vendredi 17 octobre 2014

L’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola menace la sécurité alimentaire régionale dans l’espace sahélien.

L’Afrique de l’Ouest est confrontée depuis plus d’un an à une épidémie de virus à Ebola. Cette épidémie inquiète tout le monde et fait trembler toutes les nations. Aujourd’hui, le foyer de l’épidémie est circoncis entre la Sierra Leone, le Liberia et le Guinée. Mais c’est tout le monde qui tremble. Et cette situation risque d’avoir hormis les morts, d’autres impacts très négatifs notamment sur la sécurité alimentaire déjà fragile en Afrique de l’Ouest
Dans un communiqué publié le 24 septembre 2014 à Ouagadougou, le Comité Permanent Inter-Etats de Lutte Contre la Sécheresse dans le Sahel exprime son inquiétude sur les conséquences de l’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola sur la sécurité alimentaire régionale. L’organisation régionale affirme que l’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola qui affecte plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest « risque d’entrainer une grave crise alimentaire et nutritionnelle dans notre espace si des mesures énergiques ne sont pas prises pour la stopper ». Pour étayer son argumentation le CILSS affirme que dehors des nombreux morts dénombrés à ce jour, l’épidémie a des impacts sur les productions agricoles, les marchés et de manière globale, sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle régionale selon les informations partielles reçues des pays ».
L’épidémie à virus Ebola aura aussi des impacts néfastes sur la production agricole qui pourrait sur le plan agricole. Le Comité Permanent Inter-Etats de Lutte Contre la Sécheresse dans le Sahel indique que la « la production globale pourrait drastiquement chuter dans les zones touchées en Guinée, au Libéria et en Sierra Léone et au niveau des zones frontalières à ces pays ». En effet, le développement de l’épidémie depuis le mois de mai 2014, a coïncidé avec la saison pluvieuse occasionnant un manque de main d’œuvre important notamment « lors des travaux de préparation, d’entretien des champs et de récolte ». Le CILSS fait le même constat pour l’intérieur des pays touchés puisque « la limitation des déplacements ne facilite pas la poursuite des transactions commerciales avec des conséquences néfastes prévisibles pour l’ensemble des acteurs (déficit d’accès aux aliments pour les acheteurs ; baisse des prix et des revenus pour les producteurs) ». Au Libéria, l’épidémie à Virus Ebola va perturber l’importation vers la sous région du riz Libérien, l’huile de palme, du café et des fruits au Sud du Sénégal.

Le CILSS pense que toutes ses situations vont conduire également à une « situation de chômage pour de nombreux acteurs le long des filières de commercialisation des produits agricoles dans la région ».

Le Comité pour donner des orientations claires sur les actions à mener pour prévenir et ou lutter contre l’insécurité alimentaire dans l’espace sahélien a décidé « en collaboration avec l’ensemble de ses partenaires, de conduire des évaluations plus approfondies pour mesurer l’impact de cette épidémie sur la situation alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l’Ouest ».

Serge Xavier Oga

mercredi 15 octobre 2014

L'expérience orthodoxe sur la question du mariage

(RV) Lors des débats de la première semaine du synode, la question du mariage a bien sûr été abondamment abordée. Certains pères synodaux ont évoqué l’expérience de l’Eglise orthodoxe qui permet aux couples mariés de divorcer, et n’empêche pas la communion. Ce point particulier a été abordé dans la relatio post disceptationem et a provoqué de nombreuses réactions parmi les pères synodaux.

L’Église orthodoxe a toujours reconnu que l’homme a aussi ses faiblesses. Déjà Saint Basile le Grand qui vivait au 4-5°siècle, qui était l’archevêque de Césarée en Cappadoce, un grand Père de l’Église d’Orient disait par exemple que si un homme était trompé par sa femme et qu’il voudrait se remarier, il serait pardonnable et donc, à excuser. Dès le début déjà, les Pères de l’Église étaient soucieux du salut de l’homme. Et finalement, comme pasteurs, nous devons accompagner toutes ces ouailles dans leur cheminement, le chemin du Christ.

Vous pensez que la doctrine orthodoxe en la matière peut être transposable au sein de l’Église catholique ?
Dès le début, les règles étaient les mêmes mais l’Église orthodoxe a aussi appliqué une façon plus souple ce qu’on appelle dans l’Église orthodoxe, « l’économie », c’est-à-dire cette souplesse qui existe au sein de la pastorale orthodoxe. D’un côté, il y a « l’acribia», l’application stricte du canon, de la règle et de l’autre côté, « l’économie ». C’est-à-dire qu’on doit aussi être conscient que parfois, les règles sont trop strictes pour les hommes. Alors, quand il y a un échec dans la vie personnelle de l’homme ou de la femme, c’est à l’évêque de voir s’il n’y a pas une possibilité de donner une deuxième chance. C’est ce que l’Église orthodoxe applique mais ce n’est pas une règle. Il se peut que l’évêque donne la possibilité à quelqu’un de se remarier et d’avoir une nouvelle chance dans sa vie privée.
Comment réussissez-vous à faire passer ce message auprès de vos frères catholiques ? 
Nous avons déjà eu une semaine de travail. Nous, les délégués fraternels, nous avons eu la chance de pouvoir exprimer notre point de vue vendredi dernier. Et déjà, avant ça, nous avons entendu les pères synodaux eux-mêmes parler de la façon orthodoxe dans la pastorale. Ça veut dire que l’Église catholique est consciente que l’Église orthodoxe a quelque chose à dire dans ce domaine-là. Et donc, ce n’est pas tellement difficile de faire passer le message. Je sais que le Saint-Père lui-même est très intéressée à cette approche orthodoxe dans la pastorale.

Il y a-t-il d’autres positions de l’Église orthodoxe qui peuvent servir à l’Église catholique dans le domaine général de la famille ?
Je plaide aussi pour un retour à une prêtrise mariée. Je suis moi-même un fils d’un prêtre marié, j’ai un frère prêtre marié et j’ai un beau-frère marié. Et maintenant que je suis métropolite du diocèse pour le Benelux, je n’ai que des prêtres mariés. Ça veut dire que nous avons gardé cette ancienne pratique et que je pense qu’en Occident, vu que l’Église catholique a trop peu de prêtres, ce serait une bonne chose de retourner à cela. Et le prêtre marié est celui qui a déjà une expérience de la vie familière. Il peut être aussi le meilleur Père spirituel pour ceux qui se trouvent dans des problèmes familiaux.


Pour Mgr Louis Portella, la polygamie n’est pas une exclusivité de la famille en Afrique

News de Radio Vatican
La première semaine de l’Assemblée extraordinaire du synode des évêques sur le thème : « les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l'Évangélisation » s’est achevée avec un sentiment de satisfaction de par la qualité et la liberté des interventions ainsi que par le respect du programme établi.

Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala, Président de la Conférence épiscopale du Congo et de l’Association des conférences épiscopales de la région de l’Afrique centrale (ACERAC) et Vice-président du Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique et Madagascar (SCEAM), a lui aussi estimé que les travaux de ce synode respectait le contenu de l’Instrumentum laboris.

Dans un entretien accordé à Radio Vatican, Mgr Portella a évoqué la famille en Afrique dans sa particularité : des traditions qui ont traversé des siècles avec de soubassement social, communautaire, cosmique et même religieux. Le mariage est en effet conçu comme une réalité qui vient du Créateur, à travers les traditions, les ancêtres qui nous ont légué leur expérience. Il y a une certaine cohérence entre cette particularité africaine et la Doctrine de l’Eglise. Et pour l’évêque de Kinkala, malgré la dissonance de cas de polygamie, l’idéal pour l’africain c’est d’abord la monogamie et cela a été attesté. « En Asie, en Europe, la question de la polygamie se pose aussi d’une certaine manière. En Afrique, la polygamie n’est pas la règle générale. Cela relève de cas particuliers. La polygamie s’est installée par un besoin de procréation, mais aussi pour la question (qui a fait rire plusieurs Pères Synodaux) de ce qu’on a appelé ‘la force de travail’, etc. », a estimé Mgr Portella.

Mgr Portella s’élève aussi contre le matraquage médiatique qui impose aux familles africaines des valeurs occidentales, tout comme l’agression culturelle dont sont sujets les africains à qui on voudrait imposer, à travers les puissances occidentales, la pensée unique de la contraception, de la théorie du genre.

En sus, Mgr Portella affirme que les africains sont comme écartelés entre le mariage coutumier, civil et religieux qu’il faudrait un jour harmoniser avec la doctrine de l’Eglise. « C’est un travail nécessaire et urgent pour nos familles », a-t-il souligné.

article relayé depuis le portail  http://fr.radiovaticana.va/

Fin de l'assemblée pastorale diocésaine: "Famille chrétienne, Eglise domestique, Vis ta Foi et sois témoin de la Miséricorde de Dieu"

L’assemblée pastorale diocésaine a pris fin samedi. A l’issue des réflexions, les participants ont retenu pour l’année 2014-2015 l’objectif suivant : "Famille chrétienne, Eglise domestique, Vis ta Foi et sois témoin de la Miséricorde de Dieu". Chaque paroisse a présenté son programme autour de l’objectif. Les commissions diocésaines ont été formées. 

