mardi 28 janvier 2014

Notre vivre ensemble, est-ce une richesse ou une incidence de parcours ?

Notre vivre ensemble, est-ce une richesse ou une incidence de parcours ? 
Nous vivons ensemble sans être unis. C’est par cette note que j’ai voulu ouvrir cette page au regard des multiples visages que le vivre ensemble nous offre comme une richesse mais aussi comme une croix et obstacle au dynamisme des individualités. Face à cette complexité, nous pouvons, sans peur d’être contredit, avouer que notre vivre ensemble est une incidence de parcours qui doit trouver son plein sens et sa raison d’être dans la dynamique d’être ensemble comme couronnement du sens de la vie fraternelle. Je m’excuse, je suis certain que si chacun se posait la question de savoir quel sens le vivre ensemble a pour lui, le titre de cette réflexion nous rattraperait.

lundi 9 décembre 2013

Campagne "Droit à l’alimentation" de Caritas Internationalis

Caritas estime qu’il est scandaleux que, aujourd’hui, sur une planète qui a les ressources nécessaires pour nourrir tous ses habitants, près d’un milliard de personnes souffrent de la faim. Nous relisons ainsi la parabole de la multiplication de pains : là où il y a abondance de nourriture, il est de notre devoir de la partager. Les 164 organisations nationales qui constituent Caritas Internationalis se réunissent à l’occasion de leur première campagne mondiale pour mettre un terme à la faim d’ici 2025.
Nous croyons que la meilleure façon d’y parvenir, c’est d’obtenir que les gouvernements garantissent à tous une alimentation suffisante dans le cadre des législations nationales, en respectant le droit humain fondamental d’accès à la nourriture.

Le droit à l’alimentation est un droit humain, légal et clairement défini, dont découle l’obligation pour les gouvernements de réduire à la fois la sous-alimentation chronique et la malnutrition.
Le droit à l’alimentation protège le droit de chaque être humain de vivre dans la dignité, préservé de la faim, de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition. Le droit à l’alimentation, ce n’est pas « faire la charité », mais veiller à ce que chacun puisse se nourrir dans la dignité.

Caritas Internationalis lance la campagne le 10 décembre 2013, à l’occasion de la Journée mondiale des droits de l’Homme.
En octobre 2014, une semaine d’action mondiale rassemblera les organisations membres de Caritas et les paroisses autour de différents événements et actions à travers le monde, exhortant les gouvernements nationaux à adopter le droit à l’alimentation.
En mai 2015, Caritas Internationalis tiendra son Assemblée générale quadriennale à Rome, au cours de laquelle l’accent sera mis sur l’élimination de la faim. Immédiatement après, Caritas participera à l’Expo 2015 à Milan sur le thème « Nourrir la planète, énergie pour la vie ».
Pour les dates principales au niveau national, veuillez contactez la Caritas de votre pays.
Ouvrez les yeux, les oreilles et les cœurs pour comprendre les effets de la faim dans le monde. Regardez votre propre attitude envers la nourriture et les déchets – que pouvez-vous changer ?
Rejoignez la « vague de prière » que Caritas prévoit pour le lancement de cette campagne.
Les Caritas nationales organiseront des actions dans le cadre de cette campagne au niveau local. Entrez en contact avec elles et participez à leurs activités. Joignez-vous à elles sur Facebook et Twitter. Nous espérons que la multiplication de toutes ces actions à travers le monde créera une vague de soutien en faveur du droit à l’alimentation.

Prière de la campagne de Caritas contre la Famine

Prière de la campagne
Seigneur notre Dieu, Tu nous as confié les fruits de toute la création afin que nous puissions prendre soin de la terre et être nourris de sa générosité.
Tu nous as envoyé ton Fils pour partager notre chair et notre sang et nous enseigner ta loi d’Amour. Par sa mort et sa résurrection, nous sommes devenus une seule famille humaine.
Jésus a montré une grande attention à ceux qui n’avaient pas de nourriture – allant jusqu’à transformer cinq pains et deux poissons en un banquet qui a rassemblé cinq mille personnes et bien plus encore.
Nous nous présentons devant Toi, Seigneur notre Dieu, conscients de nos fautes et de nos défaillances, mais remplis d’espérance, pour partager la nourriture avec tous les membres de la grande famille humaine.

Dans ta sagesse, inspire les responsables des gouvernements et des entreprises, ainsi que tous les citoyens du monde, afin qu’ils trouvent des solutions justes et solidaires pour mettre un terme à la faim en s’assurant que tous les peuples aient droit à l’alimentation.
Ainsi, nous Te prions, Seigneur notre Dieu, pour que quand nous serons devant Toi, nous puissions nous présenter comme "une seule famille humaine " avec " de la nourriture pour tous ".

