mardi 18 novembre 2014

2 morts et au moins 11 disparus sur le fleuve Niger à Niamey



Une pirogue d’écoliers a été renversée par un hippopotame hier sur le fleuve Niger dans le village de Liboré. Le bilan provisoire très lourd fait état de deux morts, cinq rescapés et au moins onze élèves disparus. 18 personnes étaient à bord de cette embarcation en majorité des élèves qui se rendaient à l’école. La pirogue est le seul moyen dont il dispose pour se rendre à leur école située sur la rive opposée à leur village. Les sapeurs pompiers de Niamey mènent les recherches pour retrouver d'autres victimes.

Ce n’est pas la première fois qu’un hippopotame renverse une pirogue dans le secteur. Il y a un an, un hippopotame a tué un enfant sur les rives du fleuve Niger à Niamey avant d’être abattu par les gardes forestiers.

samedi 15 novembre 2014

Un prêtre ougandais assassiné en mission d’évangélisation au Mexique


Par Albert Mianzoukouta, http://fr.radiovaticana.va 

Jusqu’ici, l’actualité au Mexique était dominée par la nouvelle effroyable de la disparition récente de 43 étudiants, probablement assassinés, dans la ville d’Iguala, dans l’Etat de Guerrero. Lors de l’audience générale de mercredi dernier, le Pape François s’était ému de cette nouvelle. Il avait fustigé « la réalité dramatique de toute cette criminalité qui existe, liée au commerce et au trafic de drogue ».
Mais la violence ne semble pas s’arrêter dans cette partie du Mexique, puisque samedi les autorités ont annoncé avoir établi avec certitude que des restes humains déterrés le 29 octobre dernier dans une fosse commune à Chilpancingo (la capitale de cet Etat de Guerrero) appartiennent au missionnaire catholique ougandais John Ssenyondo dont on était sans nouvelles depuis 8 mois.
Missionnaire dans ce pays depuis 2008, le père Ssenyondo, 56 ans, est porté disparu depuis avril. Les faits ont établi qu’il a été enlevé en avril dernier par des hommes armés qui l’ont assassiné d’une balle dans la tête, brûlé et enterré à la sauvette avec d’autres victimes. Son identification a été rendue possible grâce à l’expertise scientifique.
L’enquête a aussi établi que le prêtre ougandais, qui revenait de célébrer sa messe dans une paroisse de campagne, a été abattu parce qu’il aurait, pour des raisons canoniques, refusé de baptiser l’enfant d’un des chefs de gang. Rappelons qu’il y a deux semaines à peine le président Yoweri Kaguta Museveni était venu rencontrer le pape au Vatican avec qui il s’était loué de l’excellence des relations entre l’Ouganda et l’Eglise catholique.

Radio Vatican, Revue de la presse catholique africaine. Dimanche 16 novembre 2014

In http://fr.radiovaticana.va/news/2014/11/15/revue_de_la_presse_catholique_africaine_dimanche_16_novembre_2014/1111298


La revue de la presse catholique africaine de ce jour nous conduira essentiellement en Afrique de l’Ouest même si les informations en elles-mêmes débordent le cadre de la sous-région. Ainsi, sur SENEGLISE, le portail de l’Archidiocèse de Dakar (Sénégal), on lit cette information intéressante : l’Eglise d’Ouganda va sensibiliser sur la violence domestique pendant l’Avent 2014. Le portail précise que la Conférence épiscopale catholique ougandaise « a lancé la campagne ‘Décisions partagées, développement partagé, bonheur partagé ’ » pour soutenir cette campagne dont on aimerait beaucoup voir des répliques plus nombreuses ailleurs sur le continent où la violence constitue effectivement un fléau.

SENEGLISE nous apprend par ailleurs qu’au Sénégal même « l’année pastorale 2014 – 2015 (sera) une année jubilaire pour l’Union Diocésaine des Associations Féminines Catholiques de Dakar (UDAFCD). Elle célèbre ses 30 ans (le) sous signe de la mobilisation des femmes pour la préservation des valeurs familiales ».

Le portail précise qu’une messe ouvrira le jubilé le samedi 6 décembre au sanctuaire marial de Ponponguine. « Elle sera précédée d’une conférence-débat sur le thème : « Femmes, préservons nos valeurs familiales pour une société responsable et joyeuse ».

Nous aurons sans doute l’occasion d’en reparler sur cet espace.

Terminons par DIOCESE DE MARADI, portail de ce diocèse nigérien qui nous apprend qu’ « une rencontre a réuni mardi à Niamey autour du ministre de la Santé Publique les leaders religieux musulmans et chrétiens du Niger. Il a été question au cours de cette réunion de partager le plan stratégique de riposte contre la maladie à virus Ebola ».

L’implication des communautés religieuses dans la sous-région ouest-africaine tombe à point nommé dans la lutte contre cette pandémie qui touche lourdement la Guinée-Conakry, la Sierra Leone et le Libéria. Samedi, on le sait, le Mali, toujours dans la sous-région ouest-africaine, a annoncé son quatrième mort de cette maladie. Le virus, a-t-il été précisé à Bamako, est venu cette fois avec un imam rentrant de Guinée avec le mal. Il est décédé depuis.

Diocèse de Maradi précise que l’Archevêque de Niamey a participé à la réunion de mardi à Niamey. « L’Eglise l’Église catholique entre dans cette dynamique de surveillance », écrivent les confrères.

A la semaine prochaine

Albert Mianzoukouta

vendredi 14 novembre 2014

Le Niger implique les leaders religieux dans le combat préventif contre la maladie à virus Ebola.

Une rencontre a réuni mardi à Niamey autour du ministre de la Santé Publique les leaders religieux musulmans et chrétiens du Niger. Il a été question au cours de cette réunion de partager le plan stratégique de riposte contre la maladie à virus Ebola. Pour le moment la surveillance conformément au règlement sanitaire international, se fait au niveau des frontières terrestres, des gares routières, les aéroports…

L’archevêque de Niamey qui participait à la rencontre a déclaré que l’Église catholique entre dans cette dynamique de surveillance.