Mais bien en avant et pour mieux préparer les paroisses à vivre cette année, Mgr Ambroise Ouédraogo a invité le Père Jean Marie Konkobo du diocèse de Koudougou au Burkina Faso. Son intervention pendant 48 heures a été axée sur la famille dont il est le spécialiste. Dans son intervention, le père Konkobo a abordé plusieurs aspects du mariage chrétien. Parlant de l'amour conjugal, le conférencier a déclaré qu'il "est le prototype de l'amour humain. Il n'est pas un simple transport d'instincts et de sentiments, mais un acte de volonté libre". Et c'est donc pour cela "que les époux sont appelés à s'éduquer mutuellement pour accorder leurs violons". Le père Koncobo a rappelé le rôle parfois néfaste que jouent les médias et leur influence négative sur la vie conjugale avant d'aborder le sacrement de mariage, les étapes de la vie conjugale. 

Abordant la thématique "Famille comme Eglise domestique, il a d'abord rappelé que dans l'Ancien Testament, il y a avait une liturgie domestique qui "montre que Dieu est au cœur de la famille dans la tradition juive². Et dans le Nouveau Testament, Jésus est né dans une famille et partait dans des familles pour les amener les bénédictions ou pour manifester la gloire de Dieu comme ce fut le cas à Cana, chez Simon ou encore à Béthanie. C'est fort de ce constat que le Père Koncobo dira aux participants que "la famille occupe bien une place de choix dans le plan salvifique". Et après Jésus, les apôtres ont continué à se retrouver dans les familles. La famille doit vivre les valeurs de l'Eglise dira-t-il. Et pour étayer son argument, il cite saint Augustin qui compare les pères de familles aux évêques. 

Le Père conférencier a insisté sur le fait que la "famille est le lieu où règnent les valeurs évangéliques. Il a également rappelé les textes de l'Eglise qui parlent de la famille comme Eglise domestique, un lieu saint et de sanctification. La famille est donc missionnaire et c'est une vocation dira le conférencier. 

Dans son entretien avec les participants le Père Konkobo a aussi abordé d'autres aspects du sujet notamment les défis auxquels fait face la famille à notre ère, l'accompagnement dans le cadre des mariages mixte,... 

Rappelons que l’objectif de cette année s’inscrit dans la vision 2012-2017 du diocèse à savoir :" enracinés en Jésus Christ, Parole de Dieu et Pain de Vie, construisons une Eglise famille de Dieu, missionnaire, témoin de la réconciliation, de la justice et de la paix ".

lundi 13 octobre 2014

Mgr Laurent Lompo, nouvel archevêque de Niamey

Monseigneur Laurent Lompo a été nommé Archevêque par le pape François ce 11 octobre 2014. Il succède sur le siège de Niamey à Mgr Michel Christian Cartatéguy qui a demandé à être déchargé de sa responsabilité d'Archevêque de Niamey.

Mgr Laurent au milieu entouré de ses futurs consécrateurs (à droite archibishop Rouamba et à droite Archibishop Cartateguy) lors de son ordination épiscopale.
Monseigneur Laurent Djalwana Lompo a été officiellement ordonné Evêque auxiliaire de Niamey le dimanche 9 juin 2013 au Palais du 29 juillet à Niamey. titulaire du siège de Niamey et de Buffada, il est né le 1er Janvier 1967 à Koulbou dans la paroisse de Makalondi. Il a été ordonné prêtre le 20 septembre 1997 à Niamey. Il est le premier prêtre nigérien à devenir Archevêque. Il sera consacré bientôt par Michel Christian Cartatéguy, Archevêque de Niamey, Séraphin François Rouamba, Archevêque de Koupéla et Mgr Ambroise Ouédraogo, Evêque de Maradi.

mercredi 8 octobre 2014

Vaincre la faim d'ici 2025, c'est possible

ROME, 7 octobre 2014 (Zenit.org) - Le pape François appelle les catholiques à se joindre à la campagne des Caritas avec l’objectif de vaincre la faim d’ici 2025.

Les 160 Caritas nationales du monde organisent en effet une semaine d’action du 12 au 19 octobre, sur le thème : « Une seule famille humaine, de la nourriture pour tous » : en finir avec la faim dans le monde est leur priorité, indique un communiqué de Caritas Internationalis. La campagne a été lancée par le pape François lui-même en décembre 2013 et elle durera jusqu’en mai 2015. « J’encourage les fidèles à prendre part à la campagne de Caritas "De la nourriture pour tous" et à faire entendre une voix en faveur des affamés, en particulier durant la Semaine d’action », dit le pape dans son message, qui évoque cette phrase de Jésus :"J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger". « Ces paroles de Notre Seigneur s’adressent à nous aujourd’hui, ils nous disent de ne pas tourner le dos, indifférents, quand nous savons que notre voisin a faim », insiste le pape dabs un message vidéo.

La campagne veut aussi faire pression sur les gouvernements pour que les lois défendent les droits des paysans, et en particulier des femmes paysannes, que l’on en finisse avec la spéculation sur les denrées alimentaires, et que des filets de sécurité adéquats empêchent la malnutrition infantile. 

Pour le Secrétaire général de Caritas Internationalis, Michel Roy, « c'est un scandale que 800 millions de personnes aillent au lit sans avoir assez à manger. Nous avons les instruments pour en finir avec la faim d’ici 2025, agissons maintenant. »

Les Caritas se mobilisent dans plus de 50 pays, notamment pour venir en aide aux agriculteurs démunis, pour dénoncer les lois injustes qui nuisent aux petits propriétaires, et partager des expériences pour nourrir les familles.

Au Malawi, Caritas apportera des messages aux chefs gouvernementaux sur des changements qui aideraient les paysans. 

Caritas Pakistan organise une compétition culinaire pour les femmes qui ont fait pousser leur propre nourriture dans le cadre de programmes Caritas. 

Au Sri Lanka, des paroisses organiseront des repas communautaires avec les pauvres. Des diocèses du Panama vont approcher le gouvernement sur le droit à l’alimentation.

Au Japon, Caritas a combat le gaspillage alimentaire, tout en contribuant à acheter des semences pour les agriculteurs d’Afrique de l’Est. 

Au Canada, les catholiques sont incités à signer une pétition soutenant les droits des petits agriculteurs familiaux d’utiliser, de sauvegarder et d’échanger leurs semences. 

En Italie et à Chypre, Caritas participera à des courses contre la faim.

Anita Bourdin

mardi 7 octobre 2014

Diocèse de Maradi - Niger: Ouverture de l'assemblée pastorale 2014 du diocèse...

Diocèse de Maradi - Niger: Ouverture de l'assemblée pastorale 2014 du diocèse...: Une trentaine de participants laïcs et consacrés prennent part depuis ce matin à l’assemblée pastorale du diocèse de Maradi. Pendant troi...

Ouverture de l'assemblée pastorale 2014 du diocèse de Maradi

Une trentaine de participants laïcs et consacrés prennent part depuis ce matin à l’assemblée pastorale du diocèse de Maradi. Pendant trois jours, les participants venus des paroisses de Maradi, Zinder, Agadez, Tchirozérine, Arlit, Tahoua et Birni N’konni vont réfléchir et adopter un nouvel objectif pastoral pour l'année pastorale 2014-2015. Ce matin, en ouvrant la session, l’Evêque du diocèse, Mgr Ambroise Ouédraogo après avoir souhaité la bienvenue à tous, a décliné les objectifs visés à travers les 3 jours de rencontre. « Nous sommes là ce matin pour réfléchir et nous donner un objectif afin de toujours parvenir à réaliser notre vision pastorale 2012-2017 en nous donnant des actions pertinentes et réalistes après avoir visité ce que chaque paroisse a pu faire l’année passée » a-t-il déclaré.

Durant cette première journée, chaque paroisse va donc présenter le fruit de sa moisson c’est à dire les actions menées durant l’année pastorale écoulée sur le thème : "Famille chrétienne, Église domestique, vis ta foi et va annoncer l’Evangile".

Cette année, pour entretenir l’assemblée sur le thème de la famille, le diocèse a invité le Père Jean Marie Koncobo, responsable de la pastorale de la famille du diocèse de Koudougou au Burkina Faso. Il partagera pendant deux jours son expérience et son enseignement sur le sujet.

