mardi 24 septembre 2013

Au revoir Soeur Patricia Ndione


Au cours de la messe du dimanche 22 septembre 2013, les paroissiens de Maradi ont dit au revoir à la sœur Patricia Ndione. Après 14 ans de présence à Maradi, la Congrégation des Sœurs de Saint Joseph de Cluny a rappelé la sœur pour de nouvelles missions. L’émotion était grande pour cet au revoir un peu hors du commun et en même temps historique. La sœur a foulé le sol de Maradi en compagnie de trois de ses sœurs pour fonder la communauté Anne Marie Javouhey de Maradi. C’était sur demande de Mgr Guy Romano, évêque émérite du diocèse de Niamey.

Sœur Patricia petite par la taille et humble par le style a comme toutes les sœurs en mission dans le diocèse travaillé pour témoigner au quotidien de Jésus Christ dans cette terre d’islam. Elle travaillait en semaine à l’Evêché. Elle aimait beaucoup chanté et a été durant ses 14 années membre de la chorale de la paroisse de Maradi. Les choristes l’appelaient affectueusement pneu secours parce qu’elle était le dernier rempart pour pallier leurs absences. 

Ce dimanche, les paroissiens de Maradi au cours de la messe dominicale présidée par le Curé le Père Sani Samaïla ont rendu grâce à Dieu pour le temps que la sœur a passé avec eux. La sœur s’en va au Sénégal, non pas comme une sorte de retour au pays natal mais elle repart en mission planter sa nouvelle case là où le Seigneur l’a appelé. 

Une page se tourne
Ce départ marque la fin d’un cycle, celui des fondatrices de la Communauté de Maradi des Sœurs de St Joseph de Cluny. La messe a été donc une action de grâce pour les 14 années de vie apostolique et missionnaire au service des plus petits et des plus pauvres de Maradi de cette congrégation à Maradi. Comme en de pareilles occasions, plusieurs groupes de la paroisse ont offert des cadeaux à la sœur. L’émotion était grande et les pleurs ont été au rendez-vous. En réponse aux multiples messages et témoignages, la sœur a remercié les paroissiens de Maradi pour le temps passé ensemble depuis 1999 : « l’honneur m’est offert en ce jour pour vous traduire toute ma gratuite, merci pour tout ce que vous avez fait pour moi et merci pour ce que vous avez été pour moi. Je vous exhorte à présent à garder l’espérance. Ensemble, construisons une église rayonnante par une foi vivante. Que Dieu vous garde dans sa paix et dans sa joie. Veuillez me pardonner toutes mes imperfections dans le champ de la mission. Je vous porte dans mes prières » http://www.dailymotion.com/diocesemaradi#video=x153c67

Il appartient désormais aux "nouvelles" sœurs d'écrire de nouvelles pages de cette mission dans le jeune diocèse selon la sainte volonté de Dieu. La page historique de création de la maison se ferme avec ce départ. Les Sœurs de Saint Joseph de Cluny c’est un rappel est une congrégation fondée par Anne-Marie Javouhey en 1807. Son action s’exerce dans l’éducation, la pastorale, la santé et la promotion humaine. Elles sont présentes au Niger à Maradi, Zinder et Niamey. Les sœurs sont présentes sur les 5 continents. En Afrique subsaharienne et dans l’Océan Indien, la congrégation compte plus de 102 maisons.

jeudi 19 septembre 2013

La tragédie de la Syrie ne se résoudra que par le dialogue

ROME, 18 septembre 2013 (Zenit.org) - « La tragédie de la Syrie ne se résoudra que par le dialogue » : le pape François lance un nouvel appel aux catholiques du monde entier pour qu’ils prient pour la paix dans le monde et spécialement en Syrie, à l’occasion de la « Journée internationale de la paix » fixée par les Nations Unies au 21 septembre de chaque année. Une journée de prière aussi pour le Conseil oecuménique des Eglises.
A la fin de ses catéchèses en différentes langues, ce mercredi 18 septembre, place Saint-Pierre, le pape a en effet lancé cet appel en italien : « Chaque année, le 21 septembre, les Nations unies célèbrent la « Journée internationale de la paix », et le Conseil oecuménique des Eglises en appelle à ses membres pour qu’ils prient pour la paix ce jour-là. J’invite les catholiques du monde entier à s’unir aux autres chrétiens pour continuer à implorer de Dieu le don de la paix dans les lieux les plus tourmentés de notre planète. »
Pour la Syrie, voici son appel : « Ma pensée se tourne spécialement vers la chère population syrienne, dont la tragédie humaine ne peut être résolue que par le dialogue et la négociation, dans le respect de la justice et de la dignité de toute personne, spécialement les plus faibles et sans défense. »
« Puisse la paix, don de Jésus, toujours habiter dans nos cœurs et soutenir les propos et les actions des responsables des nations, et de tous les hommes de bonne volonté», a ajouté le pape.
« Engageons-nous tous à encourager les efforts pour une solution diplomatique et politiques des foyers de guerre qui préoccupent encore », a-t-il exhorté.
Le pape a lancé cet appel en présence des évêques latins des pays arabes (CELRA), réunis à Rome pour leur jubilé (cf. Zenit du 17 septembre 2013) et présents à l’audience, guidés par le patriarche latin de Jérusalem, Fouad Twal, et en présence des évêques maronites nommés ces dernières années (cf. Zenit du 17 septembre 2013).
Lors de sa salutation, traduite en arabe, le pape venait de les saluer, spécialement les pasteurs venus de Terre Sainte, de Syrie, de Jordanie, d’Irak, du Liban, de Somalie, et des pays du Golfe en disant : « Ayons toujours confiance dans la force de la prière (de l’Eglise) parce que le Seigneur ne reste pas insensible aux invocations de son Eglise. »
La Journée internationale de la paix a été décidée en 1981 en vertu de la résolution 36/67 de l’Assemblée générale des Nations Unies car "la promotion de la paix fait partie des principaux buts de l'Organisation des Nations Unies en vertu de sa Charte".
En 2001, l’Assemblée générale a unanimement adopté la résolution 55/282 , établissant le 21 septembre comme "journée annuelle de non-violence et de cessez-le-feu".
"Les Nations Unies invitent tous les pays et tous les peuples à respecter l'arrêt des hostilités durant cette Journée et à la commémorer avec des mesures éducatives et de sensibilisation du public aux questions liées à la paix", indique la page en ligne de l'ONU consacrée à cette Journée.
Anita Bourdin

mardi 10 septembre 2013

Inondations au Niger: le gouvernement lance un appel à la solidarité nationale et internationale en faveur des sinistrés