Un congrès sur le secret de la confession au Vatican "Protéger la présence de Dieu à l'intime de l'homme", par le card. Piacenza

ROME, 13 novembre 2014 (Zenit.org) - « Le sceau de la confession et la confidentialité pastorale » : c'est le thème d’un congrès organisé par la Pénitencerie apostolique, les 12 et 13 novembre 2014, au Vatican.
La Pénitencerie est l'un des trois tribunaux de l’Église catholique. Selon la Constitution apostolique de Jean-Paul II, Pastor Bonus (28 juin 1988), ce tribunal a compétence sur tout ce qui touche au secret de la conscience et à la responsabilité de chacun - le "for interne" - et sur ce qui a trait à la concession et à l'usage des indulgences.
La rencontre, qui rassemble plus de 200 participants, a été ouverte par le cardinal Mauro Piacenza, Grand pénitencier, qui a défini ses objectifs : « lever tout soupçon » quant aux accusations faites au secret de la confession de « couvrir des intrigues, complots ou mystères, comme le croit parfois l’opinion publique ».
Le cardinal a souligné les « miracles de la grâce de Dieu » opérés « dans le secret d'un confessionnal, dans l’échange confidentiel qui caractérise la relation d’accompagnement spirituel, à l’intime d'un cœur qui blessé par le mal, s'ouvre à la vérité de l'amour de Dieu ». Le secret, qu’il soit sacramentel ou non, « a pour dessein de protéger l’intimité de la personne, c'est-à-dire de protéger la présence de Dieu à l’intime de tout homme », a-t-il expliqué : « qui viole cette sphère ‘sacrée’, accomplit non seulement un acte d'injustice, mais aussi un acte d'impiété ». Cependant, « la célébration de ce Sacrement exige une préparation théologique et pastorale adéquate pour que tous ceux qui le reçoivent vivent les effets salutaires du pardon inconditionnel de Dieu », a-t-il estimé.
Mgr Krzysztof Nykiel, régent du tribunal de la Pénitencerie apostolique, rappelle au micro de Radio Vatican que l’Église a établi le secret de la confession « depuis ses origines ». C'est le quatrième Concile du Latran qui a fixé les normes de l'obligation morale et juridique du secret en 1215. Le code de droit canonique actuel (1983) stipule : « Le secret sacramentel est inviolable; c'est pourquoi il est absolument interdit au confesseur de trahir en quoi que ce soit un pénitent, par des paroles ou d'une autre manière, et pour quelque cause que ce soit. » (Can. 983 - § 1). Et « même la mort du pénitent ne délie pas le confesseur de cette obligation ». Ce n'est pas pour rien que saint Jean Nepomucène, au quatorzième siècle, préféra mourir plutôt que de trahir le secret de la Confession, souligne Mgr Nykiel : selon la tradition, Jean Nepomucène était confesseur de la reine et aurait été jeté dans la rivière Moldau à Prague, sur ordre du roi germanique Venceslas IV, qui avait vainement tenté de soutirer du saint prêtre des confidences sur son épouse.
Anne Kurian

"Catholic-Muslim Forum" : inacceptable, la violence au nom de la religion Une condamnation unanime

ROME, 13 novembre 2014 (Zenit.org) - Une condamnation « unanime » de la justification de la violence au nom de la religion, c’est ce qu’exprime le message final – en anglais - du troisième séminaire du « Catholic-Muslim Forum » qui vient de se tenir au Vatican (11-13 novembre) sur le thème : « Travailler ensemble au service des autres », spécialement au service des jeunes, du dialogue interreligieux et de la société.
Le pape François a reçu les délégations mercredi 12 novembre, avant l’audience générale. Il a salué les participants et il les a « encouragés à persévérer sur le chemin du dialogue » entre chrétiens et musulmans, indique le Saint-Siège. Le pape a été « heureux de noter leur engagement commun » pour un « service de la société altruiste et désintéressé ».

Rien à voir avec la religion
« Les délégués ont unanimement condamné les actes de terrorisme, d’oppression, de violence contre des personnes innocentes, la persécution, la profanation des lieux saints, et la destruction d’un héritage culturel », déclarent les participants qui se disent aussi « satisfaits de cette rencontre fructueuse ».
Ils ajoutent immédiatement : « Il n’est jamais acceptable d’utiliser la religion pour justifier de tels actes ou de confondre de tels actes avec la religion ».
C’est le premier point d’un message qui en compte quatre et qui reconnaît que la session s’est déroulée dans le contexte de « tensions sérieuses et de conflit dans le monde ».
Quant à l’éducation des jeunes (second point), en famille, à l’école, l’église ou la mosquée, « il est de la plus grande importance pour la promotion d’une identité bien faite qui construise le respect des autres ». Le Forum insiste pour cela sur les programmes et les manuels scolaires qui doivent promouvoir « une image de l’autre objective et respectueuse ».

Passer à l'action
Le Forum souhaite aussi une « culture du dialogue interreligieux pour approfondir la compréhension mutuelle » (troisième point). Il juge une telle culture indispensable pour dépasser « préjugés, distorsions, suspicions et généralisations inappropriées » qui nuisent « aux relations pacifiques que nous cherchons tous ».

jeudi 13 novembre 2014

Alger et Niamey conjuguent leurs efforts pour le rapatriement des nigériens en situation irrégulière en Algérie.

Le gouvernement nigérien a demandé une assistance aux autorités algérienne afin de rapatrier les déplacés nigériens. Les personnes concernées sont en majorité des femmes et des enfants que des réseaux criminels exploitent en Algérie. Ils viennent en majorité de département de Kantché. Les autorités algériennes ont accepté cette demande du Niger et selon le ministre algérien de l'Intérieur toutes les mesures ont été prises pour assurer le rapatriement des déplacés nigériens. Son homologue nigérien Hassoumi Massaoudou a de son côté déclaré que le rapatriement «se déroulera dans des conditions qui garantissent leur protection et préservent leur dignité».

Chaque année, des centaines voir des milliers de nigériens se rendent en Algérie pour faire de petits boulot. D’autres en majorité des femmes et des enfants mendient et sont exploités par des réseaux criminels.

En octobre 2013, au moins 92 migrants nigériens sont morts dans le désert près de la frontière algérienne. Une patrouille a sauvé de justesse 72 autres migrants dont 20 femmes et de 52 enfants de la mort au moins de novembre 2013.

Préoccupé par ce phénomène, le NIGER a organisé un forum à Zinder un Forum social sur la migration clandestine à Kantché afin d'enrayer le phénomène de migration clandestine et ses multiples dangers. Et à l’ouverture de ce forum, la ministre de la Population, de la Promotion de la Femme et de la Protection de l'Enfant avait déclaré «qu’il est difficile de croire que même au nom de la recherche d'un mieux être, qu'un adulte expose des enfants ou qu'une mère expose ses enfants comme candidat à la migration dont l'issue n'est toujours pas favorable».