Amen
Caritas Internationalis lance demain une campagne contre la faim. A cette occasion, il est demandé à toutes les Caritas du monde entier, de prier à 12 heures de leur localité.
Notre site participe à l'action et nous vous envoyons quelques dossier pour participer pleinement à cette chaîne de solidarité.

Ce que vous pouvez faire:
Organiser une réunion de prière à midi le 10 décembre.
Réfléchir aux raisons qui expliquent la faim, à son impact sur les gens, aux gestes posés dans une région du monde qui affectent la vie des gens d’une autre région. Lire le texte sur la faim dans le monde qu’a rédigé le président de Caritas, le cardinal Oscar Rodríguez Maradiaga, à l’intention des évêques présidents des organisations Caritas du monde entier. http://food.caritas.org/campaign-toolkit/
Télécharger la prière de Caritas contre la faim ainsi que la célébration de prière.
Penser à ce que vous pourriez changer dans votre vie et aux changements qui devraient se produire à l’échelle nationale et internationale pour que personne n’ait plus à souffrir de la faim.
Joignez-nous: Facebook: IAmCaritas Twitter: #Food4All


mercredi 4 décembre 2013

Syrie: enlèvement de religieuses orthodoxes à Maaloula

ROME, 3 décembre 2013 (Zenit.org) - Des religieuses orthodoxes ont été enlevées en Syrie, à Maaloula, dans la nuit du 1er au 2 décembre, la nouvelle a été confirmée le 2 décembre par le patriarcat grec-orthodoxe et par le nonce apostolique à Damas. Les otages seraient au nombre de cinq (et non pas 12), a indiqué ce mardi 3 décembre, Mgr Audo au micro de Radio Vatican.
Les rebelles syriens sont entrés dans le monastère orthodoxe Sainte-Thècle (Mar Takla) de Maaloula et ils ont emmené de force un groupe de religieuses.
Maaloula est un village chrétien, dans la montagne, à 55 km au nord-est de Damas. La population parle encore la langue de Jésus, l’araméen. Un tiers de la population est musulmane sunnite. Le monastère abritait 40 sœurs et des orphelins.
Le nonce apostolique, Mgr Mario Zenari a déclaré le 2 décembre qu’il s’agissait de « religieuses syriennes et libanaises » et qu’il semble que « les rebelles djihadistes les aient emmenées dans le nord, vers Yabroud ». Il ajoute que « l’on ne connaît pas encore les motifs de cette action : comme otages ou pour s’emparer du monastère et contrôler tout le village ».
Malgré le danger, dit-il, les soeurs avaient choisi « de rester et de témoigner ». Mgr Zenari, espère qu’elles soient bien traitées et en lieu sûr : « c’est notre souhait et notre prière ».
« C’est très inquiétant ce qui se passe actuellement », déclare Mgr Zenari, préoccupé pour toute la population syrienne, notamment les chrétiens, après de nombreuses attaques: il n’est pas rare que des rebelles entrent dans un village et contraignent les chrétiens à fuir. Les églises sont souvent profanées, les objets religieux détruits, résume Radio Vatican.
Mgr Antoine Audo, évêque d’Alep des Chaldéens et président de Caritas Syrie précise, toujours à Radio Vatican, ce 3 décembre, qu’il s’agit de la supérieure des sœurs et de quatre religieuses. Il confirme qu’elles ont été emmenées en otage à Yabroud, mais qu’aucune nouvelle n’est parvenue depuis. « J’espère que les sœurs soient libérées rapidement », ajoute Mgr Audo.
Il souligne que Maaloula est un « symbole important non seulement pour les chrétiens mais aussi pour les musulmans de Syrie et du Moyen-Orient parce qu’ils savent qu’on y parle encore aujourd’hui la langue du Christ, un dialecte araméen, c’est pourquoi les gens sont frappés par cet événement ».
L’évêque précise que les religieuses appartiennent à un « monastère orthodoxe traditionnel » c’est-à-dire où l’on « pratique beaucoup la miséricorde », d'où l'accueil des orphelins. Le pèlerinage, ajoute-t-il, « est très fameux » : « En Syrie, tout le monde va en pèlerinage à Maaloula et Saidnaya. Surtout pour la fête de la Croix, le 14 septembre, sur la montagne de Maaloula »
Pour ce qui est des raisons de l’enlèvement, il est dû « à la guerre » : « Nous, en tant que chrétiens, comme Eglise en Syrie, nous ne voulons pas que ce soit une guerre contre les chrétiens, parce que nous voulons être une présence de réconciliation et de cohabitation. Voilà notre vocation. Nous ne voulons pas de provocation avec les musulmans ».
Pourtant, les chrétiens se sentent « menacés » désormais parce que attaquer Maaloula c'est « toucher à un lieu saint de la chrétienté » et « personne, jusqu’à aujourd’hui, depuis des siècles, n’a jamais fait une chose semblable à Maaloula, un lieu chrétien, saint pas seulement pour les chrétiens, mais aussi pour tous les autres ».
Les rebelles ont conquis le village, après cinq jours de combats, dans la nuit de dimanche à lundi, à l’aide d’explosifs notamment. Ce seraient des djihadistes du Front al-Nusra lié à Al-Qaïda. Un premier assaut, le 9 septembre dernier, avait été repoussé par l’armée syrienne qui avait repris le contrôle du village.
Le patriarche melkite, catholique, Gregorios III Laham est lui aussi inquiet après la prise de Maaloula. Lors de la rencontre, samedi, 30 novembre, au Vatican, avec le pape François, il avait déclaré: « Nous sommes décidés à rester sur cette terre bénie même au prix du martyre et du martyre par le sang. C’est ce qui est déjà arrivé à certains de nos fidèles, comme les trois hommes de Maaloula, Michael Taalab, Antonios Taalab et Sarkis Zakhem : ce sont des vrais martyrs qui ont été tués après avoir refusé de renier leur foi » (cf. Zenit de ce 3 décembre pour le texte intégral).
Radio Vatican fait état de 9 millions de déplacés parmi la population syrienne, dont plus de 1, 2 million au Liban, dont 42 000 chrétiens. Les chrétiens seraient – toutes confessions confondues - 450 000 à avoir choisi de partir à l’étranger. Plus de 1200 auraient perdu la vie et 60 églises auraient été endommagées.
Anita Bourdin