Fête de la Tabaski 2014: amitié de l'Eglise catholique au Niger à toute la communauté musulmane

Les Evêques catholiques du Niger, unis à leurs communautés chrétiennes, sont heureux de manifester leur amitié à toute la communauté musulmane du Niger en lui souhaitant d'un cœur sincère, une bonne, sainte et heureuse fête de la Tabaski. Les fêtes religieuses musulmanes, chrétiennes ou autres sont toujours des occasions favorables pour se rapprocher davantage de Dieu qui nous gratifie abondamment des grâces de bénédiction lorsque ces fêtes sont célébrées dans l'amitié et la fraternité.
Le fête de la Tabaski a la particularité de rapprocher encore davantage musulmans et chrétiens car elle nous relie à notre ancêtre commun Abraham, le Père des Croyants comme les différentes branches d'un arbre sont reliées à un même tronc.

Abraham nous apprend à faire en tout la volonté de Dieu dans une grande soumission faite non pas, d'asservissement comme certains le pensent, mais de liberté et d'amour. En cela il est le modèle incontesté et reconnu de tous les croyants qu'ils soient musulmans ou chrétiens. Cette sève commune qui irrigue nos vies de croyants nourrit nos relations de tous les jours en produisant des fruits de tolérance et de respect mutuel.

Au moment où des usurpateurs du nom de Dieu, s'engouffrent dans l'horreur de la terreur, que notre prière se fasse pressante pour que l'exemple d'Abraham qui se laisse guider humblement par la volonté de Dieu, détourne leur arme et leur haine pour un sacrifice qui plaise vraiment à Dieu.

Que Dieu le Clément, nous unisse dans un même esprit de famille et nous accorde la joie de vivre dans l'harmonie des cœurs.
Bonne et heureuse fête à toutes et à tous.

jeudi 25 septembre 2014

Interview de Mgr Stephen Dami Mamza sur la situation au Nord est du Niger "La situation au nord-est du Nigeria est très critique, surtout dans le sud du Borno et au nord d’Adamawa"

Zenit – Pouvez-vous nous expliquer ce qui se passe ?
Mgr Stephen Dami Mamza – La situation au nord-est du Nigeria est très critique, surtout dans le sud du Borno et au nord d’Adamawa. Ces régions, à dominance chrétienne, ont été envahies par des membres de Boko Haram. Mon village natal, Bazza, est occupé par la secte depuis environ deux semaines. Les plus chanceux ont réussi à fuir vers les montagnes et à s'y cacher, d’autres n’ont pas réussi à fuir et ont été tués par les terroristes. D’autres encore ont été forcés à se convertir à l’islam. Les personnes prises au piège dans les montagnes sont sans nourriture et sans eau potable et beaucoup meurent de faim. Beaucoup de réfugiés sont arrivés à Yola et vivent maintenant dans des conditions de personnes déplacées. Toutes les paroisses de Yola sont pleines de ces personnes. Rien que dans ma cathédrale, nous accueillons plus de 5.000 personnes déplacées et enregistrées qui ont besoin de produits de première nécessité pour vivre.
Quel est le dangers pour les communautés chrétiennes du Nigéria ?
Les communautés chrétiennes, présentes dans tout le nord-est du pays, courent le risque d’être exterminées.
Comment se fait-il qu’il n’y ait aucune résistance locale ou nationale contre Boko Haram ?
On craint qu'il n'y ait aucune assistance de la part de la communauté internationale. Et notre armée ne semble pas prendre au sérieux cette révolte car elle a peur de Boko Haram et préfère fuir... Personnellement je ne sais pas qui soutient Boko Haram, mais il semblerait qu'il soit financé par des groupes et des individus locaux et internationaux.
Quel est votre appel à la communauté internationale ?
Je demande à la communauté internationale de venir à notre secours avant que nous soyons complètement exterminés. Notre armée devrait être aidée pour contenir la situation. Nous avons aussi besoin de matériels de secours pour les personnes déplacées. Les gens meurent de faim, de maladies, et n’ont pas d’abri…

Nigeria: appel à l'aide de Mgr Stephen Dami Mamza

ROME, 24 septembre 2014 (Zenit.org) - Mgr Stephen Dami Mamza, évêque du diocèse nigérian de Yola, capitale de l’État d’Adamawa au nord-est du pays, appelle la communauté internationale à l'aide, pour lutter contre l'élimination des chrétiens dans la région et améliorer la situation humanitaire des réfugiés.
Depuis 2009, un génocide se poursuit en effet au Nigeria, orchestré par la secte terroriste islamiste Boko Haram (dont la tradition littéraire signifie « l’éducation occidentale est un péché ») créée en 2002 à Maiduguri par le religieux islamique Mohammed Yusuf.
Selon les statistiques, les attentats terroristes ont causé plus de 20.000 morts lors d'attentats visant pour la plupart des assemblées de prières chrétiennes. Depuis début 2014, on déplore 2.053 civils tués dans quelque 95 attaques. La peur des atrocités commises par le groupe terroriste – très bien armé – a entraîné la fuite de populations entières qui ont du quitter leurs villages, comme en témoigne le P. Michael Walsh, missionnaire de l’Ordre de Saint Augustin, au Nigeria depuis 18 ans.
En mai dernier, le Saint-Siège avait exprimé son « horreur » après l’enlèvement par Boko Haram de plus de 200 jeunes filles, âgées de 12 à 18 ans, au lycée de Chibok, dans l'État de Borno le 14 avril. 

Robert Cheaib

mercredi 24 septembre 2014

L'Eglise a besoin d'évêques à genoux

ROME, 23 septembre 2014 (Zenit.org) - « L'Eglise a besoin d’évêques qui sachent se mettre à genoux devant les autres pour leur laver les pieds », déclare le pape François qui invite les pasteurs à être « des pères et des frères doux, proches des gens, patients et miséricordieux ».

Le pape François a reçu les évêques participants à un séminaire organisé par la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, samedi dernier, 21 septembre 2014, au Vatican. Soulignant « l’impérieuse nécessité d’une Conversion missionnaire » de l’Église, le pape a appelé « en premier » les évêques « à ordonner leur vie et leur ministère épiscopal dans l’optique de cette transformation missionnaire ». « L’Église, en tant que communauté évangélisatrice, est appelée à grandir dans la proximité, à raccourcir les distances, à s’abaisser jusqu’à l’humiliation si cela est nécessaire et à assumer la vie humaine, en touchant la chair souffrante du Christ dans le peuple », les a-t-il exhortés.

Enfin, le pape a exprimé la solidarité de l’Église aux évêques chinois qui « peuvent avoir l’impression d’être seuls », leur rappelant « que leurs souffrances porteront des fruits – de grands fruits ! ».

Ebola: le pape rend hommage aux missionnaires et soignants

ROME, 23 septembre 2014 (Zenit.org) - Le pape François prie pour la fin de l'épidémie d'Ebola qui sévit en Afrique de l'Ouest, rendant hommage aux missionnaires et aux soignants qui se dédient aux malades. 
En rencontrant les évêques de la Conférence épiscopale du Ghana, ce matin, 23 septembre 2014, au Vatican, le pape a en effet évoqué l'épidémie, qui fait rage en particulier au Liberia, en Guinée et en Sierra Leone. Selon les derniers rapports de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 5500 personnes ont été infectées par le virus et plus de 2500 sont décédées, mais ces chiffres « sont bien en deçà de la réalité ».
Le pape a salué « les nombreuses activités caritatives, médicales et éducatives de l’Église » du Ghana « mais aussi dans toute l'Afrique de l'Ouest, qui souffre en ce moment de l'épidémie d'Ebola ». « Je prie pour le repos des âmes de ceux qui sont morts dans cette épidémie, parmi lesquels des prêtres, des religieux, des religieuses et des soignants qui ont contracté cette terrible maladie en prenant soin de ceux qui souffrent », a-t-il déclaré. Le pape a formulé le voeu que Dieu renforce les efforts des soignants et « qu'il mette un terme à cette tragédie ». 

mercredi 6 août 2014

Le pape François maintient le signe de la paix avant la communion et donne des indications pour éviter la “confusion“.

Dans une lettre approuvée par le pape François, la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements indique aux évêques du monde entier que le signe de la paix doit être maintenu juste avant la communion et donne plusieurs indications pour éviter la “confusion“ à ce moment de la messe. Cette missive, datée de juin 2014 mais diffusée brièvement par le site du diocèse espagnol de Lérida le 31 juillet avant d’être retirée, apporte ainsi une réponse au débat qui avait été ouvert lors du Synode des évêques sur l’eucharistie, en 2005.

Dans son exhortation apostolique post-synodale Sacramentum caritatis, publiée en 2007, Benoît XVI (2005-2013) avait ainsi invité les congrégations compétentes à se pencher sur la question du rite de la paix. Dans la lettre du préfet de la congrégation en charge de la liturgie, le cardinal Antonio Cañizares Llovera, à laquelle I.MEDIA a pu avoir accès, il est précisé que le dicastère s’est ainsi adressé aux conférences épiscopales pour étudier cette problématique. Il s’agissait d’avoir leur avis sur le maintien ou non du signe de la paix avant la communion, “afin d’améliorer la compréhension et le déroulement de ce geste“. “Après une profonde réflexion, il est apparu convenable de maintenir le rite de la paix à sa place traditionnelle et de ne pas introduire de changements structurels dans le missel romain“, lit-on dans cette circulaire.

