jeudi 20 novembre 2014

Le ministère de la santé publique a receptionné 100 ambulances destinées aux centres de santé du pays


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Le Niger vient d’acquérir 100 ambulances. Les engins ont été présentés hier à Niamey au cours d’une cérémonie présidée par le Ministre de la Santé Publique, M. Mano Agali. Ce matériel roulant a été acquis grâce à un partenariat public-privé sur fonds propre de l’Etat et permettra l’évacuation des malades dans des conditions décentes. 50 autres ambulances sont en cours d’acheminement ce qui portera le nombre à 150.

mardi 18 novembre 2014

Enjeux épistémologiques de la déclaration Senghorienne : "L’émotion est nègre, comme la raison est hellène" Une analyse de KIYE M. Vincent sur l’article d’Amadou Oury BA

« L’émotion est nègre, comme la raison est hellène » est une, des déclarations de Léopold Sedar Senghor faite en 1939, qui, aujourd’hui, fait encore couler de l’encre chez plus d’une personne. Interprétée de différentes manières, la déclaration a de nos jours, pris des tournures inimaginables que nous nous demandons si Senghor était encore vivant, aurait-il encore le courage d’en assumer la paternité aujourd’hui. D’où, l’urgence pour nous de situer la déclaration dans le contexte de son énoncé pour en saisir le sens originel. Sans doute et sans se voiler le visage, entendre une telle déclaration fait directement penser à un discours raciste. Contre toute attente, après avoir situé l’énoncé dans son contexte d’emploi, Amadou Oury BA souligne que la déclaration de Senghor a été mal comprise. Dans son article que nous concevons comme « l’apologie de Senghor », Amadou Oury recourt au contexte de l’émergence de la pensée de Senghor qui aurait, précise-t-il, subi, plusieurs influences, surtout celles des courants philosophiques, en particulier l’idéalisme allemand avec comme figures de proue Hegel, Johann Gottfried Herder, Friedrich Schelling, plus tard Oswald Spengler et Léo Frobenius sans oublier le fait colonial et son réductionnisme. Les positions des anthropologues français dont Lucien Lévy Brühl n’en sont pas moins. Contexte d’influence qu’il justifie à trois niveaux dont l’influence lointaine qui remonterait à l’idéalisme allemand avec les grandes figures des philosophes Allemands précités, la Paideuma (le saisissement) de Leo Frobenius et le bouillonnement intellectuel des années 30 où la jeune génération des intellectuels saisira l’opportunité de ce contact et de ce climat d’échanges intellectuels entre l’Afrique noire et la pensée européenne (Allemagne) dans la première moitié du XXème siècle[1] pour commencer à réagir contre certaines idéologies de l’époque.

Revenant sur la déclaration de Léopold Sedar Senghor qui fait l’objet de notre analyse sous ces lignes, nous osons croire, tel que la présente Amadou Oury BA dans éthiopique, qu’elle soulève la grande problématique de deux épistémologies guidées par deux visions du monde différentes. Cette assertion Senghorienne est pour ainsi dire, au cœur même de l’épistémologie classique, posant ainsi le mode de connaissance chez l’Occidental et chez le Nègre que si l’on y prend garde, on risque de se laisser prendre dans le filet de la tradition querelle sur la race et ne pas apprécier le génie du raisonnement de Senghor. Etre différent tant par la couleur de la peau, par la façon de penser que de faire n’est pas là un motif de complexe. Ce qui est noble à notre avis c’est la façon dont on assume la prise de conscience de la différence pour donner sens à la facticité [2] de son existence. Cette approche épistémologique dans la pensée de Léopold Sédar Senghor, se dessine davantage et de façon claire, dans ses réflexions que reprend Amadou Oury, lorsqu’ en1977, parlant du Nègre, il affirma que « le Nègre est l’homme de la nature. L’environnement animal et végétal, foisonnant en Afrique depuis toujours, le climat chaud et humide lui ont donné une très grande sensibilité que maints ethnologues ont mise en relief. Le Nègre a les sens ouverts à tous les contacts, voire aux sollicitations les plus légères. Il sent avant que de voir, il réagit immédiatement au contact de l’objet, aux ondes qu’émet l’invisible. C’est sa puissance d’émotion, par quoi il prend connaissance de l’objet. Le blanc européen tient l’objet à distance ; il le regarde, l’analyse, le tue - du moins le dompte - pour l’utiliser » (Senghor, : 92). Pour Amadou Oury BA sur qui nous nous appuyons pour étayer cette analyse, dissocier cette thèse de Senghor de son contexte discursif reste de facto incomplet voire réducteur, justifiant ainsi sa non recevabilité chez bon nombre des critiques.

Analysant les différents points de vue des différents philosophes allemands dans leurs diversités, souligne l’auteur, le dénominateur commun de leurs différentes positions fut l’enjeu de la sensibilité comme facteur, soit positif soit négatif, dans le processus de constitution d’une culture donnée. Ici donc, le rôle du rationalisme extrême, qui aboutirait au matérialisme sous ses différentes formes, est mis en exergue, lequel rôle est perçu, pour Léo Frobenius et de beaucoup de ses prédécesseurs et contemporains, comme l’état de désintégration d’un processus culturel ou même de son stade final. Car, souligne-t-il, même le rationalisme extrême, qui caractérisait déjà l’Europe de l’époque et l’Allemagne en particulier et qui, souligne-t-il, aboutirait au matérialisme excessif du début du XXe siècle sous ses différentes formes a ses limites et serait selon Frobenius, la cause non seulement de la première guerre mondiale, mais aussi du colonialisme. » C’est à l’issu de ces observations qu’intervient Senghor dans un discours à caractère intereuropéen. L’enjeu ici fut de montrer les limites du rationalisme occidental qui fut à la base du matérialisme excessif en allemand en particulier dans le processus d’intégration de la culture et qui fut susceptible d’erreur comme l’émotion nègre et même pire encore. Selon Léo Frobenius, une nouvelle époque s’annonce avec la fin de la culture matérialiste, mère du colonialisme, du système économique mondial, de la première guerre mondiale, mais aussi de la civilisation propre aux Anglais et aux Français ; ces deux peuples, étant enchaîne-t-il, de nature hamitique - possessions, guerres, rationalismes - et par conséquent enclins à la domination, contrairement à l’Allemagne et à l’Afrique d’obédience éthiopique - consensus, sensibilité, mysticisme.

