de publier ce questionnaire sur Internet, invitant un large public à répondre de façon interactive.
Après avoir recueilli et résumé les réactions aux Lineamenta, les évêques rédigeront un rapport qu’ils enverront à la Secrétairerie générale, avant la fin du mois de janvier 2014. Cette dernière élaborera ensuite un deuxième document appelé Instrumentum laboris, ou « document de travail », qui servira de base durant le débat synodal.
Ce document, à nouveau envoyé aux évêques du monde, n’est pas une version provisoire des conclusions finales, mais seulement un texte destiné à aider à centrer la discussion sur le sujet du synode, précise le Règlement.
Anne Kurian
Syrie : tir de mortier sur la nonciature à Damas
ROME, 5 novembre 2013 (Zenit.org) - Un obus de mortier a atteint la nonciature à Damas, dans le quartier central de Malki, non loin de la Place des Omeyyades, ce matin, 5 novembre 2013. « Grâce à Dieu, il n’y a pas eu de blessés, il n’y a que des dégâts matériels, assez limités », indique Mgr Zenari.
Mgr Mario Zenari, nonce apostolique en Syrie, rapporte les faits au micro de Radio Vatican : « J’étais justement en train de me lever – il était plus ou moins 6h35 – lorsque j’ai entendu un grand coup et je me suis aussitôt jeté par terre, en cherchant à éviter les fenêtres parce que nous avons déjà fait l’expérience que, parfois, ce n’est pas seulement un tir d’obus, mais deux ou trois. Au bout d’un moment, mon conseiller m’a appelé, puis les sœurs de la nonciature et ils m’ont dit qu’il était tombé un obus de mortier, une « rocket », sur le siège de la nonciature. Nous sommes sortis pour constater les dégâts qui, par chance, sont limités : il n’y a pas de blessés. »
L'archevêque fait observer que la population est « dans le même bateau, que ce soit à Damas ou dans les autres parties du pays » : « ici, ce genre de choses arrive tous les jours : samedi dernier, deux ou trois obus de mortiers sont tombés sur le couvent des Pères franciscains d’Alep ; ils ont abimé le toit et, par chance, il n’ont fait ni victimes ni blessés... précisément hier on m’a dit que, depuis le début du conflit, dans le quartier populaire de Jaramana, un nombre incroyable d’obus sont tombés, quelque chose comme 2800 ».
Etait-ce une attaque ciblée ? Le nonce ne se prononce pas : « il faut être très prudent. Je peux simplement dire qu'il y a un mois, un obus de mortier est tombé exactement dans la cour qui est en face de la cathédrale melkite, deux obus à deux occasion différentes sont tombés près de la cathédrale maronite, toujours à Damas ; à deux occasion, des tirs ont atteint le vieux Damas, sur le couvent des franciscains… Je ne peux que confirmer ces faits. Ensuite, qui se cache derrière, de qui cela vient, s’ils sont tombés par erreur… je ne saurais le dire. C’est difficile, dans ce contexte. »
Traduction d'Hélène Ginabat
« Soyons signe du Royaume de Dieu », une réflexion du Frère Vincent Kiyé
Chers frères et sœurs dans le Christ, Voici une fois de plus, une piste de méditation qui est au fait, une des orientations que nous pouvons donner à nos méditations de cette semaine.
Vous remarquerez avec moi que la majorité des évangiles est centrée sur l’action de Jésus auprès des siens. Une façon de faire qui va à l’encontre des lois temporelles, de la justice de son temps. Jésus obéit à une seule loi, celle de l’amour pour rendre le Règne de Dieu présent au milieu des siens comme je le développe ici. Un thème déjà traité sous une autre forme. Mais qu’y a-t-il de nouveau cette fois-ci ?
Qu’en ce jour nous, revenions sur ce thème du Royaume de Dieu n’est pas une simple répétition sinon une urgence au regard des exigences de notre vivre ensemble. Il s’agit ici d’une invitation lancée à chacun de nous à être l’un pour l’autre, porteur d’une espérance sans cesse renouvelée, à être une raison de vivre, une fontaine de joie pour l’autre. C’est ça, être signe du Royaume de Dieu, c’est ça être réellement chrétien et pour reprendre les mots de Hans Küng « agir à partir du Christ. » qui n’est rien d’autre qu’une imitation du Christ.