Des violences intercommautaires font 10 morts et 13 blessés dans le département de Birni Konni

10 morts et 13 blessées, c’est le bilan provisoire des violents affrontements entre agriculteurs et des éleveurs dans le village de Tantounou dans la région de Tahoua.

Les bagarres d’une rare violence ont eu lieu le samedi dernier lorsqu'un troupeau de bœufs a dévasté des champs des paysans. S’en est suivi une bagarre à l’arme blanche et un triste bilan de 10 morts dont quatre agriculteurs et six éleveurs.

Le Niger a fait d’énormes progrès pour prévenir les conflits de ce genre grâce aux commissions foncières qui procèdent au balisage des couloirs de passage. Les éleveurs et les agriculteurs sont informés chaque année des périodes pour libérer les champs aux éleveurs pour paitre leurs animaux. Mais les changements climatiques perturbent ce travail et les éleveurs descendent précocement dans les champs ce qui est à l’origine de bagarres comme ce fut le cas le samedi dernier à Toutounou.

Inauguration du Marché central de Maradi


Le président de la République a inauguré hier mercredi le marché central de Maradi. D’un cout global de 7,3 milliards de F CFA , le nouveau joyau compte 1492 boutiques et couvre un espace de 7,52 hectares. Le nouveau marché de Maradi compte sept portes principales d’entrée portant chacune le nom d’un dignitaire ou homme célèbre de Maradi .

lundi 10 novembre 2014

Prière pour la paix au Burkina Faso



"Dieu notre Père, ce qu’il y a de meilleur dans ta création, c’est l’homme.
Tu l’as créé à ton image, afin qu’après le temps de sa vie terrestre, il jouisse d’un bonheur éternel auprès de toi.
Pour que notre pays soit le milieu de vie où nous obtenions cet unique nécessaire qu’est la vie éternelle, nous t’adressons cette prière :
accorde à notre pays du Burkina Faso les institutions qui lui garantissent le bien-être, la liberté et la paix :
accorde-lui avant tout des autorités religieuses et civiles qui se laissent guider par l’Esprit Saint ; afin qu’elles exercent leurs charges selon la justice et dans le seul souci du bien de tous.
Nous te le demandons par ton Fils, Jésus-Christ notre Seigneur.
Très Sainte Vierge Marie, priez pour nous.
Notre-Dame de Yagma, protégez notre pays.
Anges gardiens du Burkina Faso, veuillez sur lui."

Décès du Père André Quenum, directeur de publication du journal La Croix du Bénin

Le Père André Quenum, Directeur de publication du journal Catholique La Croix du Bénin et de l'imprimerie Notre-Dame n’est plus. Il est mort ce lundi 10 novembre à Cotonou. Docteur en Communication, André Quenum est né le 30 novembre 1966 au Bénin et a été ordonné prêtre par le pape Jean-Paul II le 3 février 1993. Il était depuis septembre 2004, directeur de publication de l'hebdomadaire La Croix du Bénin, un journal paraissant à Cotonou tous les vendredis.

André Quenum était encore actif sur le terrain cette semaine. Dans son éditorial du 7 novembre 2014, il s’interrogeait en ces termes "Et si l’Occident se trompait?"Son inquiétude légitime était fondée sur « la manière dont l’Occident, dans sa pluralité, prend les devants pour les questions concernant le genre, la famille et la santé de la reproduction ». Dans cet éditorial qui sera son dernier sur cette terre, le père dénonçait la manière dont « l’Occident veut légitimer l’homosexualité et toute personne ou toute culture qui n’est pas en accord avec ce projet est taxée d’homophobe ».

André Quenum a tiré sa révérence ce matin. Seul Dieu sait l’heure. Son heure a sonné et il a rejoint la demeure éternelle. 
Serge Xavier  OGA

Nouvel afflux au Niger de déplacés nigérians fuyant les combats entre Boko Haram et l'armée nigériane

La ville nigériane de Malam Fatori dans l'Etat de Borno a été prise vendredi par Boko Haram après plusieurs jours de combats à l’arme lourde. Les civils fuyant les affrontements ont trouvé refuge à Bosso, une petite commune du Niger séparée de l’épicentre des combats par un fleuve la Komadougou Yobé. Selon les autorités locales à Bosso, la ville est surchargée. Malgré la solidarité locale, il n’y a pas d’abris pour tout le monde.

Le conflit entre les éléments de la secte Boko Haram et l’armée nigériane affecte la région de Diffa au Niger. Des milliers de personnes fuyant les exactions, trouvent refuges au Niger. Comme dans tout conflit armé, les femmes et les enfants sont ceux qui souffrent le plus. Ils arrivent démunis et vivent dans des conditions très précaires. Le Niger et les organisations humanitaires font tout pour offrir aux arrivants des conditions de vies dignes. Mais il faut plus de ressources financières et matérielles pour servir convenablement tout le monde. 

Selon les Nations Unies, plus de 27.000 nigérians ont fui vers la région de Diffa entre août et septembre 2014. 

vendredi 7 novembre 2014

La famille, lieu de l’éclosion de toute vocation?une réflexion du Frère Vincent Kiyé


S’il est vrai que le véritable philosophe est celui qui est à même de transcender le monde sensible jusqu’au monde des idées pour y contempler le bien dans toute splendeur, et comme un peintre, redescendre pour nous en faire une reproduction, nous pouvons nous aussi, faire un saut qualitatif pour oser vous parler de la famille non pas en tant qu’expert mais en tant qu’un curieux qui s’intéresse à la recherche.Ceci dit, nous ne saurons comprendre la famille comme le lieu de l’éclosion de toutes les vocations sans comprendre avant tout ce qu’elle est en son essence, mais aussi en ses fonctions multiples. 
 
Le mot famille vient du mot latin fama qui veut dire réputation, laquelle réputation découle du fait que les membres d'une même famille portent le même nom et jouissent d'un crédit et d'un honneur qu'ils doivent mordicus défendre et entretenir ensemble.

Jusqu'à une période très récente, la famille s'était toujours caractérisée par la possession d'une personnalité collective exercée par un chef de famille, dont la suppression marque la fin de son existence comme structure d'organisation juridique autonome. Ainsi donc, le chef de famille doit incarner l’idéal attendu d’une famille pour lui donner de répondre à sa vocation d’être le lieu où « chacun de nous construit sa personnalité (…), grandissant avec sa mère et son père, ses frères et ses sœurs, respirant la chaleur de la maison… le lieu où nous recevons notre nom, le lieu des affections, l’espace de l’intimité, où l’on apprend l’art du dialogue et de la communication interpersonnelle[1]…».
 