mardi 3 décembre 2013

Cameroun : prière pour la libération du père Georges Vandenbeusch

La Conférence épiscopale du Cameroun appelle les fidèles camerounais à intensifier les prières pour la libération des otages détenus dans le monde et plus particulièrement pour la libération du Père Georges Vandenbeusch, enlevé dans la nuit de mercredi 13 à jeudi 14 novembre 2013 dans le nord du pays.

Le Père Georges Vandenbeusch Fideï Donum, 42 ans de nationalité française Curé de la Paroisse de Nguetchewe dans le diocèse de Maraoua Mokolo au Cameroon a été enlevé et probablement conduit au Nigéria par des ravisseurs circulant à moto. 




Journée Nationale de Solidarité Caritas sous le signe "Foi et Charité"

Mgr Ambroise récoltant les dons des fidèles au cours de la messe
La 4ème édition de la Journée Nationale de Solidarité a été célébrée dans toutes les paroisses du diocèse de Maradi. Cette journée a été instaurée par les Évêques pour mieux organiser une solidarité locale dans une dynamique d’auto prise en charge.
A la cathédrale de Maradi, c’est Monseigneur Ambroise Ouédraogo qui a présidé l’Eucharistie. Et dans son homélie, il a rappelé l’importance de cette journée. Il a invité les paroissiens a toujours plus de solidarité au nom de leur foi. « La foi n’est pas seulement un acte doctrinal » a déclaré Mgr durant l’homélie. Il a invité les chrétiens pour mieux comprendre cet engagement, à relire la lettre de saint Jacques (Jc 2 14-26). En effet, dans ce passage, saint Jacques met en lumière le lien étroit entre foi et charité dans la vie du chrétien. La foi doit se prouver par des actes.
Et la journée nationale de solidarité se veut être un engagement des croyants catholiques du Niger à poser des actes concrets de charité, de solidarité, et de compassion. La quête a permis de récolter cette année la somme de 182.000 CFA.
Depuis 2010, le premier dimanche de l'Avent a été choisie pour célébrer la Journée de Solidarité des Fidèles envers la Caritas Développement Niger.

jeudi 14 novembre 2013

Le Père Georges Vandenbeusch enlevé dans sa paroisse à Nguetchewe au Cameroon

Le Père Georges Vandenbeusch Fideï Donum, 42 ans de nationalité française Curé de la Paroisse de Nguetchewe dans le diocèse de Maraoua Mokolo au Cameroon a été enlevé dans la nuit de mercredi à jeudi au nord du Cameroun. Les ravisseurs circulant à moto parlant anglais et haoussa se sont rendus d’abord au domicile des sœurs à qui ils ont demandé de l’argent en monnaie locale ou en devises étrangères. N’ayant rien trouvé, ils se sont dirigés vers la résidence du Père Vandenbeusch qu’ils ont enlevé et amené à moto vers la frontière nigériane. 