La majeure partie des évangiles que nous lirons cette semaine nous révèlent combien Jésus notre Seigneur a rendu possible et présent le Règne de Dieu au milieu des siens et cela, en étant pour les gens de son temps, une espérance toujours grandiose, une raison de vivre, une fontaine d’espérance et de joie. Il y associera les disciples qu’il choisira (Luc 6, 12-19 pour travailler à hâter ce Règne de Dieu. Vivre à côté de Jésus sera ainsi, synonyme d’avoir la plénitude de la vie, retrouver la guérison et la joie perdue, retrouver la paix, la considération mieux la dignité d’enfant de Dieu ; Jésus concrétisera cette approche en posant au milieu des siens, des actes mérités qui transcendent les logiques et les lois temporelles. Des actes fondés sur la seule loi, celle de l’amour et rien que l’amour : promouvoir la vie humaine par-dessus tout. Nous en sommes capables nous aussi, si chacun de nous voit en l’autre non pas une croix à écraser, non pas une menace, un rival, mais un prochain à aimer, une vie à promouvoir, un don de Dieu.
Voilà à quel point nous pouvons les uns pour les autres, être des signes du Royaume de Dieu. C’est un exemple que Jésus nous donne par cette façon de faire, de sorte que nous aussi, chacun à son niveau, travaillions pour la promotion et le bien-être de l’autre ; pour la pleine réalisation de l’autre, bien au-delà des prescriptions de nos sociétés, de nos institutions souvent calquées sur le modèles des injustes flagrantes. « Ne fallait-il pas libérer cette fille le jour du sabbat ? » Voilà un enseignement nouveau calqué et centré sur l’amour. Bien souvent, nous sommes de ceux qui empêchent l’épanouissement des autres au nom de certaines logiques et prescriptions partisanes fondées sur l’expression de l’égoïsme de l’homme moderne. Puisse le Seigneur nous donner la grâce de travailler jour après jour pour la promotion de nos frères et sœurs et par là, pour notre propre promotion aussi.
Amen !
Fraternellement,
@Vincentkiye
mardi 29 octobre 2013
Ils ont retrouvé le gout de la liberté
«Je suis très ému parce qu’après trois ans il était temps quand même ! Je ne pensais pas qu’ils allaient passer encore la Noël, c’est une très bonne chose, Dieu a fait son travail, on dit merci notamment à notre Seigneur». Ce sont les propos du père de l’ex otage français Thierry recueillis par libération.fr La nouvelle fait depuis quelques heures la une de tous les médias étrangers. Les 4 otages français enlevés à Arlit au Niger le 16 septembre 2010 ont été libérés et ont atterri à l’aéroport de Niamey ce jour. Ils ont retrouvé le gout de la liberté. Cet heureux dénouement est le fruit de la patience et de l’Espérance.
Interrogé par la presse, le président nigérien Mahamadou Issoufou a déclaré : «Depuis l’enlèvement des otages il y a trois ans, le Niger s’est employé aux conditions de leur libération. Aujourd’hui, c’est chose faite. On s’en félicite».
Bref présentation des otages libérés. Daniel Larribe (en haut à gauche sur la photo) est aujourd’hui âgé de 60 ans. Il travaillait à la mine d’Aréva à Arlit. Il a été pris en otage avec sa femme Françoise Laribbe libérée quelques mois plus tard ainsi que deux autres otages, le Togolais Ahonado Alex Kodjo et le Malgache Rakotoarilalao Jean-Claude. Marc Férét a 44 ans et travaillait pour Vinci (en haut à droite sur la photo). Pierre Legrand a aujourd’hui 28 ans (en bas à droite sur la photo). Il travaillait à Arlit pour Sogea Satom une filiale de Vinci tout comme Thierry Dol 30 ans qui vient de la Martinique par son père marié à une Burkinabè (Burkina Faso).