Plusieurs autres “dispositions pratiques“ sont également mentionnées, afin de “mieux exprimer“ ce signe et “de modérer les excès qui suscitent de la confusion dans l’assemblée liturgique juste avant la communion“. La lettre souligne ainsi que ce geste n’est pas obligatoire, qu’il peut être “omis“, et qu’il doit même l’être dans certains cas. La paix doit se donner par des “gestes appropriés“ et il convient au besoin de changer les nouvelles éditions du missel dans les pays où des gestes “profanes“ auraient été adoptés pour le signe de la paix. D’autres “abus“ devront être évités : la missive demande ainsi de ne pas introduire de chant de paix, que les fidèles ne se déplacent pas au moment de ce geste ou encore que le prêtre ne quitte pas l’autel pour aller donner la paix à quelques fidèles.

“Cette lettre est pour tout le monde“, a précisé à I.MEDIA un membre de la congrégation, “elle fait partie de la messe“. Mais certains devraient pouvoir continuer à échanger le signe de la paix avant l’offertoire, comme les fidèles du diocèse de Milan (Italie), qui célèbre en rite ambrosien, ou encore les membres du Chemin néocatéchuménal, qui ont reçu l’autorisation de procéder ainsi dans les différentes lettres qui leur ont été adressées par le Saint-Siège.

jeudi 31 juillet 2014

Camp National des Jeunes Catholiques du Niger à Maradi:"Foi Chrétienne face aux aspirations profondes des Jeunes"

C’est parti pour l’édition 2014 du Camp National des Jeunes Catholiques du Niger. Ils sont plus de 200 jeunes garçons et filles des diocèses de Niamey et de Maradi à prendre part depuis lundi et ce pendant une semaine à cette édition sous le thème : "Foi Chrétienne face aux aspirations profondes des Jeunes".
Durant toute la semaine, les jeunes vont débattre sur le thème afin de trouver ensemble des solutions pour garder toujours allumer leur foi en toute circonstance. Ils vont suivre également des formations, participer à des conférences débats,… 

Hier mercredi 30 juillet, ils ont été initiés à la rédaction de la lettre de motivation et à la rédaction d’un Curriculum Vitae. Les jeunes participants au camp sont en majorité des élèves et des étudiants et seront donc bientôt confronter à l'épreuve de la recherche d'un emploi...Plusieurs sujets liés à leur vie d'aujourd'hui et de demain seront abordés afin de leur donner les bagages nécessaires pour suivre le Christ dans leur vie quotidienne.
Le camp national des jeunes catholiques du Niger se tient tous les deux ans. Cette année, c’est la paroisse de Maradi qui les accueille.

vendredi 25 juillet 2014

Formation des Femmes de la Paroisse de Maradi en Santé de la Reproduction: Régulation Naturelle des Naissances pour une procréation responsable.

Sr Bernadette Yougbaré (Sage femme de formation), de l’Institut Séculier Caritas Christi anime depuis lundi à la Paroisse de Maradi une session de formation sur la santé de la reproduction à l’endroit des femmes de la paroisse. Elles sont une quarantaine de jeunes filles et garçons la matinée et une trentaine de femmes en soirée à prendre part à cette formation qui s’étale sur toute la semaine. Sage femme de formation, Bermadette Yougbaré durant la formation utilise un langage direct avec les participants. Le but est d’apprendre aux mariés à espacer les naissances suivant une méthode naturelle conforme aux prescriptions de l’Eglise Catholique. Il est donc important de maîtriser son corps et le fonctionnement des organes reproducteurs et pouvoir naturellement apprendre à détecter les périodes de fertilité chez la femme. Il est possible naturellement de faire un enfant quand on le désire et d’espacer sans pour autant recourir aux pilules qui à court et moyen terme ont plusieurs conséquences néfastes sur la santé de la femme et même la fertilité. 

Les femmes de Maradi ont sollicité cette formation pour pouvoir régulier naturellement les naissances dans leur couple. La régulation naturelle des naissances est un mode de vie qui doit être bien compris par le couple et cette formation a été une bonne opportunité pour l'internaliser.

A travers cette formation, la paroisse de Maradi relaie dans ce domaine l’enseignement de l’Eglise comme le recommande l’encyclique Humanae Vitae (28) « Chers fils prêtres... votre première tâche est d'exposer sans ambiguïté l'enseignement de l’Église sur le mariage. Soyez les premiers à donner, dans l'exercice de votre ministère, l'exemple d'un assentiment loyal, interne et externe, au Magistère de l’Église... Ne diminuer en rien la salutaire doctrine du Christ est une forme éminente de charité envers les âmes ».

lundi 21 juillet 2014

Décès de Malam Manzo


Malam Manzo, le « Patriarche » du diocèse de Maradi a rejoint la maison du Seigneur. Il a été rappelé à Dieu dans la nuit du jeudi au vendredi à l’hôpital de Maradi des suites d’une courte maladie. En début de cette année, le vieux Manzo sentant ses forces diminuées, à demander à se rapprocher de ses frères dans la foi. Il s’est installé à 50 Km de Maradi. Semaine passée, sa santé s’était dégradée et Dieu l’a rappelé.

Le vieux Manzo est un catholique au parcours atypique. Après avoir terminé ses études au Nigeria, à l’écoute du prologue de St Jean " Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement en Dieu. Tout par lui a été fait, et sans lui n'a été fait rien de ce qui existe,…", il sentit l’appel du Seigneur et se convertit non sans difficulté. Il s’exile à la paroisse de Dogondoutchi où il a suivi la catéchèse et a été baptisé par le P Jacques Pardon à Pâques 1983.

 Depuis sa conversion et malgré les obstacles, Malam Manzo est resté fidèle à l’Eglise. A Noel comme à Pâques, il descendait de son lointain village participé avec ses frères aux célébrations.  Parfois, un prêtre lui rendait visite et il était tout joyeux de participer à l'Eucharistie.

Dieu a exaucé ses frères parce qu’il est mort parmi ses frères catholiques comme il l'avait souhaité et a eu droit aux obsèques suivant les rites de l’Eglise. C’était son dernier vœu : mourir et être enterré parmi ses frères catholiques.

vendredi 27 juin 2014

Prêtres, faites le choix de la fraternité.

ROME, 26 juin 2014 (Zenit.org) - Le pape exhorte les prêtres à « faire le choix de la fraternité » c'est-à-dire à « être des prêtres ensemble, à suivre le Seigneur non pas seuls, non pas un par un, mais ensemble, dans la grande variété des dons et des personnalités ».
Au cours de sa visite pastorale à Cassano all’Jonio, dans la province de Cosenza en Calabre, le 21 juin 2014, le pape François a en effet rencontré les prêtres diocésains à midi, en la cathédrale de la ville.
Il les a invités à choisir « la beauté de la fraternité », face à « un certain individualisme pastoral » dans les diocèses. La fraternité « ne saurait être une chose laissée au pur hasard, aux circonstances favorables », elle est « un choix, qui correspond au don de la communion du clergé en Jésus Christ, autour de l’évêque ».
« Quand Jésus dit : "À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres" (Jn 13,35), il le dit certes pour tout le monde, mais avant tout pour les Douze, pour ceux qu’il a appelés à le suivre de plus près », a souligné le pape.
Il a également témoigné de « la joie d’être prêtre », « d’être appelé par le Seigneur Jésus à aller vers les autres pour apporter sa parole, son pardon ». Pour être toujours des « canaux » de son amour et non des « écrans », le pape leur a conseillé « de rester devant le Seigneur dans le silence de la prière ».
Enfin, il les a encouragés à « faire sentir la proximité de Dieu » aux familles, qui traversent « un moment difficile » : les prêtres sont « appelés à être des témoins, des médiateurs de cette proximité avec les familles et de cette force prophétique pour la famille ».

A.K.

Ordination samedi 5 juillet 2014 de l'abbé Flavien Lawali Idi de l'archidiocèse de Niamey


mercredi 25 juin 2014

Ordination diaconale de l’Abbé Narcisse Ayeda

Ab Narcisse, 3è à partir de la droite© DR
Le mardi 24 juin 2014 en la solennité de la nativité de Saint Jean Baptiste, l’abbé Narcisse Ayéda de notre diocèse a été admis dans l’ordre sacré du diaconat tout comme 51 autres séminaristes des grands séminaires de Koumi et de Saint Jean Baptiste de Wayalgê au Burkina Faso. La messe d’ordination des nouveaux diacres a eu lieu dans leur grand séminaire. C’est Modeste KAMBOU évêque de Gaoua qui a présidé la cérémonie au Séminaire St Jean Baptiste. Et dans son homélie, Mgr Modeste a invité les nouveaux diacres a quotidiennement invoqué l’Esprit Saint pour tenir aux engagements. Le prélat a aussi demandé aux fidèles de prier pour les nouveaux diacres afin que Dieu leur accorde la grâce de se donner entièrement à son service et à celui de l’humanité et qu’à l’exemple de Saint Étienne, ils soient des signes vivants, des icônes vivantes du Christ-Serviteur par leur spiritualité du service. Le prélat a insisté sur la mission du diacre qui est signe du Christ serviteur. 

lundi 23 juin 2014

Conférence-débat du Comité Mixte de Dialogue Islamo-Chrétien à Maradi sous le thème : "Culture de la Paix en Islam, dans le Christianisme et la Tradition".