Malgré les alertes rouges des autorités françaises qui avaient classé en zone rouge cette région du Cameroun, le Père qui a quitté à l'été 2011 sa paroisse de Sceaux, dans les Hauts-de-Seine en France, avait décidé de rester. Comme lui, beaucoup de missionnaires ont aujourd’hui fait le choix de demeurer dans des zones dites "rouges " pour l'exercice de leur mission.

Commentant l’évangile du dimanche 31 octobre 2013, l’Abbé Àngel Eugeni PÉREZ i Sánchez de Barcelona, Espagne écrivait : « Aujourd'hui, nous admirons la fermeté de Jésus dans l'accomplissement de la mission qui lui a été confiée par le Père. Rien ne l'arrêtera: «Aujourd'hui et demain, je chasse les démons et je fais des guérisons» (Lc 13,32). Avec cette attitude, le Seigneur donne le ton de la conduite que devront suivre les messagers de l'Évangile face aux persécutions au cours des siècles: ne pas se plier aux pouvoirs temporels. Saint Augustin disait, qu'en temps de persécutions, les pasteurs ne doivent pas délaisser leurs fidèles: ni ceux qui souffrent le martyre ni ceux qui le survivront, tel le Bon Pasteur, qui quand vient le loup n'abandonne pas ses brebis mais au contraire les défend. Mais vu l'ardeur avec laquelle les pasteurs de l'Église étaient prêts à verser leur sang, il indique que le mieux c'est de tirer au sort ceux qui parmi le clergé suivront le martyre et ceux qui se mettront à l'abri pour ensuite s'occuper des survivants.

De nos jours, on nous informe, malheureusement assez fréquemment, qu'il y a des persécutions religieuses, des violences tribales ou des révoltes ethniques dans les pays du Tiers Monde. Les ambassades des pays occidentaux conseillent à leurs citoyens d'abandonner le pays en question et rapatrient leur personnel. Les seuls à rester sont les missionnaires et les membres des organisations bénévoles, car cela leur semblerait une trahison d'abandonner les "leurs" en temps de malheur ».

Le Père Georges a été courageux et nous prions Dieu pour qu’il soit libéré sain et sauf pour continuer sa mission de paix.

Des milliers de personnes fuyant les affrontements dans le Nord Nigéria se refugient au Niger

Selon l’office des Affaires humanitaires des Nations Unies OCHA, environ 37 332 personnes fuyant les affrontements entre l’armée nigériane et les éléments présumés de Boko Haram se sont réfugiés au Niger. Les affrontements devenus permanents se déroulent des les Etats de Borno, de Yobe et de l’Adamaoua au nord du Nigeria. A l’heure actuelle, 28 947 ressortissants nigériens qui vivaient au Nigéria ont fui pour se mettre à l’abri au Niger ainsi que 8 385 nigérians. Ces personnes rejoignent la région de Diffa au Niger. Ces chiffres ont été communiques par la Direction Régionale de l’Etat Civil et des Réfugiés (DREC). 

La région de Diffa est desservie par les pères de la paroisse de Zinder qui s’y rendent régulièrement pour célébrer la messe au moins une fois par mois avec les quelques familles chrétiennes qui vivent dans la ville de Diffa.

La région de Diffa est située dans le diocèse de Maradi à 1400 km à l'Est de Niamey. En raison de l’insécurité, le 13 novembre 2011, 4 petites Sœurs de Jésus (sœurs du Père de Foucauld) ont quitté la région de Diffa. Les Petites sœurs de Charles de Foucauld ont vécu pendant de longues années dans la région notamment à Nguigmi.

vendredi 8 novembre 2013

72 migrants secourus dans le désert nigérien

Un camion de migrants © Serge Xavier OGA/Caritas Niger
Quelques jours après le drame ayant coûté la vie à au moins 92 migrants nigériens, 72 autres migrants tous de nationalité nigérienne rentrant de l’Algérie ont échappé à la mort. Ils ont été secourus par une délégation officielle du gouvernorat d’Agadez partie se recueillir sur la tombe des 92 migrants morts en octobre et enterrés en plein désert. Le convoi des 72 chanceux composé de 20 femmes et de 52 enfants s’est immobilisé après la crevaison de leur dernier pneu. 

Pour rappel, au moins 92 nigériens en route pour l’Algérie sont morts dans le désert de soif et de la faim. Ils étaient 98 personnes à prendre le départ d’Arlit le 2 octobre à bord de 2 Pickup à destination de Tamanrasset en Algérie. 52 enfants, 33 femmes, 7 hommes tous de nationalité nigérienne ont trouvé la mort. Le gouvernement nigérien a décrété un deuil national de 3 jours à partir du vendredi 1er  novembre 2013. 