C’est une grande joie pour nous tous d’apprendre leur libération aujourd’hui et nous rendons grâce à Dieu. Rien n’est impossible à Dieu.
Au moins 35 morts dans le désert nigérien près de la frontière algérienne
Maradi, 29 octobre 2013 : Au moins 35 nigériens en route pour l’Algérie
Au moins 35 nigériens en route pour l’Algérie sont morts dans le désert de soif et de la faim. Leur véhicule était tombé en panne. A l’heure actuelle au moins 35 corps sans vie en majorité des enfants et des femmes ont été retrouvés. Selon le récit des rescapés, le convoi composé de deux véhicules est parti d’Arlit à la mi-octobre pour Tamanrasset en Algérie. L’un des véhicules est tombé en panne et le second est reparti vide pour chercher des pièces de rechanges. Mais comme c’est souvent le cas dans le désert, l’attente a été très longue et pénible sans doute sous une chaleur atroce sans l’ombre d’aucun arbre. Les passagers se sont repartis en petits groupes à la recherche d’ombres ou d’une oasis pour se réhydrater.
Un groupe qui a réussi à rejoindre Arlit après 5 jours de marche a donné l’alerte mais il était déjà trop tard. Le désert est devenu un théâtre de drame silencieux. Il est très courant que des trafiquants, des passeurs abandonnent des migrants en plein désert. Il existe des gares clandestines de départ. Les migrants qui arrivent de toute l’Afrique sont « gardés » dans des « ghetto » par les passeurs des anciens migrants qui n’ont pas su rallier l’Europe et qui sont devenus des seigneurs du trafic.
Les paroisses de la mission catholique dans le Nord du Niger notamment à Arlit et Agadez essaient d’aider les migrants en leur apportant un peu de réconfort moral et spirituel, de la nourriture, de l’eau, des soins pour certains malades, de l’assistance pour ceux qui se retrouvent en prison,... Les prêtres doivent s’occuper de ceux qui remontent vers la Lybie ou l’Algérie et s’occuper de ceux qui descendent après avoir été refoulé. Mais la demande est plus forte que les moyens disponibles.
Hormis les nigériens, des hommes, des femmes et des enfants originaires du Nigéria, du Cameroun, du Burkina Faso, du Bénin, du Mali, de la RDC, du Libéria, … convergent presque quotidiennement vers le Nord du Niger pour tenter de rallier l’Europe. Et des centaines voire des milliers de migrants ont perdu la vie dans le désert.
Un groupe qui a réussi à rejoindre Arlit après 5 jours de marche a donné l’alerte mais il était déjà trop tard. Le désert est devenu un théâtre de drame silencieux. Il est très courant que des trafiquants, des passeurs abandonnent des migrants en plein désert. Il existe des gares clandestines de départ. Les migrants qui arrivent de toute l’Afrique sont « gardés » dans des « ghetto » par les passeurs des anciens migrants qui n’ont pas su rallier l’Europe et qui sont devenus des seigneurs du trafic.
Les paroisses de la mission catholique dans le Nord du Niger notamment à Arlit et Agadez essaient d’aider les migrants en leur apportant un peu de réconfort moral et spirituel, de la nourriture, de l’eau, des soins pour certains malades, de l’assistance pour ceux qui se retrouvent en prison,... Les prêtres doivent s’occuper de ceux qui remontent vers la Lybie ou l’Algérie et s’occuper de ceux qui descendent après avoir été refoulé. Mais la demande est plus forte que les moyens disponibles.
Hormis les nigériens, des hommes, des femmes et des enfants originaires du Nigéria, du Cameroun, du Burkina Faso, du Bénin, du Mali, de la RDC, du Libéria, … convergent presque quotidiennement vers le Nord du Niger pour tenter de rallier l’Europe. Et des centaines voire des milliers de migrants ont perdu la vie dans le désert.
lundi 14 octobre 2013
Fin de l'assemblée pastorale diocésaine de Maradi
"Famille chrétienne,
Eglise domestique, vis ta foi et va annoncer l’Evangile". C’est l’objectif
2013-2014 retenu à l’issue de l’assemblée pastorale diocésaine qui a eu
lieu du 7 au 13 octobre 2013 à Maradi. L’assemblée
a regroupé des délégués laïcs, prêtres, religieux et religieuses de toutes les
paroisses du diocèse : Maradi, Birni N’konni, Tahoua, Arlit, Tchirozérine,
Agadez et Zinder.