 Pour l'anthropologueClaude Lévi-Strauss, la famille est « une communauté d'individus réunis par des liens de parenté existant dans toutes les sociétés humaines .» Elle est dotée d'un nom, d'un domicile et crée entre ses membres une obligation de solidaritémorale et matérielle (notamment entre époux et entre parents-enfants, laquelle obligation est censée les protéger et favoriser leur développement social, physique et affectif. La famille devient pour ainsi dire, le lieu de l’accomplissement humain.

Comme on peut le remarquer, ces deux illustrations sont incontestablement vraies ; cependant, poussant plus loin notre réflexion, nous osons croire que tout cela risque de sombrer dans le sentimentalisme creux s’il manque l’amour dans la vérité dans la constitution de la famille, donnant à ses différents membres de s’interpeller mutuellement en vue de la croissance de chacun et de l’ensemble. Ces obligations de solidarité doivent se vivre dans la vérité pour les libérer de toutes les pesanteurs culturelles.

De nos jours, remarquons-nous avec grand regret, beaucoup de familles semblent être perçues comme ne remplissant qu’une seule fonction, celle de la reproduction de l’espèce sans un lendemain meilleur. Cette vision contribue largement à vider la famille de son contenu réel. La famille doit aussi et surtout être le lieu d’éclosion de l’ « excellence humaine » de l’homme par un saut qualitatif, le lieu où on apprend à être un homme accompli, capable de faire face aux impératifs de temps et de l’espace. Car Le monde dans lequel nous nous trouvons contient de la violence. Ainsi, le Dasein que nous représentons ou que nous incarnons en nous, se saisissant comme l’être-là dans le monde, saisit également la facticité de son existence ; une existence qu’il ne s’est pas choisi mais qu’il est appelé à assumer de manière rationnelle pour lui donner sens. C’est là, l’origine de toute vocation : travailler à donner sens à son existence. La famille humaine, cette cellule de base qui accueille, héberge et conduit à sa perfection cette existence humaine, a un rôle non négligeable dans le devenir meilleur de l’homme en tant qu’une première instance de l’existence.

Aujourd’hui, la plupart de nos familles ressemblent, si pas à la Jérusalem céleste, à la Babylone. Beaucoup de familles accueillent la vie, quelques unes l’hébergent et rare la conduisent complètement à sa perfection. Ainsi, au lieu d’être des lieux d’éclosion des vocations, beaucoup de familles sont devenues des lieux des recherches incessantes, sans doute, par manque d’inspiration et d’orientation dès le départ. Pour que la famille remplisse pleinement son rôle de lieu d’éclosion des toutes les vocations, elle doit avant tout, être la structure de base de l’existence humaine et de l’éducation, bref, de la formation qualitative de l’homme sous toutes ses dimensions. Jésus que nous célébrons aujourd’hui comme Christ et Seigneur, fut élevé dans un tel contexte, lui donnant de bien discerner sa vocation propre, différente de celle de ses parents. Sans influence ni favoritisme, il avait choisi son chemin conformément à son éducation. La famille doit aussi être un foyer d’amour et d’amour dans la vérité qui échappe à tout sentimentalisme[2] creux, une instance où l’on apprend à être humain, c’est-à-dire où l’on apprend à appréhender le jeu des forces qui existent dans le monde pour en faire face. La famille devient ici, l’horizon d’une humanité authentique qui crée de l’émulation et libère les consciences, de sorte que les potentialités individuelles donnent du tonus à des aspirations saines. La famille ne doit pas être cette société où les potentialités individuelles sont perçues comme une menace contre le système au risque de ressembler à une machine à vapeur qui polie sans cesse l’environnement. Mais un lieu où les membres trouvent les raisons de décider et un élan pour un lendemain meilleur que chacun s’est choisi en âme et conscience. C’est ici où le terme Famille peut s’appliquer, par analogie, à plusieurs structures à la fois de sorte qu’on peut parler de famille religieuse, politique, de frères d'armes, etc. Des entreprises ont également ce type de politique : mettre les employés dans une atmosphère et des relations telles qu'ils se sentent appartenir à la même famille que les autres employés et leurs dirigeants.

Afin de poursuivre notre réflexion sur La famille, comme le lieu de l’éclosion de toutes les vocations, nous avons choisi comme paradigme, la sainte famille de Nazareth à quel que exception prêt. Nous sommes ici en face d’une famille qui transcende toute idéologie partisane. Une famille où le poids de l’existence n’a pas été une utopie mais une réalité. Chaque membre de famille se sait une volonté, un esprit à part entière mais inscrit dans la dynamique d’ensemble. Une famille où chaque membre évangélise et se laisse évangéliser (Lc 2, 48-52). Voilà une famille qui s’offre à la conscience de l’homme du XXIème siècle comme une « Eglise domestique » ; une famille où l’enfant évangélise les parents par une sagesse exprimée dans cette réponse de Jésus : « … Ne savez-vous pas que je dois être chez mon Père ? » ; Une réponse qui incite à la foi par un discernement digne de ce nom de la part des parents et vice versa. Voilà le modèle de famille que les pères du synode spécial des évêques pour l’Afrique, Ecclesia in Africa au n° 25, conçoivent comme une « Eglise domestique », entendu par là une « famille (qui) se doit d’être un espace où l’Evangile est transmis et d’où l’Evangile rayonne. Au sein d’une famille consciente de cette mission, tous les membres de la famille évangélisent et sont évangélisés.[3]

Nous voulons ici, comprendre le concept évangéliser dans un sens large incluant l’annonce de la Bonne Nouvelle certes, sens que lui concèdent les pères synodaux mais aussi aller au-delà de l’exégèse classique pour anticiper dans la conscience du lecteur, la finalité même de l’évangélisation. Il s’agit ici pour nous, de partir de la parole de Dieu dans toute sa richesse bien sûr, comme un pied à terre en vue de donner sens à l’anthropologie existentielle. Une inspiration de la parole qui donne de rendre la vie des hommes meilleure. L’urgence de toute famille, cellule de base, reste ici, une catéchèse anthropologique qui permet de comprendre le mécanisme sociologique de toute société aussi élémentaire qu’elle soit, en vue de libérer les consciences, donnant ainsi à la La famille d’être, aux dires du Saint Père François, « une brique qui construit la société en tant que lieu où nous nous formons en tant que personne. [4]»