Selon le témoignage de Sadabiyu, un rescapé du convoi du 2 ocotobre âgé de 39 ans recueilli par un journal local à Agadez, les familles avaient quitté le département de Kantché dans la région de Zinder et se rendaient en Algérie pour mendier. Leur malheur a commencé seulement à la sortie de la ville d’Arlit. Les 2 pickups surchargés ont connu des éclatements de pneus à répétition et les chauffeurs n’avaient plus de pneus secours après avoir parcouru 150 km. Le convoi manquait d’eau et les hommes étaient partis à la recherche d’un puits d’eau. Ce qu’ils ont réussi à avoir après deux jours de marche. « A notre retour, nous avons retrouvé nos compagnons morts de soif, d’autres ont creusé des trous pour mourir dedans, d’autres vivaient encore mais n’avaient plus de mémoire. A notre arrivée, tous les enfants étaient morts. J’en ai vu une cinquantaine couchés, morts de soif et de faim. C’était insoutenable ! Ces enfants étaient âgés de 10 ans à quelques mois seulement » a déclaré Sadabiyu à Aïr Info. Lui aussi a perdu 3 frères dans ce drame. « Les deux véhicules étaient surchargés puisque nous étions entassés comme des animaux » poursuit-il avant d’ajouter « Avant d’être secourus par un chauffeur, je peux confirmer la mort de 82 personnes et une dizaine de personnes qui se sont égarées dans le désert. Ils seraient morts de soif aussi. C’est ce chauffeur qui a donné l’alerte et informé les autorités algériennes et plus tard nigériennes pour qu’on nous rapatrie à Arlit puis à Agadez ».

Les autorités nigériennes ont décidé depuis le drame d’intensifier les contrôles. Au moins 150 migrants qui s’apprêtaient à prendre la route pour les frontières algériennes ont été arrêtés vendredi et samedi dans le nord du Niger. Selon des sources sur place à Arlit, quelques 100 autres nigériens ont été arrêtés le samedi 5 novembre en plein désert et ramenés à Arlit par la gendarmerie. Il faut dire que les nigériens après la fin de la saison agricole se rendent dans les pays voisins pour de petits boulots ou la mendicité avant de revenir au pays. Par contre les autres nationalités transitant par ici ont pour ambition finale de rallier l’Europe. 

Plus de 5000 migrants ouest-africains, selon les Nations Unies ont transité par Agadez chaque mois entre mars et août 2013.

mercredi 6 novembre 2013

Document de préparation du synode des Evêques "Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation "

SYNODE DES ÉVÊQUES
LES DÉFIS PASTORAUX DE LA FAMILLE DANS LE CONTEXTE DE L’ÉVANGÉLISATION

Voici le lien pour télécharger le document de préparation
http://press.vatican.va/content/dam/salastampa/it/bollettino/documentazione-linkata/Documento-preparatorio-IIIAssGenStraord_FRA.pdf

Synode sur la famille : publication du document préparatoire

ROME, 5 novembre 2013 (Zenit.org) - Les Conférences épiscopales du monde se mettent au travail pour le prochain synode : le Vatican publie en effet le « document préparatoire » du synode « extraordinaire » des évêques convoqué par le pape François du 5 au 19 octobre 2014 au Vatican, sur le thème : « Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation ».

D'après l'article 23 du Règlement du synode, la préparation donne lieu à des va-et-vient entre le Vatican et les Conférences épiscopales locales.

En effet, les questions à débattre, choisies par le pape, doivent être « soigneusement étudiées par les synodes des évêques et les Conseils des hiérarques des Églises orientales catholiques, par chaque Conférence épiscopale, par les dicastères de la Curie romaine et par l’Union des supérieurs généraux ».

Chaque épiscopat doit donc exprimer « son opinion commune sur ces questions ». C'est dans ce contexte qu'est envoyé le document préparatoire, appelé « Lineamenta » - d’un mot latin qui signifie « grandes lignes » - avec l'approbation du pape.

Ce document de 8 pages, qui situe le thème du synode et propose un questionnaire, a pour but de « susciter, au niveau local, étude, discussion et prière en rapport avec le thème » afin de rassembler à Rome « un grand nombre d’observations et de réactions ».

Le Règlement précise que « bien que les premiers destinataires de ce document soient les évêques et les Conférences épiscopales, ceux-ci ont toute liberté d'élargir leur base de consultation ». Les évêques d'Angleterre, par exemple, ont choisi de publier ce questionnaire sur Internet, invitant un large public à répondre de façon interactive.