L’assemblée de cette
année a été un temps privilégié pour l’Eglise Famille qui est à Maradi de
rendre grâce à Dieu pour tout ce qu’elle a vécu pastoralement tout au long de l’année pastorale écoulée et une occasion pour de nouvelles orientations
pour l’année pastorale qui commence.
Chaque paroisse a présenté
le bilan de l’année écoulée et formulé de nouvelles actions pour l’année
pastorale nouvelle.
Situation
de la famille chrétienne dans le diocèse :Dans les paroisses du
diocèse, la situation est presque la même. Il existe des couples mariés
religieusement, des couples mariés selon
la coutume mais qui pour plusieurs raisons n’ont pas régularisé leur mariage à
l’Eglise. Il y a aussi des couples mixtes : le mari est musulman et la
femme catholique ou l’inverse.
Il y a donc un travail
pastoral à promouvoir. Les couples ont besoin d’être évangélisé en profondeur
pour être des lieux de vie, d’amour, de paix, de joie et d’espérance. Plusieurs
actions seront proposées durant toute l’année pastorale afin que la famille
devienne "le premier environnement dans lequel la foi éclaire la cité des
hommes" (Pape François, Encyclique
La lumière de la foi, P 74).
Cette assemblée a été
une occasion pour les nouveaux prêtres et religieuses affectés dans le diocèse
de prendre la mesure de la mission et des défis à relever.
Nous vous rappelons que
vous pouvez suivre régulièrement quelques vidéos du diocèse en cliquant sur le lien http://www.dailymotion.com/diocesemaradi#video=x15xipzjeudi 10 octobre 2013
Consolidez vos relations fraternelles avec les musulmans
"Consolidez vos relations
fraternelles avec les musulmans", demande le pape François aux évêques de
la Conférence épiscopale régionale du Nord de l’Afrique (CERNA) qu'il a salués
au terme de la synthèse en français de sa catéchèse du mercredi. La CERNA
regroupe les évêques catholiques d'Algérie, de Libye, du Maroc, de Tunisie et
du Sahara occidental.
"Bienvenue chers
francophones, a dit le pape en italien avant d'être traduit en français. Je
salue en particulier les évêques de la Conférence épiscopale régionale du Nord
de l’Afrique et je les encourage à consolider leurs relations fraternelles avec
les musulmans".
Le pape a aussi salué les
Français et les Canadiens : "Je salue aussi les pèlerins de plusieurs diocèses
de France, ainsi que ceux du Canada accompagnés de Mgr Bouchard, évêque de
Trois-Rivières".
Il a invité les francophones à
invoquer l'Esprit Saint, qui crée la communion : "N’ayez pas peur de prier
l’Esprit Saint, afin qu’il fasse de chacun un homme et une femme de communion,
toujours prêt à annoncer avec joie, à tous et partout, l’Évangile du Salut !
Bon séjour à Rome ".
Anita Bourdin
Finances du Vatican : l'option transparence prend force de loi
ROME, 9 octobre 2013
Pour les finances du Vatican, l’option transparence lancée par Benoît XVI (motu proprio du 30 décembre 2010) et complétée par des mesures du pape François prend aujourd’hui force de loi : la " loi XVIII" du 8 octobre 2013, approuvée par la Commission pontificale pour l’Etat de la Cité du Vatican.
Elle est présentée par un communiqué en italien de la Salle de presse du Saint-Siège, puis expliquée par Mgr Dominique Mamberti - en italien -, tandis que le P. Federico Lombardi s.j. a répondu à ce sujet aux questions de la presse, également en italien. La loi est entrée en vigueur le 8 octobre.