Evoquant l’idéalisme allemand comme source d’inspiration de la pensée de Senghor, l’auteur fait savoir ici que toutes les cultures seraient égales s’il faut rester sous la perspective de Herder et Leo Frobenius dans ce sens que, soulignaient-ils toutes « les cultures naissent, grandissent et meurent selon un programme interne bien défini et que la culture ne dépend pas de l’homme, mais qu’elle est un organisme autonome qui s’exprime indépendamment du contrôle de l’être humain qui n’est ici que le support de la culture, le moyen à travers lequel s’exprime celle-ci. »

Étayant cette approche, Schilling lui, parlera d’une conscience, d’une transcendance qui serait au-delà de la raison et à l’origine du processus culturel. C’est le stade de l'inconscience ou non conscience, dont l’origine serait divine, et engloberait en même temps des éléments rationnels et irrationnels. Léo Frobenius insinue ici, une nouvelle vision, surtout en ce qui concernait les cultures du monde noir, réfutant ainsi l’assimilation et le rejet de la mission civilisatrice du colonisateur. Le développement des théories de ces philosophes allemands donnera à Senghor de trouver des raisons de fonder l’épistémologie négro-africaine sur la sensibilité comme moyen d’accès à la connaissance de l’être, de l’univers en son sein, lequel moyen est loin d’ouvrir la conscience à un matérialisme aussi dangereux comme celui du début du XXe siècle en Occident.

Au terme de cette analyse, nous osons affirmer que le développement des théories des philosophes allemands a donné à Senghor de trouver des raisons de fonder l’épistémologie négro-africaine sur la sensibilité comme moyen d’accès à la connaissance de l’être, de l’univers en son sein, contrairement au rationalisme occidental qui, aboutissant sur le matérialisme excessif du début du XXe siècle s’est avéré générateur des plusieurs déviations dont la première guerre mondiale. Que cet énoncé de Senghor soit mal compris après l’avoir prononcé est une évidence. Amadou Oury BA souligne cependant que dans cet énoncé de Senghor il n’a pas été question de soutenir que le Nègre n’est pas dépourvu de raison comme on peut le penser[3], mais de mettre en exergue un autre mode de connaissance propre au Nègre, lequel mode n’appauvrit pas le réel ou les choses, mais une raison qui fait corps avec le réel pour saisir ses enjeux les plus caractéristiques. Derrière cette assertion de Senghor, sommes-nous rendus compte, il y a toute une problématique épistémologique du mode de connaissance du nègre. Une rationalité qui épouse les contours du réel pour se loger en son cœur vivant. La raison nègre s’accompagne de l’émotion, laquelle émotivité lui permet de rendre compte de l’originalité et de la différence du Nègre. Car s’il est vrai que l’esprit « Volksgeist » d’un peuple est conditionné par son environnement géographique et culturel[4]» tel qu’en pense Hegel, il faut alors admettre que chaque peuple développerait ainsi son propre esprit de manière authentique dans dynamique du processus historique.

[1]http://ethiopiques.refer.sn/spip.php?article1613, (13 novembre 2014 à 16h48).
[2] Approche du sens de l’existence chez Heidegger avec sa conception du Dasein qui n’a guère choisi son existence mais qu’il doit définir par la prise de conscience de son être-là.
[3] Amadou Oury BA, « L’émotion est nègre, comme la raison est hellène » : d’une philosophie organologique allemande vers sa récupération en Afrique occidentale, dans Ethiopiques n°81, littérature, philosophie et art 2ème semestre 2008.
[4] Idem, p. 3.

2 morts et au moins 11 disparus sur le fleuve Niger à Niamey



Une pirogue d’écoliers a été renversée par un hippopotame hier sur le fleuve Niger dans le village de Liboré. Le bilan provisoire très lourd fait état de deux morts, cinq rescapés et au moins onze élèves disparus. 18 personnes étaient à bord de cette embarcation en majorité des élèves qui se rendaient à l’école. La pirogue est le seul moyen dont il dispose pour se rendre à leur école située sur la rive opposée à leur village. Les sapeurs pompiers de Niamey mènent les recherches pour retrouver d'autres victimes.

Ce n’est pas la première fois qu’un hippopotame renverse une pirogue dans le secteur. Il y a un an, un hippopotame a tué un enfant sur les rives du fleuve Niger à Niamey avant d’être abattu par les gardes forestiers.

samedi 15 novembre 2014

Un prêtre ougandais assassiné en mission d’évangélisation au Mexique


Par Albert Mianzoukouta, http://fr.radiovaticana.va 

Jusqu’ici, l’actualité au Mexique était dominée par la nouvelle effroyable de la disparition récente de 43 étudiants, probablement assassinés, dans la ville d’Iguala, dans l’Etat de Guerrero. Lors de l’audience générale de mercredi dernier, le Pape François s’était ému de cette nouvelle. Il avait fustigé « la réalité dramatique de toute cette criminalité qui existe, liée au commerce et au trafic de drogue ».
Mais la violence ne semble pas s’arrêter dans cette partie du Mexique, puisque samedi les autorités ont annoncé avoir établi avec certitude que des restes humains déterrés le 29 octobre dernier dans une fosse commune à Chilpancingo (la capitale de cet Etat de Guerrero) appartiennent au missionnaire catholique ougandais John Ssenyondo dont on était sans nouvelles depuis 8 mois.
Missionnaire dans ce pays depuis 2008, le père Ssenyondo, 56 ans, est porté disparu depuis avril. Les faits ont établi qu’il a été enlevé en avril dernier par des hommes armés qui l’ont assassiné d’une balle dans la tête, brûlé et enterré à la sauvette avec d’autres victimes. Son identification a été rendue possible grâce à l’expertise scientifique.
L’enquête a aussi établi que le prêtre ougandais, qui revenait de célébrer sa messe dans une paroisse de campagne, a été abattu parce qu’il aurait, pour des raisons canoniques, refusé de baptiser l’enfant d’un des chefs de gang. Rappelons qu’il y a deux semaines à peine le président Yoweri Kaguta Museveni était venu rencontrer le pape au Vatican avec qui il s’était loué de l’excellence des relations entre l’Ouganda et l’Eglise catholique.