Après avoir recueilli et résumé les réactions aux Lineamenta, les évêques rédigeront un rapport qu’ils enverront à la Secrétairerie générale, avant la fin du mois de janvier 2014. Cette dernière élaborera ensuite un deuxième document appelé Instrumentum laboris, ou « document de travail », qui servira de base durant le débat synodal.

Ce document, à nouveau envoyé aux évêques du monde, n’est pas une version provisoire des conclusions finales, mais seulement un texte destiné à aider à centrer la discussion sur le sujet du synode, précise le Règlement.
Anne Kurian

Syrie : tir de mortier sur la nonciature à Damas

ROME, 5 novembre 2013 (Zenit.org) - Un obus de mortier a atteint la nonciature à Damas, dans le quartier central de Malki, non loin de la Place des Omeyyades, ce matin, 5 novembre 2013. « Grâce à Dieu, il n’y a pas eu de blessés, il n’y a que des dégâts matériels, assez limités », indique Mgr Zenari.

Mgr Mario Zenari, nonce apostolique en Syrie, rapporte les faits au micro de Radio Vatican : « J’étais justement en train de me lever – il était plus ou moins 6h35 – lorsque j’ai entendu un grand coup et je me suis aussitôt jeté par terre, en cherchant à éviter les fenêtres parce que nous avons déjà fait l’expérience que, parfois, ce n’est pas seulement un tir d’obus, mais deux ou trois. Au bout d’un moment, mon conseiller m’a appelé, puis les sœurs de la nonciature et ils m’ont dit qu’il était tombé un obus de mortier, une « rocket », sur le siège de la nonciature. Nous sommes sortis pour constater les dégâts qui, par chance, sont limités : il n’y a pas de blessés. »

L'archevêque fait observer que la population est « dans le même bateau, que ce soit à Damas ou dans les autres parties du pays » : « ici, ce genre de choses arrive tous les jours : samedi dernier, deux ou trois obus de mortiers sont tombés sur le couvent des Pères franciscains d’Alep ; ils ont abimé le toit et, par chance, il n’ont fait ni victimes ni blessés... précisément hier on m’a dit que, depuis le début du conflit, dans le quartier populaire de Jaramana, un nombre incroyable d’obus sont tombés, quelque chose comme 2800 ».

Etait-ce une attaque ciblée ? Le nonce ne se prononce pas : « il faut être très prudent. Je peux simplement dire qu'il y a un mois, un obus de mortier est tombé exactement dans la cour qui est en face de la cathédrale melkite, deux obus à deux occasion différentes sont tombés près de la cathédrale maronite, toujours à Damas ; à deux occasion, des tirs ont atteint le vieux Damas, sur le couvent des franciscains… Je ne peux que confirmer ces faits. Ensuite, qui se cache derrière, de qui cela vient, s’ils sont tombés par erreur… je ne saurais le dire. C’est difficile, dans ce contexte. »

Traduction d'Hélène Ginabat

L'Abbé Wilfried Agbanglanon sera ordonné prêtre ce samedi 9 novembre à Niamey


« Soyons signe du Royaume de Dieu », une réflexion du Frère Vincent Kiyé

Chers frères et sœurs dans le Christ, Voici une fois de plus, une piste de méditation qui est au fait, une des orientations que nous pouvons donner à nos méditations de cette semaine.
Vous remarquerez avec moi que la majorité des évangiles est centrée sur l’action de Jésus auprès des siens. Une façon de faire qui va à l’encontre des lois temporelles, de la justice de son temps. Jésus obéit à une seule loi, celle de l’amour pour rendre le Règne de Dieu présent au milieu des siens comme je le développe ici. Un thème déjà traité sous une autre forme. Mais qu’y a-t-il de nouveau cette fois-ci ?

Qu’en ce jour nous, revenions sur ce thème du Royaume de Dieu n’est pas une simple répétition sinon une urgence au regard des exigences de notre vivre ensemble. Il s’agit ici d’une invitation lancée à chacun de nous à être l’un pour l’autre, porteur d’une espérance sans cesse renouvelée, à être une raison de vivre, une fontaine de joie pour l’autre. C’est ça, être signe du Royaume de Dieu, c’est ça être réellement chrétien et pour reprendre les mots de Hans Küng « agir à partir du Christ. » qui n’est rien d’autre qu’une imitation du Christ.