Le gouvernement nigérien a lancé il y a quelques jours à Niamey, un appel urgent à la solidarité nationale et internationale pour venir en aide aux populations victimes d'inondations suites aux multiples pluies diluviennes enregistrées à travers le pays. Selon le bilan provisoire au 1er septembre 2013, les précipitations ont fait au moins 26 morts et plus de 75.000 sinistrés.

D’importants dégâts ont été également enregistrés dans les champs. Hormis les habitations détruites, les pluies ont inondé environ 13.000 hectares de cultures pluviales pour un coût provisoire de 32 milliards F CFA. 

Les mystères glorieux à partir du récit du bon Samaritain en Luc 10, 25-37


Chers frères et sœurs, permettez-moi d’ouvrir la page de cette réflexion qui est au fond, mon expérience de la retraite de trente jours à Kotobi en Côte d’Ivoire, par cette citation de Marie MANZOTTI qui souligne que : « Pour vivre en mieux un temps de retraite, il faut choisir celle-ci en fonction de ses affinités spirituelles et de ses attentes : on peut vouloir souffler un moment, prendre une décision fondamentale ou bien former son intelligence et son cœur. Mais on doit aussi trouver une attitude juste pour pouvoir déjouer les pièges classiques de tels séjours. » [1]Anselm Grün réponds à cette préoccupation en nous proposant le silence comme attitude adéquate pour un tel exercice, lors qu’il dit que : « Le silence est d’abord une aide, pour pouvoir prier, tourner son esprit vers Dieu, en vue d’écouter avec recueillement la Parole de Dieu. »[2] Quelle est cette aide que le silence de la retraite à Kotobi m’a apportée et que je désire vous partager sous ces lignes ? Au fond, je me demande si j’étais réellement en silence pendant ces trente jours? Car, dois-je vous avouer, je n’ai jamais parlé aussi autant que pendant cette retraite. Je n’ai jamais causé autant, avec la même personne pendant trente jours et sur le même sujet. A vrai dire, je n’étais pas en silence ! Je parlais, je causais, j’interrogeais un Homme. Curieusement, me semble-t-il, c’est cela le vrai silence de la retraite dont parle Anselm Grün: Parler avec et à un Homme, être « … ouvert au mystère de Dieu dans l’intimité, dans la parole et dans les personnes. »[3] Si tel est le cas, j’étais alors en silence puisque, l’avouerai-je, j’avais voulu faire l’expérience de la rencontre avec le Seigneur, m’ouvrir à son mystère d’amour pour apprendre à l’aimer davantage, à l’écouter et surtout à me soumettre à sa volonté, à être docile à sa loi d’Amour. C’est tout l’enjeu de l’expérience de ma retraite de trente jours.

Comme vous le remarquez, il s’agit ici de mon expérience de la retraite de trente jours que je viens de faire à Kotobi en Côte d’Ivoire ; trente jours de méditation, de contemplation, de prière et de partage en ‘face de Dieu’ comme pour Jacob qui fit l’expérience de Dieu, « … l’interrogea et lui dit : “Révèle-moi ton nom”. Il répondit : “Pourquoi demandes-tu mon nom ?” Mais là, il le bénit. Jacob donna à ce lieu le nom de Pénouël car, dit-il : “J’ai vu Dieu face à face et j’ai eu la vie sauve.”  (Gn 32 30-31). Peut être cela ne fut pas mon cas. Mais je peux vous avouer que j’ai au moins, fais moi aussi et à mon niveau, l’expérience personnelle de la rencontre avec le Seigneur, Maître et Dieu de tout, le Créateur des cieux.

En effet, comme cela se fait chaque année après la première année de théologie, les jeunes en formation chez les Missionnaires d’Afrique font la retraite ignacienne de trente jours. Cela semble être un programme normal inscrit dans les exigences du cursus de leur formation. Laissez-moi vous dire cependant qu’en plus d’être une exigence de la formation, cette retraite fini par devenir « ma retraite », une grâce de sorte que le silence y observé « permet à la grâce de Dieu de descendre en nous…il faut le respecter coûte que coûte. Non seulement en s’abstenant de parler, mais aussi en évitant de se disperser avec un bon roman, son téléphone portable ou du travail emporté. »[4]. Ce fut aussi par grâce que je fus aligné parmi les candidats qui devaient faire leur retraite à Kotobi accompagnés d’une dame Marie Pierre N’Guessan qui, depuis sept ans, accompagne les jeunes en formation chez les Missionnaires d’Afrique de la Fraternité Lavigerie d’Abidjan pour cette retraite de trente jours. Je reconnais par dessus tout, que je ne fis pas partie de la première promotion ni de la dernière à faire cette retraite de trente jours pour pouvoir ‘prétendre’ vous partager ce que j’ai vécu comme expérience. Comprenez cependant que les motivations, les convictions et les visions des choses dépendent des personnalités différentes et des individualités particulières. Je solliciterai par ce fait, la clémence, la tolérance et l’indigence de tout lecteur au regard trop critique.