Radio Vatican, Revue de la presse catholique africaine. Dimanche 16 novembre 2014

In http://fr.radiovaticana.va/news/2014/11/15/revue_de_la_presse_catholique_africaine_dimanche_16_novembre_2014/1111298


La revue de la presse catholique africaine de ce jour nous conduira essentiellement en Afrique de l’Ouest même si les informations en elles-mêmes débordent le cadre de la sous-région. Ainsi, sur SENEGLISE, le portail de l’Archidiocèse de Dakar (Sénégal), on lit cette information intéressante : l’Eglise d’Ouganda va sensibiliser sur la violence domestique pendant l’Avent 2014. Le portail précise que la Conférence épiscopale catholique ougandaise « a lancé la campagne ‘Décisions partagées, développement partagé, bonheur partagé ’ » pour soutenir cette campagne dont on aimerait beaucoup voir des répliques plus nombreuses ailleurs sur le continent où la violence constitue effectivement un fléau.

SENEGLISE nous apprend par ailleurs qu’au Sénégal même « l’année pastorale 2014 – 2015 (sera) une année jubilaire pour l’Union Diocésaine des Associations Féminines Catholiques de Dakar (UDAFCD). Elle célèbre ses 30 ans (le) sous signe de la mobilisation des femmes pour la préservation des valeurs familiales ».

Le portail précise qu’une messe ouvrira le jubilé le samedi 6 décembre au sanctuaire marial de Ponponguine. « Elle sera précédée d’une conférence-débat sur le thème : « Femmes, préservons nos valeurs familiales pour une société responsable et joyeuse ».

Nous aurons sans doute l’occasion d’en reparler sur cet espace.

Terminons par DIOCESE DE MARADI, portail de ce diocèse nigérien qui nous apprend qu’ « une rencontre a réuni mardi à Niamey autour du ministre de la Santé Publique les leaders religieux musulmans et chrétiens du Niger. Il a été question au cours de cette réunion de partager le plan stratégique de riposte contre la maladie à virus Ebola ».

L’implication des communautés religieuses dans la sous-région ouest-africaine tombe à point nommé dans la lutte contre cette pandémie qui touche lourdement la Guinée-Conakry, la Sierra Leone et le Libéria. Samedi, on le sait, le Mali, toujours dans la sous-région ouest-africaine, a annoncé son quatrième mort de cette maladie. Le virus, a-t-il été précisé à Bamako, est venu cette fois avec un imam rentrant de Guinée avec le mal. Il est décédé depuis.

Diocèse de Maradi précise que l’Archevêque de Niamey a participé à la réunion de mardi à Niamey. « L’Eglise l’Église catholique entre dans cette dynamique de surveillance », écrivent les confrères.

A la semaine prochaine

Albert Mianzoukouta

vendredi 14 novembre 2014

Le Niger implique les leaders religieux dans le combat préventif contre la maladie à virus Ebola.

Une rencontre a réuni mardi à Niamey autour du ministre de la Santé Publique les leaders religieux musulmans et chrétiens du Niger. Il a été question au cours de cette réunion de partager le plan stratégique de riposte contre la maladie à virus Ebola. Pour le moment la surveillance conformément au règlement sanitaire international, se fait au niveau des frontières terrestres, des gares routières, les aéroports…

L’archevêque de Niamey qui participait à la rencontre a déclaré que l’Église catholique entre dans cette dynamique de surveillance.

Un congrès sur le secret de la confession au Vatican "Protéger la présence de Dieu à l'intime de l'homme", par le card. Piacenza

ROME, 13 novembre 2014 (Zenit.org) - « Le sceau de la confession et la confidentialité pastorale » : c'est le thème d’un congrès organisé par la Pénitencerie apostolique, les 12 et 13 novembre 2014, au Vatican.
La Pénitencerie est l'un des trois tribunaux de l’Église catholique. Selon la Constitution apostolique de Jean-Paul II, Pastor Bonus (28 juin 1988), ce tribunal a compétence sur tout ce qui touche au secret de la conscience et à la responsabilité de chacun - le "for interne" - et sur ce qui a trait à la concession et à l'usage des indulgences.
La rencontre, qui rassemble plus de 200 participants, a été ouverte par le cardinal Mauro Piacenza, Grand pénitencier, qui a défini ses objectifs : « lever tout soupçon » quant aux accusations faites au secret de la confession de « couvrir des intrigues, complots ou mystères, comme le croit parfois l’opinion publique ».
Le cardinal a souligné les « miracles de la grâce de Dieu » opérés « dans le secret d'un confessionnal, dans l’échange confidentiel qui caractérise la relation d’accompagnement spirituel, à l’intime d'un cœur qui blessé par le mal, s'ouvre à la vérité de l'amour de Dieu ». Le secret, qu’il soit sacramentel ou non, « a pour dessein de protéger l’intimité de la personne, c'est-à-dire de protéger la présence de Dieu à l’intime de tout homme », a-t-il expliqué : « qui viole cette sphère ‘sacrée’, accomplit non seulement un acte d'injustice, mais aussi un acte d'impiété ». Cependant, « la célébration de ce Sacrement exige une préparation théologique et pastorale adéquate pour que tous ceux qui le reçoivent vivent les effets salutaires du pardon inconditionnel de Dieu », a-t-il estimé.
Mgr Krzysztof Nykiel, régent du tribunal de la Pénitencerie apostolique, rappelle au micro de Radio Vatican que l’Église a établi le secret de la confession « depuis ses origines ». C'est le quatrième Concile du Latran qui a fixé les normes de l'obligation morale et juridique du secret en 1215. Le code de droit canonique actuel (1983) stipule : « Le secret sacramentel est inviolable; c'est pourquoi il est absolument interdit au confesseur de trahir en quoi que ce soit un pénitent, par des paroles ou d'une autre manière, et pour quelque cause que ce soit. » (Can. 983 - § 1). Et « même la mort du pénitent ne délie pas le confesseur de cette obligation ». Ce n'est pas pour rien que saint Jean Nepomucène, au quatorzième siècle, préféra mourir plutôt que de trahir le secret de la Confession, souligne Mgr Nykiel : selon la tradition, Jean Nepomucène était confesseur de la reine et aurait été jeté dans la rivière Moldau à Prague, sur ordre du roi germanique Venceslas IV, qui avait vainement tenté de soutirer du saint prêtre des confidences sur son épouse.
Anne Kurian