Consolidation des mesures déjà prises
La loi consolide les mesures prises depuis Benoît XVI dans cinq directions, indique la salle de presse: la prévention et la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme ; la vigilance et la réglementation des organismes qui ont une activité professionnelle de nature financière ; la collaboration et l’échange d’information de la part de l’Autorité d’Information financière au niveau interne et au niveau international ; des mesures contre les sujets qui menacent la paix et la sécurité internationale ; la déclaration de transfert d’argent en espèces, au-delà des frontières (à partir de 10.000 euro).
Les mots d’ordre sont " prévention" et "lutte" contre les activités illégales dans le domaine financier et monétaire, notamment contre le blanchiment et le financement du terrorisme, conformément aux critères internationaux et notamment aux recommandations du "Groupe d’Action Financière" et de l’Union Européenne.
Définition et compétences de l’Autorité d’Information financière
La loi clarifie et consolide la fonction, le pouvoir et les responsabilités de l’Autorité d’Information Financière (AIF, instituée par Benoît XVI).
Pour la salle de presse, c’est donc "une contribution à la stabilité et à l’intégrité du secteur au niveau global". Ce que Mgr Mamberti exprime ainsi : " Ce parcours a atteint aujourd’hui un stade particulièrement avancé et permet par conséquent de regarder avec satisfaction l’engagement déployé, dont le but fondamental est de contribuer de façon effective à la croissance de la Communauté internationale, au sein de laquelle le Saint-Siège est appelé à jouer un rôle de guide et d’exemple.
Autrement dit les mailles du filet juridique et législatif s’affinent pour ne rien laisser passer, ou, pour prendre des comparaisons informatique et médicale : le Vatican élabore des anti-virus (prévention) et des antibiotiques (lutte) pour ces dérives de la finance qui pourraient s’insinuer dans ses murs.
Et ces normes ne s’appliquent pas seulement à l’institut financier du Vatican (Institut pour les œuvres de religion, IOR), mais à toute l’Administration du patrimoine du Siège apostolique (APSA) et tous les dicastères ou organes du Vatican.
Un travail fait rapidement et à 90 %
Le directeur de la salle de presse du Saint-Siège fait remarquer que ce nouveau pas met en adéquation la législation de l’Etat de la Cité du Vatican et celle du Saint-Siège. L’étape précédente de ce processus avait été constituée par le motu proprio du 8 août 2013, instituant un Comité de sécurité financière.
Mais il y a un premier point de ce motu proprio qui parlait aussi des fonctions de l’AIF : un "vide" est maintenant comblé dans la révision du système législatif et une définition plus détaillée qui décrit les fonctions des différents organismes.
Après le décret d’août, la commission approuve maintenant la loi "de façon définitive et complète", fait-il observer.
Sur le site de l’Etat de la Cité du Vatican, le texte de la loi a été publié en italien ce 9 octobre de façon "complète" : il est "très long et très ample", et "reprend les modifications de la première loi 127", de Benoît XVI (30 décembre 2010).
Avec cette loi, le processus mis en place est quasi « complètement mis à jour » aussi « sur la base des observations et de l’approfondissement mené avec Moneyval », explique le P. Lombardi : Moneyval a été « un catalyseur très important ».
Il évoque un « système construit assez rapidement mais assez complexe »: « une partie très importante de cette loi » est consacrée à l'AIF, à sa « définition », mais aussi à celle du « récent Comité de sécurité financière ».
"Avec cette loi, on est à 90% du travail normatif dans ce domaine en chantier : il reste encore quelques zones à compléter, mais le gros du travail est fait", estime le père Lombardi.
Après la loi de 2010, il y a eu "des pas importants", notamment dans le domaine "pénal" et des "procédures " et des "sanctions administratives", conclut-il, et cette loi "complète" le système : ce qui compte "c’est l’édification d’un système cohérent", dans la ligne des "observations de Moneyval ".
Anita Bourdin
lundi 7 octobre 2013
Tragédie de Lampédouse : « Laissons pleurer notre cœur »
Prière silencieuse place Saint-Pierre pour les naufragés
ROME, 6 octobre 2013 (Zenit.org) - « Laissons pleurer notre cœur » : le pape François a invité la foule à s’unir à lui à trois reprises lors de l’angélus de ce dimanche 6 octobre, place Saint-Pierre.