La majeure partie des évangiles que nous lirons cette semaine nous révèlent combien Jésus notre Seigneur a rendu possible et présent le Règne de Dieu au milieu des siens et cela, en étant pour les gens de son temps, une espérance toujours grandiose, une raison de vivre, une fontaine d’espérance et de joie. Il y associera les disciples qu’il choisira (Luc 6, 12-19 pour travailler à hâter ce Règne de Dieu. Vivre à côté de Jésus sera ainsi, synonyme d’avoir la plénitude de la vie, retrouver la guérison et la joie perdue, retrouver la paix, la considération mieux la dignité d’enfant de Dieu ; Jésus concrétisera cette approche en posant au milieu des siens, des actes mérités qui transcendent les logiques et les lois temporelles. Des actes fondés sur la seule loi, celle de l’amour et rien que l’amour : promouvoir la vie humaine par-dessus tout. Nous en sommes capables nous aussi, si chacun de nous voit en l’autre non pas une croix à écraser, non pas une menace, un rival, mais un prochain à aimer, une vie à promouvoir, un don de Dieu. 

Voilà à quel point nous pouvons les uns pour les autres, être des signes du Royaume de Dieu. C’est un exemple que Jésus nous donne par cette façon de faire, de sorte que nous aussi, chacun à son niveau, travaillions pour la promotion et le bien-être de l’autre ; pour la pleine réalisation de l’autre, bien au-delà des prescriptions de nos sociétés, de nos institutions souvent calquées sur le modèles des injustes flagrantes. « Ne fallait-il pas libérer cette fille le jour du sabbat ? » Voilà un enseignement nouveau calqué et centré sur l’amour. Bien souvent, nous sommes de ceux qui empêchent l’épanouissement des autres au nom de certaines logiques et prescriptions partisanes fondées sur l’expression de l’égoïsme de l’homme moderne. Puisse le Seigneur nous donner la grâce de travailler jour après jour pour la promotion de nos frères et sœurs et par là, pour notre propre promotion aussi.
Amen !
Fraternellement,
@Vincentkiye

mardi 29 octobre 2013

Ils ont retrouvé le gout de la liberté

«Je suis très ému parce qu’après trois ans il était temps quand même ! Je ne pensais pas qu’ils allaient passer encore la Noël, c’est une très bonne chose, Dieu a fait son travail, on dit merci notamment à notre Seigneur». Ce sont les propos du père de l’ex otage français Thierry recueillis par libération.fr

 La nouvelle fait depuis quelques heures la une de tous les médias étrangers. Les 4 otages français enlevés à Arlit au Niger le 16 septembre 2010 ont été libérés et ont atterri à l’aéroport de Niamey ce jour. Ils ont retrouvé le gout de la liberté. Cet heureux dénouement est le fruit de la patience et de l’Espérance.

Interrogé par la presse, le président nigérien Mahamadou Issoufou a déclaré : «Depuis l’enlèvement des otages il y a trois ans, le Niger s’est employé aux conditions de leur libération. Aujourd’hui, c’est chose faite. On s’en félicite».

Bref présentation des otages libérés.  Daniel Larribe (en haut à gauche sur la photo) est aujourd’hui âgé de 60 ans. Il travaillait à la mine d’Aréva à Arlit. Il a été pris en otage avec sa femme Françoise Laribbe libérée quelques mois plus tard ainsi que deux autres otages, le Togolais Ahonado Alex Kodjo et le Malgache Rakotoarilalao Jean-Claude. Marc Férét a 44 ans et travaillait pour Vinci (en haut à droite sur la photo). Pierre Legrand a aujourd’hui 28 ans (en bas à droite sur la photo). Il travaillait à Arlit pour Sogea Satom une filiale de Vinci tout comme Thierry Dol 30 ans qui vient de la Martinique par son père marié à une Burkinabè (Burkina Faso).

C’est une grande joie pour nous tous d’apprendre leur libération aujourd’hui et nous rendons grâce à Dieu. Rien n’est impossible à Dieu.

Au moins 35 morts dans le désert nigérien près de la frontière algérienne

Maradi, 29 octobre 2013 : Au moins 35 nigériens en route pour l’Algérie
 
Au moins 35 nigériens en route pour l’Algérie sont morts dans le désert de soif et de la faim. Leur véhicule était tombé en panne. A l’heure actuelle au moins 35 corps sans vie en majorité des enfants et des femmes ont été retrouvés. Selon le récit des rescapés, le convoi composé de deux véhicules est parti d’Arlit à la mi-octobre pour Tamanrasset en Algérie. L’un des véhicules est tombé en panne et le second est reparti vide pour chercher des pièces de rechanges. Mais comme c’est souvent le cas dans le désert, l’attente a été très longue et pénible sans doute sous une chaleur atroce sans l’ombre d’aucun arbre. Les passagers se sont repartis en petits groupes à la recherche d’ombres ou d’une oasis pour se réhydrater.