"Catholic-Muslim Forum" : inacceptable, la violence au nom de la religion Une condamnation unanime

ROME, 13 novembre 2014 (Zenit.org) - Une condamnation « unanime » de la justification de la violence au nom de la religion, c’est ce qu’exprime le message final – en anglais - du troisième séminaire du « Catholic-Muslim Forum » qui vient de se tenir au Vatican (11-13 novembre) sur le thème : « Travailler ensemble au service des autres », spécialement au service des jeunes, du dialogue interreligieux et de la société.
Le pape François a reçu les délégations mercredi 12 novembre, avant l’audience générale. Il a salué les participants et il les a « encouragés à persévérer sur le chemin du dialogue » entre chrétiens et musulmans, indique le Saint-Siège. Le pape a été « heureux de noter leur engagement commun » pour un « service de la société altruiste et désintéressé ».

Rien à voir avec la religion
« Les délégués ont unanimement condamné les actes de terrorisme, d’oppression, de violence contre des personnes innocentes, la persécution, la profanation des lieux saints, et la destruction d’un héritage culturel », déclarent les participants qui se disent aussi « satisfaits de cette rencontre fructueuse ».
Ils ajoutent immédiatement : « Il n’est jamais acceptable d’utiliser la religion pour justifier de tels actes ou de confondre de tels actes avec la religion ».
C’est le premier point d’un message qui en compte quatre et qui reconnaît que la session s’est déroulée dans le contexte de « tensions sérieuses et de conflit dans le monde ».
Quant à l’éducation des jeunes (second point), en famille, à l’école, l’église ou la mosquée, « il est de la plus grande importance pour la promotion d’une identité bien faite qui construise le respect des autres ». Le Forum insiste pour cela sur les programmes et les manuels scolaires qui doivent promouvoir « une image de l’autre objective et respectueuse ».

Passer à l'action
Le Forum souhaite aussi une « culture du dialogue interreligieux pour approfondir la compréhension mutuelle » (troisième point). Il juge une telle culture indispensable pour dépasser « préjugés, distorsions, suspicions et généralisations inappropriées » qui nuisent « aux relations pacifiques que nous cherchons tous ».

jeudi 13 novembre 2014

Alger et Niamey conjuguent leurs efforts pour le rapatriement des nigériens en situation irrégulière en Algérie.

Le gouvernement nigérien a demandé une assistance aux autorités algérienne afin de rapatrier les déplacés nigériens. Les personnes concernées sont en majorité des femmes et des enfants que des réseaux criminels exploitent en Algérie. Ils viennent en majorité de département de Kantché. Les autorités algériennes ont accepté cette demande du Niger et selon le ministre algérien de l'Intérieur toutes les mesures ont été prises pour assurer le rapatriement des déplacés nigériens. Son homologue nigérien Hassoumi Massaoudou a de son côté déclaré que le rapatriement «se déroulera dans des conditions qui garantissent leur protection et préservent leur dignité».

Chaque année, des centaines voir des milliers de nigériens se rendent en Algérie pour faire de petits boulot. D’autres en majorité des femmes et des enfants mendient et sont exploités par des réseaux criminels.

En octobre 2013, au moins 92 migrants nigériens sont morts dans le désert près de la frontière algérienne. Une patrouille a sauvé de justesse 72 autres migrants dont 20 femmes et de 52 enfants de la mort au moins de novembre 2013.

Préoccupé par ce phénomène, le NIGER a organisé un forum à Zinder un Forum social sur la migration clandestine à Kantché afin d'enrayer le phénomène de migration clandestine et ses multiples dangers. Et à l’ouverture de ce forum, la ministre de la Population, de la Promotion de la Femme et de la Protection de l'Enfant avait déclaré «qu’il est difficile de croire que même au nom de la recherche d'un mieux être, qu'un adulte expose des enfants ou qu'une mère expose ses enfants comme candidat à la migration dont l'issue n'est toujours pas favorable».

Des violences intercommautaires font 10 morts et 13 blessés dans le département de Birni Konni

10 morts et 13 blessées, c’est le bilan provisoire des violents affrontements entre agriculteurs et des éleveurs dans le village de Tantounou dans la région de Tahoua.

Les bagarres d’une rare violence ont eu lieu le samedi dernier lorsqu'un troupeau de bœufs a dévasté des champs des paysans. S’en est suivi une bagarre à l’arme blanche et un triste bilan de 10 morts dont quatre agriculteurs et six éleveurs.