Le point central de ce partage est, comme l’annoncé le titre, une méditation-contemplation que je fis sur le texte de Luc 10, 25-37 : l’Evangile du bon Samaritain. Voilà que le dimanche 14 Juillet 2013 dimanche du bon Samaritain, selon l’Evangile proclamé ce dimanche, il me fut demandé de diriger la prière du chapelet. Dans mon silence, l’Esprit me ramènera à l’Evangile du jour pour y contempler, comme l’indique la prière du Temps présent de vendredi de la deuxième semaine, comment la gloire et la sagesse inexprimables de Dieu se manifestent étonnamment dans le scandale de la croix. L’agression dont fut victime cet homme de l’Evangile qui descendait de Jérusalem à Jéricho et tomba au milieu de bandits (Luc 10, 30) et le geste de générosité du bon Samaritain peuvent s’inscrire, la première comme une croix et le second comme une victoire du Seigneur sur les forces du mal, une gloire. Voyons alors comment la gloire de Dieu s’est manifestée dans l’agression de cet homme tombé entre les mains des bandits.

Chers lecteurs et lectrices, permettez-moi de vous avouer que ce texte ne m’a jamais parlé autant que ce jour et pourtant, ce texte nous était déjà proposé parmi les textes des oraisons du deuxième jour de la retraite. Ce que je conçois comme une grâce de cette retraite. Pourquoi alors l’Esprit me ramena à un texte? C’est toute la problématique, permettez-moi l’expression, de la richesse inépuisable des textes sacrés. Comme le dira Saint Ignace de Loyola, « il y a parfois des grâces dont on a besoin et qu’on n’avait pas perçues pendant l’oraison antérieure… » Je ne peux en douter au regard de l’expérience faite et surtout ce que le texte me révéla lors de cette reprise. Il s’agissait cette fois, non pas d’une simple méditation mais d’une contemplation de la scène pour y déceler les différents aspects des mystères glorieux pour la récitation du chapelet de ce dimanche soir. Voir surtout comment la gloire de Dieu qui s’est manifestée dans ce récit du bon Samaritain peut aussi se manifester encore de nos jours dans chacune de nos bonnes actions, dans chacun de nos actes de charité, de générosité et de compassion envers les hommes nos frères.
Voici ce que je recueilli comme fruits de cette contemplation et comment je les exprimais,  demandant que la récitation de ce chapelet que nous inscrivions au cœur du récit du bon Samaritain nous plonge davantage au cœur des Mystères Glorieux de sorte que, progressivement, nous voyons avec les yeux de la foi, pour chaque scène du récit, un aspect de la résurrection, de l’Ascension, de la Pentecôte, de l’Assomption et du Couronnement de Marie au ciel. Et il en fut ainsi.
Ce serait les fruits du silence dont parle Anselm Grün lorsqu’il affirme que : « Le silence est au service de l’écoute, de l’attention à la parole de Dieu. Il rend sensible à la présence de Dieu comme espace où nous nous mouvons, et à la parole de Dieu, qui nous indique le chemin. »[5] Si tel est le cas, voici comment j’ai expérimenté la présence de Dieu dans la compassion du Samaritain dans une réappropriation des Mystères Glorieux à la lumière de ce récit du bon Samaritain :

Premier mystère Glorieux : la Résurrection de Jésus
Pour ce mystère glorieux, contemplons avec les yeux de la foi ce Samaritain qui s’approche de l’homme frappé, blessé et saignant par terre, essoufflé dont les forces de se lever lui manquaient. Le Samaritain, nous rapporte l’Evangéliste, banda ses plaies et y versant de l’huile et du vin comme pour adoucir la peine (Luc 10, 34). Retrouvons ainsi par ce geste combien profond et riche de sens, le symbole de la Résurrection, du retour à la vie pour vivre désormais dans la gloire de Dieu. Cet homme mourant retrouve le souffle de vie.
Prions: Dieu notre Père, nous t’en prions, accorde nous ce cœur compatissant à la souffrance de nos frères et sœurs afin de leur apporter l’assistance et le soulagement qu’il faut à l’exemple de ce Samaritain. Par Jésus-Christ notre Seigneur, Amen.
Deuxième mystère Glorieux : l’Ascension de notre Seigneur Jésus:
« La gloire de Dieu, c’est l’homme débout », disait Saint Irénée de Lyon au quatrième siècle. A suite du verset 34 nous décrit comment le bon Samaritain souleva l’homme gémissant, le chargea sur sa monture et le conduisit à l’auberge. Contemplons maintenant ce Samaritain entrain de soulever cet homme et voyons par ce relèvement pour sa monture par une saine imagination, le signe d’une l’Ascension par une intervention divine.
Prions : Seigneur nous t’en prions, donne-nous la grâce d’agir constamment de façon à permettre à nos prochains de retrouver les forces dont ils ont besoin leur donnant de se tenir debout et vraiment debout de sorte que tous ensemble, animés d’une même foi, cherchons comment t’aimer, te servir et te louer par notre vie afin que toute notre vie devienne une louange à ta gloire. Toi qui vis et règne pour les siècles des siècles, Amen.

Troisième mystère Glorieux : la Pentecôte :
Comme d’aucuns ne l’ignorent, la pentecôte se célèbre bien après la pâque soit cinquante jours après et évidemment bien après la fête de l’Ascension. Comment l’insérer alors dans notre récit du bon Samaritain ? Le récit nous relate en effet que « Le lendemain il sort deux pièces d’argent et les donne à l’hôtelier en lui disant : Fais pour lui le nécessaire ; si tu dépenses davantage, je te le rembourserai au retour. » (Luc 10,35) Que ne trouvons-nous pas des similitudes avec la présence de Jésus à ses disciples lors de la pentecôte ? ce Jésus qui apparaît à ses disciples cinquante jours après, insuffla non pas deux pièces d’argent comme pour le Samaritain mais l’Esprit-Saint à ses disciples, le défenseur jusqu’à son retour.
Prions : Dieu de bonté qui ne laisse jamais tes enfants orphelin mais nous laisse toujours en compagnie d’un défenseur. Donne-nous un cœur qui sait partager et supporter la souffrance de ceux qui peinent et se trouvent sans défense. Nous te le demandons par Jésus le Christ ton Fils notre Seigneur, Amen.