Le Comité Mixte de Dialogue Islamo-Chrétien a organisé ce samedi à Maradi une conférence-débat sous le thème : "Culture de la Paix en Islam, dans le Christianisme et la Tradition".
C’est le gouverneur de la Région de Maradi qui a présidé la cérémonie d’ouverture en présence de l’évêque du diocèse de Maradi, de plusieurs autres responsables religieux (Imans, Pasteurs et Prêtres) et d’un public venu nombreux. Dans son discours, le gouverneur de la région de Maradi M. Abdou Moumouni s’est réjoui de cette initiative qu’il qualifie de " démarche de Foi". Le gouverneur a aussi précisé que l’engagement du comité est une "est une cause nationale" qui participe "d’un désir ardent de construire un monde de paix, de justice, pour un monde plus juste et plus solidaire".

mardi 17 juin 2014

Fête de fin d'année et ouverture de l'année jubilaire de l'Ecole Mission Catholique Centre de Maradi


Les élèves des écoles missions du diocèse de Maradi ont clôturé l’année scolaire à l’exception des classes de CM2 qui sont en composition depuis ce matin. A l’école Mission Centre de Maradi, la fête de fin d’année a été célébrée le samedi 7 juin en présence de Mgr Ambroise Ouédraogo et de plusieurs autres invités. Les élèves ont présenté différentes prestations sous le regard admiratif de leurs parents. Les trois premiers de chaque classe ont été primés. Cette fin d'année lance également l’année du jubilé de diamant de l'école Mission Catholique Centre de Maradi fondée par les Sœurs de Notre Dame des Apôtres en 1954 avec 30 élèves. Cette année, l’école Mission Catholique de Maradi Centre compte cette année 281 enfants à la maternelle dont 129 filles et 152 garçons et 679 enfants au primaire dont 359 filles et 320 garçons soit au total 960 élèves.
Cette fête de fin d’année a également revêtu un caractère spécial. C’est en effet la première fois que les élèves du CM2 ne feront pas d’examen national de passage au collège. Le Niger a décidé de supprimer le Certificat de Fin d’Etudes du Premier Degré et d’organiser le passage au collège au moyen de compositions au cours de l’année scolaire. Durant cette fête, cette future promotion de collégien a défilé pour dire au revoir à leurs jeunes frères et sœurs. 

jeudi 22 mai 2014

Prière de toute l'Eglise pour les chrétiens de Chine le 24 mai

Zenit.org
Le pape François demande que le 24 mai, samedi prochain, toute l’Eglise se mobilise pour prier pour les chrétiens de Chine.
Dans sa Lettre aux catholiques de République populaire de Chine du 27 mai 2007, Benoît XVI avait en effet exprimé le vœu de voir la fête de Marie, Auxiliatrice des chrétiens, devenir une journée de prière pour l'Église en Chine, à l’occasion de la fête de Notre Dame de Sheshan.
« Nous célébrerons le 24 mai la mémoire liturgique de la Bienheureuse Vierge Marie Secours des chrétiens, vénérée avec une grande dévotion au sanctuaire de Sheshan, à Shanghai », a rappelé le pape François en italien à la fin de l’audience de ce 21 mai.
Le pape a appelé à la mobilisation dans la prière : « Je demande à tous les fidèles de prier afin que, sous la protection de notre Mère, Marie Auxiliatrice, les catholiques en Chine continuent de croire, d’espérer et d’aimer, et qu’ils soient, en toutes circonstances, le ferment d’une coexistence harmonieuse au milieu de leurs concitoyens».

Voici la prière de Benoît XVI à Notre Dame de Sheshan, publiée dans sa Lettre aux catholiques de Chine:
Vierge Très Sainte, Mère du Verbe incarné et notre Mère,
vénérée dans le sanctuaire de Sheshan sous le vocable d'« Auxiliatrice des chrétiens »,

mardi 20 mai 2014

Nécrologie : Décès de la mère de l'Archevêque de Niamey

Nous avons appris dimanche le décès de la Mère de Mgr Michel Cartateguy Archevêque de Niamey.
En notre nom à tous, nous lui présentons nos condoléances et partageons sa peine en ce moment de deuil.Que Dieu accorde à sa mère le repos éternel et qu'Il fasse briller sur elle la lumière sans fin. Qu'elle repose en paix. Amen

mardi 13 mai 2014

Grande mosquée de Paris: ferme condamnantion du rapt des lycéennes du Nigeria

La grande mosquée de Paris condamne et dénonce l'enlèvement de lycéennes au Nigeria, et la "barbarie" avec laquelle elles sont traitées, dans un communiqué parvenu à Zenit ce 13 mai, signé du recteur de l'Institut musulman de la grande mosquée de Paris, M. Dalil BOUBAKEUR, président du Conseil français du culte musulman (CFCM).
Il affirme qu'on ne peut se servir du prétexte de la religion musulmane pour de tels actes "odieux".
"La grande mosquée de Paris dénonce et condamne avec vigueur la barbarie avec laquelle sont traitées les lycéennes nigérianes et les violences qu’elles subissent de la part de leurs ravisseurs", dit le communiqué.
Il condamne sans équivoque le terrorisme : "Les actes terroristes de la secte Boko Haram commis sous le prétexte de l’islam stupéfient le monde musulman et toutes les personnes qui respectent un minimum d’humanité".

L'Eglise Catholique au Niger a pris part en Algérie à la célébration du centenaire de la restauration de la Basilique St Augustin

Répondant à l'invitation du Recteur de la Basilique St Augustin d'Hippone, une délégation de la Communauté St Augustin de Niamey, composée de Mme Damienne Nouhou Goundété, Mr Antoine Souroumpo et le Père Claude Nachon, s'est rendue en Algérie du 29 avril au 02 mai 2014. Le diocèse de Constantitine et hippone célébrait le centenaire de la restauration de la Basilique St AUGUSTIN et avait invité le Pape François à présider cette Fête. Ne pouvant y aller lui-même il a délégué le Cardinal Jean-Louis TAURAN, Président de la Commission Pontificale pour le Dialogue inter-religieux.

Nigériens abandonnés par leurs passeurs dans le désert : 13 corps sans vie retrouvés près d'In-Guezzam.

Selon le journal algérien El Watan, les 47 nigériens abandonnés depuis vendredi dernier par leurs passeurs dans le désert sont tous probablement morts de soif et de faim près de la frontière. De sources sécuritaires, 13 corps ont été retrouvés dans la matinée du samedi 10 mai 2013 près de la frontière avec le Niger, à moins de 50 km de la localité de In-Guezzam siutée (envriron 450 km au sud de Tamanrasset).

vendredi 9 mai 2014

Une cinquantaine de migrants nigériens perdus dans le désert

De sources officielles, les armées algérienne et nigérienne tentent depuis dimanche dernier de retrouver plus de 50 migrants clandestins. Ces derniers ont été abandonnés par leurs passeurs dans une zone désertique située à la frontière entre les deux pays.

lundi 5 mai 2014

Inquiétude des Evêques du Niger face à la situation politique tendue dans le pays

Nous, Evêques Catholiques du Niger, prenons la parole pour nous adresser aux hommes et femmes de bonne volonté et spécialement à tous ceux et celles qui exercent des responsabilités politiques au nom du peuple nigérien qui les a élus mettant en eux toute leur confiance. Nous prenons la parole car il nous semble que la situation politique actuelle est grave et que le climat démocratique que nous pensions serein après les dernières élections réussies, se détériore de jour en jour. Nous pensons qu'il est honorable de s'engager dans la vie politique pour servir le peuple en répondant favorablement à ses aspirations profondes.
Nous sommes reconnaissants à ceux qui se donnent corps et âme dans un esprit de générosité et de gratuité à la cause des populations sans nourriture, sans travail, sans soins, sans instruction et sans reconnaissance. Nous saluons ceux qui oeuvrent dans la discrétion sur le terrain de la vie quotidienne pour promouvoir l'unité des esprits, la réconciliation des coeurs, le respect de la différence culturelle, politique et religieuse et le sens du bien commun. 
Nous nous inquiétons devant ceux qui utilisent leur mandat politique comme un temps propice pour régler les comptes personnels tout en interprétant à leur guise et en leur faveur les textes qui régissent le vivre ensemble démocratique. 