Le Niger a fait d’énormes progrès pour prévenir les conflits de ce genre grâce aux commissions foncières qui procèdent au balisage des couloirs de passage. Les éleveurs et les agriculteurs sont informés chaque année des périodes pour libérer les champs aux éleveurs pour paitre leurs animaux. Mais les changements climatiques perturbent ce travail et les éleveurs descendent précocement dans les champs ce qui est à l’origine de bagarres comme ce fut le cas le samedi dernier à Toutounou.

Inauguration du Marché central de Maradi


Le président de la République a inauguré hier mercredi le marché central de Maradi. D’un cout global de 7,3 milliards de F CFA , le nouveau joyau compte 1492 boutiques et couvre un espace de 7,52 hectares. Le nouveau marché de Maradi compte sept portes principales d’entrée portant chacune le nom d’un dignitaire ou homme célèbre de Maradi .

lundi 10 novembre 2014

Prière pour la paix au Burkina Faso



"Dieu notre Père, ce qu’il y a de meilleur dans ta création, c’est l’homme.
Tu l’as créé à ton image, afin qu’après le temps de sa vie terrestre, il jouisse d’un bonheur éternel auprès de toi.
Pour que notre pays soit le milieu de vie où nous obtenions cet unique nécessaire qu’est la vie éternelle, nous t’adressons cette prière :
accorde à notre pays du Burkina Faso les institutions qui lui garantissent le bien-être, la liberté et la paix :
accorde-lui avant tout des autorités religieuses et civiles qui se laissent guider par l’Esprit Saint ; afin qu’elles exercent leurs charges selon la justice et dans le seul souci du bien de tous.
Nous te le demandons par ton Fils, Jésus-Christ notre Seigneur.
Très Sainte Vierge Marie, priez pour nous.
Notre-Dame de Yagma, protégez notre pays.
Anges gardiens du Burkina Faso, veuillez sur lui."

Décès du Père André Quenum, directeur de publication du journal La Croix du Bénin

Le Père André Quenum, Directeur de publication du journal Catholique La Croix du Bénin et de l'imprimerie Notre-Dame n’est plus. Il est mort ce lundi 10 novembre à Cotonou. Docteur en Communication, André Quenum est né le 30 novembre 1966 au Bénin et a été ordonné prêtre par le pape Jean-Paul II le 3 février 1993. Il était depuis septembre 2004, directeur de publication de l'hebdomadaire La Croix du Bénin, un journal paraissant à Cotonou tous les vendredis.

André Quenum était encore actif sur le terrain cette semaine. Dans son éditorial du 7 novembre 2014, il s’interrogeait en ces termes "Et si l’Occident se trompait?"Son inquiétude légitime était fondée sur « la manière dont l’Occident, dans sa pluralité, prend les devants pour les questions concernant le genre, la famille et la santé de la reproduction ». Dans cet éditorial qui sera son dernier sur cette terre, le père dénonçait la manière dont « l’Occident veut légitimer l’homosexualité et toute personne ou toute culture qui n’est pas en accord avec ce projet est taxée d’homophobe ».

André Quenum a tiré sa révérence ce matin. Seul Dieu sait l’heure. Son heure a sonné et il a rejoint la demeure éternelle. 
Serge Xavier  OGA

Nouvel afflux au Niger de déplacés nigérians fuyant les combats entre Boko Haram et l'armée nigériane

La ville nigériane de Malam Fatori dans l'Etat de Borno a été prise vendredi par Boko Haram après plusieurs jours de combats à l’arme lourde. Les civils fuyant les affrontements ont trouvé refuge à Bosso, une petite commune du Niger séparée de l’épicentre des combats par un fleuve la Komadougou Yobé. Selon les autorités locales à Bosso, la ville est surchargée. Malgré la solidarité locale, il n’y a pas d’abris pour tout le monde.

Le conflit entre les éléments de la secte Boko Haram et l’armée nigériane affecte la région de Diffa au Niger. Des milliers de personnes fuyant les exactions, trouvent refuges au Niger. Comme dans tout conflit armé, les femmes et les enfants sont ceux qui souffrent le plus. Ils arrivent démunis et vivent dans des conditions très précaires. Le Niger et les organisations humanitaires font tout pour offrir aux arrivants des conditions de vies dignes. Mais il faut plus de ressources financières et matérielles pour servir convenablement tout le monde. 

Selon les Nations Unies, plus de 27.000 nigérians ont fui vers la région de Diffa entre août et septembre 2014. 

vendredi 7 novembre 2014

La famille, lieu de l’éclosion de toute vocation?une réflexion du Frère Vincent Kiyé


S’il est vrai que le véritable philosophe est celui qui est à même de transcender le monde sensible jusqu’au monde des idées pour y contempler le bien dans toute splendeur, et comme un peintre, redescendre pour nous en faire une reproduction, nous pouvons nous aussi, faire un saut qualitatif pour oser vous parler de la famille non pas en tant qu’expert mais en tant qu’un curieux qui s’intéresse à la recherche.Ceci dit, nous ne saurons comprendre la famille comme le lieu de l’éclosion de toutes les vocations sans comprendre avant tout ce qu’elle est en son essence, mais aussi en ses fonctions multiples. 
 
Le mot famille vient du mot latin fama qui veut dire réputation, laquelle réputation découle du fait que les membres d'une même famille portent le même nom et jouissent d'un crédit et d'un honneur qu'ils doivent mordicus défendre et entretenir ensemble.

Jusqu'à une période très récente, la famille s'était toujours caractérisée par la possession d'une personnalité collective exercée par un chef de famille, dont la suppression marque la fin de son existence comme structure d'organisation juridique autonome. Ainsi donc, le chef de famille doit incarner l’idéal attendu d’une famille pour lui donner de répondre à sa vocation d’être le lieu où « chacun de nous construit sa personnalité (…), grandissant avec sa mère et son père, ses frères et ses sœurs, respirant la chaleur de la maison… le lieu où nous recevons notre nom, le lieu des affections, l’espace de l’intimité, où l’on apprend l’art du dialogue et de la communication interpersonnelle[1]…».
 