C’est lorsque les membres de la famille prennent conscience de leur humanité avec leurs limites et leurs qualités qu’ils pourront opter pour des vocations qui répondent aux exigences de leur nature et de leur compétence, plutôt que de s’orienter par favoritisme, par fanatisme etc. « La grâce ne supprime pas la nature », disaient les théologiens de Tübingen. Une bonne connaissance de soi est un préalable pour un choix judicieux. Les jeunes doivent, dès la famille déjà, avoir une vraie image de ce qu’ils sont et peuvent devenir sans complaisance pour se lancer dans une aventure qui leur donne de travailler pour leur propre croissance et pour celle du monde dans lequel ils vivent. Nous comprenons ici que la famille doit préparer les enfants à cette entreprise pour l’avènement d’un monde meilleur. C’est à cette seule condition que la famille pourra réellement être appréciée comme « le moteur du monde et de l’histoire » tel que le souligne le pape François et lieu d’éclosion des vocations authentiques et cela en tant que « première école des vertus sociales dont aucune société ne peut se passer », soulignent les pères du deuxième concile du Vatican dans la déclaration Gravissimum Educationis, n° 3. Les parents devront ici, enchaîne ladite déclaration, " tenant compte du progrès des sciences psychologique, pédagogique et didactique, aider les enfants et les jeunes gens à développer harmonieusement leurs aptitudes physiques, morales, intellectuelles, à acquérir graduellement un sens plus aigu de leur responsabilité (…) pour bien conduire leur vie personnelle (…), en surmontant courageusement et généreusement tous les obstacles.[5] » Une telle famille travaille progressivement et efficacement à former les consciences droites et offrir aux enfants, de quoi faire face aux réalités du monde, les préparant ainsi, à assumer leurs responsabilités dans les simples limites de la raison avec courage et optimisme. C’est là un impératif de tout temps et de toute famille que Saint Jean Chrysostome conçoit comme une nécessité de former la conscience de l’homme dès l’enfance déjà, car estime-t-il, « c’est précisément aux premiers instants de la vie de l’homme que se manifestent les inclinations pour le vice et pour la vertu … (et) que pénètrent réellement dans l’homme, les orientations qui mettent l’existence dans une juste perspective.»[6] 
Conférence tenue au CFMA par Vincent KIYE,
Etudiant Miss. d’Afrique G3 Théologie

jeudi 6 novembre 2014

"Rescrit" du pape François sur l'âge de la retraite pour les évêques et les membres des dicastères

ROME, 5 novembre 2014 (Zenit.org) - L’âge de la retraite s’applique à 75 ans aux évêques comme aux membres des dicastères romains, souligne un « rescrit » du pape François en date du 3 novembre 2014, qui rappelle les normes en vigueur depuis Paul VI, en matière de renonciation à une charge pastorale, y compris que le pape peut demander à un évêque de renoncer à sa charge plus tôt, après un "dialogue fraternel".
Le pape a accordé une audience au cardinal secrétaire d’Etat Pietro Parolin, le 3 novembre, et il a approuvé de nouvelles dispositions quant à la renonciation des évêques à leur charge pastorale à 75 ans: une norme voulue par le Concile, établie par Paul VI, confirmée par Jean-Paul II, que le pape François élargit aussi aux titulaires d’offices par nomination pontificale.
Cette norme entre en vigueur dès ce 5 novembre 2014, avec sa parution sur L’Osservatore Romano et successivement dans les Acta Apostolicae Sedis (AAS).
Voici l’essentiel de cette réforme qui comprend une introduction – qui rappelle l’esprit de Vatican II et les décisions de Paul VI et de Jean-Paul II - et 7 articles.
Il s'agit d'une "nouvelle et forte proposition des normes déjà connues et une invitation à mettre en pratique l'invitation du pape à considérer l'épiscopat comme un service et non un honneur", a commenté le vice-directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le P. Ciro Benedettini.
Les sept articles de la réforme
Le premier article confirme la discipline en vigueur dans l’Eglise latine et les différentes Eglises orientales sui iuris : les évêques diocésains et des éparchies et tous ceux qui ont une charge équivalente, comme, par exemple, les coadjuteurs ou les auxiliaires - cf. canons 381 §2 Code de droit canon de l’Eglise latine (CIC) et 313 du Code pour les Eglises orientales (CCEO) -, sont invités à « présenter la renonciation à leur charge pastorale une fois accomplis 75 ans ». Et le deuxième réaffirme que cette renonciation n’entre en vigueur que quand elle est acceptée par « l’autorité légitime ».
L’acceptation de la renonciation concerne aussi, indique l’article 3, toute autre charge au niveau national qui aurait été conférée pour « un temps déterminé » en raison de la charge à laquelle on renonce.
L’article 4 salue le geste de qui, « poussé par l’amour et par le désir d’un meilleur service à la communauté « considère nécessaire » – « pour maladie ou pour tout autre motif grave » -, de renoncer à une charge de Pasteur avant d’atteindre 75 ans.
« Dans ces cas, insiste cet article, les fidèles sont appelés à manifester leur solidarité et leur compréhension à qui a été leur Pasteur, en l’assistant ponctuellement selon les exigences de la charité et de la justice », comme l’indique le canon 402 §2 du CIC.

Quand le pape demande à un évêque de renoncer à sa charge
Autre cas évoqué dans l’article 5 : « l’autorité compétente » peut « considérer nécessaire de demander à un évêque de présenter la renonciation à sa charge pastorale, après lui avoir fait connaître les motifs de cette requête et après avoir écouté attentivement ses raisons, dans un dialogue fraternel ». Des cas se sont déjà présentés, notamment sous le pontificat de Benoît XVI.
L’article 6 en vient aux chefs des dicastères de la curie romaine et aux autres cardinaux qui exercent des charges par nomination pontificale : « ils sont également tenus », à leur 75e anniversaire, de « présenter au pape la renonciation à leur charge » : ce sera alors au pape de « peser » tous les éléments avant de décider.
Enfin, le 7e et dernier article concerne aussi les chefs des dicastères romains qui ne sont pas cardinaux, mais aussi les « secrétaires » - numéros deux – et les évêques qui « exercent d’autres charges de nomination pontificale : leur charge est caduque à leur 75e anniversaire. Mais la limite d’âge est fixée à 80 ans pour les « membres » des dicastères nommés par le pape. L’article précise cependant que ceux dont la charge est caduque et qui font partie d’un dicastère comme « membres » du fait de leur charge cessent aussi d’être membres à 75 ans.

vendredi 31 octobre 2014

Niger, le parlement vote l’interdiction la production, l'importation, la commercialisation, l'utilisation et le stockage des sachets et des emballages en plastique souple à basse densité

Le Parlement nigérien a approuvé mardi 28 octobre le projet de loi portant interdiction de la production, de l'importation, de la commercialisation, de l'utilisation et du stockage des sachets et des emballages en plastique souple à basse densité au Niger. C’est l’aboutissement d’un processus qui a débuté il y a deux ans. L’utilisation des sachets plastiques a des répercussions graves sur l’environnement. 