mercredi 30 avril 2014

L'Eglise a besoin des laïcs pour la représenter

ROME, 29 avril 2014 (Zenit.org) - « Fini le temps où les vieux bons gros évêques comme moi, étaient les meilleurs porte-paroles de l’Église: nous avons besoin de laïcs compétents pour la représenter », déclare avec humour et conviction le cardinal Timothy Dolan, archevêque de New York.
Le cardinal a inauguré le IXe Séminaire professionnel sur la communication de l’Église, organisé à l'Université pontificale de la Sainte-Croix le 28 avril 2014. Parmi les participants, de nombreux professionnels de la communication, des Etats-Unis, d'Allemagne, de France, du Mexique.
Intervenant sur les « défis culturels pour les communicateurs de l’Église », le cardinal a proposé « sept observations » pour réaliser une communication institutionnelle efficace, dans une approche positive du système des médias.

mardi 29 avril 2014

"Les saints ne demandent pas à être applaudis, mais à être imités"

ROME, 28 avril 2014 (Zenit.org) - « Les saints ne demandent pas à être applaudis, mais à être imités », rappelle le cardinal Comastri en saluant la canonisation de Jean XXIII et Jean-Paul II.
Après la fête de la canonisation, dimanche 27 avril, un fleuve de visiteurs a rempli à nouveau la place Saint-Pierre ce 28 avril au matin, pour une messe d’action de grâce en l'honneur de Jean-Paul II.
Devant 80.000 fidèles, en grande partie polonais, le cardinal Angelo Comastri, archiprêtre de la basilique Saint-Pierre, a invité l’Église à « recueillir l’héritage et l’exemple de sa foi contagieuse », citant Jean-Paul II lui-même : « les saints ne demandent pas à être applaudis, mais à être imités ».
Le cardinal Comastri a évoqué les funérailles du nouveau saint : « Le 8 avril 2005, il y a tout juste neuf ans, beaucoup d’entre nous étions ici, sur cette place, pour saluer une dernière fois Jean-Paul II », mais aussi la soirée du 16 octobre 1978 lorsque s’est présenté à la loggia de la Basilique Saint-Pierre le pape qui venait d’être élu, Karol Wojtyla, premier pape slave de l’histoire.

lundi 28 avril 2014

Jean XXIII et Jean-Paul II sont désormais saints

ROME, 27 avril 2014 (Zenit.org) - Journée inoubliable pour l'histoire de l’Église ce 27 avril 2014, Dimanche de la Miséricorde divine: deux papes ont été canonisés, un événement doublement inédit car deux papes étaient aussi présents lors de la célébration.
Le pape François a en effet inscrit les papes Jean XXIII et Jean-Paul II au catalogue des saints lors d'une célébration, place Saint-Pierre, en présence du pape émérite Benoît XVI et de quelque 500.000 personnes, selon le Vatican.
La foule, qui s'étendait à perte de vue jusque sur les rives du Tibre, avait empli la place Saint-Pierre dès avant l'aube, après la « nuit blanche » de prière dans les églises du centre historique de Rome. Venus notamment en grand nombre de Pologne et de Bergame, les racines de Jean-Paul II et Jean XXIII, tandis que des drapeaux du monde entier ondulaient sous un ciel couvert et une brise légère.
Des écrans géants avaient été installés tout le long des rues et des places qui rassemblaient 300 000 autres personnes – Place Navone, Place Farnèse, Forums impériaux – pour retransmettre l'événement en mondovision, grâce à 13 caméras. En tout, 93 pays et organisations internationales étaient représentés, entre autres par 24 chefs d’État et souverains, ainsi que 10 chefs de gouvernement. Plus de 26.000 volontaires régulaient le cours du fleuve humain

La prière du "Notre Père" ne change pas pour le moment

"Depuis plusieurs jours, est médiatisée l'information selon laquelle la prière du Notre Père changerait « immédiatement » dans la pratique des croyants. Apportons les précisions suivantes : 
Il y a 17 ans, les conférences épiscopales francophones ont demandé de mettre en chantier une traduction intégrale de la Bible à usage liturgique. En effet, au lendemain du Concile, seuls les textes utilisés pour la Messe et les sacrements ont été traduits en français. Cette traduction post conciliaire méritait aussi une révision. La traduction, à paraître le 22 novembre prochain, est cette version intégrale et révisée. Parmi les modifications remarquables figure cette demande du Notre Père : « Et ne nous laisse pas entrer en tentation » qui remplace « Ne nous soumets pas à la tentation ». Rien ne change actuellement pour la prière du Notre Père, y compris à la Messe. Un changement pourra intervenir dans quelques années lorsqu'entrera en vigueur la nouvelle traduction du Missel Romain, qui est encore en chantier. 
Comme l'écrivait Saint Jacques : « Que nul, quand il est tenté, ne dise que sa tentation vient de Dieu ». Communier à la prière du Christ de cette manière réjouira donc les croyants... le moment venu. 
L'intérêt journalistique pour le Notre Père est positivement révélateur du sens populaire de la principale prière des chrétiens. Mais la pendule des rédactions est un peu en avance sur celle des églises !
Autres précisions dans le Journal La Croix en date du 15/10/13

Une nouvelle traduction pour le « Notre Père » français

Le « Notre Père » sera légèrement modifié dans sa traduction française en usage depuis 1966 dans l'Église catholique, a annoncé mardi la conférence des évêques de France, après 17 ans de travail. Une version qui n’entrera pas en vigueur avant 2014 dans les lectionnaires, et pas avant 2015 dans les missels. 
Dans la nouvelle traduction destinée au monde francophone, qui a été validée par le Vatican, la supplique « ne nous soumets pas à la tentation » deviendra « ne nous laisse pas entrer en tentation ». La supplique donnait en effet à penser que c’était Dieu qui tentait le fidèle pour l'éprouver. 
Le Créateur, loin de pousser le pêcheur sur la pente glissante du péché, comme beaucoup de catholiques l'ont intimement perçu, s'érigera en protecteur bienveillant, le retenant pour qu'il ne commette pas la faute.

Une traduction confuse

mercredi 23 avril 2014

Facebook et ma responsabilité éthique, une réflexion de Vincent KIYE

Depuis quelques années, la révolution technologique a fait ses lettres de noblesse avec des innovations multiples surtout dans le domaine de la télécommunication. Son succès ne laisse outre des nombreux abus que ses utilisateurs ou bénéficiaires commettent sur ses productions, qu’elle se voit de nos jours, traduite au tribunal de la raison. Beaucoup en viennent à se demandent si cette innovation est-elle vraiment une chance pour notre temps. Elle a largement contribué à supprimer les frontières ethniques, nationales et continentales, se moque parfois de l’éducation classique bref, nous impose un nouveau regard sur le monde. Par son pouvoir non maîtrisable, elle nous amène parfois là où nous ne voudrions pas aller. Elle nous fait consommer ce que nous ne voudrions pas et peut être aussi, ce qui en réalité, est impropre à la consommation ou ne convient pas pour les enfants. Chère révolution technologique, permets-moi de te « passer un sacré savon » en te disant la vérité en face ! Tu crée et tu détruis. Tu rends service et tu détourne, déformant parfois et davantage les consciences, surtout des faibles. Le matin nous sommes reconnaissants envers toi et le soir, nous te maudissons quand nous rendons compte que tu as détourné nos enfants et nos femmes, fragilisé nos couples, compromis nos services. Sais-tu ce que nous te disons ? C’est exactement ce que Jésus avait dit au traître : "… il vaudrait mieux que cet homme ne soit pas né !"

mardi 22 avril 2014

2 baptisées à Pâques à Maradi

2 adultes ont été baptisés durant la nuit pascale à la paroisse de Maradi. Cette année encore par la grâce de Dieu, 2 adultes ont été baptisées par le curé le Père Sani Samaïla au cours de la messe célébrée dans la cour de la paroisse de Maradi . Une autre paroissienne a reçu la première communion. Il faut rappeler que l’an passé, 11 adultes avaient reçu le baptême à Maradi.

Message des Evêques du Niger à l'occasion de la fête pascale

En ce jour béni de Pâques, les Evêques de l'Eglise Catholique du Niger sont heureux de souhaiter une bonne et heureuse fête pascale à tous ceux qui confessent le nom de Christ à travers les différentes Eglises ainsi qu' à ceux qui d'une manière ou d'une autre ont des liens privilégiés de famille, de travail, de voisinage et d'amitié avec les chrétiens.

Cette fête doit non seulement rassembler tous les chrétiens autour d'une même profession foi mais aussi ceux et celles qui à travers leur propre religion, ont mis toute leur confiance en la puissance de la Vie qui anéantit toute mort. Nous saluons de façon spéciale les hommes et les femmes de notre temps et de notre pays qui luttent pour redonner la Vie à ceux qui sont découragés par manque de nourriture, par manque de travail ou par manque de reconnaissance. 

En ce jour de fête de la Résurrection nous encourageons les uns et les autres à continuer à se battre contre toute forme de destruction et de mort car pour les croyants que nous sommes, chrétiens, musulmans ou autres, la gloire de Dieu c'est l'homme vivant, c'est l'homme debout. La Vie de la personne humaine est d'un grand prix aux yeux de Dieu. Tous ceux qui contribuent au nom de leur foi à lui donner les conditions les meilleures telles que la paix, la sécurité, la santé, l'éducation, le logement ou le travail grandiront en sainteté parce qu'elles auront collaboré étroitement et gratuitement à l'œuvre de Dieu.