 Pour l'anthropologueClaude Lévi-Strauss, la famille est « une communauté d'individus réunis par des liens de parenté existant dans toutes les sociétés humaines .» Elle est dotée d'un nom, d'un domicile et crée entre ses membres une obligation de solidaritémorale et matérielle (notamment entre époux et entre parents-enfants, laquelle obligation est censée les protéger et favoriser leur développement social, physique et affectif. La famille devient pour ainsi dire, le lieu de l’accomplissement humain.

Comme on peut le remarquer, ces deux illustrations sont incontestablement vraies ; cependant, poussant plus loin notre réflexion, nous osons croire que tout cela risque de sombrer dans le sentimentalisme creux s’il manque l’amour dans la vérité dans la constitution de la famille, donnant à ses différents membres de s’interpeller mutuellement en vue de la croissance de chacun et de l’ensemble. Ces obligations de solidarité doivent se vivre dans la vérité pour les libérer de toutes les pesanteurs culturelles.

De nos jours, remarquons-nous avec grand regret, beaucoup de familles semblent être perçues comme ne remplissant qu’une seule fonction, celle de la reproduction de l’espèce sans un lendemain meilleur. Cette vision contribue largement à vider la famille de son contenu réel. La famille doit aussi et surtout être le lieu d’éclosion de l’ « excellence humaine » de l’homme par un saut qualitatif, le lieu où on apprend à être un homme accompli, capable de faire face aux impératifs de temps et de l’espace. Car Le monde dans lequel nous nous trouvons contient de la violence. Ainsi, le Dasein que nous représentons ou que nous incarnons en nous, se saisissant comme l’être-là dans le monde, saisit également la facticité de son existence ; une existence qu’il ne s’est pas choisi mais qu’il est appelé à assumer de manière rationnelle pour lui donner sens. C’est là, l’origine de toute vocation : travailler à donner sens à son existence. La famille humaine, cette cellule de base qui accueille, héberge et conduit à sa perfection cette existence humaine, a un rôle non négligeable dans le devenir meilleur de l’homme en tant qu’une première instance de l’existence.

Aujourd’hui, la plupart de nos familles ressemblent, si pas à la Jérusalem céleste, à la Babylone. Beaucoup de familles accueillent la vie, quelques unes l’hébergent et rare la conduisent complètement à sa perfection. Ainsi, au lieu d’être des lieux d’éclosion des vocations, beaucoup de familles sont devenues des lieux des recherches incessantes, sans doute, par manque d’inspiration et d’orientation dès le départ. Pour que la famille remplisse pleinement son rôle de lieu d’éclosion des toutes les vocations, elle doit avant tout, être la structure de base de l’existence humaine et de l’éducation, bref, de la formation qualitative de l’homme sous toutes ses dimensions. Jésus que nous célébrons aujourd’hui comme Christ et Seigneur, fut élevé dans un tel contexte, lui donnant de bien discerner sa vocation propre, différente de celle de ses parents. Sans influence ni favoritisme, il avait choisi son chemin conformément à son éducation. La famille doit aussi être un foyer d’amour et d’amour dans la vérité qui échappe à tout sentimentalisme[2] creux, une instance où l’on apprend à être humain, c’est-à-dire où l’on apprend à appréhender le jeu des forces qui existent dans le monde pour en faire face. La famille devient ici, l’horizon d’une humanité authentique qui crée de l’émulation et libère les consciences, de sorte que les potentialités individuelles donnent du tonus à des aspirations saines. La famille ne doit pas être cette société où les potentialités individuelles sont perçues comme une menace contre le système au risque de ressembler à une machine à vapeur qui polie sans cesse l’environnement. Mais un lieu où les membres trouvent les raisons de décider et un élan pour un lendemain meilleur que chacun s’est choisi en âme et conscience. C’est ici où le terme Famille peut s’appliquer, par analogie, à plusieurs structures à la fois de sorte qu’on peut parler de famille religieuse, politique, de frères d'armes, etc. Des entreprises ont également ce type de politique : mettre les employés dans une atmosphère et des relations telles qu'ils se sentent appartenir à la même famille que les autres employés et leurs dirigeants.

Afin de poursuivre notre réflexion sur La famille, comme le lieu de l’éclosion de toutes les vocations, nous avons choisi comme paradigme, la sainte famille de Nazareth à quel que exception prêt. Nous sommes ici en face d’une famille qui transcende toute idéologie partisane. Une famille où le poids de l’existence n’a pas été une utopie mais une réalité. Chaque membre de famille se sait une volonté, un esprit à part entière mais inscrit dans la dynamique d’ensemble. Une famille où chaque membre évangélise et se laisse évangéliser (Lc 2, 48-52). Voilà une famille qui s’offre à la conscience de l’homme du XXIème siècle comme une « Eglise domestique » ; une famille où l’enfant évangélise les parents par une sagesse exprimée dans cette réponse de Jésus : « … Ne savez-vous pas que je dois être chez mon Père ? » ; Une réponse qui incite à la foi par un discernement digne de ce nom de la part des parents et vice versa. Voilà le modèle de famille que les pères du synode spécial des évêques pour l’Afrique, Ecclesia in Africa au n° 25, conçoivent comme une « Eglise domestique », entendu par là une « famille (qui) se doit d’être un espace où l’Evangile est transmis et d’où l’Evangile rayonne. Au sein d’une famille consciente de cette mission, tous les membres de la famille évangélisent et sont évangélisés.[3]