Quatrième mystère Glorieux : l’Assomption de Marie.
Par l’Assomption l’Eglise nous propose toujours de célébrer la montée de Marie au ciel par la grâce de son Fils. Car ce corps glorieux qui a porté le Seigneur de gloire ne pouvait guère connaître la corruption du tombeau. De-même, le corps du saint homme tombé entre les mains des bandits et dont la douleur des coups de bastonnade et de matraque qui ont défigurèrent son visage auraient suffit par ce fait, à servir de pénitence pour l’expiation de ses nombreux péchés, ne pouvait rester cloué au sol. L’homme fut ainsi guéri, enlevé du sol pour se tenir debout en signe de la gloire de Dieu (Saint Iréné de Lyon).
Prions : Seigneur Dieu, notre vie sur terre est un pèlerinage sans cesse vers une vie où tu seras tout en tous. Toi qui connais le poids de nos années, la misère des hommes et notre indigence ; toi qui ne cesse de nous venir en aide depuis la création sinon notre vie tomberait en ruine. Nous t’en prions ! Inspire-nous jour pour jour la voie la meilleure pour l’expiation véritable de nos fautes. Toi qui exauças la prière de Marie aux noces de Cana, amen.


Cinquième mystère Glorieux : le Couronnement de Marie au ciel.
Les mérites et les innombrables sacrifices de cette femme, la Sainte patronne des veuves toujours vierge ne pouvaient que lui valoir un couronnement méritoire dans le ciel. Imaginons alors la joie au ciel pour Dieu et ses anges pour cet acte de générosité, de compassion que posa notre Samaritain à l’endroit de cet homme qu’il ne connaissait pas ; mais aussi la joie des membres de familles de cet homme qui a échappé de justesse à la mort grâce au secours et à l’assistance d’un inconnu !

Prions : Dieu notre Père, notre monde déchiré par des rivalités, des tensions et des divisions de toute sorte fait payer des lourds tributs à tes enfants que nous sommes. Ce sont toutes ces situations calamiteuses, désastreuses et douloureuses que nous subissons et nous enlèvent la joie de vivre, la joie de te louer et célébrer tes merveilles, faisant qu’aujourd’hui notre monde se voit rempli des âmes tristes, désespérées et désemparées. Croire en l’avenir est devenu chimérique. C’est ton image d’un Dieu Père et Maître de tout qui est ainsi ternie. Nous t’en prions, suscite dans notre monde des hommes et des femmes qui savent réconforter et rendre la joie dans les cœurs attristés, des hommes et des femmes qui soient des signes de ta présence sur terre par leur générosité et leur compassion, par leur degré d’amour et de tendresse vrais. Toi qui es Dieu Père, Fils et Esprit-Saint pour les siècles des siècles, amen.
Chers frères et sœurs, que puis-je encore dire de plus sinon vous avouer que je crois et je parlerai ; garder silence c’est s’efforcer à « être totalement présent à moi-même »[6] et être totalement présent à moi-même me donne de prendre conscience des grâces des dons que le Seigneur m’a donnés et surtout de l’être étonnant que je suis. Veuillez m’excuser si jamais vous remarquez que j’ai beaucoup intellectualisé cette expérience spirituelle que je vous partage. « La grâce ne supprime pas la nature », disaient les théologiens de Tübingen. 

Merci Seigneur pour la grâce que tu nous accordes de pouvoir découvrir jour pour jour, les merveilles de ton amour pour nous. Oui Seigneur, Tu es Amour.

KIYE Mizumi Vincent 
Etudiant Missionnaires d’Afrique 
Fraternité Lavigerie d'Abidjan   
                                            
[1 ] Marie MANZOTTI, Réussir une retraite, In Prier, n°346 (novembre 2012, pp.26-28.
[2] Anselm GRÜN, Apprendre à faire silence, Traduit de l’allemand par Charles Chauvin, Paris, Desclée de Brouwer, 2001, p.82.
[3] Ibdem.
[4] François DOM, Réussir une retraite, op. cit., p.28.
[5] Anselm Grün, Apprendre à faire silence, p.75-76
[6] Anselm Grün, Op. cit., p. 20.

vendredi 23 août 2013

Inondations dans le diocèse de Maradi au Niger.


La saison des pluies s’est installée au Niger et les fortes précipitations enregistrées ses derniers jours ont occasionné des dégâts dans plusieurs localités du diocèse.

Dans la région de Maradi, on dénombre déjà fin semaine écoulée des centaines de ménages sans abris logés provisoirement dans des écoles. Le bilan est déjà lourd. On dénombre plus de 2000 personnes sans abris. Dans la commune rurale de Dan Issa à 35 km de Maradi, 4 filles âgées de 2 à 5 ans sont mortes suite à l’effondrement de leur habitation. 

Dans la région d’Agadez, les crues ont fait au moins un mort et d’importants dégâts. Un militaire a été emporté par les eaux en furies. Des centaines de familles sont sans abris.

A Zinder, en quelques heures près de 150 mm de pluies sont tombées ont causé la mort d’au moins 2 enfants. 

Selon les prévisions météo, le Niger va encore cette année enregistrer des inondations.L’homme est souvent le premier facteur des inondations. Plusieurs habitations sont construites dans les lits des cours d’eau, la stagnation des eaux de pluies par manque de mécanisme de drainage et l’encombrement des caniveaux par le sable et les ordures ménagères sont autant de facteurs qui favorisent les inondations.

Régularisation de Mariage à la paroisse de Maradi

Philomène et Alfred ont régularisé le dimanche 18 août 2013 leur mariage à la paroisse de Maradi. La cérémonie s’est déroulée en présence de parents, des amis et connaissances de la famille. Cette régularisation est la deuxième célébration enregistrée cette année à Maradi. En avril 2013, Amoussou Joseph et Blandine Daga ont régularisé le mariage. C’était donc une importante occasion de réjouissance pour la communauté. Le père Illa dans son homélie a salué le courage de ce couple qui a décidé de se conformer aux règles de l’Eglise. Il a aussi invité les autres qui hésitent à se lancer. 