Une fois pour demander avec lui « Seigneur augmente en nous la foi », une fois pour prier en silence en mémoire des naufragés morts près de Lampédouse, et une fois pour acclamer avec lui le « Seigneur des miracles » : un tableau du Christ en croix vénéré au Pérou, près de Lima, dont les Péruviens de Rome avaient porté une reproduction en pèlerinage jusque place Saint-Pierre.
Après l’angélus, le pape a déclaré, en se recueillant et en invitant à la prière silencieuse : « Je voudrais rappeler avec vous les personnes qui ont perdu la vie à Lampédouse, jeudi dernier. Prions tous en silence pour nos frères et sœurs : femmes, hommes, enfants… Laissons pleurer notre cœur. Prions en silence».
Le pape a envoyé son aumônier personnel, Mgr Konrad Krajewski, sur place pour « apporter sa solidarité et se rendre compte directement des besoins humanitaires ».
Le bilan – encore provisoire en raison du mauvais temps – est de 155 rescapés, 111 morts, 252 disparus. La recherche des corps, notamment dans l’épave, par 40 m de fond, reprendra dès que les conditions météo le permettront.
Déjà, lors du voyage du pape François à Lampédouse, le 8 juillet dernier, les habitants de l’île avaient demandé : « Nous voulons accueillir des vivants : plus de morts ! »
Quant aux survivants, ils tombent sous le coup de la loi italienne Bossi-Fini de 2002 sur l’immigration clandestine et l’asile. Mais le maire de Rome, Ignacio Marino s’est déclaré prêt à les accueillir.
Samedi, une trentaine d’entre eux ont été conduits à l’aéroport pour la cérémonie en hommage aux victimes, présidée par le curé de l’île, don Antonio Nastasi, en présence de Madame le Maire, Giusi Nicolini.
Anita Bourdin
mardi 1 octobre 2013
"Pour une théologie à l’aube de la reconstruction de l’Afrique."
(Une approche analytique de l'homélie de Mgr Alexis TOUABLI à l'occasion d'ouverture de année académique au CFMA.)
Depuis la nuit des temps, l’impératif du développement des sociétés humaines a toujours exigé une réelle prise en compte de deux paramètres de l’existence humaine dont l’aspect théorique et pratique du savoir ou de la ...connaissance. C’est tout l’enjeu de l’homélie de Mgr Alexis TOUABLI, évêque d’Agboville à l’occasion de la messe d’ouverture de l’année académique 2013-2014, invitant les étudiants en théologie au CFMA à une cohérence entre les connaissances théologiques dont ils sont bénéficiaires dans ce Centre et l’exigence de la reconstruction du Temple de Dieu que représente l’homme, la société et l’Eglise en Afrique.
S’inspirant de deux textes prévus pour la liturgie de ce lundi de la 25ème semaine des temps ordinaires année C portant l’un sur la reconstruction du Temple et l’autre, c’est-à-dire l’évangile, sur le sens de l’emplacement d’une lampe sur le lampadaire, Mgr Alexis TOUABLI articulera son sermon de cette ouverture de l’année académique au CFMA sur les exigences d’une cohérence entre les connaissances théologiques et l’engagement du missionnaire sur le champ pastoral ou le terrain de la mission. Deux grandes figures de l’histoire de l’église, tant en pastorale qu’en théologie dont Saint Jean-Marie Vianney, curé d’Ars et l’éminent théologien Karl Rahner, serviront de point de départ à l’homélie du père Evêque ; conviant ainsi les étudiants en théologie et futurs pasteurs de l’église en Afrique, à travailler de manière à faire leur, les convictions spirituelles du saint curé d’Ars et les compétences théologiques de Karl Rahner, une des figures de proue pour la théologie de notre temps.