Nous voulons ici, comprendre le concept évangéliser dans un sens large incluant l’annonce de la Bonne Nouvelle certes, sens que lui concèdent les pères synodaux mais aussi aller au-delà de l’exégèse classique pour anticiper dans la conscience du lecteur, la finalité même de l’évangélisation. Il s’agit ici pour nous, de partir de la parole de Dieu dans toute sa richesse bien sûr, comme un pied à terre en vue de donner sens à l’anthropologie existentielle. Une inspiration de la parole qui donne de rendre la vie des hommes meilleure. L’urgence de toute famille, cellule de base, reste ici, une catéchèse anthropologique qui permet de comprendre le mécanisme sociologique de toute société aussi élémentaire qu’elle soit, en vue de libérer les consciences, donnant ainsi à la La famille d’être, aux dires du Saint Père François, « une brique qui construit la société en tant que lieu où nous nous formons en tant que personne. [4]»

C’est lorsque les membres de la famille prennent conscience de leur humanité avec leurs limites et leurs qualités qu’ils pourront opter pour des vocations qui répondent aux exigences de leur nature et de leur compétence, plutôt que de s’orienter par favoritisme, par fanatisme etc. « La grâce ne supprime pas la nature », disaient les théologiens de Tübingen. Une bonne connaissance de soi est un préalable pour un choix judicieux. Les jeunes doivent, dès la famille déjà, avoir une vraie image de ce qu’ils sont et peuvent devenir sans complaisance pour se lancer dans une aventure qui leur donne de travailler pour leur propre croissance et pour celle du monde dans lequel ils vivent. Nous comprenons ici que la famille doit préparer les enfants à cette entreprise pour l’avènement d’un monde meilleur. C’est à cette seule condition que la famille pourra réellement être appréciée comme « le moteur du monde et de l’histoire » tel que le souligne le pape François et lieu d’éclosion des vocations authentiques et cela en tant que « première école des vertus sociales dont aucune société ne peut se passer », soulignent les pères du deuxième concile du Vatican dans la déclaration Gravissimum Educationis, n° 3. Les parents devront ici, enchaîne ladite déclaration, " tenant compte du progrès des sciences psychologique, pédagogique et didactique, aider les enfants et les jeunes gens à développer harmonieusement leurs aptitudes physiques, morales, intellectuelles, à acquérir graduellement un sens plus aigu de leur responsabilité (…) pour bien conduire leur vie personnelle (…), en surmontant courageusement et généreusement tous les obstacles.[5] » Une telle famille travaille progressivement et efficacement à former les consciences droites et offrir aux enfants, de quoi faire face aux réalités du monde, les préparant ainsi, à assumer leurs responsabilités dans les simples limites de la raison avec courage et optimisme. C’est là un impératif de tout temps et de toute famille que Saint Jean Chrysostome conçoit comme une nécessité de former la conscience de l’homme dès l’enfance déjà, car estime-t-il, « c’est précisément aux premiers instants de la vie de l’homme que se manifestent les inclinations pour le vice et pour la vertu … (et) que pénètrent réellement dans l’homme, les orientations qui mettent l’existence dans une juste perspective.»[6] 
Conférence tenue au CFMA par Vincent KIYE,
Etudiant Miss. d’Afrique G3 Théologie

jeudi 6 novembre 2014

"Rescrit" du pape François sur l'âge de la retraite pour les évêques et les membres des dicastères

ROME, 5 novembre 2014 (Zenit.org) - L’âge de la retraite s’applique à 75 ans aux évêques comme aux membres des dicastères romains, souligne un « rescrit » du pape François en date du 3 novembre 2014, qui rappelle les normes en vigueur depuis Paul VI, en matière de renonciation à une charge pastorale, y compris que le pape peut demander à un évêque de renoncer à sa charge plus tôt, après un "dialogue fraternel".
Le pape a accordé une audience au cardinal secrétaire d’Etat Pietro Parolin, le 3 novembre, et il a approuvé de nouvelles dispositions quant à la renonciation des évêques à leur charge pastorale à 75 ans: une norme voulue par le Concile, établie par Paul VI, confirmée par Jean-Paul II, que le pape François élargit aussi aux titulaires d’offices par nomination pontificale.
Cette norme entre en vigueur dès ce 5 novembre 2014, avec sa parution sur L’Osservatore Romano et successivement dans les Acta Apostolicae Sedis (AAS).
Voici l’essentiel de cette réforme qui comprend une introduction – qui rappelle l’esprit de Vatican II et les décisions de Paul VI et de Jean-Paul II - et 7 articles.
Il s'agit d'une "nouvelle et forte proposition des normes déjà connues et une invitation à mettre en pratique l'invitation du pape à considérer l'épiscopat comme un service et non un honneur", a commenté le vice-directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le P. Ciro Benedettini.
Les sept articles de la réforme
Le premier article confirme la discipline en vigueur dans l’Eglise latine et les différentes Eglises orientales sui iuris : les évêques diocésains et des éparchies et tous ceux qui ont une charge équivalente, comme, par exemple, les coadjuteurs ou les auxiliaires - cf. canons 381 §2 Code de droit canon de l’Eglise latine (CIC) et 313 du Code pour les Eglises orientales (CCEO) -, sont invités à « présenter la renonciation à leur charge pastorale une fois accomplis 75 ans ». Et le deuxième réaffirme que cette renonciation n’entre en vigueur que quand elle est acceptée par « l’autorité légitime ».
L’acceptation de la renonciation concerne aussi, indique l’article 3, toute autre charge au niveau national qui aurait été conférée pour « un temps déterminé » en raison de la charge à laquelle on renonce.
L’article 4 salue le geste de qui, « poussé par l’amour et par le désir d’un meilleur service à la communauté « considère nécessaire » – « pour maladie ou pour tout autre motif grave » -, de renoncer à une charge de Pasteur avant d’atteindre 75 ans.
« Dans ces cas, insiste cet article, les fidèles sont appelés à manifester leur solidarité et leur compréhension à qui a été leur Pasteur, en l’assistant ponctuellement selon les exigences de la charité et de la justice », comme l’indique le canon 402 §2 du CIC.