Les plastiques constituent les premiers déchets visibles à tout bout de rue au Niger. Hormis cet aspect, les sachets plastiques engendrent des dégâts énormes sur l'environnement, l’agriculture. Les sachets plastiques déciment les plantes et les animaux. Selon les experts 36% du cheptel des pays de la sous-région sahélienne sont décimés par une maladie causée par les sachets plastiques.

La loi nouvelle loi ne sera pas tout de suite mise en application. Un moration de 6 mois a été prévu pour que tout le monde s’y conforme.

Niger, 9 morts dans une attaque terroriste hier.

Le Niger est en deuil. 9 éléments des forces de défense et de sécurité sont morts hier dans la région de Tillabéri à la frontière avec le Mali. Les assaillants ont attaqué simultanément tôt le matin, la prison civile de Ouallam, une patrouille de l’armée nigérienne et un camp de réfugies maliens dans le village de Mangaizé.

Plusieurs détenus dont des terroristes se sont évadés à la prise civile de Ouallam. Selon le porte parole de l’armée nigérienne qui a lu un communiqué hier soir à la télévision nationale, 3 éléments des forces de Défense sont portés disparus. L’attaque a également fait 2 blessés dans les rangs des militaires. Les assaillants seraient venus en motos du mali. La même source précise que l’armée nigérienne a aussitôt engagé les poursuites et a pu déjà neutraliser plusieurs assaillants.
Le Niger a décrété 3 jours de deuil national et les drapeaux mis en berne.

Triple actions de grâce à Zinder

Le lancement de l’année jubilaire de la paroisse de Zinder a été une triple action de grâce. C’est le curé de Zinder lui-même qui l’a annoncé dans son mot de bienvenue durant la messe.

La première action est l’événement qui a réuni les fidèles autour de l’Evêque c'est-à-dire l’ouverture de l’année jubilaire des 75 ans de la Paroisse. Cet événement coïncide avec les 25 ans de vie religieuse de sœur Edith FAGBEDJI GBAGUIDI, religieuse de l’Assomption et ensuite les 49 ans de présence des religieuses de l’Assomption au Niger. La 3ème action de grâce est la célébration des 25 ans de l’arrivée des missionnaires d’Afrique à Zinder. Le Curé a donc déclaré que tous ces événements et bien d’autres, constituaient des merveilles pour la vie de chacun, de chacune des paroissiens de Zinder.

Le jubilé sera clôturé en octobre 2015. La paroisse a prévu plusieurs actions durant ce temps et nous vous informerons au fur et à mesure.

Photos de la messe d'ouverture de l'année jubilaire de la Paroisse Sainte Thérèse de Zinder




 





jeudi 30 octobre 2014

Le frère Yahaya a été inhumé ce matin à Maradi

Le frère Yayaha décédé hier soir à l’hôpital de Maradi et a été inhumé ce matin. Âgé de 45 ans, le frère est demeuré un serviteur zélé du Christ. Malgré les péripéties de la vie, il a tenu jusqu'au bout dans la foi chrétienne. Il était un choriste et aimait aussi beaucoup plaisanter. Il aimait la musique Reggae et il aimait saluer par le signe des Reggae Boys "Peace and Love". Ce matin dans l'homélie, le père Justin Bado a vanté les mérites du frère. Le frère Yahaya faisait tout à l'extrême nous disait-il ce matin. Et il fallait l'aimer comme tel. Dieu l'a rappelé hier soir des suites d'une courte maladie. 

Le miraculeux comme il aimait s'appeler lui-même, a rejoint la demeure du Père Céleste hier. Miraculeux, il l'était vraiment. En effet, né drépanocytaire SS, les médecins lui prédisaient un bref séjour sur la terre. Mais Dieu l'a toujours aidé à traverser les épreuves jusqu'à son rappel ce mercredi 29 octobre. Seul catholique de sa famille, le frère Yahaya s'en est allé. Et la cérémonie de ce matin a révélé un caractère très œcuménique. Ensemble, les croyants qui l'ont connu, sont venus massivement lui rendre ce dernier hommage dans la Cathédrale Notre Dame de Lourdes avant de l'accompagner dans sa dernière demeure au cimetière chrétien de Maradi.
Peace and Love frère Yahaya. Rest in Peace.
Serge Xavier OGA

mardi 28 octobre 2014

Le Niger confronté à une épidémie de choléra

51 personnes décédées de choléra et près de 1 365 cas officiellement recensés depuis le début de l’année, c’est le bilan de l’épidémie de choléra qui frappe le Niger. 4 régions sont particulièrement touchées : Diffa (40 cas) Maradi (128 cas) Tahoua (531 cas) et Zinder (40 cas).

La situation est devenue très préoccupante. 38 personnes sont décédées ce mois de septembre selon un décompte de l’Office de Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies OCHA. Selon les spécialistes, cette épidémie de choléra est causée en partie par les inondations qui ont frappé encore cette le Niger.

Le choléra est une maladie infectieuse intestinale très contagieuse. Il est transmis par l’ingestion d’eau et d’aliments contaminé par le bacille du choléra. Les symptômes du choléra sont les diarrhées liquides et les vomissements entrainant une déshydratation sévère et rapide pouvant entrainer la mort.
Serge X Oga

lundi 27 octobre 2014

Ouverture de l'année jubilaire de la Paroisse Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus de Zinder

Mgr Ambroise Ouédraogo, Evêque de Maradi a présidé hier dimanche 26 octobre 2014 à Zinder, la messe d’ouverture de l’année Jubilaire de la paroisse Ste Thérèse de l’Enfant Jésus de Zinder. Cette messe d'ouverture de l'année jubilaire des 75 ans de la paroisse est une action de grâce qui va au-delà des murs la paroisse. C’est une action de grâce pour tout ce que le Seigneur a permis d’accomplir dans cette cité et en même temps un hommage et une reconnaissance des actions de tous les missionnaires qui ont travaillé à Zinder autrefois capital politique du Niger.