Au cours de cette messe, les paroissiens de Maradi ont dit au revoir à l’abbé Narcisse Ayéda qui a achevé son année de stage. Il reprend les études au séminaire. « Que le Seigneur t’accompagne et achève en toi ce qu’il a déjà commencé » lui a dit le Curé de Maradi 

La fête a pris fin dans la soirée. Toute la journée, la communauté s’est réjouie avec le nouveau jeune couple confié à la protection de la Vierge Marie.
vidéo sur la page: http://www.dailymotion.com/diocesemaradi#video=x13jeu1

mardi 13 août 2013

Sénégal: des apôtres pour les zones rurales

Appel du card. Sarr

ROME, 12 août 2013 (Zenit.org) - « La Zone rurale a un besoin urgent d’ouvriers apostoliques »: c’est l'appel que lance le cardinal archevêque à l’endroit des supérieurs majeurs des congrégations religieuses féminines et masculines, en service dans l’Archidiocèse de Dakar. Dans une lettre circulaire qu’il vient de publier, ce samedi 10 juillet 2013, il les appelle à fonder de nouvelles communautés dans les paroisses et secteurs de la zone apostolique rurale (cf. http://www.seneglise.net/_new.php?idactualite=404&rubrique=2).

Cette lettre circulaire fait suite à un document de présentation de la zone apostolique rurale de l’archidiocèse de Dakar, élaboré par les prêtres de cette zone, sous la coordination du Vicaire épiscopal, Abbé Jean Touré. Le Cardinal Sarr renseigne que les conclusions tirées dans ce document expriment toutes le besoin urgent d’ouvriers apostoliques dans la Zone Rurale de l’archidiocèse.

Le cardinal sénégalais lance cet appel aux Supérieur(e)s Majeur(e)s des Congrégations Religieuses masculines et féminines : « Ouvrez davantage votre attention et votre cœur aux besoins de ces populations de la Zone Rurale, en leur envoyant des ouvriers apostoliques, en fondant de nouvelles communautés religieuses, dans les paroisses et secteurs de cette Zone, en y créant des structures socio-pastorales, pour participer, au mieux, au développement humain et religieux de cette Zone, et pour que ses populations bénéficient davantage de la diversité et des richesses de vos charismes ».

L’archevêque rappelle qu’à plusieurs reprises, il a attiré l’attention des congrégations religieuses féminines et masculines sur le manque d’ouvriers apostoliques dans la Zone Rurale, au côté des prêtres diocésains, surtout dans le doyenné du Sine.

Plus concrètement, il signale que cinq paroisses et quasi-paroisses de la Zone n’ont pas encore de communautés religieuses : celles de Diakhao, Diouroup, Fissel, Niakhar, Nguékhokh. Il a aussi ajouté qu’au moins six communautés chrétiennes importantes ou secteurs peuvent d’ores et déjà accueillir des Sœurs ou des Frères, en attendant l’arrivée de prêtres avec la création de nouvelles paroisses : Boyar, Loul-Sessène, Ngoyé, Sandiara, Secteur de Fimela-Ndangane-Yayème-Djilor.

Enfin, le cardinal Sarr recommande ce Document de Présentation de la Zone rurale. Il est disponible à la Procure de l’archidiocèse, à la Paroisse N.-D. de la Paix de Thiadiaye, et dans la plupart des paroisses du doyenné de la Petite-Côte, au prix de 2 000 frs CFA.

Nigeria: l'AED rencontre les victimes de Boko Haram

ROME, 12 août 2013 (Zenit.org) - « On peut se demander si les raisons qui sont à l’origine des attentats de Boko Haram sont de nature religieuse, politique ou économique. Mais on ne peut nier que les violences ont volontairement atteint la communauté chrétienne et que les fidèles souffrent terriblement ». Regina Lynch, responsable internationale de la section "projets" de L’Aide à l’Église en détresse, décrit ainsi les conditions dramatiques des chrétiens nigérians à l’issue d’un voyage qu’elle a effectué dans ce pays d’Afrique.

En mai dernier, au moment même où le président Goodluck Jonathan déclarait l’état d’urgence dans les trois États septentrionaux de Borno, Yobe et Adamawa, une délégation internationale de la fondation pontificale a visité le nord du Nigeria et a rencontré plusieurs victimes des attaques des extrémistes.

Parmi celles-ci, Chioma Dike qui a perdu son mari Williams et trois de ses cinq enfants, Emmanuel (4 ans), Richard (6 ans) et Lilian (10 ans) dans l’explosion du 25 décembre 2011, dans l’église Sainte Thérèse de Madalla, dans la banlieue de la capitale Abuja. Ses deux autres enfants ont été gravement blessés. « Williams avait amené les petits à la messe, raconte-t-elle à L’AED, tandis que j’étais restée à la maison pour préparer le déjeuner de Noël ». La tragédie qui a détruit sa vie n’a nullement entamé sa foi. « J’ai le cœur brisé et Dieu seul peut le guérir ».

Dans un autre épicentre où se déchaîne la violence de la secte fondamentaliste, le diocèse de Maiduguri, la fondation pontificale a été accueillie par le Père John Bakeni, curé d’une petite église proche de la frontière avec le Niger. 

« Pendant les trois mois qui ont suivi mon arrivée, je n’ai jamais réussi à dormir, se souvient le jeune prêtre, des hommes n’ont cessé de tirer des coups de feu et de lancer des pierres et des animaux morts par-dessus le mur de la paroisse ».

Dans les différents diocèses visités par la délégation de L’AED, les témoignages varient essentiellement quant à la gravité des attentats subis. « La chaleur avec laquelle nous avons été accueillis chaque fois était exactement la même, fait observer Lynch. Personne ne parvenait à croire que quelqu’un pouvait risquer sa vie uniquement pour venir les rencontrer ».