Un groupe qui a réussi à rejoindre Arlit après 5 jours de marche a donné l’alerte mais il était déjà trop tard. Le désert est devenu un théâtre de drame silencieux. Il est très courant que des trafiquants, des passeurs abandonnent des migrants en plein désert. Il existe des gares clandestines de départ. Les migrants qui arrivent de toute l’Afrique sont « gardés » dans des « ghetto » par les passeurs des anciens migrants qui n’ont pas su rallier l’Europe et qui sont devenus des seigneurs du trafic.

Les paroisses de la mission catholique dans le Nord du Niger notamment à Arlit et Agadez essaient d’aider les migrants en leur apportant un peu de réconfort moral et spirituel, de la nourriture, de l’eau, des soins pour certains malades, de l’assistance pour ceux qui se retrouvent en prison,... Les prêtres doivent s’occuper de ceux qui remontent vers la Lybie ou l’Algérie et s’occuper de ceux qui descendent après avoir été refoulé. Mais la demande est plus forte que les moyens disponibles.

Hormis les nigériens, des hommes, des femmes et des enfants originaires du Nigéria, du Cameroun, du Burkina Faso, du Bénin, du Mali, de la RDC, du Libéria, … convergent presque quotidiennement vers le Nord du Niger pour tenter de rallier l’Europe. Et des centaines voire des milliers de migrants ont perdu la vie dans le désert.

lundi 14 octobre 2013

Fin de l'assemblée pastorale diocésaine de Maradi

"Famille chrétienne, Eglise domestique, vis ta foi et va annoncer l’Evangile". C’est l’objectif 2013-2014 retenu à l’issue de l’assemblée pastorale diocésaine qui a eu lieu  du 7 au 13 octobre 2013 à Maradi. L’assemblée a regroupé des délégués laïcs, prêtres, religieux et religieuses de toutes les paroisses du diocèse : Maradi, Birni N’konni, Tahoua, Arlit, Tchirozérine, Agadez et Zinder.

L’assemblée de cette année a été un temps privilégié pour l’Eglise Famille qui est à Maradi de rendre grâce à Dieu pour tout ce qu’elle a vécu pastoralement tout au long de l’année pastorale écoulée et  une occasion pour de nouvelles orientations pour l’année pastorale qui commence.
Chaque paroisse a présenté le bilan de l’année écoulée et formulé de nouvelles actions pour l’année pastorale nouvelle.

Situation de la famille chrétienne dans le diocèse :Dans les paroisses du diocèse, la situation est presque la même. Il existe des couples mariés religieusement, des couples  mariés selon la coutume mais qui pour plusieurs raisons n’ont pas régularisé leur mariage à l’Eglise. Il y a aussi des couples mixtes : le mari est musulman et la femme catholique ou l’inverse.
Il y a donc un travail pastoral à promouvoir. Les couples ont besoin d’être évangélisé en profondeur pour être des lieux de vie, d’amour, de paix, de joie et d’espérance. Plusieurs actions seront proposées durant toute l’année pastorale afin que la famille devienne "le premier environnement dans lequel la foi éclaire la cité des hommes" (Pape François,  Encyclique La lumière de la foi, P 74).

Cette assemblée a été une occasion pour les nouveaux prêtres et religieuses affectés dans le diocèse de prendre la mesure de la mission et des défis à relever.
Nous vous rappelons que vous pouvez suivre régulièrement quelques vidéos du diocèse en cliquant sur le lien http://www.dailymotion.com/diocesemaradi#video=x15xipz

jeudi 10 octobre 2013

Consolidez vos relations fraternelles avec les musulmans

"Consolidez vos relations fraternelles avec les musulmans", demande le pape François aux évêques de la Conférence épiscopale régionale du Nord de l’Afrique (CERNA) qu'il a salués au terme de la synthèse en français de sa catéchèse du mercredi. La CERNA regroupe les évêques catholiques d'Algérie, de Libye, du Maroc, de Tunisie et du Sahara occidental.

"Bienvenue chers francophones, a dit le pape en italien avant d'être traduit en français. Je salue en particulier les évêques de la Conférence épiscopale régionale du Nord de l’Afrique et je les encourage à consolider leurs relations fraternelles avec les musulmans".

Le pape a aussi salué les Français et les Canadiens : "Je salue aussi les pèlerins de plusieurs diocèses de France, ainsi que ceux du Canada accompagnés de Mgr Bouchard, évêque de Trois-Rivières".

Il a invité les francophones à invoquer l'Esprit Saint, qui crée la communion : "N’ayez pas peur de prier l’Esprit Saint, afin qu’il fasse de chacun un homme et une femme de communion, toujours prêt à annoncer avec joie, à tous et partout, l’Évangile du Salut ! Bon séjour à Rome ".

Anita Bourdin