La Paroisse Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Zinder a été fondée le 10 janvier 1940 par les Pères de la Société des Missions Africaines. Ils ont été relayés par les Pères de la Congrégation du Très Saint Rédempteur (CSSR). La paroisse aujourd’hui est confiée aux Pères Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs). 
Sr Josée Myriam, Religieuse de l'Assomption rendant visite à une famille dans un quartier précaire de Zinder
Sr Julie, Religieuse de St Joseph de Cluny et son assistante assistent une femme dans leur dispensaire de Zinder
Au niveau des œuvres sociales, l’Église Catholique au Niger a, au niveau de la Paroisse de Zinder plusieurs activités. Il y a trois écoles pour participer à la formation intégrale des enfants du Niger, 2 dispensaires pour soigner les plus démunis. Les Sœurs de Saint Joseph de Cluny et les Religieuses de l’Assomption s’occupent des œuvres sociales au niveau de la paroisse de Zinder. 14 religieux et religieuses vivent en permanence dans la cité du Damagaram et partagent les joies et les peines des habitants. La Caritas Développement Niger agit aussi niveau local à travers un Comité de Solidarité et de Développement.

vendredi 24 octobre 2014

Les familles, des briques pour construire la société

ROME, 23 octobre 2014 (Zenit.org) - « Chaque famille est une brique qui construit la société », affirme le pape François dans un tweet publié sur @Pontifex_fr ce 23 octobre 2014, quelques jours après la clôture du synode sur la famille :

« La famille est le lieu où nous nous formons en tant que personne. Chaque famille est une brique qui construit la société. »

La famille « est le lieu où l’on apprend à aimer, le centre naturel de la vie humaine. Elle est faite de visages, de personnes qui aiment, dialoguent, se sacrifient pour les autres et défendent la vie, surtout celles des plus fragiles et des plus faibles. On pourrait dire, sans exagérer, que la famille est le moteur du monde et de l’histoire », avait-il affirmé devant les participants à la XXIe Assemblée plénière du Conseil pontifical pour la famille, le 25 octobre 2013.

« Chacun de nous construit sa personnalité en famille, grandissant avec sa mère et son père, ses frères et ses sœurs, respirant la chaleur de la maison. La famille est le lieu où nous recevons notre nom, le lieu des affections, l’espace de l’intimité, où l’on apprend l’art du dialogue et de la communication interpersonnelle. Dans la famille, chacun prend conscience de sa dignité et, surtout si l’on y reçoit une éducation chrétienne, reconnaît la dignité de toute personne, en particulier de celle qui est malade, faible, marginalisée », avait ajouté le pape.

mardi 21 octobre 2014

Journée Mondiale de l’alimentation : le Pape demande de repenser les politiques d’aide


En relançant le « cri de tant de nos frères et sœurs qui sont privés d’une nourriture quotidienne », le Pape François invite « à réfléchir sur l’immense quantité d’aliments gaspillés, sur les produits détruits, sur les spéculations sur les prix au nom du dieu profit ». Dans le message envoyé au directeur général de la FAO, à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation célébrée jeudi 16 octobre, l’Évêque de Rome élève à nouveau la voix contre ce qu’il définit « l’un des paradoxes les plus dramatiques de notre temps auquel nous assistons avec impuissance et indifférence ». 

En dépit des progrès dans de nombreux pays, en effet, « les récentes statistiques continuent de présenter une situation inquiétante, à laquelle a contribué la diminution générale de l’aide publique au développement ». En particulier, le Pape observe « un aspect du problème qui n’a pas encore reçu toute la considération qui lui est due », c’est-à-dire le fait que ceux « qui souffrent de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition sont des personnes et non des chiffres, et précisément pour cela leur dignité de personnes vient avant tout autre calcul et projet économique ». Donc – telle est la requête du Pape François – « Pour vaincre la faim, il ne suffit pas d’assister. Il faut plutôt changer le modèle des politiques d’aide et de développement, modifier les règles internationales ». En somme, a-t-il souhaité, « le moment est venu de penser et de décider en partant de chaque personne et communauté, et non pas de l’évolution des marchés ». Parce que « c’est sans doute l’unique possibilité de construire un authentique avenir de paix, aujourd’hui menacé également par l’insécurité alimentaire ».
Dans son long message, le Pape commente également le thème proposé par la FAO pour la Journée: Agriculture familiale: nourrir le monde, préserver la planète. Qui – explique-t-il – souligne la nécessité de « reconnaître toujours plus le rôle de la famille rurale » et développer toutes ses potentialités. Notamment parce qu’elle « est en mesure de répondre à la demande d’aliments sans détruire les ressources de la création ». Mais, à cette fin, avertit le Pape François, il faut « porter notre attention à ses nécessités, non seulement techniques, mais également humaines, spirituelles, sociales » en apprenant « de ce lien d’amour, de solidarité et de générosité qui existe entre ses membres et qui est appelé à devenir un modèle pour la vie sociale ».

article relayé publié par L’Osservatore Romano et relayé sur :

Le Synode livre sa feuille de route pour un an de réflexion

(RV) La dernière Congrégation générale du premier Synode des évêques sur la famille, convoqué par le Pape François, a été consacrée samedi soir au vote de la Relatio Sinodi, le texte final de cette assemblée. 183 pères synodaux, ayant droit de vote, étaient présents. Le texte a été voté point par point. La majorité des deux tiers était requise. Trois articles sur 62 ne l’ont pas obtenue. A la demande du Saint-Père, le texte a été rendu public dans son intégralité, accompagné des résultats du vote. Il sera envoyé aux conférences épiscopales du monde entier et servira de « Lineamenta » (document préparatoire) au deuxième Synode sur la famille qui aura lieu en octobre 2015.

La Relatio Sinodi est le fruit du remaniement du rapport d’étape présenté le 13 octobre, remaniement effectué à partir des 470 amendements présentés par les « circuli minores », les groupes linguistiques au sein desquels avaient été répartis tous les participants au Synode. Certains chapitres ont été entièrement réécrits, d’autres ont été légèrement modifiés. Certains contiennent de nombreux ajouts, d’autres ont été supprimés. Plusieurs articles énoncent une série de propositions sans tirer de conclusion. Ainsi, la partie consacrée aux divorcés remariés présente les différents points de vue qui se sont exprimés et indique que ce dossier doit être ultérieurement approfondi en prenant soin de faire la distinction entre les différentes situations. Le chapitre consacré aux personnes homosexuelles a été largement remanié. Dans un autre chapitre, l’expression « gradualité dans l’histoire du salut » a été remplacée par « pédagogie divine dans l’histoire du salut ». Le titre « aspects positifs dans les unions civiles et les concubinages » devient « soin pastoral de ceux qui sont mariés civilement ou en concubinage ».