Depuis 2007 jusqu’à aujourd’hui, dans le nord du Nigeria, plus de 100 églises ont été touchées par les extrémistes, tandis que, rien qu’en 2012, plus de 900 chrétiens ont été tués en haine de la foi. Malgré sa souffrance indicible, l’Église du "géant africain" est encore vivante et dynamique, comme le montrent les chiffres. Dans les quarante-huit diocèses du pays, on célèbre chaque année plus d’un demi-million de baptêmes, les religieuses sont plus de 4600, les prêtres et religieux environ 4200. Le nombre des vocations aussi (plus de 6000 séminaristes) est impressionnant et de nombreux recteurs de séminaire ont demandé de l’aide à L’AED pour agrandir ou rénover leurs structures afin d’éviter de refuser de nouveaux étudiants. Le dernier projet approuvé par la fondation est une contribution de 18.000 euros destinés au grand séminaire Saint-Augustin de Jos, dans l’État de Plateau. « Notre province est parmi les plus durement touchées par les fondamentalistes, explique à L’AED-Italie le recteur, le Père Sylvester Dagin. Et pourtant, il ne manque pas de jeunes qui, après avoir vu la mort en face, choisissent la voie du sacerdoce, déterminés à apporter leur témoignage de foi à leurs compatriotes.

L’Église nigériane poursuit sa mission aux côtés de la communauté, invitant les fidèles à pardonner à leurs persécuteurs et à renoncer au désir de vengeance. « Mais malheureusement, ce n’est pas le seul défi à relever », affirme Regina Lynch. Avec la poursuite incessante des violences, les chrétiens qui fuient le nord du pays sont de plus en plus nombreux, laissant l’Église privées de ses fidèles et d’un soutien économique. « Beaucoup de paroisses ont vu leurs offrandes diminuer de plus de la moitié et aujourd’hui, elles ont besoin de notre aide. Nous devons soutenir les prêtres, les catéchistes, les séminaristes et toutes les écoles catholiques. Et nous devons assurer notre soutien à la reconstruction des églises détruites, à la pastorale des victimes de tant d’atrocités et, ce n’est pas le moindre, à la promotion du dialogue religieux ».

Entre 2009 et 2012, L’Aide à l’Église en détresse a soutenu des projets en faveur de l’Église du Nigeria à hauteur d’environ deux millions cinq cent mille euros. En 2013, la fondation pontificale a déjà approuvé des projets pour un total de plus de six cent mille euros.

Traduction Hélène Ginabat

jeudi 8 août 2013

Ramadan 2013 : Vœux de bonne fête des Évêques du Niger à la communauté musulmane

Les Évêques catholiques du Niger sont heureux de présenter leurs vœux amicaux et respectueux en cette fête de fin de Ramadan. Ce temps béni de Ramadan a été un temps fort et privilégié pour la vie de la communauté musulmane et a donné à chacune et à chacun d'entre vous une force nouvelle pour son existence personnelle, familiale et sociale.

Cette fête de fin de Ramadan se célèbre aujourd'hui en pleine saison hivernale alors que de nombreux nigériens travaillent avec ardeur aux champs espérant une récolte fructueuse et généreuse. Que Dieu accorde à chaque famille le fruit de son dur labeur et qu'il accorde une pluie régulière et bienfaisante. 

Musulmans, Chrétiens, et tous les autres croyants, nous avons le devoir d'œuvrer en tant que Serviteurs du Tout Puissant, Maître de la terre et du ciel, en faveur de la création qui est un don généreux et merveilleux de Dieu pour notre bonheur. Dieu nous invite à collaborer étroitement à sa création en respectant la nature et en la protégeant contre les destructeurs malveillants qui n'ont d'intérêts que leur propre gain égoïste.

Nous saluons toutes les initiatives qui sont prises pour restaurer une création dégradée par la main de l'homme et encourageons toutes les sensibilisations qui sont faites à l'intention des nouvelles générations pour la protection de l'environnement.

En vous renouvelant notre amitié et notre sympathie, nous vous souhaitons de tout cœur une bonne et heureuse fête. Que le Dieu des Miséricordes accorde à chacune et chacun d'entre vous la paix du cœur.

Mgr Michel Cartatéguy : Archevêque de Niamey
Mgr Ambroise Ouédraogo : Evêque de Maradi
Mgr Laurent Lompo : Evêque Auxiliaire de Niamey

mardi 30 juillet 2013

Un nouveau candidat de Maradi au séminaire Propédeutique de Toécé


Ousseini Daniel, né le 15 août 1992 à kougnago dans la région de Maradi s’apprête à entrer dès la rentrée prochaine au séminaire propédeutique St Irénée de Toécé dans l’archidiocèse de Koupéla au Burkina Faso. Il a obtenu cette année son baccalauréat A4 avec la mention assez bien.

Ousséini Daniel originaire de la Paroisse Notre Dame de Lourdes de Maradi a passé 3 ans au Foyer Samuel de Niamey qui accueille depuis 1984, les jeunes nigériens qui aspirent devenir prêtres. Le diocèse de Maradi compte hormis Daniel au foyer Samuel deux autres jeunes Kounkey Ekué et Donatien Etienne.

Actuellement le diocèse de Maradi a un seul grand séminariste l’abbé Narcisse Ayéda qui a passé cette année, un an de stage à la paroisse de Maradi. Le diocèse créé en 2001 compte 3 prêtres diocésains.

Camp national CV AV Niger"pour un Niger meilleur, toi CVAV, vis ta foi par la paix, la justice et la réconciliation"

210 jeunes Cœur vaillants, Âmes vaillantes des diocèses de Maradi et de Niamey ont participé du 15 au 25 juillet 2013 à un camp national à la paroisse de Birni N’Konni. Le camp s’est déroulé en deux étapes. 


D’abord du 15 au 19 juillet 2013, 75 accompagnateurs et pré accompagnateurs ont reçu plusieurs formations pour leur permettre de jouer pleinement leur rôle. Ils ont été formés sur l’engagement et le comportement de l’accompagnateur, la Psychologie de l’enfant, sur la rédaction de compte rendu de réunion et de rapports d’activités.