Que Dieu accorde à chacune et à chacun d'entre vous et spécialement à ceux qui s'engagent aujourd'hui à le suivre en faisant un choix de vie radical, toute sa bienveillante bénédiction.

Bonne fête de Pâques à toutes et à tous.

Mgr Michel Cartatéguy, Archevêque de Niamey
Mgr Ambroise Ouédraogo Evêque de Maradi
Mgr Laurent Djalona Lompo Evêque Auxiliaire de Niamey

mercredi 16 avril 2014

Caritas lutte contre la faim au Sahel

Dans la région du Sahel, en Afrique occidentale, c’est une honte que 10 millions de personnes soient confrontées à la faim. Le Mali, le Tchad, le Niger, la Mauritanie, le Burkina Faso et le Sénégal sont tous des pays du Sahel– Caritas travaille dans chacun d’entre eux.
Plusieurs phénomènes dévastateurs comme la sécheresse, les inondations, et les invasions d’insectes nuisibles, comme les sauterelles, ont poussé les populations du Sahel au bord du précipice. Beaucoup essaient de vivre avec seulement 50 cents par jour – ce sont les pauvres des pauvres. Désormais, les rivalités pour les besoins essentiels, comme la nourriture, les pâturages et le bois de chauffage deviennent de plus en plus intenses.
Soulever des fonds pour les aider est également plus difficile qu’avant, car le monde accorde son attention à d’autres régions, mais rien ne signale la fin de l’urgence au Sahel. Mais Caritas reste, alors que d’autres partent.
En partenariat avec d’autres organisations humanitaires, Caritas opère des programmes d’alimentation thérapeutique et d’assistance médicale. Elle distribue des rations et des bons alimentaires d’urgence, ainsi que des fourneaux économiques pour aider à protéger les arbres dans cette région fortement déboisée.
Caritas aide également à développer la résilience contre les épreuves en mettant en place des greniers communautaires pour aider la population pendant la période de soudure. Elle propose des formations et donne des semences résistantes à la sécheresse aux agriculteurs, et œuvre pour renforcer les mesures de prévention des urgences en cas de nouveaux phénomènes météorologiques extrêmes.

http://www.caritas.org/fr/notre-action/conflits-et-catastrophes/appels-durgence/urgences-sahel/
Vous voulez aider les peuples du #Sahel ? via @iamcaritas http://bit.ly/18swRk4

Une chose à faire pendant la semaine sainte

ROME, 15 avril 2014 (Zenit.org) - Il y a au moins ue chose à faire pour bien vivre la Semainte sainte (cette semaine !), c'est, dit le pape François, dans son "tweet" du lundi 14 avril, d'aller se confesser.

Voilà le message posté sur son compte @Pontifex_fr:
"La Semaine Sainte est un bon moment pour se confesser et reprendre le juste chemin."

Le même jour, le pape a donné ce conseil aux séminaristes du séminaire pontifical d'Agnagni pour qu'ils deviennent à leur tour des "ministres miséricordieux": "Faites l'expérience de la miséricorde de Dieu dans le sacrement de la réconciliation. Et cela ne le cessez jamais! Confessez-vous toujours! Et ainsi vous deviendrez des ministres généreux et miséricordieux, parce que vous sentirez la miséricorde de Dieu sur vous."
Lors de la célébration pénitentielle à Saint-Pierre, le 28 mars, le pape François a donné l'exemple publiquement en allant s'agenouiller à un confessionnal pour se confesser et recevoir l'absolution: un geste qui n'était pas prévu. Les photos, que l'on peut voir sur l'album de Zenit en français sur facebook, ont fait le tour du monde.
Comme prévu, le pape est ensuite allé entendre lui-même les confessions et donner le pardon sacramentel.
Le 6 mars, en recevant les prêtres de son diocèse, le pape leur avait demandé de "donner beaucoup de miséricorde, beaucoup !"
En citant les paroles de Jean-Paul II sur sainte Faustine Kowalska, le pape a affirmé: "nous sommes dans le temps de la miséricorde", et "la lumière de la miséricorde divine, que le Seigneur a presque voulu remettre au monde à travers le charisme de Sœur Faustine, éclairera le chemin des hommes du troisième millénaire".

mardi 15 avril 2014

"Dans le sacerdoce, il n'y a pas de place pour la médiocrité"

ROME, 14 avril 2014 (Zenit.org) - Dans le sacerdoce, « il n’y a pas de place pour la médiocrité, cette médiocrité qui pousse toujours à utiliser le saint peuple de Dieu pour son propre intérêt », met en garde le pape François, qui invite au contraire les séminaristes à être « des hommes de prière, pour devenir la voix du Christ qui loue le Père et intercède continuellement pour les frères ».
Le pape François a reçu la communauté du séminaire pontifical léonien d’Anagni, ce matin, 14 avril 2014, dans la Salle Clémentine du palais apostolique du Vatican.
« Chers séminaristes, leur a-t-il rappelé, vous ne vous préparez pas à exercer un métier, à devenir des fonctionnaires d’une entreprise ou d’un organisme bureaucratique... Je vous en prie, faites attention à ne pas tomber là-dedans ! Vous êtes en train de devenir des pasteurs à l’image de Jésus, Bon pasteur, pour être comme lui et pour paître ses brebis. »
« Si vous certains d’entre vous n’êtes pas disposés à suivre cette route, il vaut mieux que vous ayez le courage de chercher une autre voie », a-t-il ajouté.
Traduction de Zenit, Hélène Ginabat

dimanche 30 mars 2014

La politique en Afrique: Exigence d'une philosophie de l'humain, Une réflexion de Vincent KIYE

La politique en Afrique relève d’une philosophie de ces pères qui abandonnent leurs fils. C’est autour de cette problématique que je voudrais articuler cette réflexion qui se veut le cri d'un fils abandonné par son père.
Il vous arrive certes, comme moi, de lire régulièrement dans les journaux comment nos chefs d'Etats africains et des chefs des gouvernements s’en vont régulièrement en Europe pour les soins médicaux ; pour une intervention chirurgicale, quel qu’en soit le cas que pour un malaise quelconque, laissant derrière eux, leur peuple souffrant des graves maladies et mourant dans des maisons par mangue d'argent, faute de salaire insuffisant ou inexistant. J’avoue que les journaux ne nous racontent pas tout si ce n’est l’essentiel. Le contraire peut-il un jour, être possible, que les chefs d’Etats occidentaux viennent aussi se faire soigner ici en Afrique ? Quand est-ce que le président Hollande, Obama viendront-ils en Afrique pour les soins médicaux? Ils le font peut-être pour venir consulter, non pas les médecins africains mais le sol et le sous-sol du continent.
Avec cette façon de faire, quelle image de leurs pays, nos chefs d'Etats donnent-ils en Occident, ces pays dont ils président le destin.
Trahisons!
 A qui laissent-ils ces hôpitaux africains qui ne leur inspirent pas confiance, s'ils ne peuvent pas les rehausser au standing des hôpitaux européens pour s'y faire soigner un jour? Comment comprendrez-vous cette politique des nos dirigeants africains? Quelle conclusion tirez-vous de leur façon de faire? Quelle image de nos éminents et vaillants intellectuels donnent-ils à l’étranger, s'ils ne peuvent pas se confiez à eux tant pour les soins médicaux que pour leur confier leurs enfants qu’ils envoient toujours étudier à l’étranger? Quelle valeur accordent-ils à nos médecins, à nos systèmes d'éducation en Afrique? Quelle image de l'homme africain présentent-ils à l'étranger, cet homme qu'ils laissent mourir à la maison, en Afrique lorsque eux s'en vont cherchez le salut en Occident? Peut-on encore parler de la dignité de l'homme africain devant les Occidentaux qui voient nos chefs d'Etats nous mépriser, nous abandonner à notre propre sort? Quelle conception de l’homme africain ont-ils, quel regard portent-ils sur l’homme africain?
Un véritable chef ne meurt pas à l'étranger sinon au milieu de son peuple. Combien de nos chefs traditionnels sont morts à l'étranger? Nous pensons quant à nous, que le vrai développement en Afrique doit partir du regard sain et positif que nous porterons sur les autres et voudrons par ce fait, mettre en exergue ce qui pourrait constituer un accélérateur pour le développement intégral en Afrique.
Depuis toujours, l’invitation à une prise de conscience n’a cessé d’être un refrain à toute réflexion sur le devenir meilleur du continent africain. Nous pensons quant à nous que l’heure a sonné pour nous de faire cette diagnostique que nous concevons comme une exigence du renouveau de la conception de l’autre que le pape François évoque lorsqu’il parle de l’eucharistie qui fait grandir l’ouverture  aux autres. Ainsi, souligne-t-il,  que « La « façon de regarder et de considérer les autres » est en effet « un indice qui nous dit si nous vivons bien l’Eucharistie, ou si nous ne la vivons pas très bien [1]» Le développement de l’Afrique osons-nous le dire, se doit de partir d’un regard sain que nous portons sur l’autre comme valeur indéfectible dans le processus du progrès intégral, lequel regard, ouvre sur les autres et crée un univers axiologique insondable. Qu’il me soit loisible d’évoquer ce fait dans le monde occidental, notamment en France que j’intitule sous ici l’anthropologie politique occidentale