Quand le pape demande à un évêque de renoncer à sa charge
Autre cas évoqué dans l’article 5 : « l’autorité compétente » peut « considérer nécessaire de demander à un évêque de présenter la renonciation à sa charge pastorale, après lui avoir fait connaître les motifs de cette requête et après avoir écouté attentivement ses raisons, dans un dialogue fraternel ». Des cas se sont déjà présentés, notamment sous le pontificat de Benoît XVI.
L’article 6 en vient aux chefs des dicastères de la curie romaine et aux autres cardinaux qui exercent des charges par nomination pontificale : « ils sont également tenus », à leur 75e anniversaire, de « présenter au pape la renonciation à leur charge » : ce sera alors au pape de « peser » tous les éléments avant de décider.
Enfin, le 7e et dernier article concerne aussi les chefs des dicastères romains qui ne sont pas cardinaux, mais aussi les « secrétaires » - numéros deux – et les évêques qui « exercent d’autres charges de nomination pontificale : leur charge est caduque à leur 75e anniversaire. Mais la limite d’âge est fixée à 80 ans pour les « membres » des dicastères nommés par le pape. L’article précise cependant que ceux dont la charge est caduque et qui font partie d’un dicastère comme « membres » du fait de leur charge cessent aussi d’être membres à 75 ans.

vendredi 31 octobre 2014

Niger, le parlement vote l’interdiction la production, l'importation, la commercialisation, l'utilisation et le stockage des sachets et des emballages en plastique souple à basse densité

Le Parlement nigérien a approuvé mardi 28 octobre le projet de loi portant interdiction de la production, de l'importation, de la commercialisation, de l'utilisation et du stockage des sachets et des emballages en plastique souple à basse densité au Niger. C’est l’aboutissement d’un processus qui a débuté il y a deux ans. L’utilisation des sachets plastiques a des répercussions graves sur l’environnement. 

Les plastiques constituent les premiers déchets visibles à tout bout de rue au Niger. Hormis cet aspect, les sachets plastiques engendrent des dégâts énormes sur l'environnement, l’agriculture. Les sachets plastiques déciment les plantes et les animaux. Selon les experts 36% du cheptel des pays de la sous-région sahélienne sont décimés par une maladie causée par les sachets plastiques.

La loi nouvelle loi ne sera pas tout de suite mise en application. Un moration de 6 mois a été prévu pour que tout le monde s’y conforme.

Niger, 9 morts dans une attaque terroriste hier.

Le Niger est en deuil. 9 éléments des forces de défense et de sécurité sont morts hier dans la région de Tillabéri à la frontière avec le Mali. Les assaillants ont attaqué simultanément tôt le matin, la prison civile de Ouallam, une patrouille de l’armée nigérienne et un camp de réfugies maliens dans le village de Mangaizé.

Plusieurs détenus dont des terroristes se sont évadés à la prise civile de Ouallam. Selon le porte parole de l’armée nigérienne qui a lu un communiqué hier soir à la télévision nationale, 3 éléments des forces de Défense sont portés disparus. L’attaque a également fait 2 blessés dans les rangs des militaires. Les assaillants seraient venus en motos du mali. La même source précise que l’armée nigérienne a aussitôt engagé les poursuites et a pu déjà neutraliser plusieurs assaillants.
Le Niger a décrété 3 jours de deuil national et les drapeaux mis en berne.

Triple actions de grâce à Zinder

Le lancement de l’année jubilaire de la paroisse de Zinder a été une triple action de grâce. C’est le curé de Zinder lui-même qui l’a annoncé dans son mot de bienvenue durant la messe.

La première action est l’événement qui a réuni les fidèles autour de l’Evêque c'est-à-dire l’ouverture de l’année jubilaire des 75 ans de la Paroisse. Cet événement coïncide avec les 25 ans de vie religieuse de sœur Edith FAGBEDJI GBAGUIDI, religieuse de l’Assomption et ensuite les 49 ans de présence des religieuses de l’Assomption au Niger. La 3ème action de grâce est la célébration des 25 ans de l’arrivée des missionnaires d’Afrique à Zinder. Le Curé a donc déclaré que tous ces événements et bien d’autres, constituaient des merveilles pour la vie de chacun, de chacune des paroissiens de Zinder.

Le jubilé sera clôturé en octobre 2015. La paroisse a prévu plusieurs actions durant ce temps et nous vous informerons au fur et à mesure.

Photos de la messe d'ouverture de l'année jubilaire de la Paroisse Sainte Thérèse de Zinder




 





jeudi 30 octobre 2014

Le frère Yahaya a été inhumé ce matin à Maradi

Le frère Yayaha décédé hier soir à l’hôpital de Maradi et a été inhumé ce matin. Âgé de 45 ans, le frère est demeuré un serviteur zélé du Christ. Malgré les péripéties de la vie, il a tenu jusqu'au bout dans la foi chrétienne. Il était un choriste et aimait aussi beaucoup plaisanter. Il aimait la musique Reggae et il aimait saluer par le signe des Reggae Boys "Peace and Love". Ce matin dans l'homélie, le père Justin Bado a vanté les mérites du frère. Le frère Yahaya faisait tout à l'extrême nous disait-il ce matin. Et il fallait l'aimer comme tel. Dieu l'a rappelé hier soir des suites d'une courte maladie. 

Le miraculeux comme il aimait s'appeler lui-même, a rejoint la demeure du Père Céleste hier. Miraculeux, il l'était vraiment. En effet, né drépanocytaire SS, les médecins lui prédisaient un bref séjour sur la terre. Mais Dieu l'a toujours aidé à traverser les épreuves jusqu'à son rappel ce mercredi 29 octobre. Seul catholique de sa famille, le frère Yahaya s'en est allé. Et la cérémonie de ce matin a révélé un caractère très œcuménique. Ensemble, les croyants qui l'ont connu, sont venus massivement lui rendre ce dernier hommage dans la Cathédrale Notre Dame de Lourdes avant de l'accompagner dans sa dernière demeure au cimetière chrétien de Maradi.
Peace and Love frère Yahaya. Rest in Peace.
Serge Xavier OGA