Les 75 accompagnateurs et pré accompagnateurs ont été ensuite rejoints par 135 jeunes CV AV venus de plusieurs paroisses des deux diocèses. La semaine de réflexion était placée sous le thème : "pour un Niger meilleur, toi CVAV vit ta foi par la paix, la justice et la réconciliation". Les enfants présents au camp ont exploré tous les contours de ce thème à travers des conférences, des causeries, des jeux, … 

A l’issue des travaux, les CVAV du Niger ont pris plusieurs engagements qui vont leur permettre de vivre la paix, la justice et la réconciliation dans l’église, dans leur famille et dans la société. 

Les jeunes ont au cours de ce camp accueilli Mgr Ambroise Ouédraogo qui est venu leur rendre visite. Ils ont ensemble célébré une messe pour dire merci à Dieu pour ses bienfaits. Durant leur séjour à Konni, les jeunes ont été accompagnés par plusieurs prêtres et religieuses. Par la grâce de Dieu, tous les participants sont rentrés en bonne santé dans leur famille respective.

Le mouvement CV-AV est une école d’éducation à la vie basée sur des valeurs chrétiennes qui regroupe les jeunes de 6 à 15 ans qui leur permet de se construire et devenirs des citoyens honnêtes et responsables. Ce mouvement a été fondé en 1937 par Gaston Courtois et Jean Pihan.

mercredi 24 juillet 2013

Lettre pastorale des Evêques aux fils et filles de l’Eglise Famille de Dieu qui est au Burkina Faso et aux hommes et femmes de bonne volonté

ROME, 23 juillet 2013 (Zenit.org) - « Le Burkina Faso a besoin de justice, de réconciliation et de paix », affirme la Conférence épiscopale nationale, qui préconise des mesures pour éviter de « conduire le pays vers le chaos ».
Les évêques du Burkina-Niger, qui ont tenu leur Assemblée plénière ordinaire du 11 au 14 juin dernier, adressent en effet une lettre pastorale aux chrétiens du Burkina Faso et aux hommes et femmes de bonne volonté, en date du 15 juillet 2013. 
« Le Burkina Faso a besoin de justice, de réconciliation et de paix », affirment-ils, appelant « les protagonistes des tensions sociales actuelles (partis politiques de la majorité et de l’opposition, mouvements et associations, société civile) » à « éviter toute violence, tout débordement et toute action qui seraient de nature à aggraver les tensions, à porter atteinte à la dignité de la personne humaine et au bien commun, et à conduire notre pays vers le chaos ».

Un malaise social
Les évêques expriment leur préoccupation pour la situation politico-sociale actuelle, de « tensions sociales et d’agitations, notamment autour de la mise en place du Sénat ». Situation qui « laisse transparaître un malaise social un mal être de la société burkinabé en quête de repères ».

Le pays, constate le texte, « traverse depuis déjà quelques années une crise de société et connait des changements sociaux importants », au triple plan « de la démographie, de la structuration sociale et des valeurs de référence ».

Sur le plan démographique, la population de plus en plus jeune (46,4% de la population burkinabé a moins de 15 ans, et 59,1% a moins de 20 ans) « est insatisfaite et perdue à cause de l’absence de modèle social ».

Au niveau de la structuration sociale, on constate « une élévation du niveau de connaissance moyenne due à l’alphabétisation » (de 16,17% en 1985, et se situe à 32% en 2012) et « un éveil de conscience des femmes de plus en plus alphabétisées ».

Enfin, en ce qui concerne les valeurs, les évêques dénoncent « une société dans laquelle l’appétit est orienté moins vers le savoir, que vers l’argent, devenu une valeur de référence au-dessus de la famille, de la nation, de la république et de Dieu ». Cette « divinité » inocule « le poison de la corruption dans le corps social ».

Ils diagnostiquent « une gouvernance de plus en plus déconnectée de la réalité et de l’éthique sociale » : « La fracture sociale est de plus en plus béante du fait notamment de la pauvreté de masse lancinante » (plus des deux cinquièmes des burkinabés vivent avec moins d’un demi-dollar (250 CFA) par jour).

Cette situation conduit « à des attitudes de rejet ou de défiance, surtout de la part de la jeunesse », et à « une montée de la violence », soulignent-ils.

Intégrer les plus défavorisés
Le texte invite à « un meilleur emploi des ressources financières limitées dont dispose le Burkina Faso pour mieux couvrir les besoins fondamentaux des populations en santé, éducation et emploi ».

Concrètement, outre « pratiquer des formes appropriées et des modes crédibles de démocratie consensuelle, consultative et inclusive », les politiques sont encouragés à mettre en œuvre « des stratégies fondamentales de sécurité alimentaire, d’éducation pour tous, de santé de proximité, d’emplois pour les jeunes, d’eau potable accessible pour tous », de soutien « des entreprises produisant notamment la technologie, etc ».

En effet, « dans tout processus démocratique, la société doit s'attacher tout particulièrement à satisfaire les besoins économiques fondamentaux des couches défavorisées, assurant ainsi leur pleine intégration au processus de la démocratie ».

Les évêques rappellent les « lignes directrices d’un engagement politique en accord avec les valeurs évangéliques » : la valeur absolue de la personne humaine, l’attention particulière aux petits et aux pauvres, la recherche de la justice, la solidarité humaine, l’unité nationale qui exclut toute tendance xénophobe, régionaliste, et ethniciste, le dialogue inter-religieux et culturel, le souci du bien commun.

Ils appellent à « un sursaut éthique et moral » pour éviter « un avenir de tous les dangers » : « rechercher la justice sociale, œuvrer pour une transformation sociale et démocratique profonde, promouvoir les valeurs cardinales de solidarité et de subsidiarité, doit être la préoccupation majeure de ceux qui gouvernent ».

Les citoyennes et les citoyens attendent de leurs gouvernants « plus d’équité dans la redistribution des richesses, plus de transparence dans la gestion des affaires publiques, plus d’éthique dans les comportements sociaux et politiques », insistent les évêques.

Ils constatent par ailleurs le « paradoxe de la religiosité dont est saisie la société burkinabé » : « la montée en puissance de la pratique religieuse ne s’accompagne pas d’une exigence à conformer les comportements sociaux aux préceptes et commandements religieux. Ne risque-t-on pas là de verser dans une pratique quantitative et formaliste de la religion qui se satisfait du paraître et qui se content.