Dans une dynamique d’une théologie contextuelle, Mgr ramènera la symbolique de la lumière ou de la lampe de l’évangile en Luc 8, 16-18 aux connaissances théologiques qu’acquerront les étudiants du CFMA, lesquelles connaissances doivent servir de lumière pour l’homme, pour la société et pour l’église en Afrique pour sa libération effective. De-même que « Quand on a allumé une lampe, on ne met pas une caisse par-dessus, on ne la cache pas sous un lit, mais on la met sur un lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière » (Luc 8,16) ainsi doivent servir les connaissances théologiques des étudiants appelés à profiter au maximum possible des enseignements dispensés dans cette forêt sacrée qu’est le Centre de Formation Missionnaire d'Abidjan, CFMA en sigle pour une bonne reconstruction de l’homme, de la société et de l’église en Afrique. Ainsi, enchaînera le père Evêque, « celui qui revient du bois sacré, lieu de ressourcement, ramène des vertus attendues pour ceux qui sont restés au village. » telle doit être le sens de la formation au CFMA, accessible à certains mais profitable à tout le monde.
Evoquant le constat malheureux de cette église d’Afrique tant du hier que d’aujourd’hui qui recourt sans cesse à l’Occident pour répondre aux exigences de la pastorale en Afrique même pour les moindres choses, Mgr Alexis a fait remarquer que l’église en Afrique ressemble sans cesse à deux figures de l’évangile. Celle de l’homme du récit du bon samaritain en Luc 10, 25-37, dont l’espoir de survie est incertain sinon tourné vers le hasard. La deuxième figure est celle de l’aveugle de l’évangile qui attend toujours que quelqu’un d’autre vienne le jeter dans la piscine quand l’eau bouillonne. Plutôt que de projeter le devenir meilleur de l’Eglise en Afrique à des inattendus passives, fit savoir Mgr Alexis, la reconstruction du Temple de Dieu en Afrique que représente l’homme, la société et l’église en Afrique est aussi et surtout une question des nouveaux types de rapports entre l’évangile et la vie des sociétés, entre les connaissances théologiques et la praxis sur le plan pastoral. Les futurs pasteurs que sont les étudiants en théologie d’aujourd’hui se doivent d’intégrer l’utile et le nécessaire dans leur être théologien, être témoin du Christ dans leurs engagements pastoraux et ainsi, porteurs d’une espérance sans cesse renouvelée qui les configure au Christ. La vraie reconstruction du Temple de Dieu en Afrique caressée de « poumon spirituel pour une humanité qui semble en crise de foi et d’espérance » , doit être à rechercher dans une démarche qui consiste, dira Benoît XVI « à former des consciences droites et réceptives aux exigences de la justice pour que grandissent des hommes et des femmes soucieux et capables de réaliser cet ordre social juste par leur conduite responsable ».
Au regard de cet exigence de formation et d’une bonne formation pour la reconstruction de l’Afrique, nous osons croire quant à nous que les étudiants en théologie du CFMA devront aussi faire leur, cette conviction selon laquelle « Etre intelligent ce n'est pas nécessairement réussir à l'examen ou à un concours quelconque. C'est surtout être capable de concevoir une réalité dont la valeur de vérité soit l'adéquation à l'objet. »
En définitive, nous osons dire de façon laconique que l’homélie de Mgr Alexis TOUABLI fut une invitation à une cohérence entre les études théologiques ou les connaissances théologiques et la reconstruction de cette Afrique vue de tous les horizons comme une Eglise en détresse. La libération, mieux la reconstruction de cette Afrique dépend alors des bonnes résolutions que devront prendre les étudiants en théologie, bénéficiaires d’un patrimoine théologique incontestable pour le devenir meilleur de la société, de l’homme et de l’Eglise en Afrique. Mgr Alexis a convié les étudiants à profiter au maximum possible des études afin de s’avérer des pasteurs crédibles qui lient l’utile au nécessaire, donnant ainsi à l’homme Africain, à la société et à l’Eglise en Afrique de se tenir debout. C’est à cette seule condition qu’ils pourront, à l’exemple de Cyrus dans Esdras, 1, 1-6 eux aussi et chacun à son niveau, reconstruire le Temple de Dieu que représente l’homme, la société et l’Eglise en Afrique.
Etudiant Missionnaires d’Afrique
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