La présence des « Semina Verbi » dans les cultures (cf Ad Gentes, 11) pourrait être appliquée, d’une certaine manière, aux réalités familiales des personnes non chrétiennes. Le nouveau texte reconnaît la présence d’éléments valables en dehors du mariage chrétien, à condition que ces formes soient fondées sur une relation stable et authentique entre un homme et une femme et orientées vers le mariage chrétien. Le chapitre sur les familles blessées traite aussi, dans le nouveau texte, des familles monoparentales. Un chapitre consacré à la famille dans les documents de l’Église a été ajouté. Le nouveau texte tient à remercier les familles chrétiennes qui répondent avec une fidélité généreuse à leur vocation et mission. Il insiste sur l’importance du pardon et interpelle les États quant à leur responsabilité à l’égard des familles.

Prenant la parole à la fin des travaux, le Pape François a souligné que ce texte était la synthèse fidèle et claire des débats en assemblée plénière et au sein des carrefours linguistiques. Le Souverain Pontife réaffirme qu’il n’a jamais été question de remettre en cause les vérités fondamentales sur le Sacrement du Mariage : l’indissolubilité, l’unité, la fidélité et l’ouverture à la vie. Mais l’Église ne regarde pas l’humanité de l’intérieur d’un château de verre pour juger les personnes. Ses portes sont grandes ouvertes pour les nécessiteux et les repentis et pas seulement pour les justes et pour ceux qui se croient parfaits. Le Pape François souhaite que l’année qui nous sépare du prochain synode favorise un vrai discernement spirituel des idées proposées pour que soient trouvées des solutions concrètes aux difficultés et aux innombrables défis auxquelles les familles sont confrontées.

Romilda Ferrauto
 

lundi 20 octobre 2014

Fin du premier round du synode sur la famille

Le premier Synode des évêques convoqué par le pape François et consacré aux "défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation" s’est achevé ce week end à Rome. En attendant le second round prévu pour 2015, ce synode s’est achevé après un débat sincère entre frères et sœurs d’une même foi appelée à réfléchir sur les défis pastoraux de la famille dans l'Eglise Catholique. Comme on l’a constaté durant les débats, certains sujets délicats méritent encore plus de réflexion. Mais comme à l’heure habitude, les journalistes ont tiré des conclusions hâtives notamment sur la question des divorcés mariés, … comme si c’était les seuls défis de la pastorale de la famille en ce moment. A Rome, il ne s’était pas agit d’une course aux réformes mais d’un examen minutieux des défis de la famille catholique. Ce n’était pas une assemblée nationale qui doit voter des lois mais d'un synode qui est appelé à murir des réflexions.

Les cardinaux, les évêques et les auditeurs laïcs participant ont eu parfois des points de vue divergents sur certains sujets. Et c’est d’ailleurs une très grande avancée pour nous jeunes de constater que le débat a été franc, utile et vrai. Les participants ont rempli leur "contrat" et sont restés dans la droite ligne. Ils ont mené des réflexions sur les réalités d’aujourd’hui et ont chacun proposé des pistes de solutions sur certains sujets notamment la question des divorcés remariés, des couples homosexuels, … A l’issue de cette semaine de réflexions, ce qui est important à présent, c’est la prière. Il faut prier afin que l’Esprit Saint, puisse nous inspirer à faire les bons choix. Il faut éviter que la presse opère les choix à notre place. Et il me semble que les journalistes ont vite fait de s’emballer et parfois posé les problèmes autrement. Les familles ne se limitent pas seulement aux réalités occidentales mais universelles. Ce synode avait une mission et elle l'a remplie.

Le pape François à la clôture du synode a, résumé l'essentiel à retenir et en même temps le travail qui reste à faire. Dans un discours d’une vingtaine de minutes, ponctué par des applaudissements debout, le pape a énuméré 5 tentations qu’il a d’ailleurs expliquées lui même. La première tentation est : " la tentation du raidissement hostile, c’est-à-dire de vouloir s’enfermer dans la lettre (...), à l’intérieur de la loi, avec la certitude de ce que nous connaissons et non de ce que devons encore apprendre et atteindre. A l'époque de Jésus, c’est la tentation des zélotes, des scrupuleux, des impatients et aujourd'hui de ceux qu’on appelle aujourd’hui des "traditionalistes" ou aussi des "intellectualistes". La seconde tentation nous dit le saint père est « la tentation d’un bonisme destructeur, qui, au nom d’une miséricorde traîtresse, met un pansement sur les blessures sans d’abord les soigner, qui traite les symptômes et non les causes et les racines. C’est la tentation des timorés, et aussi de ceux qu’on nomme les progressistes et les libéraux». La troisième est « la tentation de transformer la pierre en pain pour rompre un long jeûne, pesant et douloureux (Lc 4, 1-4) et aussi de transformer le pain en pierre et de la jeter contre les pécheurs, les faibles, les malades (Jn 8,7), c’est-à-dire de les transformer en un fardeau insupportable (Lc 10, 27)". La quatrième tentation est de "descendre de la Croix, pour contenter les gens, de ne pas rester à accomplir la volonté du Père, de se plier à l’esprit du monde au lieu de le purifier et de le plier à l’Esprit de Dieu". La cinquième tentation  est "de négliger le dépôt de la foi en se considérant non comme des gardiens mais des propriétaires et des maîtres ou, de l’autre côté, la tentation de négliger la réalité en utilisant un langage minutieux et un langage pour dire tant de choses et ne rien dire. Nous appelons cela du "byzantinisme" je crois".
Le pape François a ensuite déclaré que nous avons un an " pour mûrir les idées proposées , avec un vrai discernement spirituel, et pour trouver des solutions concrètes a tant de difficultés et d'innombrables défis que les familles doivent affronter, à donner des réponses à tant de découragements qui entourent et suffoquent les familles. Un an pour travailler sur la "Relatio synodi" qui est le résumé fidèle et clair de tout ce qui a été dit et discuté dans cette salle, et dans les carrefours. Et qui est présenté aux conférences épiscopales comme les "Lineamenta". " Les lineamenta sont le document de base d'un synode qui doit ensuite servir au Secrétariat du synode pour élaborer un "instrument de travail" (Instrumentum laboris)".

Serge Xavier OGA