Anne Kurian

lundi 22 juillet 2013

Recommandations de la 16ème Assemblée Plénière du Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique et de Madagascar

En renforçant leurs relations avec le Christ, nous invitons tous les baptisés, hommes et femmes, à travailler de manière responsable au développement de leur pays et à s’attaquer résolument aux structures des péchés qui engendrent la misère.

Nous insistons pour que soient garantis les droits des enfants à la vie, à la famille, à la nourriture, à la santé, à l’éducation et à la paix pour que leur avenir et celui de la société soient assurés ;

Nous encourageons les fidèles laïcs à redynamiser leurs structures d’apostolat au niveau diocésain, national et régional et plus tard à créer une structure continentale.

Fait à Kinshasa, le 14 juillet 2013
Pour l’Assemblée plénière du SCEAM,
 Gabriel MBILINGI
Archevêque de Lubango
Président du SCEAM 

Résolutions de la 16ème Assemblée Plénière du Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique et de Madagascar

Nous considérons les deux exhortations apostoliques post-synodales, Ecclesia in Africa et Africae munus, comme orientations essentielles pour l’engagement de l’Eglise-Famille de Dieu dans notre continent.

L’engagement à la réconciliation, à la justice et à la paix concerne en premier lieu l’Eglise elle-même. C’est pourquoi nous nous engageons à bannir en notre propre sein toute forme de discrimination, de division et d’injustice.

Face aux défis idéologiques et religieux de ce temps, nous nous engageons à parler fort et à poser des actes clairement significatifs pour que l’Eglise-Famille de Dieu se mette réellement au service de la réconciliation, de la justice et de la paix dans tous les pays d’Afrique.

Nous nous engageons à déployer des efforts (en impliquant les universités catholiques et les élites chrétiennes africaines) dans la formation humaine, doctrinale et spirituelle des laïcs, femmes et hommes, afin qu’ils prennent leurs responsabilités au plan familial, social, économique et politique conformément à la doctrine sociale de l’Eglise.

Nous  réaffirmons la dignité du mariage chrétien et de la famille, fondée sur les valeurs évangéliques, capables de promouvoir la réconciliation, la justice et la paix.

Nous nous engageons à accompagner les jeunes par une formation intégrale qui facilitera leur insertion dans la société.

Nous reconnaissons l’importance et le rôle  des femmes dans l’œuvre d’évangélisation et de réconciliation.

Nous exhortons les responsables chrétiens à tous les niveaux à ne pas céder à la tentation de s’accaparer du  pouvoir et d’accumuler des richesses, mais à avoir une saine relation au pouvoir et à l’argent comme moyens de lutte pour la justice, pour la protection de l’environnement et le développement, dans une conscience renouvelée et un cœur converti.

Nous nous engageons à créer dans tous les diocèses les commissions « Justice et Paix » là où elles n’existent pas encore et à les renforcer là où elles existent en veillant à la formation de leurs animateurs.

Nous nous engageons à « promouvoir une Année de la Réconciliation au niveau continental » pour répondre à l’appel du Pape dans Africae Munus (cf. nº 157). Nous confions au Comité permanent du SCEAM la charge de définir les modalités pratiques de cette célébration.

Nous sommes convaincus que le projet de salut de Dieu a fait de l’Afrique une terre de paix, de sécurité physique et alimentaire (Abraham, Jacob, Sainte Famille) ; il se continue aujourd’hui à travers l’action évangélisatrice de l’Eglise. C’est pourquoi nous décidons  la rédaction par le SCEAM d’un plan stratégique pastoral intégrant tous les niveaux d’Eglise (CEB, CEV, paroisse, diocèse, conférence épiscopale nationale, régionale et continentale) pour assurer l’application d’« Africae Munus » pour que l’Eglise-Famille de Dieu en Afrique soit effectivement au service de la réconciliation, de la justice et de la paix.

Nous voulons prendre l’exemple du Christ pour manifester la vérité dans l’humilité, condition indispensable pour vivre, agir et rencontrer l’autre d’égal à égal, dans un véritable dialogue.

Dans cet esprit, nous nous engageons dans un dialogue constant avec l’Islam en tenant compte de nos valeurs culturelles et sociales (cf. Africae Munus n°94). Pour cela, il est nécessaire de connaître sa propre foi et la religion de l’autre.  Nous voulons également promouvoir l’œcuménisme, le dialogue avec la Religion Traditionnelle Africaine et les nouveaux mouvements religieux dans un esprit d’ouverture et de témoignage.


Fait à Kinshasa, le 14 juillet 2013
Pour l’Assemblée plénière du SCEAM,
Gabriel MBILINGI
Archevêque de Lubango
Président du SCEAM 


De forts taux d’admission au CFEPD et au BEPC 2013 dans les écoles missions du Niger

L’année scolaire 2012-2013 s’est achevée dans toutes les écoles du diocèse sur une note de satisfaction générale. Les différentes écoles de la mission catholique ont enregistré de très bons résultats aux différents examens nationaux.



Cette année, les 7 écoles primaires de la Mission Catholique dans le diocèse ont présenté à l’examen du Certificat de Fin d'Etudes du Premier Degré 447 candidats et 444 candidats ont obtenu leur diplôme de CFEPD et leur entrée en 6ème soit un taux de réussite de 99,33%.

Le tableau suivant présente les performances par écoles :

Ecoles
Présentés
Admis
Taux  
Mission Maradi
83
83
100%
Mission Maradi "Zaria"
48
47
97,92%
Mission Tahoua
58
58
100%
Mission Tchiro
69
67
97,10%
Mission Zinder
74
74
100%
Mission Konni
55
55
100%
Mission Jaguindi
60
60
100%
Total
447
444
99,33%


Au Niveau du seul collège du diocèse, les résultats sont aussi très bons. En effet, le collège d’enseignement St Joseph de Zinder a présenté au BEPC 47 candidats et 46 ont décroché leur diplôme soit un taux de réussite de 98%.