De l’anthropologie politique occidentale

J'ai toujours été marqué de l'attention que la France mieux l’Etat français porte envers ses ressortissants lorsqu'un seul est tombé dans les mains des ravisseurs en Afrique ou en Syrie. L’impression que les médias nous donnent reste celle d’une « nation française » qui se mobilise à travers les médias pour la libération de son fils ; et lorsqu'il est libéré, sauf erreur de ma part, le chef de l'Etat Français lui-même vient l'accueillir aux pieds de l'avion comme pour lui témoigner de son patriotisme, de son affection et de sa sympathie. Ce ne sont pas des pièces à convictions qui manquent pour confirmer cette vérité. Le dernier en date serait le cas du prêtre français Georges enlevé au nord Cameroun. Chose rare en Afrique et peut être même inexistant. Combien de nos nations africaines connaissent les nombres de leurs ressortissants dans tel ou tel pays étranger ? D'où, la nécessité de réformer l'homme africain dominé par les appétits du pouvoir, pour lui imprimer le sens de l'autre.
Je réalise que jusque là nous sommes toujours en retard et que notre développement ou le décollage de l'Afrique serait à situer avant tout et de façon logique au niveau du regard sain que nous devons porter sur les autres que j'appelle ici, la philosophie de l'humain comme cette philosophie centrée sur l'être humain, le moteur de tout développement. Ainsi, l'autre ne sera plus une menace mais plutôt un partenaire existentiel, un partenaire du développement. C'est à cette seule condition que nous pourrons réduire l'afflux des africains à la CPI pour une "civilisation de l'amour" dont parlait le pape Paul VI, pour bâtir une nation des frères. Dieu ne nous a-t-il pas donné l’exemple en prenant notre condition humaine afin de nous relever ? Qu’en fut-il de la mission du Christ si ce n’est un retour radical sur l’homme pour le relever et le tenir debout.
Je vous remercie !
Fraternellement,
vincentkiye@yahoo.fr
Tél. 00225 03 47 45 92



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[1] Pape François, Audience générale du mercredi 12 février 2014 à la place Saint-Pierre, texte tiré de http://www.zenit.org le 13/02/2014.


jeudi 6 mars 2014

Homélie de la messe des Cendres : Il y a quelque chose ne va pas en nous: il faut se convertir

ROME, 5 mars 2014 (Zenit.org) - Le carême est l’occasion de « se réveiller, de sortir de la torpeur », de « revenir à Dieu » car « quelque chose ne va pas bien en nous, dans la société, dans l’Eglise » et chacun a « besoin de changer, d’opérer un tournant, de se convertir », exhorte le pape François. Il fustige les luttes de pouvoir et il invite à choisir une culture de la sobriété et de la gratuité.

Le pape a présidé la messe des Cendres au cours de laquelle il a béni et imposé les cendres, ce 5 mars 2014, à 17h, en l’église Sainte-Sabine, à Rome.

Le mercredi des Cendres étant traditionnellement aussi la première « station » de carême, le pape a présidé la procession pénitentielle de l’église bénédictine Saint-Anselme, avant de se à Sainte-Sabine.

L’attention au frère, début de la conversion

La présence des femmes dans les lieux de décision de l'Eglise ne suffit pas

Le Conseil pontifical pour les laïcs a entrepris une réflexion en profondeur

ROME, 5 mars 2014 (Zenit.org) - La femme « peut et doit être plus présente dans les lieux de décision dans l’Eglise », affirme le pape François.
Dans son entretien publié par le Corriere della Sera et La Nacion ce 5 mars, le pape fait cependant observer qu’il s’agit là d’une « promotion de type fonctionnel » et que cela ne fait pas tellement « avancer » les choses.
Il souligne donc le « besoin de penser plutôt que l’Eglise est « féminine depuis l’origine ».
Il cite le grand théologien suisse Hans Urs von Balthasar : « Le principe marial guide l’Eglise à côté du principe pétrinien. La Vierge Marie est plus importante que n’importe quel évêque et que n’importe quel apôtre. L’approfondissement théologal est en cours. Le cardinal Rylko, avec le Conseil des laïcs, est en train de travailler dans cette direction avec de nombreuses femmes expertes dans différents domaines ».
Anita Bourdin

mercredi 5 mars 2014

Message du pape François pour le Carême en 2014, Il s’est fait pauvre pour nous enrichir par sa pauvreté (cf 2 Cor 8, 9)

Chers frères et sœurs,

Je voudrais vous offrir, à l’occasion du Carême, quelques réflexions qui puissent vous aider dans un chemin personnel et communautaire de conversion. Je m’inspirerai de la formule de Saint Paul : « Vous connaissez en effet la générosité de notre Seigneur Jésus Christ : lui qui est riche, il est devenu pauvre à cause de vous, pour que vous deveniez riches par sa pauvreté » (2 Co 8, 9). L’Apôtre s’adresse aux chrétiens de Corinthe pour les encourager à être généreux vis-à-vis des fidèles de Jérusalem qui étaient dans le besoin. Que nous disent-elles, ces paroles de saint Paul, à nous chrétiens d’aujourd’hui ? Que signifie, pour nous aujourd’hui, cette exhortation à la pauvreté, à une vie pauvre dans un sens évangélique ?
La grâce du Christ


Le jeûne… pour donner soif et faim de Dieu et de sa parole

Le jeûne a pour but de donner soif et faim de Dieu et de sa parole. Il n’est pas seulement un geste de pénitence, mais aussi un geste de solidarité avec les pauvres et une invitation au partage et à l’aumône.

« L’abstinence de viande ou d’une autre nourriture, selon les dispositions de la conférence des Evêques, sera observée chaque Vendredi de l’année, à moins qu’il ne tombe l’un des jours marqués comme solennité ; mais l’abstinence et le jeûne seront observés le Mercredi des Cendres et le vendredi de la Passion et de la Mort et de notre Seigneur Jésus Christ. » Can.1251, code de droit canonique.

Sont dispensés du jeûne, les personnes de plus de 60 ans, les jeunes de moins de 18 ans accomplis et les femmes enceintes.

Qu’est-ce que le Carême ?

Le Carême est le temps de préparation à la fête de Pâques, cœur de la foi chrétienne, qui célèbre la résurrection du Christ.

Le Carême commence le Mercredi des cendres - mercredi 5 mars 2014 - et s’achève le Samedi saint au soir, veille de Pâques - samedi 19 avril 2014.

La Semaine sainte - dernière semaine de Carême - qui commence avec le dimanche des Rameaux, commémore la Cène, la Passion et la mort du Christ sur la Croix. Le Samedi saint au soir et le dimanche de Pâques, les chrétiens célèbrent la résurrection du Christ.
Un temps de conversion

Bénin : visite du card. Tauran au Bénin, rencontres officielles, dialogue interreligieux

ROME, 4 mars 2014 (Zenit.org) - Le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, est actuellement en visite au Bénin (2-5 mars 2014).

Un communiqué de ce dicastère indique qu'il rencontrera le président de la République M. Thomas Boni Yayi et le ministre des Affaires étrangères M. Nassirou Bako Arifari.

Son séjour aura également un caractère interreligieux : il rencontrera les membres des commissions épiscopales régionales pour le dialogue interreligieux, les évêques catholiques du Bénin et les représentants des diverses religions.

mardi 4 mars 2014

Devant l'échec du mariage, accompagner sans condamner

ROME, 3 mars 2014 (Zenit.org) - L’Eglise est appelée à « sentir la souffrance » de ceux qui ont vécu l'échec de leur mariage, à les « accompagner », à « marcher avec eux » et à « ne pas condamner », souligne le pape : « Que d’amour, que de proximité devons-nous avoir pour nos frères et sœurs qui ont connu l’échec de l’amour dans leur vie… »

Lors de la messe du 28 février 2014 à Sainte-Marthe, le pape a commenté l’Evangile du jour (Mc 10,1-12), où les docteurs de la loi cherchent à piéger Jésus pour « Lui ôter son autorité morale ». Les pharisiens se présentent avec le problème du divorce : « leur style est toujours le même : la casuistique, le petit cas… est-ce licite ou pas ? » « "Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ?". Et Jésus répond en leur demandant ce que dit la loi et leur expliquant pourquoi Moïse a fait cette loi ainsi. Mais il ne s’arrête pas là : de la casuistique, il va au centre du problème et il renvoie aux jours de la Création. »